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Le testament du duc d'Enghien. (Albert Fagioli)

Le secret du fabuleux trésor de Marthille.

Le Républicain-Lorrain du mercredi 2 mai 1990. (Edition de Sarrebourg) (Service Documentation du Républicain-Lorrain) | 31 juillet 2008


Le Républicain-Lorrain du mercredi 5 mai 1990. (Edition de Sarrebourg) (Service Documentation du Républicain-Lorrain)

" Chronique du temps passé "

" Le trésor de Marthille "

" Voici la fin de l'histoire du trésor de Marthille, dont nous vous rappelons que les documents proviennent de monsieur Warisse de Rodalbe.

Gaston Masculier est le pivot de toute cette affaire paradoxalement, c'est celui dont on parle le plus et que l'on connaît le moins. D'où venait-il et qu'est-il devenu ?
Le 18 décembre 1897 naquit à Metz, Gaston Masculier. Enfant chétif, il décéda le 11 septembre 1899, il n'avait pas 2 ans. Sa mère se retrouva enceinte rapidement. Et le 14 septembre 1901, elle accoucha d'un autre garçon qui reçut, lui aussi, en souvenir le prénom de Gaston. Son enfance fut sans problème. Apprenti mécanicien, on retrouve sa trace à Dieuze, Château-Salins et Guébling. Après l'affaire de Marthille, il disparaît. Ceux qui le recherchèrent en furent pour leurs frais. En effet, en 1925 il avait toujours déclaré avoir 28 ans et être donc né en 1897. Il avait tout simplement usurpé la date de naissance de son frère Gaston, mort en bas âge.

Que devint-il ?
On le retrouve au Mans où il se marie le 4 août 1936 à Philomène Ceslestine Jehannault dont il se sépara (sans jamais divorcer) dans les années 1960. Il vint finir une vie discrète à Saint-Mars-la-Brière (Sarthe) où il décéda le 18 septembre 1971. Son épouse, décédée plus tard, fut enterrée aux frais de la commune et personne ne vint réclamer le corps. De l'avis du personnel communal, monsieur Masculier était très discret, avait peu d'amis et ne disposait que d'un maigre pécule..."
 
  

" Ces recherches ont pu être faites grâce à monsieur Cuvelier, ancien clerc de notaire chez monsieur Fidel, madame Claude François, ancienne secrétaire de la Chambre des notaires de Nancy, monsieur Drapied et monsieur Mercier, madame Pisicchio, les Archives Municipales de Metz, la mairie de Saint-Mars-la-Brière."

 

Publié par indiana.57 à 01:03:56 dans Archives du Républicain-Lorrain. | Commentaires (0) |

Le Républicain-Lorrain du Lundi 30 avril 1990. (Edition de Sarrebourg) (Service Documentation du Républicain-Lorrain) | 31 juillet 2008


Le Républicain-Lorrain du lundi 30 avril 1990. (Edition de Sarrebourg) (Service  Documentation du Républicain-Lorrain)

" Chronique du temps passé "

" Le trésor de Marthille "

" Voici la suite de l'histoire du trésor de Marthille, dont nous vous rappelons que les documents proviennent de M. Warisse, de Rodalbe.
Le comte Savary : Qui était ce Jean-François Savary, emprisonné et fusillé par les Bourbons dans la prison de Belfort ? L'histoire de l'époque ne retient aucun Jean-François Savary. Le plus célèbre comte du même nom est le duc de Rovigo. De son prénom Anne-Jean-Marie-René. Celui-ci était né à Marcq (Ardennes), le 26 avril 1774.
Après des études au collège de Metz, il s'était engagé en 1789, dans le régiment du Royal Normandie. Capitaine en 1793, il devint aide de camp de Desaix à Marengo (1800) puis occupa la même fonction auprès de Napoléon, ministre de la police en 1802, général en 1805, il se distingua à Austerlitz, Eylau, Ostrolenka et Friedland. Nommé duc de Rovigo, il fut envoyé en mission en Russie et en Espagne.
En 1815, fidèle entre les fidèles, il voulut accompagner l'empereur à Sainte-Hélène mais les Anglais le firent prisonnier et l'expédièrent sur l'île de Malte, d'où il s'évada pour Smyrne. Pendant son absence, il fut condamné à mort à Paris, en 1816, mais ce verdict fut annulé lors de son retour en 1819.
Nommé en 1831 général en chef des armées française à Alger, il en revint un an plus tard et mourut à Paris, le 2 juin 1833..."


" A: Me Fidel, notaire et maire de Pont-À-Mousson, originaire des Vosges, homme intègre (mais un peu crédule), cette affaire mina sa santé déjà fragile. Le décès, coup sur coup, de son épouse (8 / 28) et de sa fille (2/ 29) lui enlevèrent ses dernières forces. Il décéda le 17 mars 1929, laissant un fils, Claude, qui resta célibataire et mourut vers la fin de la guerre 39-45.


