Elle était une fois...
Ses mots à elle.
Elle, c'est moi, perdue au milieu de la trentaine,
Perdue comme le sont ses écrits vains...
Je suis peu de chose mais tellement à la fois,
Je suis moi, perdue dans mon monde qui se perd parfois.
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Je sombre dans un sommeil noir de haine en repassant le film de ma vie qui n'est que naufrage et ravage.
Ton cri dans ma vie s'éteint avec la poussière...
Avec toi.
J'ai le mal de moi sans toi.
Tu voulais partir, hisser la grand voile, t'enfuir loin vers les étoiles, il fallait me le dire et ne laisser personne s'interposer entre toi, moi et ta décision.
Je reste là, avec mon mal de toi.
Désespoir en espoir, je chasse les regards des inconnus que j'aurais pu aimer et vite oublier.
Je garde en moi ton regard posé sur moi, ton regard envolé qui a chaviré.
Je chavire aussi, au fil de l'eau, magie d'un instant sans un mot, sans rien, sans rien...
Le vent te guide, le vent t'emporte,
Je reste là, à rêver,
En espérant que la mer, ta mère, te ramènera à moi...
Publié par Prudence à 20:51:59 dans Le noir de mes maux... | Commentaires (1) | Permaliens
Elle, qui, depuis le début de notre relation avec son fils m'en fait voir de toutes les couleurs. Elle qui se mêle de ma maison, des mes affaires, de mes problèmes, de mon couple et même de mon boulot, commence vraiment à me les rompre à un point qui en devient sans retour ! J'en ai marre ! Je crie ma haine, je crie mon désespoir et elle appuie dessus parce que ça lui fait plaisir ! Ca lui fait plaisir de voir que son fils prend sa défense, ça lui fait plaisir de se voir briser un couple ! Elle m'emmerde ! Elle m'emmerde tellement ! Que je suis capable de lui rendre son fils dans le seul but d'avoir la paix ! Je déteste les belles mères, ces femmes aigries par l'amour de leurs fils envolé et volé par le cœur d'une autre ! Je déteste ma belle mère, je la déteste par-dessus tout et ma haine ne fait que s'accroître vis-à-vis d'elle. Je la haie ! Il fallait que je crache toute la haine que j'ai en moi... C'est chose faite !
Publié par Prudence à 21:21:02 dans Le noir de mes maux... | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par Prudence à 07:06:30 dans Ma vision des choses | Commentaires (7) | Permaliens
Publié par Prudence à 17:35:03 dans Le noir de mes maux... | Commentaires (2) | Permaliens
LE MIROIR DES AMES
Se réveiller brusquement un matin de janvier, réaliser soudainement être âgée de trente ans et n'avoir été jusqu'à présent qu'une surface polie de verre étamé...
Tel a été durant toutes ces années mon cruel passé et tel sera le même futur que je connais déjà...
Inlassablement...
Un destin assemblé de faces et de facettes uniques, plus captivantes les unes que les autres...
Un passé usé par les traits de ces dames qui regardent sans me voir.
Un futur volé par les traits de ces dames qui se regardent sans me voir...
Enfermée dans les feuilles de verre, je contemple, j'observe et réfléchis.
Je contemple la beauté de ces femmes.
Celle que la nature a bien voulue leur donner.
Une beauté propre à chacune, comme une empreinte digitale, et qui me fascine sans parvenir à me troubler.
J'observe le charme, la délicate et harmonieuse courbe de leur visage.
Je m'en délecte et ce, à chacun de leur passage.
Je réfléchis encore à mon triste sort de ne pas m'apercevoir, de ne pas pouvoir fermer les yeux qui me sont immortels et réfléchis ensuite l'image de toutes ces femmes passant et s'admirant dans leur miroir.
Elles sont mon apparence.
Je ne suis qu'illusion, un mirage dans un nouveau monde enclin à de nombreux naufrages.
Je suis leur oasis, elles me sont source de vie car je me nourris d'elles, de leurs émotions, de leurs sensations, de leur conscience, de leurs sens et de leur âme.
Elles me hantent, m'habitent et me courtisent sans que je sois, pour autant, objet de convoitise.
Je les ai toutes perçues, senties, vues, semblables à un défilé sans cesse renouvelé et qui ne cesse de s'achever.
J'emprisonne à jamais leurs lignes.
J'impressionne à jamais leur regard et leur sourire sans omettre un détail, aussi minime soit-il.
Mon oeuvre est parfaite, la duplication de tout leur être est impérissable.
Elle est en moi.
Elle n'appartient qu'à moi...
Elles vont et viennent telles les vagues à marée basse, balayant à leur manière, une mèche de cheveux ou une poussière invisible sur l'épaule...
Belles, elles le sont toutes.
Qu'elles soient brunes, blondes, minces ou rondes...
Mûres, fortunées, immatures ou ruinées ...
Boulimiques, mariées, anorexiques ou divorcées....
Eclatantes, ennuyeuses, exaltantes ou affreuses...
Détestables, ordinaires, remarquables ou vulgaires...
Belles, elles le sont toutes.
Je garde en moi le souvenir de toute leur existence, tout comme je garde aussi celui de leur regard...
Pour un instant, leurs yeux posés sur moi.
Leurs yeux...
Qui sont le miroir de l'âme...
Et moi...
Qui ne suis qu'un miroir, dans les toilettes pour dames.
P. de Bellac
Publié par Prudence à 22:06:37 dans Si j'étais... | Commentaires (0) | Permaliens
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