Me présenter :
j'ai 58 ans et ai eu un parcours professionnel dans le social :
éducatrice et institutrice spécialisée, animatrice....
Et depuis 2000, je suis thérapeute holistique avec différentes approches,
dont l'utilisation des plantes.
Je suis de plus en plus passionnée par leur connaissance et l'utilisation qu'on peut en faire.
Notamment dans la cuisine.
Je rêve d'un monde où l'on pourrait se nourrir avec les cueillettes sauvages....
Je deviens allergique aux grandes surfaces et autres temples de la consommation.
Alors, dans ce blog, je vous tiendrai au courant de mes découvertes et essais dans le domaine des plantes thérapeutiques et comestibles.
N'hésitez pas à me laisser un commentaire.
Au plaisir de vous lire.
Anne-Marie
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Il y a quelques jours, je vous ai présenté les bienfaits de la consoude et plusieurs recettes à base de feuilles.
Les fleurs sont toxiques et uniquement à utiliser en élixir floral. L' élixir floral de consoude permet de synchroniser les deux hémisphères cérébraux (d'être un homme ou une femme plus complet). Les fleurs sont soit roses, violettes soit blanches. Dans ma région, en sauvage, je les ai toujours trouvé blanches.
Mais ses racines ont aussi des propriétés reconstituantes surprenantes. Depuis, j'essaie chaque année de me faire ma provision de crème de nuit à la racine de consoude..... L'essayer, c'est l'adopter. Mais attention, les racines se cueillent plutôt à l'automne.... Alors, encore un peu de patience.....
Utilisation thérapeutique et en crème de beauté des racines de consoude
Les racines sont à ramasser à l'automne et peuvent faire des huiles de macération exceptionnelles pour les reconstituants de la peau ou des blessures.
Il faut les éplucher (elles sont très collantes et j'ai expérimenté après une coupure alors que je les râpais que ma peau se reconstituait presque à vue d'oeil) puis les râper le plus finement possible pour permettre aux propriétés de bien imprégner l'huile.
Ensuite, on les fait chauffer au bain marie, dans une huile bio (tournesol, pépin de raisin ou de sésame) au moins trois heures à feu doux.
On retire le reste des racines : ça fait une espèce de bouillie pas très attractive mais qui conserve de très bonnes propriétés. Cette pâte a servi de cataplasme à une amie qui avait le bras cassé, lorsqu'on lui a enlevé son plâtre et elle a retrouvé une peau de bébé après une nuit passée avec ce cataplasme.
On pèse le poids de l'huile de macération, on rajoute 10% de son poids en cire d'abeille râpée et on refait cuire un moment au bain marie jusqu'à ce que la cire soit complètement fondue.
On mixe le tout pour avoir une crème plus onctueuse, on rajoute quelques gouttes d'huile essentielle de son choix (dans cette crème, j'ai mis de l'huile essentielle d'épinette noire), quelques gouttes d'huile de pépin de pamplemousse (désinfectant et conservateur naturel).
Et l'on a une magnifique crème de nuit anti-rides.......
Publié par Cuisinedesfleurs à 15:35:50 dans L'utilisation des plantes : santé, beauté, alimentation | Commentaires (7) | Permaliens
Synonyme(s) : Grande Consoude, Herbe à la coupure, Langue-des-vaches, Oreilles d'ânes, Herbe aux charpentiers, Crâsse rècène
Origine du nom français : le nom de consoude vient du grec et veut dire qui aide à la soudure. Les anciens l'utilisaient en effet pour fermer les plaies.
Altitude : de 200 à 1600 m.
Taille : de 0,50 à 1 m.
Floraison : de mai à juillet.
Cycle de vie : vivace.
Répartition : france : Commune. Rare dans le Midi.
Toxicité : comestible.
Habitat : bords des cours d'eau, lieux marécageux, fossés, chemins, prés humides, bord des fossés, bois humides
Fleurs : fleurs en cloche, de 1,5 cm de long environ, pourpres, violacées, ou blanc-jaune, en inflorescence enroulée en spirale en début de floraison ; corolle deux fois plus longue que le calice, à 5 petites dents recourbées vers l'extérieur.
Feuilles : feuilles alternes, grandes, velues, rèches, ovales, se prolongeant plus ou moins longuement sur la tige.
Tige : tiges ailées.
Commentaires : couverte de poils raides. En colonies.
Utilisations officinales : toute la plante contient des substances cicatrisantes et expectorantes.
Elle est aussi utilisée en compresses sur les entorses, les contusions et accélere la consolidation des fractures.
Elle tire ses vertus de l'allantoïne, substance qui, stimulant la multiplication cellulaire, accélère la guérison. En agissant comme inhibiteur bactérien, elle ralentit la croissance des bactéries jusqu'à ce qu'elles soient détruites.
Mais attention, les feuilles contiennent un alcaloïde qui, consommé en trop grandes quantités ou trop souvent, peut être nocif (troubles hépatiques). Une consommation occacionnelle n'est absolument pas contre-indiquée. Il ne faut en aucun cas consommer la racine.
