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C'est fou comme le champagne saoule, presque immédiatement, au bout de deux coupes. C'est fou comme le champagne désinhibe.
Jeudi soir, après une bouteille et quelques bulles, elle a mis aux orties ses dernières résistances morales, sa mauvaise conscience et sa fidélité.
Elle s'est donnée et elle a fait ce qu'elle avait envie de faire depuis plusieurs mois, elle est allée jusqu'au bout de son fantasme, de ses désirs et son excitation. Elle a fait l'amour avec moi.
Elle a accepté les caresses, elle a accepté que je dégrafe son soutien-gorge, que j'ouvre la braguette de son jean et que je vire son string. Elle a accepté mon corps sur le sien, ma bouche sur ses seins et ma langue sur son clitoris, elle a accepté que des doigts féminins la prennent...
Elle m'a traitée de salope, un bien beau compliment.
J'ai senti dans son souffle qu'elle aimait ce qui se passait, qu'elle n'avait plus de tabous et toute sa conscience, j'ai aimé entendre son souffle s'accélérer et lui faire connaître des plaisirs différents.
Je l'ai trouvée à la hauteur de la situation malgré sa situation... Ce fût une belle soirée.
Ce sera peut-être notre première et dernière rencontre érotique, nous n'irons peut-être pas plus loin dans le plaisir et l'intensité...sauf si elle m'a quittée plus amoureuse encore...
Ce soir, elle est avec son compagnon et son petit garçon, dans sa vie. Mais je sais que j'occupe ses pensées, moi son autre vie. Moi sa dérive et son coup de folie.
Ce soir, je finis le dernier tiers de notre seconde bouteille de champagne, et je me demande comment tout cela continuera, comment ça se terminera.
Car il y a toujours un terminus. Quel qu'il puisse être.
Publié par ronik à 22:38:08 dans Arsenik | Commentaires (3) | Permaliens
Je viens d'écrire, je me cite, "je vais mieux, je vais bien", et il semblera à travers ce billet que je suis une menteuse.
Il est une heure du mat', je voudrais bien dormir, et malgré un orgasme que je voulais somnifère, je n'arrive pas à fermer l'œil. Je me suis donc relevée pour écrire mon insomnie et le vague à l'âme qui l'accompagne souvent. Ce qui est bien avec cet état d'éveil forcé semi-comateux, c'est que les mots viennent tout seul. J'ai l'esprit explosé et la conscience en introspection.
Je repense à l'été dernier à cette peine et cette douleur qui ne m'ont pas quittée comme des symptômes d'une brisure amoureuse annoncée. Je repense à cette photo que ma mère a prise de moi, couchée dans une vieille chemise anti-sexe, la tête dans mon oreiller, le chagrin à l'œil à chaque instant, en essayant vainement de faire mine de rien, le carnet de tristesse non loin de moi, les somnifères à portée de main, avec les cachets d'Euphytose "antidépresseurs", les petites pilules de Juvamine et les gouttes d'Oligosol,...et mon portable qui jamais ne sonnait: la solitude avant le célibat.
Cette photo me fait mal, et pas besoin de la revoir pour qu'elle me fasse mal, l'avoir en mémoire suffit, parce ce que, que ce soit en la regardant ou en y pensant, elle me renvoie au souvenir d'un état que je niais avoir atteint, celui où il faut dire stop à ce qui ronge le cerveau, les tripes et le cœur. Cette photo fait mal parce qu'elle ne dit pas tout, et elle est juste un interrupteur qui rallume mes peines et ranime mes fantômes.
C'est pourtant vrai, comme ce texte ne le démontre pas, je vais mieux, je vais bien, mais il me faudra le répéter jusqu'à ce qu'un jour ce soit vrai à 100%. Méthode Coué.
J'ai réussi, depuis quelques mois, à éloigner cette histoire de ma vie...mais ça n'efface pas tout. Je n'arrive toujours pas à trier et imprimer ses mails et les miens pour ensuite les effacer; relire une ligne d'une de nous deux me plonge dans une tristesse qu'aujourd'hui encore je n'arrive pas à éviter, et regarder des photos, de Rome ou d'ailleurs, me rend les joues salées.
J'ai juste réussi à moins y penser, à moins en parler, j'essaye de tirer de salutaires leçons de cette relation, et je progresse, mais je me sens tellement méfiante quant à la suite, je me garde bien d'envisager toute forme de d'histoire sérieuse, tant j'aurais du mal à m'abandonner. Tellement je me sens vidée "après"...au moment de cet "après" qui ne manque jamais d'arriver.
Sur la photo, sur la table de chevet, hormis mes cachets magiques qui n'ont rien soigné tant que je n'ai pas su tarir la source de mes maux, il y avait aussi un livre: "notre besoin de consolation est impossible à rassasier" de Stig Dagerman.
Je ne suis qu'une petite fille de presque 33 ans qui a besoin d'être consolée.
Et de se consoler du passé pour ôter des mots et des images toute peine et mélancolie. Pour ne conserver que les instants d'amour partagé.
Publié par ronik à 02:14:10 dans Arsenik | Commentaires (3) | Permaliens
Je devrais faire de cette citation tirée du film "Go fish" (que toute lesbienne digne de ce nom devrait avoir vu) une philosophie à part entière pour ma vie amoureuse...
"N'aie pas peur de trop de choses. C'est dangereux.
N'en dis pas trop. Tu gâcherais tout.
Ne t'inquiète pas, et n'y pense pas tant.
La fille que tu rencontreras ne ressemble à personne.
Quand tu la verras, il peut que tes orteils te picotent ou que tu bailles.
Difficile à dire. Ne t'impose pas de limites.
Ne te dévoile pas trop.
N'y pense pas à chaque instant, mais n'oublie pas...
Elle est là quelque part."
Je n'ai pas peur et j'apprends à me taire, je n'attends aucune femme en particulier et je crois qu'un instant en vaut un autre pour une belle rencontre, j'ai de l'audace et no limit, j'essaye de penser sans y penser.
Reste à croire qu'elle est là quelque part...
Je suis sur le bon chemin. Je vais mieux. Je vais bien.
Publié par ronik à 16:00:11 dans Arsenik | Commentaires (0) | Permaliens
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