Publié par sansvoix à 19:53:59 dans sans voix | Commentaires (0) | Permaliens
Attends-moi, Papa, avant de partir. Car déjà dans la nuit...j'entends tes gris qui grincent et font grincer mes crépuscules. Attends moi, ne pars pas sans moi. Car moi je suis las, et las de ces matins qui ne chantent plus. Sans toi.
C'est lui, qui je ne sais plus. C'est lui qui a serré mes hanches. Lui qui cette nuit d'été a plissé mon pantalon...trop tôt, bien trop tôt... Au matin d'une vie balbutiante, qui désormais ne balbutie même plus. Attends-moi, protège-moi d'une autre solitude...trop, bien trop noire. Et mes genoux à terre, je trébuche encore, encore plus bas que le sol.
Oh dis-moi que tu n'es pas déjà sur la route. Moi je veux que tu m'aimes, moi je veux connaître la chaleur de tes consolations. Parle-moi dans cette nuit dentelée... Parle-moi de cette vie là-haut. Dis, quand reviendras-tu me chercher, quand reviendras-tu de ce trop long voyage ?
Le soir est une mâchoire qui dévore ton image. Dis...où est tu ?
Attends-moi, toi que je ne connais pas, moi je t'accompagnerai dans tous tes voyages...
Car ici tout est noir...ici ta lumière ne brille plus.
Nous sommes perdus dans une nuit sans étoile. Nous sommes perdu, mon père, alors moi je prie la lumière comme un dieu. Notre prison brûle, et les flammes n'éclairent aucune route. Et les flammes dévorent notre chair...cuite. Attends-moi...
Publié par sansvoix à 22:38:38 dans sans voix | Commentaires (0) | Permaliens
Partout y a de la joie !
Publié par sansvoix à 22:18:28 dans sans voix | Commentaires (0) | Permaliens
Je suis parti...Je suis revenu. Il y avait un gouffre silencieux... Et au fond d'un gouffre silencieux vivait un triste roi. Sourde mélancolie... Vivait un roi qu'on croyait mort... Belliqueuse paresse quand nous partions en guerre. Car la paix rend fou le guerrier. Car le guerrier pleure une gloire qui ne vient pas...
Je suis parti un jour d'été. Et ci-bas l'automne battait depuis des siècles sa morne idylle. Vivait au fond d'un gouffre un roi sans bague au doigt... Au sommet du sommet gisait un rire sans fin. Palais de granit qui creuse le gouffre et glace le temps. En contrebas un peu de lumière...un peu d'en haut qui filtre à travers les saules. Et la lumière ne marie qu'à la solitude les ombres du gouffre. Pâles reflets sur de sombres pavés.
Un clocher pointe vers le sol son histoire sans histoire...d'un royaume sans passé...sans rien...
Belliqueuse paresse d'un gouffre sans nom...
Je suis revenu d'un temps sans mouvement. Figé dans la moelle d'un âpre désir qui ronge...et qui ronge...
Que des miroirs brisés au fond des fleuves limpides. Et un lac noir rempli...de vide.
C'est le vide de l'autre qui donne, qui donne...et ne trouve en échange qu'un sourire mignard.
Je suis parti et j'ai pris peur...de moi.
Publié par sansvoix à 20:35:51 dans sans voix | Commentaires (1) | Permaliens
La transcription
1- La transcription débute par la coupure des liaisons qui unissent les bases de chaque chaîne d' ADN, de telle sorte qu'une partie de ces 2 chaînes se sépare.
Publié par sansvoix à 00:07:03 dans sans voix | Commentaires (1) | Permaliens