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"C'était un vaillant chasseur devant Yahvé, et c'est pourquoi l'on dit : Comme Nemrod, vaillant chasseur devant Yahvé."
The baillebeule-Genèse-10-9
"Antrici, vaillant Nemrod, avec ton terrible cortège...La chasse a repris ce que tu lui avais donné avec passion et détermination, ces moments forts, casse-croûte et sausisson...Cette obstination kakie, ce soin qui était le tien de faire honneur à Dame Nature en éliminant ses sujets les plus faibles et plus fragiles, comme un soin après schampoing retire les cheveux secs et ternes des bobos escrolos citadins, oui, antrici, vertueux chasseur..."
En exclusivité, je te livre les premiers mots du discours qui sera prononcé lors de la mise en terre de ce chasseur décédé dans des circonstances dramatiques samedi 05 décembre à Tautavel (Pyrénées-Orientales).
Tu veux en savoir plus sur cet accident de chasse mortel ? Sans que je t'inflige un propos archéologique sur Tautavel, où sont apparus, je te le signale, les premiers caractères neanderthaliens de l'homme dit moderne, il y a quelques 400000 ans ?
Ce pauvre Homo sapiens neanderthalensis vite dégommé d'ailleurs par la pression anthropique d'Homo sapiens sapiens car on le sait désormais, ces deux sous-espèces de l'homme ont été contemporaines pendant un certain temps.
Ce qui s'est passé : ce viandard, personnalité du coin, s'est vautré dans des ronces pendant une battue au sanglier et tout seul comme un grand, s'est tiré dessus en tombant.
S'il est mort, ce n'est pas à cause des griffures de ronces , tu t'en doutes...
Publié par TAOMUGAIA à 10:37:41 dans Traditions connes et cruelles | Commentaires (0) | Permaliens

Thorax pas le beurre et l'argent du beurre, n'y compte pas. Par contre, on t'offre la clim' intégrée...C'est gratos, ne nous remercie pas, c'est de bon coeur.
Tu penses que c'est trop ? Que yaura des appels d'air, que tu risques d'attraper froid ? Mais non...Fait chaud en Bretagne, surtout en janvier, t'en auras bien besoin de tes alvéoles pulmonaires agrandies.
Comment ça on se fout de ta gueule ? Jamais de la vie !
Bon, c'est vrai, autant te le dire franchement, à 72 balais, ça ne nous viendrait pas à l'idée de mettre la vérole dans la campagne pour zigouiller de l'animal. Ni même à 50 ans d'ailleurs. A 30 ans ? Non plus ! Jamais ? Jamais !
Le gazier à qui je cause est un viandard qui a ramassé une balle dans la poitrine dimanche 06 décembre, entre midi et deux.
Le mystère demeure (témoselle) sur les cironstances de l'accident. Tout juste sait-on que cette ouverture dans le placard du chasseur provient d'un tir lointain. Et que l'affaire est grave.
Il a été (je parle du blessé, pas du tir) conduit à l'hosto de Lorient, car oui, ce fait divers somme toute classique s'est déroulé du côté de Kergonan, lieu-dit Lann-Menhir, qui se trouve extrêmement dans le Morbihan.
Publié par TAOMUGAIA à 07:42:08 dans Traditions connes et cruelles | Commentaires (0) | Permaliens

Photo : O.Hervieu
Même pas digne d'un boulot d'un serial killer qui se respecte, leur passage à l'acte...Un tueur en série est certes un vrai psychotique mais quand il se laisse aller à ses pulsions malsaines et mortelles, il n'improvise pas. Ce n'est pas du grand n'importe quoi, en quelque sorte.
Tu me diras, il n'a pas éclusé avant de s'en prendre à ses victimes, lui...
Tandis que pour les viandards, c'est très approximatif...Compulsivement, ils dégomment, souvent n'importe comment et constatent par la suite.
Touché ? Raté ? Un peu merdé ? C'est pas grave, rebelote !
Regarde eux. Samedi 05 décembre, lieu-dit la Courtière, près du Lion-d'Angers, dans le Maine-et-Loire.
Le passage à l'acte s'est fait lors d'une battue au sanglier.
L'un des tueurs a fait feu sur le pauvre animal et l'a seulement blessé. Il a à nouveau tenté de le crever. Nouveau tir, tout aussi foireux. La balle de gros calibre a ricoché sur le sanglier et a terminé sa course dans la cuisse droite d'un congénère (27 ans).
