Déflorer une forêt vierge ne va pas sans inconvénient.
L'herbe y est haute, et pour se frayer un passage
Sous son ciel à l'épais feuillage,
Il ne faut pas être un feignant.
Ce n'est pas une sinécure
Que de sabrer dans la verdure
Afin de s'ouvrir un chemin,
Un chemin qui ne mène à rien.
Nul bananier providentiel,
Nul cocotier tombé du ciel:
On n'y a pas ce dont on a l'envie.
- C'est un peu comme dans la vie -.
Publié par dupilet à 13:23:25 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Je n'ai en tête qu'un seul vers,
Un seul vers pour garder le cap,
Le cap de la bonne espérance;
Pour me garder des handicaps,
Des handicaps et des errances;
Un vers grâce auquel tout s'éclaire:
Heureux sont les fêlés, car ils voient la lumière.
Publié par dupilet à 09:11:36 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
C'est un air qui nous vient de l'Espagne.
Un émouvant récit l'accompagne.
Accordez-vous le temps
D'écouter ce conte d'antan.
Il s'agit d'une belle Andalouse
Dont toutes les femmes étaient jalouses
Et dont, jeunes et vieux,
Les hommes rêvaient, faute de mieux.
Car la belle Andalouse était sage
-Pour autant qu'on pouvait en être assuré-.
Elle recevait beaucoup d'hommages,
Mais elle n'y prenait jamais d'intérêt.
C'est pourquoi, dans le petit village,
Il y eut de nombreux commérages
Lorsque le bruit courut
Que Conchita avait disparu.
On oublia Conchita-la-belle,
Mais on devait encor parler d'elle
Quand on la retrouva
Aux environs d'Antequera.
De Pedro elle était la compagne.
C'était un bandit de la montagne.
Quand on vint l'arrêter,
Conchita marcha à son côté.
Ils eurent tous deux la même peine.
En secret, Conchita l'avait souhaité.
Après force années de quarantaine,
Ils se sont retrouvés, fous de liberté.
Ils partirent pour les Amériques.
Au bord de l'Océan Pacifique,
Ils ont fêté tantôt
Leurs noces d'or à San Francisco.
Remarque: Yves Montand m'a dit: "elle me plaît, mais elle n''est pas pour moi".
Il a ajouté: "A la fin, vous dites: "Conchita tint boutique...". Ca veut dire
qu'elle a tenu un claque? non? heureusement...vous devriez changer..."
J'ai changé.
Publié par dupilet à 11:42:57 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Foin des estampes japonaises!
Il ne voulait, sur ses cimaises,
Que des tableaux de grand format.
Quant aux sujets, il n'avait cure
De ceux inspirés d'Epicure,
De Lesbos ou de Kamafouchtra.
Un lourd orang-outan faisant la révérence,
Une otarie plongeant dans un bain de jouvence,
Voilà ce que goûtait le plus
Cet excentrique olibrius.
N.B. Poésies illustrées sur site "Lire & récréer"
rubrique "Poésies" ( "Chez Léon").
Publié par dupilet à 13:44:52 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Dans l'immense étendue de la plaine,
Au pas lent
De son grand
Cheval blanc,
Le cow-boy fredonne sa rengaine
En se balançant nonchalamment:
Tiou di la di la di dou dou dou la di dou.
Le cow-boy a conduit des centaines
De troupeaux
Avec ses
Compagnons
Il va se retirer de la plaine,
Il va se retirer des arçons:
Tiou di la di la di dou dou dou la di dou.
Mais notre cow-boy n'a pas de peine,
Au pas lent
De son grand
Cheval blanc,
Car il pense à la fille qu'il aime
Et qu'il épousera au printemps:
Tiou di la di la di dou dou dou la di dou.
Publié par dupilet à 09:21:13 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
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