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Poésies et fantaisies

© Léon Dupilet - Tous droits réservés

LA MUE copyright Léon Dupilet | 14 juillet 2008

 

Un beau chanteur de charme

A la voix de velours

Donnait beaucoup d'alarme

Aux maris d'alentour

 

Les succès féminins,

Il ne les comptait plus:

Amours sans lendemains,

Souvenirs superflus.

 

Certains sont pendus haut et court;

Lui fut coupé bas - sans recours -

Par un chirurgien mortifié

D'avoir été cocufié.

 

Depuis lors, notre ténor

Chante encor,

Mais fini les chansons d'amour!

Il ne chante plus rien que des chansons d'anoure

Avec, comme bien vous pensez,

Une pauvre voix de fausset. 

 

Publié par dupilet à 09:59:17 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) |

APPRECIATIONS copyright Léon Dupilet | 13 juillet 2008

 

Comme c'est beau, un cochon rose!

Dit un poète émerveillé.

Moi, ça ne me dit pas grand-chose,

Affirme un riche quincaillier.

Et moi, dit un petit garçon,

C'que z'aim' dans l'coçon,

C'est son saucisson.

 

 

Publié par dupilet à 16:34:14 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (1) |

AU PARADIS DES VOLEURS copyright Léon Dupilet | 13 juillet 2008

 

Pendant que les pendus se réveillent

Au paradis des voleurs,

Leurs bourreaux, par monts et par merveilles,

Vont cueillir la petite fleur.

 

A coups d'oeillades assassines,

Ils réduisent à leur merci

Les jolis gueuses, les concubines,

Les veuves de ceux qu'ils ont occis.

 

Pendant que les pendus se réveillent

Au paradis des voleurs,

Leurs bourreaux, par monts et par merveilles,

Vont cueillir la petite fleur.

 

Mais voilà que ces tortionnaires

Veulent à tout prix convoler,

Et devant les curés et les maires,

Ils se passent la corde au collet.

 

Pendant que les pendus se prélassent

Au paradis des voleurs,

Leurs bourreaux, sur terre, ont pris leur place.

Plaignons les pauvres bourreaux des coeurs.

 

Publié par dupilet à 11:31:10 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (1) |

PENDANT LA GUERRE, EN ALLEMAGNE copyright Léon Dupilet | 12 juillet 2008

 

" Was! fous afez fait fic-fic tans mon lazarett!"

L'infirmière et le soldat n'étaient pas à la fête.

Pendant que l'herr doktor exhalait sa fureur,

L'homme avait un sourire un rien provocateur

Les coupables attendaient que l'orage s'apaise.

L'Allemand, à la fin, se leva de sa chaise.

Il dit à l'infirmière de sortir,

Puis il regarda le prisonnier français

Qui fut tout stupéfait:

On répondait à son sourire!

 

 

Publié par dupilet à 11:32:18 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (1) |

GESINE copyright Léon Dupilet | 12 juillet 2008

 

Tant qu'il n'a pas pondu,

Le poète est tout à son oeuf.

Et ça le travaille, et ça le travaille!

Ca le travaille agréablement, mais ça le travaille.

 

Et quand il a pondu son oeuf,

Rendu au terre à terre de son quotidien,

Qu'est-ce qu'il dit?

Qu'est-ce qu'il dit?

Il dit:"qu'est-ce qu'on mange, à midi?".

Publié par dupilet à 11:15:44 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (1) |

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