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"S’il n’est en effet pas moral d’introduire dans un oeil humain des substances corrosives pour évaluer les dégâts qu’elles y causent, on voit mal-oeil pour oeil-pour quelles raisons il est moral de faire subir la même chose à un animal.
Les tenants de l’expérimentation animale la déclare morale au motif que ce qui ne l’est pas, c’est ne de pas tout tester sur les animaux, aussi longtemps et sur autant d’espèces qu’il le faudra.
L’argument de la maladie et de la souffrance humaines ne vaut pourtant que si les souffrances dont on afflige les animaux ne sont, elles, ni terribles ni réelles.Par quel tour de passe-passe le cancer de la souris, dont le développement doit permettre d’élaborer un traitement sur l’homme, est-il moins terrible et moins douloureux pour elle que pour «nous», la terreur induite d’un animal rendu fou de peur moins pénible pour lui que pour «nous» ? Qui, nous ?
Il faudrait prolonger cette remarque par une réflexion sur la solitude radicale de l’animal de laboratoire qui, dépourvu des armes de la compréhension et de la distanciation, ne peut prendre aucun recul à l’égard d’un mal qui l’accapare tout entier, sans espoir ni consolation d’aucune sorte.
L’animal est encore, selon le constat (non pas désolé mais au contraire rassuré) de François Dagognet, «un vivant qui ne peut pas s’opposer»
Alors que la notion de consentement éclairé est au coeur de la bioéthique, l’animal de laboratoire est ce double de l’homme d’autant plus parfait qu’il est à tous égards impuissant à s’opposer aux traitements qu’on lui fait subir.
Au fondement du consentement se tient le caractère indisponible du corps, en tant qu’il se confond avec l’individu selon une adhérence primitive, de sorte qu’il est impossible d’avoir un corps sans être en même temps ce corps. C’est ce qu’un dualisme persistant, et si utile ici, ne veut pas voir.
On pourrait ajouter à ces premières raisons qui mettent en question l’évidence de l’expérimentation sur les animaux, le fait qu’elle cultive l’insensibilité.
Songe-t-on en effet suffisamment à ce dont se nourrit le geste expérimental : nuire ?"
Florence Burgat. Revue semestrielle de droit animalier (Faculté de droit et de sciences économiques de Limoges).2009.
Publié par TAOMUGAIA à 07:41:20 dans Animal on est mal | Commentaires (0) | Permaliens

Il y a très longtemps, dans les sociétés antiques, orientales, méditerranéennes ou précolombiennes, le versement du sang avait des vertus propitiatoires. Le sang coulait, la mort était donnée, à l'animal ou l'homme, afin de faire tomber la pluie ou de s'assurer de bonnes récoltes.
Il y a très longtemps.
Bien avant Pascal, Montesquieu, Voltaire, Condorcet, Jefferson, Goethe, Coleridge, Hugo, Kierkegaard, Weber, Pasteur, Dewey, Einstein ...
Aujourd'hui, en Espagne comme en France, des tarés qui usurpent l'héritage des Lumières torturent et saignent des êtres vivants sensibles pour leur loisir, leur distraction et pour obtenir un panard dérisoire.
Les superstitions et l'ignorance sont dépassées, petit à petit, par le progrès moral et intellectuel.
Mais le vice...Cet encouragement à la cruauté, ce retour vers les âges très sombres de l'évolution humaine, comment les traiter ?
Cette pathologie qui pousse à faire souffrir pour retirer du plaisir...Quelle difficulté à l'appréhender !
Allez...Tous à Bayonne le 05 septembre.
Publié par TAOMUGAIA à 08:30:46 dans Traditions connes et cruelles | Commentaires (0) | Permaliens

"Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer"
Proverbe arable arabe
La première fois, on s'en rappelle toujours.
Samedi 29 août, aujourd'hui donc, c'est la première fois qu'Alfalfa est distribué en kiosque à l'échelle nationale.
Forcément...C'est le numéro 1.
Alfalfa est un nouveau magazine, bimestriel, qui traitera des alternatives contemporaines (écologie, alimentation bio et végétarienne), qu'elles soient économiques, sociales ou culturelles.
Ce magazine et ses lecteurs questionneront et comprendront les enjeux actuels sans se laisser gagner par la déprime ambiante. Façon de se pencher sur ce qui va bien, pour enfin voir le verre à moitié plein.
Alfalfa veut croire avec eux qu’un autre monde est possible. Que si chacun de nous agit à son niveau et dans la mesure de ses possibilités le monde n’en sera que meilleur.
Pas besoin de grands discours ni de personnalités connues. C’est en chacun de nous que le changement doit s’opérer.
Mais laissons ceux qui ont pris cette initiative en parler, bien mieux que moi : Emmanuelle et Hugues.
Leur site, c'est ici : http://www.magazinealfalfa.com/
Tu sauras tout sur le sommaire de ce premier numéro (qui est centré autour du végétal, avec un article sur les Vegans) et les conditions d'abonnement etc.
Publié par TAOMUGAIA à 09:22:18 dans Nature et vivant | Commentaires (0) | Permaliens

"Le fait que l'homme distingue le bien du mal prouve sa supériorité intellectuelle par rapport à toute autre créature; mais le fait qu'il puisse mal agir prouve l'infériorité de son esprit."
Mark Twain (1835-1910)-What is man ? (Qu'est-ce que l'homme ?)-1906

Publié par TAOMUGAIA à 07:45:03 dans Animal on est mal | Commentaires (0) | Permaliens

Je ne te présente pas Florence Burgat, philosophe et directeur de recherche à l'INRA, je t'en ai parlé maintes fois. Ses ouvrages sur l'animal, sur son statut et sa condition d'être souffrant, sensible, sont remarquables.
André Ménache est un peu moins connu et pourtant, le travail qu'il réalise au travers de son association est indispensable à qui se préoccupe de la cause animale.
Il est en effet docteur vétérinaire et directeur exécutif d'Antidote Europe, une organisation opposée à l'expérimentation animale.
Antidote Europe-http://www.antidote-europe.org- conteste en effet la validité et la nécessité des dispositifs expérimentaux prenant l'animal comme modèle biologique et avance que les preuves que l'expérimentation animale profite aux humains sont très loin d'être présentées.
Antidote Europe travaille actuellement sur le programme REACH (Regulation, Evaluation and Authorization of Chemicals), ce programme de toxicologie scientifique européen qui entraînera le sacrifice de centaines de millions d'animaux.
Florence Burgat et André Ménache animeront une conférence-débat sur le sujet le jeudi 24 septembre à 19 heures.
Ce sera à Paris : salle Tilleul-Maison des associations, 10-18 rue des terres au curé 75013 Paris, métro: Olympiades (ligne 14).
Le programme
-Présentation des problématiques et enjeux de l'expérimentation animale
-La révision de la Directive 86/609/CEE
-Description des méthodes sans animaux et avantages pour la santé humaine
-Présentation de résultats récents sur la toxicité des pesticides
-Solutions fiables et peu coûteuses dans le cas du projet REACH
Publié par TAOMUGAIA à 09:38:46 dans Animal on est mal | Commentaires (0) | Permaliens
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