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Exclusif ! La source des ricochets.
Je viens d'apprendre une chose incroyable.
Au même titre que les fleuves, les ricochets ont une source. Et la source des ricochets français, qui font tant pour la régulation des viandards, nous ne les remercierons jamais assez, est située exactement à l'endroit où nait la Loire : au Mont Gerbier de Jonc, en Haute-Ardèche.
Une nappe phréatique faite de métal liquide donne ainsi naissance à 3 petits ruisseaux qui alimentent par la suite de multiples rivières de plomb souterraines qui, d'est en ouest et du nord au sud de notre territoire, éclaboussent de temps en temps la racaille des talus.
Comment j'ai su cela ? Une coincidence troublante. L'accident que je te relate aujourd'hui s'est déroulé en Haute-Loire, à une dizaine de km du Puy-en-Velay, parallèlement au tracé de la Loire naissante. Et il est question d'un malheureux ricochet.
L'accident que je vais te relater demain s'est passé dans le Maine-et-Loire, à l'autre bout donc du parcours de ce fleuve majestueux, avant qu'il ne se jette dans l'océan. Là aussi, il y a eu ricochet.
Etonnant hein ?
Pour ce qui nous concerne immédiatement, sache qu'un chasseur s'est pris la sauce à Lantriac (43), lieu-dit Couteaux, samedi 05 décembre en fin de matinée. Les plombs ont ricoché, c'est la faute à pas de chance. Vilains, les plombs...
Il a été conduit à l'hosto du Puy.
Publié par TAOMUGAIA à 09:22:17 dans Traditions connes et cruelles | Commentaires (0) | Permaliens

Tu vas lire ce texte, de Cavanna, tu vas te dire que bordel...c'est décourageant, autant pisser dans un violon ...Que jamais ça n'en finira, ces malheurs, ce sort terrible qui s'abat sur eux depuis des millénaires.
Et puis tu te diras qu'ils ne pourront jamais écrire de textes semblables, composer des chansons et des poèmes, hurler leur révolte.
Ce sont des sans-voix. Tu es leur voix. Ne l'oublie jamais.
"On croyait avoir gagné la bataille. Plus modestement, une bataille. Cette bataille-là. Celle de la fourrure. Ça remonte à loin. Des années. Personne n’osait plus en porter. Oh, pas par amour des bêtes au poil somptueux, même pas par pitié. Par trouille.
Il y avait eu l’époque des commandos. Qui traquaient la ******* en renard ou en vison. Les filles qui s’enfermaient dans l’ascenseur avec la poufiasse fière de son chinchilla (j’écris « chinchilla », je ne sais même pas si c’est une fourrure chère, enfin, mettons) et lui déversaient un demi-litre d’encre de Chine, ou de Javel, ou carrément d’acide sur l’ondulante toison, et puis s’esbignaient à l’étage, laissant hurler la rombière. Il y avait eu les manifs, les boutiques de fourreurs saccagées. Il y avait eu nous, Charlie Hebdo, Paule l’enragée en tête… Bref, la fourrure avait reculé. Disparu, pour ainsi dire. On était bien contents.
Ça ne pouvait pas durer. Les générations de connes succèdent aux générations de connes. Et tout est à recommencer. Les couturiers et tous ceux qui peuvent se faire du fric autour du martyre des bêtes ont fait ce qu’il fallait. La fourrure est tendance, la fourrure revient en force, c’est l’invasion massive, irrésistible.
Ce ne sont plus seulement les toisons prestigieuses, les traditionnels visons, les zibelines rarissimes, cadeaux de gros cons friqués à petites connes ambitieuses, qui font le gros du trafic, mais, figurez-vous, les peaux des chats et des chiens. Très mode, très très.
En zappant comme je zappe, je tombe l’autre jour –ne me demandez pas quelle chaîne, j’ai coupé le jus avant la fin et je me suis sauvé- sur l’horreur des horreurs. Un film pris en douce par un amateur, je suppose. Un élevage de chats. Plutôt, un endroit où l’on entreposait des chats volés. Des centaines. Ah, oui : en Chine.