Le jeune tueur d'êtres vivants a été transporté dare-dare à l'hosto d'Angers.
Publié par TAOMUGAIA à 08:17:42 dans Traditions connes et cruelles | Commentaires (0) | Permaliens

Exclusif ! La source des ricochets.
Je viens d'apprendre une chose incroyable.
Au même titre que les fleuves, les ricochets ont une source. Et la source des ricochets français, qui font tant pour la régulation des viandards, nous ne les remercierons jamais assez, est située exactement à l'endroit où nait la Loire : au Mont Gerbier de Jonc, en Haute-Ardèche.
Une nappe phréatique faite de métal liquide donne ainsi naissance à 3 petits ruisseaux qui alimentent par la suite de multiples rivières de plomb souterraines qui, d'est en ouest et du nord au sud de notre territoire, éclaboussent de temps en temps la racaille des talus.
Comment j'ai su cela ? Une coincidence troublante. L'accident que je te relate aujourd'hui s'est déroulé en Haute-Loire, à une dizaine de km du Puy-en-Velay, parallèlement au tracé de la Loire naissante. Et il est question d'un malheureux ricochet.
L'accident que je vais te relater demain s'est passé dans le Maine-et-Loire, à l'autre bout donc du parcours de ce fleuve majestueux, avant qu'il ne se jette dans l'océan. Là aussi, il y a eu ricochet.
Etonnant hein ?
Pour ce qui nous concerne immédiatement, sache qu'un chasseur s'est pris la sauce à Lantriac (43), lieu-dit Couteaux, samedi 05 décembre en fin de matinée. Les plombs ont ricoché, c'est la faute à pas de chance. Vilains, les plombs...
Il a été conduit à l'hosto du Puy.
Publié par TAOMUGAIA à 09:22:17 dans Traditions connes et cruelles | Commentaires (0) | Permaliens

Tu vas lire ce texte, de Cavanna, tu vas te dire que bordel...c'est décourageant, autant pisser dans un violon ...Que jamais ça n'en finira, ces malheurs, ce sort terrible qui s'abat sur eux depuis des millénaires.
Et puis tu te diras qu'ils ne pourront jamais écrire de textes semblables, composer des chansons et des poèmes, hurler leur révolte.
Ce sont des sans-voix. Tu es leur voix. Ne l'oublie jamais.
"On croyait avoir gagné la bataille. Plus modestement, une bataille. Cette bataille-là. Celle de la fourrure. Ça remonte à loin. Des années. Personne n’osait plus en porter. Oh, pas par amour des bêtes au poil somptueux, même pas par pitié. Par trouille.
Il y avait eu l’époque des commandos. Qui traquaient la ******* en renard ou en vison. Les filles qui s’enfermaient dans l’ascenseur avec la poufiasse fière de son chinchilla (j’écris « chinchilla », je ne sais même pas si c’est une fourrure chère, enfin, mettons) et lui déversaient un demi-litre d’encre de Chine, ou de Javel, ou carrément d’acide sur l’ondulante toison, et puis s’esbignaient à l’étage, laissant hurler la rombière. Il y avait eu les manifs, les boutiques de fourreurs saccagées. Il y avait eu nous, Charlie Hebdo, Paule l’enragée en tête… Bref, la fourrure avait reculé. Disparu, pour ainsi dire. On était bien contents.
Ça ne pouvait pas durer. Les générations de connes succèdent aux générations de connes. Et tout est à recommencer. Les couturiers et tous ceux qui peuvent se faire du fric autour du martyre des bêtes ont fait ce qu’il fallait. La fourrure est tendance, la fourrure revient en force, c’est l’invasion massive, irrésistible.
Ce ne sont plus seulement les toisons prestigieuses, les traditionnels visons, les zibelines rarissimes, cadeaux de gros cons friqués à petites connes ambitieuses, qui font le gros du trafic, mais, figurez-vous, les peaux des chats et des chiens. Très mode, très très.
En zappant comme je zappe, je tombe l’autre jour –ne me demandez pas quelle chaîne, j’ai coupé le jus avant la fin et je me suis sauvé- sur l’horreur des horreurs. Un film pris en douce par un amateur, je suppose. Un élevage de chats. Plutôt, un endroit où l’on entreposait des chats volés. Des centaines. Ah, oui : en Chine.
