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Jean Daniel CHAOUI, Conseiller élu representant les Français de l'Ocean Indien

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Flash-Infos / Orientations budgétaires du MAE pour 2010 / Première moitié de mandat du Président Sarkosy / Débat sur l’identité nationale | 09 novembre 2009

Flash-Infos

 

La « jungle «  de Calais démantelée

« La politique de Nicolas Sarkozy, de Brice Hortefeux et d’Eric besson, n’a pas réduit l’immigration clandestine. Mais elle a rendu inhumaine la vie des exilés qui dormant à même le sol dans des campements de fortune appelés jungles », dénoncent les socialistes. Le 22 septembre, le dernier campement de migrants de Calais, a été évacué. Plus de 400 hommes en uniforme contre 278 personnes, dont quelque 200 clandestins !

Une démonstration de force difficile à justifier et improductive : «Avec la fermeture de la « jungle », les exilés de Calais seront renvoyés à une clandestinité encore plus grande, et exposés davantage aux violences » accuse encore le PS.

SANTE

Les accidentés du travail paieront

Les indemnités journalières versées par la Sécurité  sociale aux salariés victimes d’accidents du travail seront soumises à l’impôt à partir de 2010. Une mesure équitable selon le gouvernement, « alors qu’il a largement réduit la fiscalité sur les hauts revenus, notamment avec le bouclier fiscal et la quasi-suppression des droits de succession, et qu’il ponctionne déjà les autres via la hausse du forfait hospitalier et les franchises médicales. La mesure devrait rapporter 150 millions d’euros, soit bien moins que ce que coûtent tous ces allègements fiscaux », s’insurge le PS, dont les députés ont lancé une pétition en ligne : http://stoptaxeaccidentsdutravail.net

 

ENFANT, PAS COUPABLE

La politique d’immigration initiée par Nicolas Sarkozy a créé un climat d’angoisse pour les enfants dont les parents sont en situation irrégulière. Retirés de leurs écoles,  postés  en centre de rétention, ils sont considérés par le pouvoir comme des coupables. Une honte dénoncée par Réseau Education sans frontières (RESF) qui a lancé fin septembre un appel « droits de l’enfant », et fixé un rendez-vous chaque dimanche de 16h à 17h sur le parvis de Notre Dame de Paris. Le PS, signataire de l’appel, encourage la population à s’y rendre pour défendre l’intérêt supérieur de l’enfant et la nécessité de maintenir l’unité familiale. Et ce jusqu’au 20 novembre, date anniversaire de la Convention des droits de l’enfant.

 

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Commentaires de Jean-Yves Leconte, Vice-Président de l’Assemblée des Français de l’Etranger, affilié au groupe Français du Monde-ADFE concernant les orientations budgétaires du MAE pour 2010 .

 

 

-         Dans la copie du TD de cadrage pour l’année prochaine. Il n’y a aucune évaluation des besoins. Ce qu’on observe c’est l’abandon progressif de la solidarité de la communauté nationale, prétendant que la responsabilité de l’action sociale, dans l’UE aujourd’hui, demain ailleurs, c’est l’Etat de résidence…

 

-         En terme d’agents public et de service public : LOLF et RGPP sont utilisés pour réduire en dessous du minimum un certain nombre de poste consulaires (et Service administratif et financiers) qui ne peuvent plus fonctionner normalement… Ailleurs on voit des regroupements de compétences consulaires qui obligent les gens à faire des centaines de km, en sortant de leur pays pour un dossier d’Etat-civil ou pour un passeport ;

 

-         Dans les écoles françaises, ce sont au delà du sous financement du réseau, du manque d’investissements immobiliers qui menace à terme la sécurité et l’attractivité des écoles, des limitations au nombre d’enseignants titulaires expatriés et résident. Ce qui commence à poser des problèmes sur la qualité future de nos établissements. Ici la politique publique n’est plus de financer un réseau, de l’animer. C’est juste de permettre aux Français de le payer. Et même cela  ne peut pas durer car techniquement cela ne marche pas..

