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(Sur)humain..(In)humain.. | 29 novembre 2008

 

(Sur)humain..(In)humain.. 

 

 

Passe!
Marcher sur l'eau !
Fait tout à fait extraordinaire ou en tout cas chose bien exceptionnelle que celle la
Ce serait, le considèrera-t-on cela non sans  quelque acception ou référence bien religieuse, comme étant de l'ordre du surhumain !
A l'image de son vénérable et non moins universel sujet
Soit! qu'à cela ne tienne

 
Mais marcher sur des œufs !?
Sans même risquer les casser..ni les écrabouiller
C'est quand même dur non ?
En tout cas à..gober !..

Des œufs..vous vous imaginez ?
Des œufs tout corsés, tout broyés
..tout cassés, tout écrabouillés..
Vous vous rendez compte de la difficulté de telle entreprise !?
C'est me semble-t-il, en tout cas tout autant ou même davantage, plus délicat
Des œufs totalement brouillés et enchevêtrés, ils sont, et pour le moins, quand même..durs à (les)faire ..avaler - et pas seulement à un humain !
Ni sinon du reste à un esprit espiègle ou malin  

Et que ce serait là une faculté par trop saugrenue à la faire subir à quiconque
 
Mais l'on ne va s'embrouiller l'esprit pour autant
Ni trop s'en faire tout un plat avec..
Sauf à considérer que pour digérer cela, l'on ne verserait dans quelque comportement peu recommandable et avec quelque attitude néfaste d'un genre bien inhumain

Ce qui n'honorerait le genre forcément ou seulement humain

Publié par Flâneur à 18:02:19 dans tantkàvoir | Commentaires (8) |

Ils vont ils viennent | 14 novembre 2008

 

 

 

Ils vont.. ils viennent

 

Ils vont

Ils viennent

Les jours

 

Ils s'en vont

Et puis s'en viennent

Disent les gens

 

Plus que les gens 

Les jours

..S'en vont

Et reviennent indéfiniment

 

Les gens

Chaque jour

Viennent mais eux s'en vont

Comme lorsqu'ils s'en vont définitivement

 

Les jours viennent

Et s'en vont comme le vent

Dont les gens ne s'en souviennent

Le plus souvent

 

Vont les jours

Comme les gens

Quand ils s'en vont

Les gens surtout s'en vont, c'est ce qu'ils font

 

Viennent ces amours

Et avec, leur entregent

Qui apaise ou confond,

Mais personne ne s'en morfond

 

Ces amours..

Chez les gens en ces jours

Ces amours

Tout flottant alentour

 

Qui s'en viennent

Ou qui s'en vont

Quand les jours

Viennent et Vont

 

Et des fois reviennent

Comme les gens, qui au fond,

Tous font un petit tour

Et puis s'en vont

 

Ainsi vont

Ainsi viennent

Les jours

Les amours

                 les gens

 

Vont et viennent les jours

Vont et viennent les gens

Et leurs amours

Tout indigents

                    Ou bien indulgents

 

Ils vont

Ils viennent

 

Ainsi vont

Ainsi viennent

                      Les jours

                      Les gens

 

Publié par Flâneur à 15:52:51 dans tantkàvoir | Commentaires (23) |

Giga Bis Repetita | 01 novembre 2008

 

"Giga Bis Repetita"

 


Tiens..cet "obscur" et non moins fumeux jeudi noir de 1929 se serait invité, spéculation boursière effrénée et "crise financière systémique" au devant de la scène aidant, en une "Giga Bis Repetita" - celle annonciatrice d'un millénaire qui, forcément, ne ressemblerait à aucun autre.. Elle est, sauf élément d'appréciation contraire, sans nulle autre pareille, elle serait cette fois-ci, par le biais d'une mondialisation démesurée et paradoxale car restreignant bien d'autres libertés (de mouvement des hommes bien amoindris pour leur part et en tout cas plus ou mieux contrôlés que celui des biens et services ainsi que des monnaies et autres écritures comptables), cette crise "Grandeur Nature" toute relookée..revisitée.."reboostée"..à pleins feux..à pleins gaz..plein les poches..plein la gueule..ou comme quoi la mémoire humaine ferait défaut, et surtout ferait encore une fois des siennes : les dégâts sont ou seraient encore énormes ; et ça craint fort à ce niveau


