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Le Lorrain du samedi 26 novembre 1927. (Service Départemental de Moselle, cote 6T19) (Luc Dufrene)
" Le Trésor de Marthille a été retrouvé "
" Alors que la Moselle tout entière, même la France palpite de curiosité pour les recherches de Marthille, dont des journaux roublards lui distille la connaissance au compte-gouttes, nous sommes en mesure à donner libéralement à la foule, d'un même coup, l'assouvissement de sa curiosité, mais aussi quelque déception.
Et d'abord la déception : on ne trouvera pas le trésor de Marthille.
On ne le trouvera pas pour cette raison majeure : Qu'il a été trouvé.
Il a été trouvé voici 3 ans déjà. En 1924. Si les chercheurs lorrains n'avaient point laissé cette année transpirer l'histoire de leurs fouilles. Nul n'en aurait jamais rien su..."
Publié par indiana.57 à 14:32:49 dans Archives du Lorrain. | Commentaires (0) | Permaliens
Le Lorrain du vendredi 25 novembre 1927. (Service Départemental de Moselle, cote 6T19) (Luc Dufrene)
" Le Trésor de Marthille "
" Un confrère, que nous croyons savoir être le sympathique Achille Liégeois, de Nancy, est venu faire, dit l'Est-Républicain ",
" À Metz une laborieuse enquête pour retrouver le détenteur du testament écrit par le comte de Louis-François de Savary, le 16 avril 1822, dans le cachot de Belfort et il attendait son exécution. Ses dernières volontés écrite à l'encre et avec son propre sang, furent retrouvées dans la reliure d'un livre d'heures par un jeune mécanicien. Monsieur Gaston Masculier, qui habitait chez ses parents, établie rue du Coétlosquet à Metz.
Il trouva le précieux bouquin dans la bibliothèque paternelle en 1925. Depuis lors, il s'est associé avec des soldeurs de tissus et travaille entre temps dans un garage près de l'ancienne gare..."
" Nous avons au " Lorrain ", les mêmes craintes, mais pour les raisons que l'on lira demain dans un article que nous intitulons -- le trésor de Marthille a été trouvé. --"
Publié par indiana.57 à 14:02:18 dans Archives du Lorrain. | Commentaires (0) | Permaliens
Le Lorrain du jeudi 24 novembre 1927. (Service Départemental d'Archives de Moselle, cote 6T19) (Luc Dufrene)
" A propos du Trésor de Marthille "
" Monsieur Charles Sadoul, le savant directeur du " Pays Lorrain ", vient d'adresser l'intéressante lettre suivante à l'Est-Républicain " :Tout d'abord, y avait-il un château-fort ou un prieuré à Marthille ? les historiens n'en signalent aucun. Dom Calmet et Durival ne mentionnent même pas le nom du village. Lepage, dans les « Communes » et dans la « Statistique » de la Meurthe, se borne à dire que ce village, d'origine assez ancienne puisqu'il est mentionné dans une chartre de Childéric de 717, appartenait en partie aux comtes de Morhange qui y avaient droit de haute justice, sous la souveraineté des ducs de Lorraine.
Quel peut être d'ailleurs ce Jean-François de Savary ?... "
" Certains conspirateurs furent poursuivis à Colmar et exécutés. Je ne crois pas qu'on y trouve mêlé un « problématique » Savary. Si celui-ci avait été poursuivi et fusillé en 1820, il semble qu'il serait assez facile de retrouver le dossier du procès qui a échappé jusqu'ici aux historiens de Belfort. Je ne crois pas d'ailleurs qu'à cette époque ait existé dans cette ville un conseil de guerre ou un tribunal ayant le pouvoir de prononcer une condamnation à mort.Ne pourrait-on conclure en passant que le procédé du prisonnier espagnol daterait de 1820, à moins que le fameux testament ne soit l'oeuvre d'un mystificateur d'il y a un siècle ou ... d'hier... "
« Moralité : Ils peuvent toujours fouiller. »
Publié par indiana.57 à 15:57:22 dans Archives du Lorrain. | Commentaires (0) | Permaliens
Le Lorrain du mercredi 23 novembre 1927. (Service Départemental d'Archives de Moselle, cote 6T19) (Luc Dufrene)
" Le trésor de Marthille "
" Les cloches de Rékling "
" On nous écrit :
" Une légende de trésor cachés existe dans bien des endroits. Il y a une trentaine d'année, la famille L., de Guébling, petite bourgade des environs de Dieuze, était propriétaire d'une parcelle de terre sise, disait-on, à la place où autrefois se trouvait un monastère, le monastère de Rékling : (Reckling-hausen).