 

-         Pour les services de visa, c’est faire payer un surplus de 30 EUR (par exemple) aux demandeurs pour payer une société privé qui prends les rendez-vous, fait l’interface avec les demandeurs… Dans des pays qui ne sont pas des grandes démocraties, cela pose un problème sérieux, car une société de droit local qui détient l’agrément pour ce type d’opération ne fait pas ceci sans liaison avec les services du pays…  Tout ceci car l’Etat ne veut pas investir ni employer un personnel suffisant pour faire ce travail, même si cela pourrait être directement financé par le prix des visa ! On donne en échange des marchés, attribués sans appel d’offre, à des sociétés extérieures ! De plus, alors que le visa est un document commun Schengen, aucune coopération européenne n’est sérieusement envisagée pour la délivrance des visa. Combien sont les pays où seule la capitale dispose d’autant de guichets Schengen que de pays dans la zone de même nom, et d’aucun guichet ailleurs ? Avec la mise en place de la biométrie, qui oblige les demandeurs à venir en personne ce type de situation est encore plus aberrante…

 

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Le  passage de la première moitié de mandat du Président Sarkosy continue à susciter des réactions. Voici celle d’un militant de Dakar.

 

 

 

BILAN  A  MI-MANDAT DE NICOLAS SARKOZY

 

Un des changements majeurs de la constitution de 1958 a été de donner des pouvoirs considérables au président de la République. « Président-soliveau », sous la IVe qui se contentait, disait de Gaulle, «  d’inaugurer les chrysanthèmes » il est devenu sous la Ve, un véritable « monarque républicain »  décidant de toutes les questions essentielles, même si l’article 20 de la constitution stipule que «  le gouvernement conduit et détermine la  politique de la Nation ». Tous les présidents se sont contentés de ces vastes pouvoirs, de Charles de Gaulle à Jacques Chirac. Tous sauf  Nicolas Sarkozy. Ils ont dû lui paraître insuffisants, car il les a étendus comme personne avant lui.

 

Il a pour lui désormais,  le pouvoir exécutif, la majorité aux deux chambres, la presse écrite et audiovisuelle, la banque, l’argent, le coffre-fort et, bientôt, un pouvoir accru sur les juges

 

Mais posséder l’exécutif, le législatif, le judiciaire, le « quatrième pouvoir », et l’argent, ne suffit pas à étancher la soif du président. Il lui manque encore le « pouvoir local ». Sur les 3000 conseillers régionaux et les 3 000 conseillers généraux, une grande majorité est à gauche. Il la convoite. Pour y arriver, il supprime ces élus et les remplace par 3000 « conseillers territoriaux » et le tour est joué.  Tant pis pour la régression en matière de décentralisation et tant mieux pour la droite.

 

Cet immense pouvoir s’est constitué en trente mois, jour après jour, dans l’impuissance et la résignation des uns, et les applaudissements  des autres, béats et éblouis par « le coup d’éclat permanent ». Le souverain peut à son aise, contempler cette cour d’échines respectueuses. Il y a bien ici ou là à droite quelques murmures et voix discordantes, mais le réflexe d’appartenance étouffe la voix de la conscience et la peur du « croc de boucher »  fait le reste..

 

Le pis est que ces pouvoirs exorbitants, Nicolas Sarkozy n’en a pas fait à ce jour un bon usage. Il va laisser à nos enfants une France dans un état effrayant : une dette publique colossale dont nos rentrées fiscales ne pourront bientôt plus couvrir les seuls intérêts. Elle représente  20 000 euros par enfant,  et  l’emprunt de 100 milliards envisagé ne fera que l’aggraver. A quoi s’ajoutent un déficit public de 140 milliards d’euros ( 84 % du PIB) et un chômage croissant ( plus de 2,5 millions de demandeurs d’emploi). Les collectivités locales sont privées de leur principale ressource, la taxe professionnelle ( soit 10 milliards d’euros) , alors qu’aucune recette de remplacement n’est prévue à ce jour. 

