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Le testament du duc d'Enghien. (Albert Fagioli)

Le secret du fabuleux trésor de Marthille.

Le Républicain-Lorrain du dimanche 29 avril 1990. (Edition de Sarrebourg) (Service documentation du Républicain-Lorrain) | 30 juillet 2008


Le Républicain-Lorrain du dimanche 29 avril 1990. (Edition de Sarrebourg) (Service Documentation du Républicain-Lorrain)

" Chronique du temps passé "

" Le trésor de Marthille "

" Il est étonnant de constater qu'aujourd'hui encore, 65 ans après ce fait divers, la présence supposée d'un trésor ravive les polémiques et réveille les convoitises. Après une très longue enquête menée aux quatre coins du pays, il semble indubitable que ce " trésor " n' ait existé que dans l'esprit étonnamment naïf et crédule des participants de l' opération, " Marguerite ".Par contre, il faut tirer, je crois, un coup de chapeau au grand organisateur de ce canular, le jeune Gaston Masculier.Essayons de démonter la machination pièce par pièce. 

Le testament : 

Personne n'a jamais vu, l'original, ô combien important, de cette pièce unique. En effet, Gaston Masculier a toujours affirmé que le testament désignait l'église comme héritière du comte de Savary. Il en avait donc établi deux copies et détruit l'original afin de pouvoir conserver l'intégralité de la fortune..."

 

" L'emplacement du trésor : 
Selon le moment des déclarations, Masculier parle soit d'un ancien château soit d'une antique abbaye ou d'un prieuré..."" Par contre, une abbaye, certes, mais elle jouxtait l'ermitage Saint-Jean. Le croquis dont disposait Masculier était-il faux ? Ou plus simplement n'existait-il pas de plan ?À vous de juger." 

 

Publié par indiana.57 à 09:41:14 dans Archives du Républicain-Lorrain. | Commentaires (0) |

Le Républicain-Lorrain du dimanche 22 avril 1990. (Edition de Sarrebourg) (Service Documentation du Républicain-Lorrain) | 30 juillet 2008


Le Républicain-Lorrain du dimanche 22 avril 1990. (Service Documentation du Républicain-Lorrain)

" Chonique du temps passé "

" Le trésor de Marthille "

" L'appât du gain, l'idée d'une fortune rapide, la « couleur de l'argent » ont de tout temps attiré les hommes. Pauvres ou riches, chacun en veut davantage et c'est l'un des traits naturels de l'être humain. Depuis que le monde est monde, les princes collectionnent les diamants, et les manants fouillent inlassablement la terre à la recherche de la poussière d'or qu'ont laissé traîner leurs maîtres à leur intention. Combien d'hommes sont morts pour quelques carats, émeraudes ou saphirs ? En 1925, le village de Marthille fut promu au rang d'Eldorado Lorrain.
Et si l'histoire du trésor fit beaucoup de dupes, on ne déplore pourtant aucun incident notoire. Qu'en est-il aujourd'hui ? Rappelons les faits.
 L'affaire débute en 1925, un certain Gaston Masculier, 28 ans, mécanicien à Metz, découvre dans la bibliothèque de son père un livre contenant un parchemin qui avait été inséré dans la reliure, et s'en était échappé alors que le jeune homme voulait détruire l'ouvrage. Intrigué, monsieur Masculier présente sa découverte à l'un de ses amis :
Monsieur K....

Celui-ci déchiffre le document avec étonnement : il s'agissait d'un testament de 4 pages écrit d'une façon maladroite à l'encre rouge et auquel était adjoint un croquis. Daté du 17 avril 1822, il était signé d'un certain Comte Jean-François Savary, général d'Empire, et rédigé par ce dernier depuis une prison de Belfort. Le comte Savary indiquait qu'avant son arrestation par les Bourbons il avait dissimulé une fortune considérable dans un souterrain près d'une ancienne abbaye non loin de Morhange, à Marthille, ainsi qu'en faisait foi le croquis joint au testament. Aidé par un valet, le comte avait enterré deux grandes caisses en fer pleines de sacs d'or, de diamants et de bijoux..."
 


" Il faut noter d'ores et déjà que Gaston Masculier, afin de faire disparaître les noms des bénéficiaires du testament, avait exécuté deux copies du document et détruit l'original. Par quels arcanes rencontra-t-il Maître Fidel, ancien notaire à Pont-à-Mousson ? L'explication reste à paraître. " (À suivre).

 

Publié par indiana.57 à 09:24:48 dans Archives du Républicain-Lorrain. | Commentaires (0) |