Quand on a vingt ans,
On a tout le temps,
Le temps d'apprendre à vivre.
Quand on a vingt ans, on a tout le temps,
Le temps d'être content.
Un rayon,
Un rayon de soleil
Suffit pour que l'on ait le coeur en fête.
Vienne,
Vienne la tempête,
Et l'on a la joie d'affronter
Vents et marées.
Quand on a vingt ans,
On a tout le temps,
Le temps d'apprendre à vivre.
Quand on a vingt ans,
On a tout le temps,
Le temps d'être content.
Publié par dupilet à 09:09:11 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (3) | Permaliens
Quoi que l'on dise, et quoi qu'on fasse,
Il faut que vieillesse se passe.
A tuer le temps qui nous tue,
Il faut bien que l'on s'évertue.
Celle-ci n'est plus d'âge à laver sa cuisine
A grande eau, comme on lave un pont dans la marine.
Aussi tricote-t-elle des chaussons
En fredonnant une chanson.
Celui-là fait du jardinage,
Cet autre fait du bricolage.
Moi? moi, je tricote des vers
Comme on tricote un pull-over.
Et cependant que je rimaille,
Un voisin se tricote une cotte de mailles.
Je ne plaisante pas: c'est un original
Qui, passionné du Moyen-Age,
Se fait, dans un métal on ne peut plus spécial,
Une authentique cotte, et avec quel courage!
- Où en êtes-vous de votre progression?
- Ca va; j'en suis bientôt aux diminutions.
Publié par dupilet à 13:08:32 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai le cerveau brumeux
Comme les ciels du Nord,
Et je suis soucieux
De voir enfin éclore,
A la faveur d'une éclaircie,
Une carabistouille de génie.
..
Publié par dupilet à 08:03:16 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Il avait une belle femme,
Et son curé avait bon goût
Mais il n'y a pas eu de drame:
Notre homme n'était pas jaloux..
Il n'en voulait pas au curé,
Il n'en voulait pas à Constance.
Pas plus affecté qu'honoré,
Il honnissait qui mal y pense.
Mais il avait rompu avec son suppléant
Car il eût été au supplice
De s'entendre appeler "mon fils"
Par le père de ses enfants.
Publié par dupilet à 15:08:23 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
Ils étaient deux bergers qui venaient d'Allemagne.
Ces deux bergers allemands n'avaient pas de compagne
Et comme ils n'étaient pas homos,
Leur maître, un homme charitable,
Se fendit pour eux d'un cadeau:
Une ronde clèbse gonflable.
Les deux molosses s'escrimèrent
A se l'envoyer dans les airs
Et de la tête, et de l'échine,
Avec l'ardeur que l'on devine.
- Comme au fouteballe?
- Comme au fouteballe.
Publié par dupilet à 10:29:11 dans Poésies et fantaisies | Commentaires (0) | Permaliens
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