ça tomberait à pic dans ce sens, ce "retour" ou ce retournement d'histoire, c'est pile poil que ça tombe, cette mise à nu toute remixée, cette (re)mise en scène, bien dramatique ou pour le moins dommageable..même que ce retour à cette "case-départ (de 1929)" avec ses particularismes et ses conséquences à venir nous ferait, et pour longtemps encore si ce n'est au prix fort surtout aussi, tourner en bourrique, tant les espaces se concentrent risquant imploser, et les  niveaux de profit se désagrègent face à l'ampleur des dégâts systémiques ou collatéraux dus à bien des spéculations éhontées, face aux élans des évocations de lendemains meilleurs mais en réalité bien entamés et bouffis..des tournures toutes faites et des sentiments aspergés par les tumultes ambiants ont trop pris d place en nos esprits, à nous autres inoculés par des faiseurs d'opinion de tout poil..qui s'en mordraient les doigts, sait-on jamais : la menace, en tout cas présente, aurait la force d'un Tsunami..et l'on ne peut résister aux éléments que sont le feu, l'eau..et, qu'on se le répète aussi, la "foule".. : et son coléreux tonnerre déjà gronderait..


ce comment, histoire de donner au change (?) je me disais, au départ, que ce texte n'aurait ni..queue, ni tête..et, en tout état de cause, qu'il serait mis en page et lancé sans autre ambition que de ne plus être en trop grand décalage  de sa propre abyssale et entamée marge, assurément, il se contenterait de sa propre et marginale suffisance donc, sans avoir à  (trop ?) verser dans un déballage dont je n'ai à le faire d'autant que surtout, et je ne devrais être seul à cette aune, me sont inaccessibles ses cotés obscurs, bien étrangers ses secrets.. et aussi, je m'en remets à la clémence des saigneurs de ces sommes d'épargnes qui – miracle ( ?!),- comme subitement volatilisées l'on ne sait où mais pas comment !..Quand même, pas çà !..vite ! des fusibles, cherchons les fusibles, que dis-je ! trouvons-les et "fissa" ! et que çà saute ! pour qu'ils paient l'addition bien corsée..cette addition toute bien salée.. Et cette sale affaire n'en finirait de livrer bien de ses secrets mais en tout cas pas avant d'en avoir fait payer tout le prix à bien des contingents voire à bien des continents qui à vrai dire n'y seraient pour rien en c bouleversement issu d'une logique de marchés spéculatifs en l'espèce dangereux – une nouvelle "arme de déstructuration massive" ? un terrorisme à visage financier ?
Et les ordres..fusent et, fussent-ils de vente ou d'achat, ces ordres font désordre ; et puis les statistiques disent tout sauf l'essentiel ; mon Dieu que c'est pas correct tout ça !..on pourrait bien les faire parler quand même..ces foutues statistiques non !? une question de technique ? peut être, assurément; une question d'éthique aussi, surtout..oui ! mon cher..oui! ma chère! absolument ! mes très chers..une "Foi"..n'est pas (forcément une) coutume !..