B : Auguste Romier. Cafetier à Pont-À-Mousson, il semble avoir été pour l'occasion entrepreneur de travaux publics. Homme de contact, de parole et d'abord facile, ce fut lui qui entraîna le Duc Ayen dans cette affaire. Son neveu, Jean Romier, est le beau-père de monsieur le Déault, député et adjoint au maire de Pont-À-Mousson.


C: Monsieur Neige, directeur de la Caisse d'Epargne, se suicida quelques années plus tard, en proie à divers ennuis n'ayant aucun rapport avec notre histoire.
On parle également d'un certain Vernon dont on ne retrouve pas la trace.
Quoiqu'il en soit, aucune de ces personnes ne s'est enrichie à la recherche du trésor.  L'association " Marguerite " porta bien son nom. Après un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, la dernière pétale tombée fut " pas du tout "."

 

Publié par indiana.57 à 00:33:23 dans Archives du Républicain-Lorrain. | Commentaires (0) |

Le Républicain-Lorrain du dimanche 29 avril 1990. (Edition de Sarrebourg) (Service documentation du Républicain-Lorrain) | 30 juillet 2008


Le Républicain-Lorrain du dimanche 29 avril 1990. (Edition de Sarrebourg) (Service Documentation du Républicain-Lorrain)

" Chronique du temps passé "

" Le trésor de Marthille "

" Il est étonnant de constater qu'aujourd'hui encore, 65 ans après ce fait divers, la présence supposée d'un trésor ravive les polémiques et réveille les convoitises. Après une très longue enquête menée aux quatre coins du pays, il semble indubitable que ce " trésor " n' ait existé que dans l'esprit étonnamment naïf et crédule des participants de l' opération, " Marguerite ".Par contre, il faut tirer, je crois, un coup de chapeau au grand organisateur de ce canular, le jeune Gaston Masculier.Essayons de démonter la machination pièce par pièce. 

Le testament : 

Personne n'a jamais vu, l'original, ô combien important, de cette pièce unique. En effet, Gaston Masculier a toujours affirmé que le testament désignait l'église comme héritière du comte de Savary. Il en avait donc établi deux copies et détruit l'original afin de pouvoir conserver l'intégralité de la fortune..."

 

" L'emplacement du trésor : 
Selon le moment des déclarations, Masculier parle soit d'un ancien château soit d'une antique abbaye ou d'un prieuré..."" Par contre, une abbaye, certes, mais elle jouxtait l'ermitage Saint-Jean. Le croquis dont disposait Masculier était-il faux ? Ou plus simplement n'existait-il pas de plan ?À vous de juger." 

 

Publié par indiana.57 à 09:41:14 dans Archives du Républicain-Lorrain. | Commentaires (0) |

Le Républicain-Lorrain du dimanche 22 avril 1990. (Edition de Sarrebourg) (Service Documentation du Républicain-Lorrain) | 30 juillet 2008


Le Républicain-Lorrain du dimanche 22 avril 1990. (Service Documentation du Républicain-Lorrain)

" Chonique du temps passé "

" Le trésor de Marthille "

" L'appât du gain, l'idée d'une fortune rapide, la « couleur de l'argent » ont de tout temps attiré les hommes. Pauvres ou riches, chacun en veut davantage et c'est l'un des traits naturels de l'être humain. Depuis que le monde est monde, les princes collectionnent les diamants, et les manants fouillent inlassablement la terre à la recherche de la poussière d'or qu'ont laissé traîner leurs maîtres à leur intention. Combien d'hommes sont morts pour quelques carats, émeraudes ou saphirs ? En 1925, le village de Marthille fut promu au rang d'Eldorado Lorrain.
Et si l'histoire du trésor fit beaucoup de dupes, on ne déplore pourtant aucun incident notoire. Qu'en est-il aujourd'hui ? Rappelons les faits.
 L'affaire débute en 1925, un certain Gaston Masculier, 28 ans, mécanicien à Metz, découvre dans la bibliothèque de son père un livre contenant un parchemin qui avait été inséré dans la reliure, et s'en était échappé alors que le jeune homme voulait détruire l'ouvrage. Intrigué, monsieur Masculier présente sa découverte à l'un de ses amis :
Monsieur K....

Celui-ci déchiffre le document avec étonnement : il s'agissait d'un testament de 4 pages écrit d'une façon maladroite à l'encre rouge et auquel était adjoint un croquis. Daté du 17 avril 1822, il était signé d'un certain Comte Jean-François Savary, général d'Empire, et rédigé par ce dernier depuis une prison de Belfort. Le comte Savary indiquait qu'avant son arrestation par les Bourbons il avait dissimulé une fortune considérable dans un souterrain près d'une ancienne abbaye non loin de Morhange, à Marthille, ainsi qu'en faisait foi le croquis joint au testament. Aidé par un valet, le comte avait enterré deux grandes caisses en fer pleines de sacs d'or, de diamants et de bijoux..."
 


