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sombre-ily

La tête dans les étoiles

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Chapter One. Again. | 30 juin 2008

20 minutes d'avance. D'un pas qui se voulait confiant mais qui finalement n'est que tremblant d'appréhension, j'entre dans la gare. Une bâtisse un peu délabrée, un bâtiment qui mériterait peu d'attention. A droite, des gens font la queue. A gauche, d'autres, assis sur les trois bancs de libres, des bagages pour certains, posés à leurs pieds. Je passe les portes qui donnent sur le quai. Il y a déjà du monde. Je m'appuie contre le mur blanc, devant les rails, juste à côté de la pendule, qui avançait bien trop lentement, à mon gout. A ma droite, sur le dernier banc, était ramassés des vieilles affaires, une valise, et une vieille femme, la robe bleue. Elle semblait sereine. Juste à côté de moi, une jeune femme poussait une poussette, contenant également une valise un peu vieillotte. Sur son dos, un joli bébé c'était endormi. Elle faisait des va et viens pour le bercer, sur le peu de chemin séparant le bâtiment des rails. A ma gauche, également sur un banc, une dame lisant un magazine. Je me trouvais tout près de la porte. Un monsieur avec un vélo entra, ou plutôt, sortit. Il se mit à ma gauche, sans un bruit, dans la plus grande discrétion. Il y avait un peu de bruit au guichet. L'heure ne voulait pas tourner. N'en pouvant plus, je pris mon téléphone portable et fit sonner celui de mon ange. La dame et son enfant parcouraient toujours le même chemin. Un autre monsieur et son vélo apparurent. Cette fois, ils s'installèrent à ma droite. En pantalon moulant noir et en petit pull, il venait de se prendre l'averse. Il fouilla dans une poche accrochée à l'arrière de son vélo et en sortit une veste, qu'il enfila. Mon portable vibra. Mon ange. Je décrochais, et tout en parlant, continuais a observer curieusement le cycliste, qui, par dessus son pantalon, s'en mis un autre de randonnée. On raccrocha. Je remis mon portable dans ma poche gauche. Je regardais l'heure. Encore une dizaine de minutes. Je constatais que pendant mon appel, la femme et son fils s'était déplacé vers le banc de droite. Les portes s'ouvrirent. Un garçon sortit. Il se mit devant moi. Paysage assez déplaisant. Enfin, il se mit de l'autre coté des portes. Il défit un nœud sur les écouteurs qu'il tenait entre ses doigts, puis, se les enfonça dans les oreilles. Une autre femme venait de sortir. Un gros sac de voyage sur le dos, une baguette de pain dans la main. Blonde, jolie. Elle alla s'assoir sur le banc de gauche, et commença son festin. Un cout d'œil vers la pendule. La femme repassa devant moi, et l'instant d'après, ressortit avec un billet entre les mains, un bout de pain entre les dents. Un homme fit également son entrée. Il était assez costaud. Son visage me rappelait quelqu'un, ou peut-être confondais-je. Il s'éloigna pour appeler. Il avait une voix de crécelle. Je pouvais même entendre sa conversation. Je tournais la tête. La pendule annonçait 14h20. Un bruit sonore. Un léger tremblement. Mon cœur accélérait. Je le vis. Il était bleu cette fois. Captivée, je vis à peine deux adolescentes rentrer dans la gare. Il était là. Les 20 minutes les plus longues de ma vie. Je le cherchais. Les visages défilaient. Je le vis. Derrière un autre homme, attendant derrière la porte, attendant son ouverture. Il était la. Plus rien ne comptais désormais. Je le retrouvais enfin. Le plus parfait de tous les anges. Et je compris, la différence. Les autres, ils n'attendaient qu'un train. Moi, c'était la vie, que j'attendais.

Publié par sombre-ily à 22:03:29 dans sombre-ily | Commentaires (0) |

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