A propos de tout, à propos de rien,
Le poète embouche son buccin.
- Un buccin vaut bien une lyre,
Quand on a quelque chose à dire -.
Publié par dupilet à 10:02:53 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (1) | Permaliens
Jules Mousseron contait en patois
Des histoires de bon aloi.
Elles me faisaient souvent rire,
Et j'ai toujours plaisir
A me rappeler celle
Où l'on parle de l'haridelle
Et de la charrette
De Cafougnette.
Cafougnette, de retour de fête,
Arrête sa charrette
Pour s'allonger dans l'herbe et pour cuver son vin.
Pendant qu'il dort profondément,
Un malfrat fauche sa jument.
Au réveil, Cafougnette est tout désemparé.
Il ne sait plus ni où, ni qui il est:
"chétimi ou chétipami?"
A deux mains il se prend la tête
Et la lumière éclaire son cerveau:
"Si ch'est mi, j'ai perdu min c'vau;
Mais si ch'est pas mi, j'ai trouvé ein' carrette!"
Il est des propos où l'humoristique
Le dispute au philosophique.
Publié par dupilet à 17:43:06 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
- Kader Youssef avait tout par trois:
Trois palais, trois derricks, trois harems et trois oies.
Pourquoi trois oies?
Je ne sais pas.
Je sais seulement que l'une de ces oies,
La plus belle,
Mais aussi la plus frêle,
Vint à mourir d'un mal de gorge
Comme la cane du grand Georges.
Et ce fut le commencement
Du grand délabrement:
Les deux autres oies dépérirent
Au point, à leur tour, de mourir;
Les odalisques s'étiolèrent,
Les puits, peu à peu, s'asséchèrent
Et les trois palais s'écroulèrent
Dans un grand fracas de tonnerre.
- Et le bon Kader, dans tout ça?
- Le bon Kader? Il émigra.
Publié par dupilet à 11:24:24 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (1) | Permaliens
Il ne faut pas avoir honte,
A quel que jeu que l'on joue,
De demander un acompte:
Un bisou sur chaque joue.
Que ce soit à la belote,
Au tennis ou au rami,
Au rugby, à la pelote,
Bécotons-nous entre amis
Bisou, Zidane;
Bisou, Beckham.
Il ne faut pas avoir honte,
A quel que jeu que l'on joue,
De demander un acompte:
Un bisou sur chaque joue.
Publié par dupilet à 16:21:33 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (1) | Permaliens
Laurent n'a d'yeux que pout Yvette,
Et Yvette ne voit qu'Alain.
Alain en pince pour Claudette,
Et Claudette aime Sébastien.
Sébastien en tient pour Nadine,
Et Nadine a pour Ferdinand
Une affection non anodine.
Mais Ferdinand brûle ardemment
Pour une certaine Constance,
Une Constance bien nommée car elle pense
A celui qui demeure encor
Cher à son coeur, bien qu'il soit mort.
Publié par dupilet à 17:20:45 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (4) | Permaliens
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