 

La liste est bien plus longue et bien plus nombreux sont les motifs de déception et  d’inquiétude des Français, hormis bien sûr les bénéficiaires de bonus, de boucliers  fiscaux, d’exonérations de droits de succession et autres privilégiés du régime. On ne compte plus les polémiques, les scandales et les dérives monarchiques et  somptuaires d’un autre âge.

 

Le diagnostic a mi-mandat présidentiel est formel : la France va mal. Elle souffre, elle a peur, elle doute, elle déprime. La liste macabre des morts par suicide s’allonge chaque jour. Il faut impérativement réagir et mettre fin aux pouvoirs de Nicolas Sarkozy et à sa politique nationale désastreuse.

 

Plus que jamais il faut préparer l’alternance. Cette ardente obligation s’impose à la Gauche et d’abord au parti socialiste, dont la feuille de route pour 2012 est claire :

 

  1. s’unir, en interne dans le parti, et à l’extérieur avec toutes les forces de gauche. Cette politique unitaire de rassemblement à tous les niveaux est une condition « sine qua non » qui doit balayer toute autre considération
  2. s’opposer  au pouvoir actuel et dénoncer ses excès et ses échecs. Faisons le tous, partout et   tout le temps, sans craindre le reproche «  d’antisarkozysme » somme toute préférable à celui de non-assistance à France en souffrance.
  3. proposer aux Français un projet crédible pour une France plus juste, plus égalitaire, plus simple, plus douce dont on puisse redire demain comme naguère,   «  Heureux comme Dieu en France ».

 

Hassan , DAKAR

 

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L’introduction d’un débat sur l’identité nationale par Eric Besson sucite aussi des réactions. Voici un excellent papier publié par « Le Monde ».

par Guillaume Bachelay

LE MONDE | 06.11.09 | 13h46

 

Nicolas Sarkozy veut gêner la gauche ; en réalité, il ébranle la cohésion nationale

 

 

A trop vouloir singer les Florentins de Machiavel, on oublie la ruse de la raison chère à Hegel. Cette vérité, le président de la République pourrait en faire la cruelle expérience avec le "vrai débat sur l'identité nationale" qu'il vient de relancer par l'entremise de son ministre de l'immigration. Il croit tendre un piège à la gauche. Pour peu que celle-ci parle et qu'elle parle juste, le retour de bâton pourrait lui être fatal.

Nicolas Sarkozy veut diviser la gauche ? Qu'il médite le précédent survenu de l'autre côté de l'Atlantique. Loin de refuser le débat sur les "valeurs américaines", Barack Obama s'est délibérément placé sur ce terrain pour montrer qu'il était le dépositaire de la promesse des Pères fondateurs, bafouée par G.W. Bush et les néoconservateurs.

Eric Besson veut fédérer la droite ? Il a encore à apprendre du camp qu'il a rallié. Tout le monde n'y accole pas nation et immigration ! Il existe une droite républicaine dans notre pays, qui n'a pas oublié Romain Gary, né Kacew en 1914 à Vilnius, compagnon de la Libération, diplomate, écrivain, qui affirmait au crépuscule de sa vie : "Je n'ai aucun problème d'identité. Je me sens insolemment français."

L'UMP veut séduire l'extrême droite ? En 2007, son candidat l'a emporté parce qu'il a siphonné les voix du Front national, mais ces vases communicants électoraux avaient un prix : contre les bandes, "le Kärcher" ; contre l'individualisme, "la liquidation de Mai 68" ; contre le monde interdépendant, "l'immigration choisie". Deux ans et demi plus tard, alors qu'approchent les élections régionales, voilà que "la terre ne ment pas". En pure perte : les "ultras" n'en ont jamais pour leur argent...

L'"opération identité" téléguidée par l'Elysée ne met nullement le Parti socialiste dans l'embarras. Nous sommes le premier parti d'élus locaux du pays. De la mairie au monument aux morts en passant par l'école, nous montrons chaque jour notre attachement à la nation fédératrice, éducatrice, protectrice. Ont aussi été tirées les leçons des années de gouvernement et de ce qui coupa le PS de son ancrage populaire, ce technocratisme mâtiné d'élitisme qui n'évoquait l'histoire de France que pour demander pardon.