Sa richesse en vitamine B12, fait rare puisqu'on croyait encore récemment ne pouvoir la trouver que chez les animaux, en fait un anti-anémique sans pareil et convient tout à fait dans le cadre d'une alimentation végétarienne.
Pour ses propriétés émollientes, cicatrisantes et expectorantes, la consoude est recommandée pour éliminer les catarrhes des bronches, calmer les douleurs et guérir les ulcères de l'estomac et du duodénum ainsi que les hémorroïdes, les hernies et les lésions du foie. Elle est encore considérée comme remède souverain contre les blessures, les ulcères ou les plaies internes ou externes au corps. Elle contribue à la guérison des fractures des os dont elle stimule et accélère la soudure. On la conseille aussi contre les rhumatismes, la goutte et l'arthrose.
Utilisations culinaires : les feuilles peuvent être utilisées en potages ou en salades. Et bien sûr en beignets, tempura, feuilles farcies....
Publié par Cuisinedesfleurs à 23:11:51 dans L'utilisation des plantes : santé, beauté, alimentation | Commentaires (0) | Permaliens
La bourrache est une plante commune présentant des fleurs bleues en forme d'étoile autour d'un coeur d'or. On la reconnaît d'ailleurs facilement avec ses longs poils sur les tiges et les feuilles.
Le genre Borago comporte trois espèces dont B. officinalis (borage en anglais). Celle-ci est une herbe annuelle de 30 à 70 cm de haut, à tige creuse, de diamètre bien grand pour une plante aussi modeste, mais de consistance molle.
Les feuilles de la base sont ovales, elliptiques, rétrécies en un long pétiole, tandis que les feuilles supérieures sont embrassantes. Tous les épidermes (tiges, feuilles, sépales) portent d'abondants poils de grandes dimensions. C'est un des caractères de toute la famille des Borraginées.
Etymologie
Son nom découle de l'arabe (abou rach, signifiant père de la sueur) qui fait allusion à la propriété sudorifique de la plante, ou du latin (burra, signifiant étoffe à poils longs).
Son nom botanique borago viendrait du latin cor ago qui veut dire : je stimule le coeur.
Culture
Traditionnellement, on ne récoltait que les fleurs, que l'on séchait à l'ombre pour éviter le brunissement. La Bourrache est encore peu cultivée pour ses graines la France en produit d'ailleurs très peu. Des pays comme ceux de l'Europe centrale (Roumanie, Tchécoslovaquie, Yougoslavie) ou encore de l'Afrique du Nord (Algérie, Maroc) cultivent surtout la Bourrache pour sa fleur.
Par contre, les USA et la Hollande l'exploitent pour sa graine c'est à dire pour son huile. La culture de la Bourrache nécessite simplement un sol léger, humide et profond mais ne demande pas d'entretien particulier. En France par exemple, il est fréquent que l'on utilise dans les régions méditerranéennes des plantes poussant à l'état sauvage.
Etant donné que la floraison est étalée sur deux mois, toutes les graines n'arrivent pas à maturité au même moment. La récolte est alors difficile à mécaniser, car au fur et à mesure de leur maturation, les graines se détachent et tombent.
Deux procédés sont actuellement utilisés :
- En Hollande: Les graines sont récupérées au fur et à mesure qu'elles tombent. Des bâches en plastique sont disposées entre les raies des cultures et sont destinées à les recueillir.
- Aux USA : Ce sont de petits wagonnets qui passent entre 2 raies et un système de vibrations entraîne la chute des graines matures. Les graines doivent être rapidement utilisées après la récolte afin d'éviter le rancissement.
Elle est souvent cultivée surtout dans les jardins. Semer au début du mois d'avril directement en planches. La bourrache est une excellente plante mellifère
Histoire
La bourrache a probablement été introduite au Moyen-Age dans le sud de l'Espagne par les Arabes.
Cette plante a été amenée en Angleterre par les Arabes puis elle apparaît au Danemark dès le 13ème siècle. En pharmacie, les borraginacées ont occupé une place réduite dans les temps anciens avant de s'effacer presque complètement jusqu'à ces dernières années. Cependant, vers la fin des années 60, le laboratoire américain de Peoria, équivalent à nos INRA, a effectué des recherches systématiques sur les huiles de graines des borraginacées et la bourrache est sortie nettement du lot.
Elle est assez commune dans les terrains vagues et les décombres des contrées à climat tempéré, ainsi que comme plante adventice dans les cultures sarclées et les jardins.
Les fleurs de bourrache et la plante se consomment à l'état frais. On l'utilise aussi comme épice.
La plante peut agrémenter des omelettes et des salades. Elle est assez utilisée en Allemagne dans des potages, la recette la plus connue utilisant cette plante comme ingrédient serait la « sauce verte » que l'on peut déguster à Francfort.
La fleur contient un alcaloïde non-toxique, la thésinine, qui donne son goût dans la fabrication de bonbons au miel à base de bourrache, servant à agrémenter les desserts. Le goût des fleurs et de la plante rappelle celui du concombre.