Des ouvriers chinois massacraient les chats. Rationnellement. Les attrapaient par les pattes de derrière, les élevaient haut en l’air et puis les abattaient, hargne donc, de toutes leurs forces sur une espèce de billot. De vrais pros. Le chat hurlait, se débattait, la sale bête, il fallait cogner encore, et encore, il n’en finissait pas de crever. D’ailleurs, on ne le contrariait pas. Tu ne veux pas clamser ? M’en fous, pourvu que tu te tiennes peinard. Et en effet, le chat, assommé mais vivant, gigotant vaguement, était sur-le-champ ouvert du haut en bas par le spécialiste, un autre, pas le même, débarrassé de sa peau en trois coups de couteau, la peau mise à sécher et le chat jeté tout palpitant dans une espèce de poubelle à roulettes où miaulait une masse sanguinolente et bien tassée de chats sans peau.
Finalement, ce n’était peut-être pas une prise de vues clandestines. Car on nous montrait complaisamment toutes les étapes du traitement des peaux jusqu’à leur finale expédition pour l’Europe. Le massacre n’était qu’une des étapes de l’opération, présentée avec la même indifférence, le même intérêt technique que les autres. Les Chinois ont beaucoup à apprendre quant à la sensiblerie occidentale. Ce film, qui se veut peut-être de propagande, leur fait du tort.
Tant pis pour leurs gueules.
Je voudrais qu’il soit projeté dans tous les coins pourris où des bonnes femmes s’affublent de ces peaux volées. Qu’elles touchent du doigt ce que c’est que la prestigieuse industrie de la fourrure, ce qui se passe avant que le grand couturier la drape sur les corps de ses déesses.
Oui, je me bourre le mou. Elles le savent, tout ça, ou s’en doutent. Elles ne veulent pas le savoir. On leur racontera que ce que j’ai vu là est exceptionnel, des bandits, des clandestins, qu’en vrai tout se passe en douceur, le chat s’endort tranquille, on a fait ce qu’il faut, il est heureux de donner sa peau pour que Paris soit toujours Paris… Et elles marcheront, elles ont tellement envie… Toutes le copines ont de la fourrure de chat –on ne dira pas ça comme ça, les gars du marketing auront trouvé un mot chic, un mot mode- je ne vais pas être la seule à m’en passer ! J’aurais bonne mine tiens !
Ah, oui : les chiens. Pareil.
En Chine, toujours. Cinq ou six gros lascars en train d’éclater les crânes sur des billots, sur le pavé, à tour de bras, cadences infernales, doivent pas être payés gras. Qu’ils crèvent !
Attendez-vous donc à voir rappliquer, je ne sais trop sous quelle forme, une marée d’accessoires vestimentaires à base de fourrure de chats et de chiens dans l’hiver qui vient. Savez-vous quoi ? Ils les font passer pour du synthétique i Ce qui tendrait à suggérer qu’en Chine la peau des chiens et des chats, malgré les manipulations, revient beaucoup moins cher que le Nylon ou les acryliques !
Jusqu’ici, les massacreurs de chats, chez nous, étaient des voyous ruraux qui fournissaient certaines officines fabriquant des sous-vêtements en peau de matou pour tenir au chaud les rhumatismes des vieux cons à rhumatismes. Activité d’ailleurs réprimée par la loi.
Les Chinois, qui sont un grand peuple travailleur et industrieux, ont élevé la chose aux dimensions d’une entreprise nationale.
Je retire de tout ça l’impression débilitante que cet incessant combat contre la souffrance animale, que ces efforts sans cesse et sans cesse recommencés en faveur du respect de la vie, de toute vie, qui sont déjà si décevants quand on s’adresse à des peuples dits « évolués », se heurtent, hors de ce cercle restreint, à un formidable mur d’indifférence, pour ne pas dire de sadisme. L’Asie est terrifiante. Ne parlons pas de l’Afrique…
Oui, bon. Il y a du boulot. Les filles, à vos bouteilles d’encre ! Les gars, refusez votre coït à toute merdeuse portant fourrure !"
