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Cuisinière en herbe....

La cuisine des fleurs, utilisation des plantes sauvages comestibles et thérapeutiques

Présentation

Me présenter : 




j'ai 58 ans et ai eu un parcours professionnel dans le social :
éducatrice et institutrice spécialisée, animatrice....





Et  depuis 2000, je suis thérapeute holistique avec différentes approches,




dont l'utilisation des plantes.





Je suis de plus en plus passionnée par leur connaissance et l'utilisation qu'on peut en faire.




Notamment dans la cuisine.





Je rêve d'un monde où l'on pourrait se nourrir avec les cueillettes sauvages....  





Je deviens allergique aux grandes surfaces et autres temples de la consommation.





Alors, dans ce blog, je vous tiendrai au courant de mes découvertes et  essais dans le domaine des plantes thérapeutiques et comestibles.



N'hésitez pas à me laisser un commentaire.


Au plaisir de vous lire.




Anne-Marie





 





 

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Chénopode blanc | 02 juillet 2008

Chénopode blanc
( Chenopodium album )
( Chénopodiacées )
Synonyme(s) : Ansérine, Poule grasse, Patte d'oie
Origine du nom latin : album : lat. albus, blanc
Altitude : dépasse 1500 m.
Taille : de 0,40 à 1,50 m.
Floraison : de juin à octobre.
Cycle de vie : annuelle.
Toxicité : comestible.
Habitat : champs (surtout betteraves), jardins, terrains vagues, décombre, bord des routes.
Fleurs : voir "feuilles".
Feuilles : feuilles dentées couvertes de pruine blanche, tout comme l'inflorescence (aspect farineux).
Tige : tige anguleuse.
 

Utilisations culinaires : elle était autrefois consommée comme légume, ses jeunes feuilles étant préparées à la manière des épinards.
Le fait d'être cultivée comme légume dès l'époque préhistorique a aidé à sa dispersion.
Consommer les feuilles et les extrémités des tiges, cuites comme des épinards. Si la plante porte des graines, les enlever avant consommation. Les jeunes tiges sont à consommer comme des asperges.

Cette plante est apparentée à l'épinard et elle contient plus de fer et de protéines que l'épinard et le chou, et plus de vitamines B1 et de calcium que le chou cru. C'est un aliment important pour les peuples préhistoriques de l'Europe et, même s'il est souvent remplacé par l'épinard, il sert encore de nos jours en Irlande et dans les îles Hébrides, comme cela s'est fait dans plusieurs parties de l'Europe pendant les famines de la Seconde Guerre Mondiale. Lorsque les vivres se faisaient rares, Napoléon faisait appel à cette plante pour nourrir ses armées au cours de ses campagnes européennes.

Publié par Cuisinedesfleurs à 19:46:52 dans L'utilisation des plantes : santé, beauté, alimentation | Commentaires (0) |

l'oseille sauvage ou rumex acetosa | 02 juillet 2008

Rumex acetosa : le nom scientifique de l'oseille résume bien la plante : rumex = 'en forme de pique, de lance' en allusion à la forme de ses feuilles, acetosa = 'acide' comme son goût caractéristique. Son vernaculaire provient lui aussi du latin 'acidus', qui en se transformant petit à petit donne en vieux français 'Osille' puis 'Oseille'.

 Originaire d'Europe, ou elle pousse encore à l'état sauvage. L'oseille était néanmoins connu en Egypte antique où elle faisait, et fait toujours, part de la cuisine traditionnelle. Pour les romains, l'oseille avait un goût trop rude et pour Plaute elle est à mettre 'au nombre des herbes qu'entassent certains cuisinier mal habiles...'

Jusque là produit de la cueillette, elle apparaît comme plante cultivée au Moyen Age en même temps qu'elle entre dans la cuisine française. Le Moyen Age est l'age d'Or pour l'Oseille, elle apparaît en bonne place dans le Viandier de Taillevent, maître queux médiéval. En 1587, A.Mizauld nous dit :

'On s'en sert pour mettre es potages et pour donner goust es salades ;
mesme on en fait de la sauce verde pour y tremper la chair
qui est de fort bon goust et resveille merveilleusement l'appétit :
et on ne fait guères festin qu'il n'en y ait '


L'oseille atteint sont apogée au XVIIe siècle, aussi bien comme aliment que comme médecine, et cela jusqu'au milieu du vingtième siècle...

Vertus

  • apéritive
  • diurétique (décoction des graines et racines)
  • dépurative,
  • laxative
  • digestive & stomatique
  • antiscorbutique & tonique (grâce à la vitamine C)
  • antioxydante
  • contre les problèmes de peau (acné : en cataplasmes, gale & dartre : décoction de graines et racines)


ATTENTION : A cause de son fort taux en acide oxalique, il ne faut pas abuser de l'oseille, et il est déconseillé à certaines personnes ( calculs rénaux, hépatique, arthrites...).

