La Vénus
de Milo,
L'Angélus
de Millet,
Le gibus
de Paulo
et la queue du pilet
sont faits pour enchanter le monde,
Le monde de Jean-Paul, le monde de Raymonde.
Publié par dupilet à 09:26:32 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Quand j'ai retiré mon nez de mon trou d'autruche,
Et si je lis dans mon journal
Que l'équipe de France a été mise à mal
Par celle de l'Autruche,
Je ne crie pas à l'injustice.
Je ne suis pas raciste.
Je suis chauve, mais pas chauvin.
D'ailleurs, moi, je les aime bien,
Les Autruchiens.
Publié par dupilet à 13:57:42 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Être né quelque part, il n'en faut jamais plus
Pour rendre heureux un imbécile.
Brassens, comme Confucius,
L'a proclamé de ville en ville.
Si l'on peut tirer vanité
D'être né dans telle cité,
Il est encore plus goûté
D'y habiter.
Encor faut-il que le lieu-dit
Ne soit pas un endroit maudit.
Pour rendre heureux un imbécile,
Il faut que la petite ville
Ait, à l'intérieur de ses murs,
Quelques trésors d'architecture;
Et il est bon que l'on y puisse
Apercevoir un mannequin qui pisse
Ou, au détour d'une venelle,
Une petite tour Eiffel.
Mais le nec plus ultra,
Le summum du décrochez-moi ça,
C'est de croiser sur son chemin
Quelque footballeur africain.
.
Publié par dupilet à 15:41:35 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Dans un bal costumé,
Un monsieur parfumé
Représentant un galant de la Belle Epoque
S'incline devant moi
Et, frémissant d'émoi,
Me tient quelques propos que je trouve baroques.
Il m'invite à danser.
"Je ne sais pas valser",
Pensé-je dire.
Mais je reste sans voix
Et, comme malgré moi,
Par lui je me laisse conduire.
Comme en un rêve,
Sans trève,
Bercée par les flots
D'une musique
Magique,
Je glisse sur l'eau.
Je ne sais même plus où je suis,
Mais de cela je n'ai nul souci.
Comme une folle,
Je vole,
Je ne vois plus rien
Que des lumières
Légères
Qui brillent au loin.
Sous l'emprise du charme, je ferme les yeux.
Ah! quel voyage merveilleux!
Non, je n'ai pas rêvé.
Cela m'est arrivé
Dans un bal costumé, la semaine dernière.
Chez moi j'ai essayé
A nouveau de valser
Mais, hélas, je n'avais plus la même manière.
C'est pourquoi je me dis
Que, l'autre mercredi,
Ce n'est pas moi qui ai dansé, mais une aïeule
Qui, pour quelques instants,
Revint chez les vivants.
Ce n'est peut-être pas la seule.
N.B. Texte illustré et vocalisé sur site Lire et récréer
Rubrique Poésies (Chez Léon).
Publié par dupilet à 09:17:20 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (1) | Permaliens
- Moi, je l'ai vu
dans la rue.
Il avait une plume au chapeau.
C'était rigolo.
- Oui, c'était quelqu'un.
- Moi, je l'ai vu
au volant de sa voiture.
Il avait fière allure.
- Oui, c'était quelqu'un.
Moi, je l'ai vu
à la télé.
Je l'ai même entendu parler.
Il était un peu dur de feuille
mais il y en avait plein son fauteuil.
- Oui,c'était quelqu'un.
- Moi, je n'ai vu
que son cercueil.
Comme il était grand, son cercueil!
- Oui, c'était quelqu'un.
Publié par dupilet à 11:26:19 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
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