par ailleurs, l'on ne se hasarderait à se prendre le pied dans le tapis rouge..couleur sang, odeur sueur..maintenant que les prises de tête sont légion et que les décotes font la une des médias et ouvertures de journaux télévisés ; dès lors que les chroniques se veulent plus (cou)rageuses sinon plus expertes encore tout en constituant les choux gras de ces unes, et des contenus d'éditorialistes qui voudraient, maintenant que c'est un peu plus forcé-corsé-roussi, en découdre vraiment. après avoir pendant longtemps été idéalistes, mais se métamorphosant désormais en éditoréalistes (oh!) ?! c'est tant mieux alors..qu'à Dieu ne plaise  ! surtout qu'il y'aurait des sirènes qui chanteraient, à l'unisson, des agonies de bitume..voilà comment le monde va..comme il va..mal à force d'avoir joué au malin, à l'astucieux ( se sucrer ainsi et à n'en plus finir ainsi que la quête de profits et de gains sans réel effort et à court terme rendraient aveugle ou aggraveraient quand ils ne les susciteraient, bien des avanies et autres cupidités ) et le moral des troupes en a pris un sale coup ! plus préoccupant encore, la confiance en a pris un -sacré- coup, sérieux celui-là..surtout préoccupant n'est-ce pas, car la confiance est la base de tout ce qui s'entreprend en société !? tiens, après le calice, si l'on en buvait un coup, pour oublier !? pour pas trop s'affoler..?! un coup pour moi, un coup pour toi, santé ! bravo ! ça débite..ça crédite..tant qu'on y est..alors que les chapitres comptables se couvrent d'opacité et autres facéties d'écritures et qu'aucun sens ni orientation apaisant n'y sont encore structurellement perceptibles, ou que ces chapitres de rouge marqués et leurs montants et chiffres se gonfleraient, en douce, et s'y calfeutreraient derrière un voile de silence plombé ! à perte et profit que tout cela y est en tant que de besoin  classé..et que tout y est rangé-agencé-glacé en toute bonne orthodoxie comptable, bancaire, boursière..un coup – du tort spéculatif - mortel pour moi et un coup – du sort- bien salvateur pour toi !? ou même, commutativité oblige, c'est aussi valable dans l'autre sens ? ces vaseux..vases communicants s'en donneraient à cœur joie, de ce fait..l'argent a changé de poche, de banque, de mains et d'horizons de destination - où en est la contrepartie ?..et même si rien n'y fait, car rien n'est parfait et en dépit que tout s'y conjuguerait en son essence, la Loi mathématique a cette faculté.. ce don..et cela a du bon, encore, des fois, sauf comme ce me semble être précisément le cas, si l'on en abuse..et que tout excès, par définition et, au besoin, par prudence, est nocif..et qu'il nous en couterait à tous ou notamment à l'encontre d'une..écrasée majorité, de trop tirer sur ce fil..


mais pas pour ceux qui en auraient profité du filon, n'est-ce pas !? et les courbes – j'ai entendu fourbes..,- ne trompent personne qui ait les mains encore  toutes enfouies dans le cambouis, dans le labeur et les yeux levés vers le ciel d'espérances désormais battues en brèche, laminées..sur le tapis des laissés pour compte d'un genre nouveau : Ko ?! pour le contre air ambiant (question d'ambiance..toujours..) il faut repasser, il faut revisiter le passé..tout bien décomposé fait de larmes et de peines - aussi d'espoirs, de quêtes de bonheur à construire..alors prêts ? serions-nous - à chaque fois prêts..pour de nouveaux prêts ? et financièrement s'entend,  serions-nous pour de nouveaux engagements? pour de nouveaux astronomiques crédits ? qu'ils soient abyssaux ? ou marginaux ? pour remettre en place -pas en jeu !- cette confiance pourtant bien allègrement trahie.. ?!


vite ! une éponge, qu'on essuie le vilain tableau noir (mais) couleur sang, disions-nous ! qu'on fasse table rase, à défaut de la jeter l'éponge, et le moral des troupes avec..

en attendant, que demain, ça rase gratis, sait-on jamais..ou à défaut, l'on se contenterait de raser les murs d'un tel ratage : Colossal ! à ce niveau, çà craint à ce qu'il parait..et l'on se souhaiterait avoir juste rêvé non !? Cauchemardesque que tout çà et que tutti quanti..

mais peut on faire tout cela ? peut-on ainsi dire tout çà ? et le dire ou surtout le vivre-subir, ainsi ? comme çà !? ha ! ha ! ha !