Des ouvriers chinois massacraient les chats. Rationnellement. Les attrapaient par les pattes de derrière, les élevaient haut en l’air et puis les abattaient, hargne donc, de toutes leurs forces sur une espèce de billot. De vrais pros. Le chat hurlait, se débattait, la sale bête, il fallait cogner encore, et encore, il n’en finissait pas de crever. D’ailleurs, on ne le contrariait pas. Tu ne veux pas clamser ? M’en fous, pourvu que tu te tiennes peinard. Et en effet, le chat, assommé mais vivant, gigotant vaguement, était sur-le-champ ouvert du haut en bas par le spécialiste, un autre, pas le même, débarrassé de sa peau en trois coups de couteau, la peau mise à sécher et le chat jeté tout palpitant dans une espèce de poubelle à roulettes où miaulait une masse sanguinolente et bien tassée de chats sans peau.
Finalement, ce n’était peut-être pas une prise de vues clandestines. Car on nous montrait complaisamment toutes les étapes du traitement des peaux jusqu’à leur finale expédition pour l’Europe. Le massacre n’était qu’une des étapes de l’opération, présentée avec la même indifférence, le même intérêt technique que les autres. Les Chinois ont beaucoup à apprendre quant à la sensiblerie occidentale. Ce film, qui se veut peut-être de propagande, leur fait du tort.
Tant pis pour leurs gueules.
Je voudrais qu’il soit projeté dans tous les coins pourris où des bonnes femmes s’affublent de ces peaux volées. Qu’elles touchent du doigt ce que c’est que la prestigieuse industrie de la fourrure, ce qui se passe avant que le grand couturier la drape sur les corps de ses déesses.
Oui, je me bourre le mou. Elles le savent, tout ça, ou s’en doutent. Elles ne veulent pas le savoir. On leur racontera que ce que j’ai vu là est exceptionnel, des bandits, des clandestins, qu’en vrai tout se passe en douceur, le chat s’endort tranquille, on a fait ce qu’il faut, il est heureux de donner sa peau pour que Paris soit toujours Paris… Et elles marcheront, elles ont tellement envie… Toutes le copines ont de la fourrure de chat –on ne dira pas ça comme ça, les gars du marketing auront trouvé un mot chic, un mot mode- je ne vais pas être la seule à m’en passer ! J’aurais bonne mine tiens !
Ah, oui : les chiens. Pareil.
En Chine, toujours. Cinq ou six gros lascars en train d’éclater les crânes sur des billots, sur le pavé, à tour de bras, cadences infernales, doivent pas être payés gras. Qu’ils crèvent !
Attendez-vous donc à voir rappliquer, je ne sais trop sous quelle forme, une marée d’accessoires vestimentaires à base de fourrure de chats et de chiens dans l’hiver qui vient. Savez-vous quoi ? Ils les font passer pour du synthétique i Ce qui tendrait à suggérer qu’en Chine la peau des chiens et des chats, malgré les manipulations, revient beaucoup moins cher que le Nylon ou les acryliques !
Jusqu’ici, les massacreurs de chats, chez nous, étaient des voyous ruraux qui fournissaient certaines officines fabriquant des sous-vêtements en peau de matou pour tenir au chaud les rhumatismes des vieux cons à rhumatismes. Activité d’ailleurs réprimée par la loi.
Les Chinois, qui sont un grand peuple travailleur et industrieux, ont élevé la chose aux dimensions d’une entreprise nationale.
Je retire de tout ça l’impression débilitante que cet incessant combat contre la souffrance animale, que ces efforts sans cesse et sans cesse recommencés en faveur du respect de la vie, de toute vie, qui sont déjà si décevants quand on s’adresse à des peuples dits « évolués », se heurtent, hors de ce cercle restreint, à un formidable mur d’indifférence, pour ne pas dire de sadisme. L’Asie est terrifiante. Ne parlons pas de l’Afrique…
Oui, bon. Il y a du boulot. Les filles, à vos bouteilles d’encre ! Les gars, refusez votre coït à toute merdeuse portant fourrure !"
François Cavanna
Publié par TAOMUGAIA à 17:08:31 dans Animal on est mal | Commentaires (0) | Permaliens
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