" Il faut noter d'ores et déjà que Gaston Masculier, afin de faire disparaître les noms des bénéficiaires du testament, avait exécuté deux copies du document et détruit l'original. Par quels arcanes rencontra-t-il Maître Fidel, ancien notaire à Pont-à-Mousson ? L'explication reste à paraître. " (À suivre).

 

Publié par indiana.57 à 09:24:48 dans Archives du Républicain-Lorrain. | Commentaires (0) |

Le Lorrain du samedi 26 novembre 1927. (Service Départemental de Moselle, cote 6T19) (Luc Dufrene) | 25 juillet 2008


Le Lorrain du samedi 26 novembre 1927. (Service Départemental de Moselle, cote 6T19) (Luc Dufrene)

" Le Trésor de Marthille a été retrouvé "

" Alors que la Moselle tout entière, même la France palpite de curiosité pour les recherches de Marthille, dont des journaux roublards lui distille la connaissance au compte-gouttes, nous sommes en mesure à donner libéralement à la foule, d'un même coup, l'assouvissement de sa curiosité, mais aussi quelque déception.
Et d'abord la déception : on ne trouvera pas le trésor de Marthille.

On ne le trouvera pas pour cette raison majeure : Qu'il a été trouvé.

Il a été trouvé voici 3 ans déjà. En 1924. Si les chercheurs lorrains n'avaient point laissé cette année transpirer l'histoire de leurs fouilles. Nul n'en aurait jamais rien su..."


" Mais venons au fait. C'est à la fin de 1921 où avaient commencé les fouilles du Bois des Seigneurs. Il est exact comme on l'a dit que l'un de nos concitoyens avait trouvé dans la reliure d'un paroissien qui lui venait de son grand-père, le testament du comte de Savary..."


" Le sourcier, comme on l'a vu déjà, fut de bonne heure affirmatif. On sait qu'il précisa qu'il existait dans les entrailles de la terre sous les ruines de Marthille, deux grandes caisses en fer pleines de sacs d'or, et aussi de diamants. La voyante parla d'or elle aussi. On s'expliqua mal tout d'abord qu'elle ait prétendu voir des pièces d'or anglaises au lieu de pièces d'or à l'effigie de Louis XV, Louis XVI, Louis XVIII, comme le sont la plupart des pièces que l'on trouve dans les trésors en France au début du XIX siècles..."


"Sur des hommes fatigués par les incroyables efforts qu'ils soutenaient depuis deux ans et demi, vivant comme on dit " sur leurs nerfs " se cachant de leurs compatriotes et même de leurs familles, travaillant dans la presque totale obscurité pendant de nombreuses heures consécutives, ces phénomènes avaient des répercussions alarmantes..."


" Les chercheurs de trésor avaient à peu près épuisé leurs ressources lorsque l'un deux, qui fut l'âme de cette extraordinaire aventure, s'avisa de chercher les capitaux nécessaires à la bonne continuation de celle-ci. C'était tout au début de 1924 : On pouvait croire que le Bois des Seigneurs aller très prochainement livrer son secret ou plutôt son magot.
L'initiateur de l'entreprise venait de prendre contact avec un milliardaire néo-zélandais d'origine écossaise, chef du clan des fameux Mac Aaron Debb-Houley, et avait réussi à l'intéresser à l'affaire du trésor de Marthille. Colossalement riche comme on l'a vu. Le célèbre propriétaire des forêts et des troupeaux du nord de la Nouvelle -Zélande, possesseur des mines d'or du sud de la grande île, n'en avait pas moins comme devise " De l'or ? Quand y en a plus, y en a encore ".
Supérieurement intelligent, d'une audace sans pareille, mais d'une fourberie qui n'avait d'égal que sa faim du jaune métal, Mac Aaron songea aussitôt à s'approprier l'énorme trésor du comte Savary, dont le besogneux lorrain venait de lui confier l'existence..."


" En trois mois, avec les puissantes perforatrices en usage dans ses mines de Dunedin, dont les footballeurs français viennent cette année d'apprécier la puissance musculaire. Mac Aaron arriva à ses fins..."


" Quand à Mac Aaron, beau joueur comme la plupart des Rois ses pareils, il a pris facilement son parti des efforts qu'il a faits en vain pour " souffler " le trésor de Marthille, qu'il nomme sans rancune :
<< Le trésor du conte à dormir debout >>. Il est reparti comme il était venu pour l'île lointaine du pacifique.
        
On entend parfois encore sortir des fouilles de Marthille, sur le coup de minuit (C'est midi sonné dans la Nouvelle-Zélande) la voix narquoise du Roi de l'or qui crie avec un fort accent d'Ecosse :
                                       --LE TRESOR SAVARY ?
                                                 --BIEN FOL EST QUI S'Y FIE !
Le Roi s'amuse ......
                                               Bernard  Ledal."

 

Publié par indiana.57 à 14:32:49 dans Archives du Lorrain. | Commentaires (0) |

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