L'oseille des prés est spontanée et courante dans la campagne française et dans toutes les zones tempérées. Bien qu'elle possède un pollen allergisant, on utilise ses feuilles acidulées comme légume ou comme herbe aromatique.

  • Crues, les jeunes feuilles et pousses parfument agréablement les salades.
  • Cuites (fondues au beurre ou ébouillantées), les feuilles servent dans les soupes, omelettes ou comme base de farce pour divers poissons ( recette datant du Moyen-Age).
Certain l'utilise pour faire une boisson rafraîchissante en l'infusant à froid dans de l'eau sucrée. En Laponie, l'oseille sert comme présure pour faire du fromage. On peut aussi la transformer en une teinture jaune vert avec un mordant à l'alun...
Néanmoins, elle ne semble pas connue des médecines traditionnelles chinoises et indiennes (Ayur-veda).

Elle a aussi laissée son nom dans quelques expression populaire :
  • 'faire oseille' : se moquer de quelqu'un, le duper. Le contraire : 'ne pas se laisser faire oseille'
  • 'de l'oseille' : de l'argent, (en comparaison des feuilles avec les billets de banque ?)
 Deux petites recettes avec l'oseille sauvage
 
Far à l‘oseille
Ingrédients, pour 6 personnes: - 2 kg de feuilles d'oseille épluchées (débarassées de leurs côtes) lavées et essorées.- 250g de mie de pain imbibée dans du lait - 4 gros oeufs extra frais     - 1 gros bouquet de ciboulette - 1 gros bouquet de persil - 3 échalotes émincées  (facultatif) - 2 petites gousses d'ail émincées  - gros sel  - poivre du moulin  - 20cl de crème ou de beurre 
Dans une cocotte, faites réduire les feuilles d'oseille, jusqu'a obtention d'une purée.  Dans une jatte, écrasez bien la mie imbibée de lait, à la fourchette, puis incorporez les oeufs, un à un, en mélangeant bien.  Ajoutez, l'ail, les échalotes (personnellement, je n'en mets pas), les bouquets émincés (j'adore, je mets la dose d'herbes!), 5 pincées de gros sel, poivrez de trois tours de moulin.  Versez cette farce sur l'oseille dans la cocotte. Bien mélanger le tout. Ajoutez la crème ou le beurre, pour plus d'onctuosité et de douceur. Cuire à feu doux environ 15/20 minutes en tournant sans arrêt, pour ne pas que cela "prenne" au fond.  
Facultatif...mais délicieux :  On peut ajouter à cette purée, des petits lardons bien grillés, revenus dans la poele, qu'on aura pris bien soin d'égoutter ( je n'en mets pas )

Potage à la petite oseille
4 bonnes poignées de petite oseille 4 pommes de terre 1 verre de lait  1 oignon 2 cuillères à soupe de crème fraîche sel, poivre 1 noix de beurre 2 jaunes d'œufs  La petite oseille sauvage remplace volontiers l'oseille cultivée pour en faire une soupe de santé acidulée très rafraîchissante.Équeutez soigneusement les feuilles d'oseille. Coupez-les en petits morceaux et faites-les fondre dans un peu de beurre. Ajoutez pommes de terre, oignon et lait, assaisonnez et couvrez d'eau. Laissez cuire. Passez au presse-purée.
 Avant de servir, faites une liaison avec les jaunes d'œufs, ajoutez une noix de beurre et versez dans une soupière au fond de laquelle vous avez disposé des croûtons grillés.


 

Publié par Cuisinedesfleurs à 11:56:48 dans L'utilisation des plantes : santé, beauté, alimentation | Commentaires (0) |

Fiche d'identité de la Berce spondyle | 20 juin 2008


BERCE

Heracleum sphondylium

Famille des Ombellifères


NOMS COMMUNS :

Grande berce, Fausse acanthe, 

Herbe du diable, Patte d'ours, Patte d'oie, 

Ursine 


CONSTITUANTS PRINCIPAUX :

Différents glucides, une essence, vitamine C


PARTIES UTILISÉES :

Les feuilles, les racines et les semences


DESCRIPTION :

La berce est une plante bisannuelle ou vivace, à racine pivotante, un peu rameuse, blanche. La tige, dressée, haute de 1 à 2 mètres, est grosse, cylindrique, striée, velue. Les feuilles alternes, sont très grandes, velues, à 3 ou 5 lobes pétiolés, élargies, dentées, à terminal cordiforme. Les fleurs blanches sont groupées en larges ombrelles terminales. Le fruit est ovoïde, comprimé et strié sur la longueur.


CULTURE ET RÉCOLTE :

La berce est abondamment répandue dans toute l'Europe, elle préfère les endroits frais, les haies, les bords des ruisseaux. On peut la semer au printemps et la repiquer à maturité. Elle peut également se cultiver par éclat des touffes. Récoltez les feuilles avant la floraison et étalez-les dans des endroits secs et aérés.