L'année du 150e anniversaire de la naissance de Jaurès, la gauche n'a aucun souci avec l'identité française. A nos yeux, elle signifie encore et toujours République. De Renan à Lavisse, la France s'est forgée contre une conception ethnico-nationale fondée sur des critères d'appartenance. Quand la "francitude" vire à l'étouffoir, comme avec la colonisation ou sous Vichy, notre pays éteint les Lumières et vit des nuits noires.

L'identité républicaine a plus de résonance encore avec la crise. Le chômage explose. La désindustrialisation fait des ravages. Les déficits publics s'accumulent. Pour nos concitoyens, le problème central, c'est la question sociale. Sur ce débat-là, le gouvernement reste discret ! Et pour cause : au lieu de réduire les inégalités, ses choix budgétaires et fiscaux les aggravent. Pire, il abîme les invariants qui, par-delà les conditions économiques et les alternances politiques, cimentaient la France : la séparation du politique et du religieux, une diplomatie singulière, une morale élémentaire qui ne faisait pas de l'argent la mesure de toute chose. Sur ce chemin républicain, nous vivons actuellement une dangereuse embardée.

L'identité de la France, au dedans comme du dehors, ce sont d'abord les droits de l'homme. Qu'en reste-t-il lorsque sont renvoyés des réfugiés dans un pays en guerre ? L'identité de la France, c'est la laïcité. Pourquoi la qualifier de "positive" : ne l'était-elle pas sans épithète ? Et à quoi rime la prétendue supériorité du prêtre sur l'instituteur "dans la transmission des valeurs"?

L'identité de la France, c'est l'universalisme. Mais alors, pourquoi l'ethnocentrisme du discours de Dakar sur l'homme africain ou l'occidentalisme qui sous-tend le retour au sein du commandement intégré de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) ?

L'identité de la France, c'est l'égalité. Entre 2002 et 2009, 5 % des Français les plus aisés ont bénéficié des deux tiers des 30 milliards de baisses d'impôts. Quant à notre système de protection sociale, fondement du modèle français et amortisseur de crise de l'aveu même de ses contempteurs, il est attaqué de tous côtés : santé, retraites, accidents du travail, chômage, rien n'échappe au rasoir libéral.

Enfin, l'identité de la France, c'est la liberté qui consiste aussi à ne pas imposer ces grands principes à coups de matraque ou de règle. C'est par la force de son projet que la République, fille de la raison, veut l'adhésion de tous les Français. On n'impose pas une identité : on la construit.

Par le respect des personnes et des engagements. C'est probablement là que le sarkozysme pèche le plus.

Par calcul et tempérament, il divise au lieu de rassembler, comme si, pour faire nation, il fallait trier "le bon grain de l'ivraie", le "bon" jeune et le délinquant, la France qui "se lève tôt" et celle qui est exclue du marché du travail.

Par idéologie, il stoppe les moteurs de la cohésion nationale. Où sont le plan Marshall pour les banlieues, les crédits pour les associations des quartiers populaires, les dotations pérennes pour les collectivités locales, le soutien aux services publics, Poste, hôpital, police, justice, et à leurs agents ? Et l'école de l'égalité réelle, où est-elle, à l'heure de la ghettoïsation, de la fin de la carte scolaire, de la suppression par milliers de postes de professeurs ?

Décidément, dans ce "débat", le Parti socialiste n'a pas à avoir honte. Il est temps qu'il se dresse face aux tenants de l'identité Fouquet's pour leur dire comme Jaurès aux démolisseurs d'il y a un siècle : "Puisque vous désertez la politique républicaine, c'est nous, socialistes, qui la ferons."

Guillaume Bachelay est secrétaire national du Parti socialiste.

 

Publié par adfe-madagascar à 19:11:09 dans Actualités | Commentaires (0) |

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