Depuis le 01-08-2008 :
181249 visiteurs
Depuis le début du mois :
15796 visiteurs
Billets :
350 billets
<< Flash-Infos / Trois Sénateurs des Français de létranger interviennent / Aide sociale des Français à l'étranger / Contestation de la nationalité française | Flash-Infos / Mayotte, le Ministre Hervé Morin face à limmigration clandestine / Etes-vous toujours Français ? / Ave Nicolas | Flash-Infos / Orientations budgétaires du MAE pour 2010 / Première moitié de mandat du Président Sarkosy / Débat sur lidentité nationale >>
Flash-Infos
Pas d’enquête. La décision d'un juge d'instruction français ouvrant la voie à une enquête sur les logements de luxe et les avoirs bancaires détenus en France par trois présidents africains (BONGO,
SASSOU NGUESSO, OBIANG) a été annulée en appel à Paris. La chambre de l'instruction a déclaré irrecevable la plainte de l'ONG Transparency International
Jacques CHIRAC renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris. L'ancien Président de la République devra répondre de « détournement de fonds publics dans le cadre de l'affaire des chargés de mission de la Ville de Paris ». Jacques CHIRAC, actuellement au Maroc, déclare vouloir s’expliquer sereinement devant la justice. La juge, Xavière SIMEONI, n'a pas suivi les réquisitions du parquet, qui avait demandé un non-lieu général… Elle renvoie devant aussi la justice l'ancien ministre Michel ROUSSIN, l'ancien patron du syndicat FO, Marc BLONDEL, et l'ancien député Jean de GAULLE. La magistrate, qui instruisait l’affaire depuis 99, quitte ses fonctions dans 4 jours.
888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
MAYOTTE
Le Ministre Hervé Morin face à l’immigration clandestine
A son deuxième jour de visite dans la zone, le ministre de la Défense a répété que l’Etat français poursuivrait une « lutte implacable » contre la venue massive de ressortissants comoriens. Et ce, d »quels que soient les malheurs des populations qui vivent aux alentours ».
La semaine dernière, la plage arrière de l’Odet, la vedette de la gendarmerie maritime stationnée à Mayotte accueillait sept corps, ceux de quatre femmes, deux enfants et un bébé, immigrants clandestins morts noyés quand leur embarcation a chaviré dans la nuit. Hier, le ministre de la Défense Hervé Morin était à bord pour faire le point sur la lutte contre l’immigration clandestine dans cette île française du sud de l’océan Indien, un flot ininterrompu de migrants poussés par une vie de misère dans les Comores voisines.
« On ne peut pas mettre en œuvre la départementalisation sans mener une lutte implacable contre l’immigration clandestine, quels que soient les malheurs des populations qui vivent aux alentours », a fait valoir la ministre en référence à la transformation de Mayotte en département en mars 2011. L’île actuellement « collectivité d’outre-mer », détient le record toutes catégories des « reconduites à la frontière » avec 16 000 Comoriens ramenés dans leurs pays d’origine par la mer ou par les aires en 2008. Sur les 200 000 habitants de l’île, 40 % seraient des clandestins.
Et alors qu’en métropole, des postes d’enseignants sont supprimés, 550 ont été créés cette année à Mayotte pour faire face à l’afflux d’enfants. On y construit un collège par an et un lycée tous les deux ans. « L’Etat fait un effort colossal en matière de développement avec un contrat de plan de plus de 330 millions d’euros sur six ans » a observé le ministre.
AFP , Express du 20/10/09
8888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Excès de nausée. Comme souvent. Un récent converti convoque des préfets pour débattre avec les “forces vives” de la nation de l’identité française. Un président en mal de popularité et de conviction prend des accents pétainistes pour louer “la terre”, qui “elle, ne ment pas”. Vous êtes vous seulement posé cette question, depuis mai 2007 ? Etes-vous encore Français ?
Je ne pense pas à celles et ceux qui découvrent, à la faveur d’une demande de renouvellement de papiers d’identité, qu’ils ne l’étaient pas. Je pense au simple sentiment de fierté, à l’attachement que l’on conserve, ou pas, à son pays. Depuis mai 2007, certains ont usé et abusé de comparaisons rapides avec quelques heures sombres de notre histoire. Un ministère de l’identité nationale, une législation spécifique pour les étrangers, des rafles collectives jusqu’aux sorties d’écoles. Des appels aux bas instincts de l’émotion à chaque fait divers douloureux.
Nous ne sommes pas en 1941, même si certains jeux de rôle sont tristement troublants. Mais l’abaissement national existe. Sarkozy précipite, consciemment ou inconsciemment, les repères de chacun. Heureusement, il se prend les pieds dans le tapis de ses propres contradictions. Mais le mal est fait.
8888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Trois réactions concernant le passage de la date de mi-mandat du Président Sarkozy.
« Ave Nicolas »
La mauvaise passe du Président n'a rien à voir avec la fatalité calendaire de la mi-mandat. Elle tient plutôt au désamour populaire des Français, déçus par leur dirigeant. Le Président ne trace pas de cap, pas plus qu'il ne mobilise les Français autour d'un projet. Il donne l'impression d'une improvisation permanente, d'une suite d'annonces reprises par ses ministres lancés dans la même course. Il est victime de lui-même, de ses certitudes et de ses choix. La seconde moitié du mandat démarre avec un chômage approchant 10% et des déficits record qui ne peuvent être imputés à la seule crise financière.