 

Publié par Flâneur à 16:02:12 dans tantkàvoir | Commentaires (14) |

Mais | 24 octobre 2008

 

Mais

  
                                                            
Je sais..
cela fait quelque temps que je ne suis venu
avec..
au delà de mes mots,
mon désir
..ma folie,
mon ambition à t'entretenir
..à te tenir
comme accroché(ée)
comme suspendu(e) à mes secrets
à mes partages :
                          Mais..
Oui ! ..mai..juin, juillet
et puis oust !
car c'est déjà l'automne qui pointe son nez
juste après août
dès septembre
où l'heure aura enfin sonné
et cela s'accélère en octobre puis en novembre
et ainsi décembre
puisque janvier fait vriller
bien des nostalgies
il les fait briller
de blancheur des fois toute enneigée
et aussi le modique février
et les pales mars-avril
qui se défilent
et puis..
et puis le tour est  joué
il est ainsi vite fait
vite fait bien fait
le temps s'enroule
tout enjoué
il se déroule
tout latent
sans en donner l'air
lui qui a tout son..temps
lui qui est si indolent
tout impassible, tout patient
face à l'adversité de son passage
en sa fuite d'éternité
vois-tu
..je sais que tu sais
que mes mots m'échappent
et que les jours, les mois, les années
me happent
et que les siècles s'enchaînent
et achoppent
envers les convenances des hommes
en cette mesure
toute défaite
et surtout, des fois, toute surfaite
au hasard du calendrier
et même au goût des uns
ou à la faveur ou saveur des autres
                                                   oui..mais
..mai, juin, juillet
août, septembre octobre
novembre, décembre
janvier février mars
..avril
c'est fou
ce défilé
ces mois
un peu olé olé
ces émois
un peu fous à lier

il fallait oser

risquer s'enliser
et même être un peu feu follet
pour venir t'entretenir ainsi
sans rien baliser
                       ..mais
je suis ainsi
là-bas
..loin
tout loin
ou si près d'ici
 

Publié par Flâneur à 18:54:51 dans Poetikavoir | Commentaires (20) |

Instant | 28 septembre 2008

 

Photo : Laurent Mounoury  - "Boule" 

 

 

Instant



Je n'avais rien fait de plus
Pas un geste
Pas même un pas
Ni ouvert la bouche
Ni produit un son
Ou prononcé une parole
Et toi également
Nous avions laissé faire les choses
Et vu passer le temps
Avec ses saisons
Et puis..
Le silence s'était installé
Confortablement, en sa marge
Et il ne semblait incommoder nos personnes
Se métamorphosant comme en une bulle,
Si légère, si mince et si large
Nous protégeant..
Et nous préservant
Intacts..
En l'état..
Nous maintenant
Sans façon
Avec tact
Comme en gestation
Et dès lors..
En un heureux hasard
Notre lien avait couvé
Loin des regards
A l'abri de tout le reste
De la présence criante du monde..
Loin des assauts bruyants de la vie
Et l'on s'en contentait,
Tout naturellement
Heureux qu'on était
D'être ensemble – seuls
..Seulement
Et même terriblement ensemble
Tout seuls..
Même en étant loin
L'un de l'autre
Physiquement
Nous demeurions liés
En nos êtres connectés
Comme tout noués
Par des fils invisibles
Faits de cet éclat
Tout indicible
Tout de lumière..
De cet amour..
Loin des regards
Tout plein d'égards
En son coin
En sa marge
Toute dépeinte
En son mutisme apparent
Et en son absence feinte
Car ce silence avait sa musique
En toile de fond
Faite de tous ces bruissements
Et de cette grande insouciance
Qui germent au fond de nos êtres
Comme ceux de l'enfance
Qui ne laissent rien paraître
Comme ceux du vent
Qui en ses errances
Emporte au loin bien des tourments
Car nous en jouissions de son inattendu passage
Et nous nous fredonnions sa subtile mélodie
Nous distrayant de ces seules notes en partage
Dans une inimitable parodie
Voila..pourquoi
Voici comment
L'éternité féconde l'instant
Voici cet éperdu moment
Où l'instant s'ensemence d'éternité

Publié par Flâneur à 21:05:50 dans tantkàvoir | Commentaires (28) |

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