PROPRIÉTÉS : 

- Diurétique- Aphrodisiaque- Tonique- Vermifuge- Hypotensive


INDICATIONS : 

- Hypertension- Règles douloureuses- Rhumatismes- Digestion- Appétit sexuel 


UN PEU D'HISTOIRE : Certains attribuent le nom du genre Heracleum au demi-dieu Héraclès (devenu Hercule chez les Romains) à cause de la très grande taille de la plante et de l'impression de force qu'elle dégage.

ATTENTION : 

Comme le céleri, qui est de la même famille, la berce est photosensibilisante et peut donc provoquer, à haute dose, des manifestations allergiques lorsqu'on s'expose au soleil après en avoir consommé. Mais il faut en prendre beaucoup pour courir un risque grave. En outre, les feuilles matures peuvent provoquer, chez certaines personnes, une irritation cutanée qui est, par contre, tout à fait passagère. Pour ces raisons, avant de se lancer dans un processus relativement exigeant comme la lacto-fermentation, il serait préférable de tester sa résistance à la plante. 

Publié par Cuisinedesfleurs à 21:35:00 dans L'utilisation des plantes : santé, beauté, alimentation | Commentaires (1) |

Le chénopode Bon Henri : l'ancêtre des épinards.... | 15 juin 2008

 

CHENOPODE BON HENRI


Famille des Chénopodiacées
Cueillette : feuilles, avril-novembre
                inflorescences, juillet-septembre
                graines, août-octobre
Habitat : décombres, bords des chemins, abords des chalets d'alpages et des habitations,
     reposoirs-lieux fumés.
Particularités de la plante :
     - vit surtout en montagne,
     - feuilles triangulaires au toucher farineux,
     - appelé aussi épinard sauvage,
     - forme parfois des colonies très importantes.
Propriétés médicinales : émollient et légèrement laxatif.
     En usage externe, on confectionne avec ses larges feuilles des cataplasmes émollients et résolutifs.
Elle est indiquée contre l'anémie car riche en fer.
Les feuilles hachées et appliquées sur les abcès et les furoncles les font mûrir par l'action du mucilage.
Les graines ont une action laxative légère et sans danger : utiliser 10 g de semence par tasse en infusion.

Utilisations culinaires :
     - jeunes feuilles en salades.
     - feuilles âgées en légumes cuits comme les épinards, ou en soupe.
     - jeunes inflorescences cuites à la vapeur et servies avec une sauce à la façon des asperges.

 

Publié par Cuisinedesfleurs à 22:18:43 dans L'utilisation des plantes : santé, beauté, alimentation | Commentaires (0) |

La pulmonaire | 15 juin 2008

PULMONAIRE OFFICINALE 
Pulmonaria officinalis 
Famille des Borraginacées

NOMS COMMUNS :
Grande pulmonaire, Herbe aux poumons, Herbe au coeur, Coucou bleu, 
Sauge de Jérusalem, Herbe au lait de Notre-Dame

CONSTITUANTS PRINCIPAUX : 
Des tanins, des mucilages, des saponines, des flavonoïdes, des vitamines A et C,
 des résines

PARTIES UTILISÉES :
Les feuilles et les sommités fleuries

DESCRIPTION :
La pulmonaire officinale est une plante vivace à souche épaisse, ou plutôt à tige souterraine, qui émet de nombreuses radicelles. Les tiges, de 15 à 30 cm, sont épaisses, dressées ou ascendantes, couvertes de poils rudes. Les feuilles, alternes, ovales, lancéolées, sont couvertes de taches blanches, d'où son nom de pulmonaire. Les fleurs, grandes, rouges, puis bleu violacé, groupées en grappes terminales, sont visibles d'avril à juillet. Le fruit, composé de quatre akènes, est entouré par un calice persistant.

CULTURE ET RÉCOLTE :
La pulmonaire officnale est commune en Europe, dans les bois et les autres endroits humides. Sa multiplication s'opère par semis des graines ou division des pieds. La récolte des feuilles se pratique à leur complète maturité en juillet-août; très fragiles, on les sèche rapidement dans des endroits secs et aérés.

PROPRIÉTÉS : 
- Emolliente
- Adoucissante
- Expectorante
- Dépurative

INDICATIONS :
- Affections des bronches
- Toux
- Engelures
- Dartres

UN PEU D'HISTOIRE : 
La Vierge Marie, lors de sa fuite en Égypte, allaitant à la hâte Jésus, aurait perdu quelques gouttes de lait. Celles-ci seraient alors tombées sur une pulmonaire qui, en souvenir, en aurait gardé la marque au fil des siècles les feuilles tachetées de blanc...

ATTENTION :  L'emploi de la pulmonaire est réglementée dans de nombreux pays.

ALIMENTAIREjeunes feuilles et fleurs en salade,  feuilles plus vieilles en légumes, en beignets ou en omelette.
Ici, je les ai utilisées comme des épinards.
Les fleurs sont récoltées au printemps (avril, mai). Ensuite, les feuilles continuent de se développer.

Publié par Cuisinedesfleurs à 21:57:13 dans L'utilisation des plantes : santé, beauté, alimentation | Commentaires (0) |

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