On cueille les fleurs au début de la floraison (juin) et parfois aussi les feuilles puis on les fait sécher avec précaution, à l'ombre, en couches minces, bien répandues à la chaleur artificielle (40 °C maximum).
L'habitude est de l'employer en mélange de plantes médicinales, généralement en tisane, en laissant infuser 10 à 30 g pour 500 ml d'eau.
Sa forte teneur en nitrate de potassium est la principale propriété médicinale de cette plante. Plante riche en vitamine C à l'état frais. Elle est riche aussi en mucilage, puis en tanins, et en silicates solubles, contient de la choline et des acides organiques.
Par son mucilage elle est adoucissante, émolliente et expectorante, donc utilisée dans les catarrhes des voies respiratoires, la gastrite, les inflammations des muqueuses.
Publié par Cuisinedesfleurs à 22:46:13 dans L'utilisation des plantes : santé, beauté, alimentation | Commentaires (0) | Permaliens
Plante vivace des lieux humides de 1 à 1,50 m que l'on utilise entière.
La reine des prés (ou ulmaire) contient un précurseur de l'aspirine ; elle est digestive, calme les douleurs gastriques, soulage les diarrhées, elle est diurétique et aide à l'élimination de l'acide urique elle soulage aussi les douleurs rhumatismales.
En compresse et cataplasme elle combat la cellulite.
Egalement : Gastrite, ulcères, diarrhées, acide urique, goutte, cellulite, artériosclérose, hypertension, lithiase.
Et en usage externe : Couperose, plaies, ulcères, rhumatismes.
En infusion une cuillère à café pour une tasse d'eau bouillante laisser infuser 10 minutes ; 5 tasses par jour ou en compresses sur les parties douloureuses.
En décoction : 30 à 40 g de racine pour 1/2 litre d'eau, faire bouillir 10 minutes puis laisser infuser 5 minutes en usage externe pour laver les plaies.
Sabayon à la reine des prés et aux framboises
Couper la hampe florale au niveau de la fleur.
Préparer une décoction de reine des pré (sans mixer)
Mélanger 1 oeuf, 1 cuillère à soupe de sucre et 5 cuillères à soupe de décoction, monter ce mélange au bain marie (fouetter énergiquement)
Mettre les framboises au fond du verre et verser le sabayon par dessus. Servir chaud.
Publié par Cuisinedesfleurs à 20:12:23 dans L'utilisation des plantes : santé, beauté, alimentation | Commentaires (0) | Permaliens
L'origan (Origanum vulgare)
Famille des lamiaceae, dit aussi marjolaine sauvage
Elle est originaire du Bassin Méditerranéen (Turqie, Crète, Chypre, Liban, Sicile).
Nom botanique: origanum majorana.
On l'appelle aussi marjolaine à coquilles, marjolaine officinale ou marjolaine des jardins.
C'est une plante aromatique à feuillage semi-persistant utilisée comme plante annuelle.
On utilise les feuilles comme condiment.
Sa taille peut atteindre 80 centimètres.
Depuis l'Antiquité, on emploie l'origan en infusion, en décoction voire en cataplasme pour soigner de nombreux maux de la vie quotidienne. Ainsi, on reconnaît à l'origan un pouvoir antalgique. Cette action anti-douleur s'associe à ses vertus antiseptiques et antispasmodiques. Il est donc incroyablement efficace en cataplasme pour assainir des plaies et des morsures, ou pour soulager des muscles contractés. C'est d'ailleurs ainsi que les Grecs ont commencé à l'utiliser.
En outre, il a une action stimulante sur les fonctions digestives et biliaires. Boire son infusion permet alors d'éviter les désagréments d'un repas trop copieux ou tout simplement d'une digestibilité fragile.
Enfin, l'origan, tonique à souhait, est un véritable coup de fouet contre les maux de l'hiver. Expectorant et antitussif, il est l'allié des enrhumés et des personnes sujettes à des bronchiques chroniques. On constate même une action bénéfique sur l'asthme.
L'huile essentielle dont l'origan regorge, est très utilisée, quant à elle, en aromathérapie, pour ses vertus antibactériennes et anti-parasitaires, notamment. En diffusion ou en friction (diluée à de l'huile végétale dans ce cas, car très irritantes pour la peau), elle procure un soulagement immédiat.
Historique
L'origan est originaire du bassin méditerranéen et sa cousine la marjolaine vient de plus loin : le sud-ouest de l'Asie. Maintenant, il sont tous deux cultivés dans de nombreux pays.
Symbole de bonheur et de joie, les jeunes mariés grecs en portent des couronnes tressées. Les grecs et romains l'utilisent surtout comme parfum, désinfectant et conservateur, ils les diffusèrent dans toute l'Europe.
La Mythologie grecque nous raconte comment l'origan est né : Amarakos, domestique du roi de chypre, échappa un jour un flacon de parfum très onéreux, et se cacha pour échapper au châtiment. Mais pour le punir, les Dieux le transformèrent en Origan...
Publié par Cuisinedesfleurs à 13:37:42 dans L'utilisation des plantes : santé, beauté, alimentation | Commentaires (0) | Permaliens
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