Un beau chanteur de charme
A la voix de velours
Donnait beaucoup d'alarme
Aux maris d'alentour
Les succès féminins,
Il ne les comptait plus:
Amours sans lendemains,
Souvenirs superflus.
Certains sont pendus haut et court;
Lui fut coupé bas - sans recours -
Par un chirurgien mortifié
D'avoir été cocufié.
Depuis lors, notre ténor
Chante encor,
Mais fini les chansons d'amour!
Il ne chante plus rien que des chansons d'anoure
Avec, comme bien vous pensez,
Une pauvre voix de fausset.
Publié par dupilet à 09:59:17 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Comme c'est beau, un cochon rose!
Dit un poète émerveillé.
Moi, ça ne me dit pas grand-chose,
Affirme un riche quincaillier.
Et moi, dit un petit garçon,
C'que z'aim' dans l'coçon,
C'est son saucisson.
Publié par dupilet à 16:34:14 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (1) | Permaliens
Pendant que les pendus se réveillent
Au paradis des voleurs,
Leurs bourreaux, par monts et par merveilles,
Vont cueillir la petite fleur.
A coups d'oeillades assassines,
Ils réduisent à leur merci
Les jolis gueuses, les concubines,
Les veuves de ceux qu'ils ont occis.
Pendant que les pendus se réveillent
Au paradis des voleurs,
Leurs bourreaux, par monts et par merveilles,
Vont cueillir la petite fleur.
Mais voilà que ces tortionnaires
Veulent à tout prix convoler,
Et devant les curés et les maires,
Ils se passent la corde au collet.
Pendant que les pendus se prélassent
Au paradis des voleurs,
Leurs bourreaux, sur terre, ont pris leur place.
Plaignons les pauvres bourreaux des coeurs.
Publié par dupilet à 11:31:10 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (1) | Permaliens
" Was! fous afez fait fic-fic tans mon lazarett!"
L'infirmière et le soldat n'étaient pas à la fête.
Pendant que l'herr doktor exhalait sa fureur,
L'homme avait un sourire un rien provocateur
Les coupables attendaient que l'orage s'apaise.
L'Allemand, à la fin, se leva de sa chaise.
Il dit à l'infirmière de sortir,
Puis il regarda le prisonnier français
Qui fut tout stupéfait:
On répondait à son sourire!
Publié par dupilet à 11:32:18 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (1) | Permaliens
Tant qu'il n'a pas pondu,
Le poète est tout à son oeuf.
Et ça le travaille, et ça le travaille!
Ca le travaille agréablement, mais ça le travaille.
Et quand il a pondu son oeuf,
Rendu au terre à terre de son quotidien,
Qu'est-ce qu'il dit?
Qu'est-ce qu'il dit?
Il dit:"qu'est-ce qu'on mange, à midi?".
Publié par dupilet à 11:15:44 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (1) | Permaliens
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