Dont les archives, paraît-il, parlent longuement, et non seulement les archives paroissiales... "
Publié par indiana.57 à 15:41:00 dans Archives du Lorrain. | Commentaires (0) | Permaliens
Le Lorrain du lundi 21 novembre 1927. (Service Départemental d'Archives de la Moselle, cote 6T19) (Luc Dufrene)
" Le trésor de Marthille ".
" Les langues achèvent de se délier, et nos confrères de Nancy lâchent maintenant toutes précisions désirables au sujet de l'histoire du trésor de Marthille. L'Est- Républicain qui se bornait la veille encore à situer l'affaire " dans la région de Morhange " précisait hier le lieu où se trouve le fameux château au trésor, et avec des considérations historiques sur le passé de Marthille, donnait ces détails sur les fouilles des chercheurs d'or :
À 5 ou 600 mètres de la modeste chapelle Saint-Jean se dresse un éperon qui est boisé depuis un siècle environ. Des chênes énormes enveloppent l'emplacement d'une importante construction disparue de la surface du sol depuis plusieurs centaines d'années.
Château féodal ? Monastère ? On penche plutôt pour admettre que sur les fondations qui existent à cet endroit s'élevait jadis l'abbaye des religieux de Saint-Arnould"....Une mare se forma et remplaça les bâtiments du monastère jusqu'au jour où d'intrépides Mussipontains sur la foi d'un vieux testament découvert dans la reliure d'un paroissien, vinrent animer ce paysage dont la farouche solitude n'était de temps à autre troublée que par le passage de quelques chasseurs..."
" Ces fouilles, assuraient ont aux gens du village, étaient entreprises dans un but paressent archéologique. On espérait mettre à jours des statues ou des armes antiques. Mais le maire de Marthille, M Keller, qui compte 70 ans d'âge et qui est depuis trente deux ans à la tête de sa commune, pensé aussitôt que le trésor caché devait plus intéresser les chercheurs que d'hypothétiques pièces archéologiques.
En effet, dès son plus jeune âge et sans qu'il ait jamais eu connaissance du fameux testament découvert assez récemment, M Keller avait entendu parler d'un trésor enfoui dans les ruines du monastère ou du château qui dominait il y a des siècles le village. Suivant la tradition locale ce trésor aurait été apporté par un général du Premier Empire que Napoléon l'y avait fait comte et duc.
Traqué par les agents de la terreur blanche, il serait venu cacher dans un souterrain de l'ancien château ou monastère des caisses pleines d'or et de diamants.
On les vit arriver et elles ne seraient jamais reparties. Seul le valet de chambre qui l'accompagnait aurait su à quel endroit exactement elles furent ensevelies. Mais le valet de chambre n'aurait plus jamais été revu et l'on en a conclu dans le pays que son maître s'était sans doute assuré pour toujours son silence en lui brûlant la cervelle.
La tradition locale est, comme on le voie plus romanesque encore que l'histoire du testament.
Ainsi, tandis que le monde des archéologues palpite pour l'histoire de Glozel, les Lorrains ont eux aussi leur affaire de fouilles et leur problème souterrain à résoudre. C'est du régionalisme, ou nous n'y entendons plus rien. "
Publié par indiana.57 à 00:47:21 dans Archives du Lorrain. | Commentaires (0) | Permaliens
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