Bouger toujours et agir encore, pour étourdir le sort et l'opinion, parier sur le cumul des actions en cours afin de faire oublier que peu aboutissent. Le Président essayait d'effacer ses errances initiales depuis quelques mois et cultivait la hauteur. Il est vrai que le calme n'est pas son fort. Et puis les anciens fantômes ont ressurgi avec le choix de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad. Alors que notre ascenseur social est en panne, la fulgurance d'un tel parcours a quelque chose d'inconvenant. Quand ses contemporains rament à la recherche d'un stage un simple bachelier se voit nommer à la tête du plus gros projet immobilier en Europe. A moins que papa ne prépare déjà sa retraite politique et ne s'assure ainsi une retraite dorée ! On ne peut pas accuser Nicolas Sarkozy de ne pas présider pour les siens, entendons par là, la famille et les riches.
Helene, Dublin
888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
L'homme qui rit pourrait se transformer demain en homme qui pleure si l'on en croit les informations parues dans libération.fr. Les sondages montreraient un fléchissement de popularité du PdR, l'opinion commençant à se lasser de la dérive monarchique du régime, dont l'orientation népotique de ces derniers jours n'est que la dernière illustration en date, et d'une gestion inefficace de l'Etat, notamment budgétaire, alors que les déficits qui s'accentuent ne s'accompagnent pas d'une relance budgétaire digne de ce nom qui profiterait à tous.
Les parlementaires de droite ne s'y trompent pas qui commencent depuis quelques jours à redonner de la voix malgré l'étouffoir politique que constitue l'UMP en terme d'absence de liberté d'expression publique des élus.
Pour la Gauche, reste à transformer l'essai politiquement, en continuant son rôle quotidien de critique de la politique droitière menée dans notre pays, et en dégageant un projet de transformation sociale et de rupture avec le libéralo capitalisme le plus effréné.
On y croit.
Boris, Varsovie
888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888888
Editorial de Claudine Lepage, Sénatrice représentant les Français de l’Etranger
En septembre dernier, lors de la remise du rapport des travaux de la commission sur la mesure du progrès économique dirigée par le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, Nicolas Sarkozy a plaidé pour un changement et dénoncé la "religion du chiffre". C’est cocasse de la part de celui qui se voulait comptable de chaque point de croissance qu’il devait aller chercher « avec les dents », de chaque emploi qu’il s’efforcerait de maintenir ou de créer (rappelez-vous les emplois gravés dans le marbre à Gandrange), de chaque heure supplémentaire faite pour gagner plus, de chaque burqa portée en France qui mettrait la République en péril, de chaque reconduite de clandestin à la frontière – objectif 27 000 cette année - (le chiffre tue écrivait le GISTI en 2007), …
Bref, le voici désormais libéré de la « religion du chiffre ». Mieux vaut tard que jamais, il découvre en 2009 que la « croissance, en mettant en péril l'avenir de la planète, détruisait davantage qu'elle ne créait ». Sans doute a-t-il oublié que dès les années soixante-dix certains alertaient - maladroitement certes – les gouvernements sur les méfaits d’une croissance n’entraînant pas un développement durable et soutenable ; oublié aussi l’indice de développement humain initié dans les années quatre-vingt dix par l’économiste indien Amartya Sen, l’autre prix Nobel de la commission Stiglitz, et utilisé depuis par le PNUD pour mesurer le progrès social et humain à partir d’autres indicateurs que le seul PIB. La France dit-il « proposera à ses partenaires européens que l'Europe donne l'exemple. La France va adapter son propre appareil statistique en conséquence ». Personne n’y avait songé avant, nous sommes formidables !
Mieux, il nous a fait ce jour-là un « coming out » dont la presse a étonnamment peu parlé. « Le marché, dans lequel je crois, n'est pas porteur de sens […] de responsabilité […] de projet […] de vision. Les marchés financiers encore moins, à force de faire comme si toute la vérité était dans le marché, eh bien on a finit par le croire ». Allez hop, après la « religion du chiffre » voici qu’il nous dégomme celle du marché en soulignant toutefois, il ne faut pas exagérer, que « la religion du marché […], par principe, a raison ». Il fallait oser … mais nous savons qu’il ose tout.
D’autant que la conjoncture économique et sociale explique cette apostasie présidentielle : il est évidemment plus commode de se tourner vers autre chose que la croissance au moment où celle-ci se dérobe ; il est effectivement plus urgent de parler du bonheur des « gens » que d’expliquer pourquoi l’on s’arc-boute contre la disparition du bouclier fiscal et contre la remise en place de l’impôt progressif, alors que les déficits et la dette atteignent des montants effrayants. Et ainsi de suite. J’imagine que pour le président réformer le capitalisme c’est changer de thermomètre en attendant la reprise.
Il nous occupe avec l’écume afin que l’on ne s’intéresse pas trop aux lames de fond qui nous menacent. Pourtant j’aimerais quand même entendre parler de chiffres et qu’il m’explique comment on va faire avec nos 1 428 milliards d’euros de dette, avec les 2 553 300 chômeurs « officiels » du Pôle emploi (plus de 4 000 000 en réalité) et avec les inégalités qui s’accroissent (entre 1997 et 2007, l'écart entre le niveau de vie annuel des 5 % des Français les plus aisés et celui des 10 % les moins aisés s'est creusé de 3 500 euros : deux ans et huit mois de Smic...).
Et aussi avec le changement climatique. Mais là, je suis tranquille : je suis sûre qu’il va aborder la conférence de Copenhague – qui doit négocier l’après protocole de Kyoto sur les émissions de gaz à effet de serre – en ayant à l’esprit ce que la commission Stiglitz lui a appris : le progrès ne consiste pas à produire toujours plus.
Chiche qu’il en fasse sa religion ?
Claudine Lepage
Publié par adfe-madagascar à 19:09:43 dans Immigration,visas, identité nationale | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaires