Quand un mouton lui disait "mê",
Renard répondait: "il n'y a pas de mais".
N'en déplaise au cher Jules
- Dont je suis un émule -,
Il n'est pas de mouton sans mê.
Mais le bon maître aimait à plaisanter:
Il savait, en réalité,
Que le mê se module de bien des manières,
Que le mê du mouton amoureux
N'est pas le mê du mouton en colère.
Quant à celui du mouton malheureux,
Dirai-je qu'il me désespère?
Beaucoup moins cependant
Que celui qu'on entend
Quand le mouton bêlant voit, tremblant de terreur,
Approcher le couteau du sacrificateur.
NOTA BENE: cliquer sur CD
Publié par dupilet à 13:10:35 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
- Point n'est besoin d'être grand clerc
Pour dire que, sur cette terre,
Il n'est de salut pour personne;
Qu'il faut partir quand l'heure sonne,
Qu'ici-bas rien ne dure,
Et qu'il serait contre nature
De ne pas mourir.
- Ici-bas, viens-tu de dire?
Mais là-haut?
- Là-haut? ah! là-haut!...
Publié par dupilet à 12:51:29 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
(sur l'air d' After youv' gone)
Quand tu es là, la vie est belle.
Quand tu es là, tout étincelle :
J'ai le cœur
En ardeur
Et chaque instant est un instant de bonheur
Quand tu t'en vas,
C'est autre chose;
Quand tu t'en vas,
Je suis morose.
Puis tu reviens : tout se métamorphose;
Je ne vois plus la vie en gris, mais en rose.
Et je me sens
Heureux à cent pour cent.
Publié par dupilet à 21:31:29 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Ci-gît un homme méritoire
Il suffit de trois mots pour célébrer sa gloire :
Il en avait.
Et son sang n'était pas un sang de vil navet.
Il en avait, comme son père,
Comme son père et son grand-père;
Car le cran, c'est héréditaire.
Il en avait, oui, il en avait, diantre !
Il en avait, du cœur au ventre.
Publié par dupilet à 19:04:51 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
J'aime les mots qui claquent fièrement
Comme des étendards fouettés par le vent,
Le vent de l'aventure,
Le vent doux, le vent dur,
Le vent, le vent..., enfin, le vent.
J'aime les mots qui sonnent, qui résonnent dans l'air
Les mots qui sonnent haut, les mots qui sonnent clair.
Ainsi, quand j'entends Carcassonne,
Ah ! Carcassonne !
Arrête, je t'en prie !
Cesse tes sonneries!
C'est vrai, il nous rendrait malades
Avec ses carcassonnades !
Publié par dupilet à 19:27:30 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
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