• Jaffus Firmin, La Cité de Carcassonne, 1867.(-Gallica.bnf)

     

    Jaffus Firmin, La Cité de Carcassonne, 1867.(-Gallica.bnf)


    *** Jaffus Firmin, La Cité de Carcassonne, 1867.(-Gallica.bnf) ***

    CARCASSONNE ET SON TRESOR. 

    La Cité de Carcassonne :

    A-t-elle renfermé une partie des trésors du Temple de Jérusalem ?

    Que sont devenus ces trésors ?

    Jaffus, Firmin. La Cité de Carcassonne et les trésors des Wisigoths. 1867.-Gallica.bnf

     

    Les immenses richesses du temple de Jérusalem devaient exciter la convoitise des conquérants de l’Asie. Saccagé et incendiée par les Chaldéens en 625 ans avant Jésus-Christ, ses trésors furent transportés à Babylone, Cyrus rendit aux juifs captifs la liberté et 5.400 vases d’or que Nabuchodonosor avait mis dans le temple de Bélus. Ces dépouilles du monument de Salomon servirent d’ornement au second temple bâti par Zorobabel. L’an 170, elles devinrent la proie

    d’Antiochus Epiphane. Le temple, pillé de nouveau par Crassus, restauré et embelli par Hérode, reprit son ancienne splendeur, et, lorsque Titus y pénétra, il fut étonné à la vue de tant de magnificence. La guerre Judaïque se termina le 8 septembre 70, par la destruction de Jérusalem et l’incendie du temple. Titus en sauva les trésors dont une partie fut transporté à Rome.

    En 191, un violent incendie détruisit le temple de la Paix que Vespasien avait bâti en 71. Les objets sacrés qu’il renfermait durent être sauvés des flammes, puisque, deux siècles après les Goths le

    trouvèrent dans le palais des Césars. Le 24 août 410, Alaric entra dans Rome qu’il livra au pillage

    pendant six jours, les Goths s’emparèrent du trésor impérial et des dépouilles du temple de Salomon.

     

    Alaric II régnait paisiblement à Toulouse lorsque Clovis envahit l’Aquitaine. Le roi Wisigoth se hâta de mettre en sécurité une partie des richesses dans la citadelle de Carcassonne. Il fut vaincu et tué de la propre main de Clovis, à Vouillé (507), quand Toulouse capitula, le reste du trésor des Wisigoths devint la proie du vainqueur ; puis Clovis alla mettre le siège devant Carcassonne dans l’espoir de s’emparer des richesses qui y étaient enfermées, tel est le récit de Procope.

    D’après Grégoire de Tours, le trésor d’Alaric II tomba tout entier au pouvoir des Francs ; ces assertions sont contradictoires, sauf, si l’on admet l’existence de deux trésors, l’un à Carcassonne, l’autre à Toulouse.

     

    Le trésor de Carcassonne était le fruit du pillage de l’empire et de Rome ; le second pouvait provenir de dons, mais surtout du butin conquis en Espagne sur les Alains, les Suèves et les Vandales. Il est difficile de se faire une idée de l’énorme quantité de dépouilles amassées par les rois Wisigoths pendant deux siècles de guerre et de dévastations.

    Le butin convoité par Clovis était bien autrement considérable. Aussi le roi des Francs pressait-il le siège de Carcassonne. « Les Germains (les Francs) victorieux dans cette bataille (Vouillé), font un grand carnage de leurs ennemis, tuent Alaric, deviennent maîtres de la plus grande partie de la Gaule, et investissent étroitement la ville de Carcassonne, ayant entendu dire qu’elle renfermait les richesses impériales que le vieil Alaric avait emportées, lorsqu’il eût pris la ville de Rome.

    Parmi ces richesses, se trouvait, dit-on, une bonne partie du précieux mobilier de Salomon que les Romains avaient autrefois apporté de Jérusalem, lequel était orné de superbes pierreries ; ce qui

    était une chose très belle à voir. Cependant Théodoric, roi d’Italie, avait pris le gouvernement des

    Wisigoths durant la minorité d’Alamaric, fils de sa propre fille et d’Alaric II. Le comte Hibbas, son lieutenant, passa les Alpes avec une armée et battit les Francs dans les environs d’Arles. Il marchait sur Carcassonne, quand Clovis se hâta de lever le siège et de reprendre sa route vers le Nord. Théodoric, sous prétexte de veiller à la conservation des biens de son pupille, fit transporter à Ravenne les trésors des Wisigoths ; le silence des historiographes semble prouver que ce trésor ne fut, en réalité pas envoyé à Ravenne où alors, il n’y resta pas longtemps.

    D’après un traité conclu entre Amalaric et le successeur du roi d’Italie, les Wisigoths rentrèrent en possession de tout le pays qui s’étend du Rhône à Carcassonne et obtinrent la restitution des trésors pris dans cette ville. Si on doute de cette restitution, il faut admettre

    que Théodoric n’a pas tout enlevé, et que les Wisigoths durent cacher  ce qu’il avaient de plus précieux.

    Lorsqu’ils quittèrent définitivement la Gaule, ils emportèrent en Espagne une partie de ces richesses qui furent pillées, à Tolède, quand les Arabes conquirent l’Espagne.

    Les chronique Arabes font mention de 7 énormes colonnes d’argent que Moussa enleva, en 713, de l’église Sainte-Marie (Sainte-Gracieuse à Carcassonne)

    D’après une tradition populaire, les objets précieux furent jetés dans le grand puits par les Wisigoths effrayés, lors de l’invasion d’Attila. S’il s’agit effectivement d’une fable, au commencement du XIX° siècle, une société d’actionnaires se forma à Carcassonne pour dessécher le grand puits, dans l’espoir d’y trouver des trésors : on y trouva seulement quelques pointes de flèches et quelques médailles.

    Une autre légende raconte qu’Alaric fit bâtir sept tours, notamment la Tour du Trésau, où il renferma ses richesses, mais cette tour est une construction de Philippe le Hardi (vers 1350) ; où se trouverait donc le trésor ?

    Le château actuel a été fondé dans le XI° siècle et on y retrouve des pierres antérieures au château dont certaines portent des signes étranges, ce qui tend à prouver l’existence d’un édifice important sur le même lieu qui ne peut avoir été bâti que par les Wisigoths.

    Romain ou Wisigoths, le monument était semble-t-il, l’ancienne résidence des successeurs d’Alaric, le palais fortifié où ils avaient déposé leur trésor ; et si une partie du trésor a été réellement caché quelques part, c’est dans ce palais qu’elle dut être enfouie à une date incertaine, peut-être à l’approche d’Attila ou de Clovis.

    Dans les archives du génie militaire de Perpignan : Les Goths  apportèrent dans la Cité de Carcassonne, avec les trésors de Rome, des actes très anciens sur des écorces et sur de la toile.

    Le 30 brumaire de l’an II, les Archives de la Cité furent brûlées par les autoritaires révolutionnaires, sur la place de la Liberté.

    *** Jaffus Firmin. La Cité de Carcassonne et les trésors des Wisigoths. 1867.-Gallica.bnf***

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5742208d/f1.image.r=procope+wisigoth.langFR.swfv 

    ***Firmin Jaffus, bibliothécaire de Carcassonne et historien amateur, prétend en 1868 avoir recueilli deux traditions relatives au trésor des Wisigoths. La première suppose qu’il a été jeté dans le puits, la seconde qu’il a été caché dans la Tour du Trésau.***

     


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