François Cavanna
Publié par TAOMUGAIA à 17:08:31 dans Animal on est mal | Commentaires (0) | Permaliens

Même les cailloux en ont plein le dos, de la racaille de la talus. Avec les chutes de viandards, les éboulements, on peut se dire qu'effectivement, la nature au sens large, minérale comme végétale (que l'on songe aux gentils narbes qui provoquent des ricochets) prête son concours à la régulation de cette vérole qui empoisonne la tranquilité des écureuils, lapins, cerfs et randonneurs.
Illustration ?
Mardi 17 novembre, du côté de Villard-Reymond (Isère), village en montagne, en Oisans, une chute de pierres a obligeamment détruit le genou d'un chasseur qui, en compagnie de deux autres tueurs, traquait le chamois.
Et si les secours civils en avaient marre, eux aussi, de la vermine des bosquets ? Car tu penses bien qu'il a fallu aller le chercher, le blessé, dans cet endroit périlleux, avec un hélico de la sécurité civile et des gars du peloton de gendarmerie de haute montagne.
C'est facturé à qui, ces conneries ?
Publié par TAOMUGAIA à 07:44:18 dans Traditions connes et cruelles | Commentaires (0) | Permaliens


A compter du 15 décembre, en Catalogne, le progrès moral, l'intelligence, le coeur, auront vraisemblablement gagné le combat contre la cruauté, le sadisme et la connerie alcoolisée.
La procédure d'initiative législative populaire (Iniciativa Legislativa Popular-ILP) enclenchée par les associations anti-taurines a été validée (180163 signatures).
Le parlement de la communauté de Catalogne sera donc invité prochainement à se prononcer sur une question simple mais essentielle : faut-il interdire les corridas de muerte dans cette partie de l'Espagne ? Faut-il lui enlever cette camisole de ténèbres ?
D'après un dernier sondage, la majorité des députés des 9 partis composant la chambre parlementaire sont opposés à cette tradition ignoble qui exige que l'on tourmente un animal afin que des aliénés prennent leur pied.
Des indécis se comptent encore au sein du PSC et du CiU (alors que la droite, comme on pouvait s'y attendre, défend la corrida) mais tout laisse croire que l'abolition sera votée. Il suffira d'obtenir 67 petits votes.
On y reviendra...Promis !
Publié par TAOMUGAIA à 07:41:51 dans Traditions connes et cruelles | Commentaires (0) | Permaliens

Samedi 28 novembre, vers midi, ce fut la stupéfaction, bientôt suivie d'un affolement légitime, dans la tour de contrôle de l'aéroport international du lieu-dit Au-dessus des Roches.
Je te rappelle, avant de continuer, que cet aéroport est occupé par le petit peuple de la forêt, à Cusance (Doubs). C'est une plate-forme multi-modale importante qui dessert surtout le couloir rhodanien, très utilisé par de nombreux volatiles.
Sur les écrans radars de la tour de contrôle est soudainement apparu un objet immense, traversant le champ à une vitesse incroyable relativement à sa taille.
Les contrôleurs ailés savent que certains oiseaux, notamment des rapaces, atteignent des vitesses aussi grandes mais le signal capturé là dépassait d'un facteur 5 la taille d'un faucon pélerin.
Un OVNI...Ils avaient détecté un OVNI !
L'agitation au dehors (ils avaient entendu les hélicos des humains, les sirènes des secours civils) laissait croire que leur appréhension était fondée.
Mais quelle ne fut pas leur déception quand, le lendemain, les zanimos apprirent que ce qu'ils avaient pris pour un OVNI était en réalité un viandard qui s'était fraisé et qui avait fait une chute de 8 mètres.
Souffrant de multiples fractures, il avait donc été hélitreuillé puis amené à l'hosto de Besançon.
Publié par TAOMUGAIA à 07:56:29 dans Traditions connes et cruelles | Commentaires (0) | Permaliens
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