
Arrière salle enfumée de restaurant chinois, chicha, hall d'immeuble malfamé, salon entre potes avec cacahuètes et pschitt agrumes, musée, cantine d'université,vestiaires d'usine Renault, brasserie du coin ou blog d'un p'tit mec aux allures de voyou et à l'accent de titi parisien, on s'en tape, t'es ici chez toi à condition de venir avec du temps, des commentaires en p'tites coupures et de t'essuyer les godasses avant d'entrer. Ici, on parle de littérature, de castagne, de femmes (ouais, pas de discri', c'est aussi pour vous les ladies), de politique, de sport, de hip hop, de spiritualités, d'urbain, de philosophies, de street, bref, de plein de trucs. Y a qu'à se servir où à demander. Alors, viens faire un tour. C'est de la bonne, de la pure, du lourd. On t'attendra pas pour passer à table, cowboy.
Thug Dandy & Rude Lady, rejoignez moi au saloon LES FEUILLETS DE KHALID EL BAHJI pour vous tenir au courant des derniers rapts littéraires, kidnappings médiatiques et autres cyber attaques de diligences. Ca se passe ici :
http://www.facebook.com/pages/Les-feuillets-de-Khalid-El-Bahji/189997407700152
Prenez une gourde et des munitions.
A bientôt !
Publié par Khalid El Bahji à 18:29:00 dans Les feuillets de Khalid El Bahji | Commentaires (0) | Permaliens
Thug lady & Dandy Gangsta, je vous mets à dispo cet article tout juste sorti, écrit par Ouafa Mamèche et accompagnée de Zoubida Ouanezar derrière l'objectif (que je remercie sincèrement). Il revient sur l'un de mes braco littéraire et mon coup de press' à l'industrie du livre. C'est sûr que je ne vais pas me faire de copains dans le milieu avec ça, mais, honnêtement, je m'en tamponne royal.
C'est sur Street Press , l'article s'appelle "Petit frère veut écrire... Autre chose que du rap". Cliquez, vous tomberez dessus directement.
Gardez la batata!
A très vite, compañeros!
Khalid El Bahji.
Publié par Khalid El Bahji à 00:18:11 dans Les feuillets de Khalid El Bahji | Commentaires (3) | Permaliens
Rouler de nuit entre Brooklyn, Saint-Denis et Place de la Concorde. Le joujou calé sous la cuisse au cas où, une bouteille de Pshitt achetée chez les Sri Lankais à dissoudre les organes et un bouquet de roses sur la banquette arrière pour la daisy qui déteste ta dirty vie. Les rues vides, les révèbères toujours allumés, le jour qui se lève. La nuit a passée, les clients sont satisfaits, les petites coupures sont là. Une dernière taffe, une dernière gorgée avant le périph, le temps que le soleil s'aligne avec l'Arc de Triomphe. Pour rien au monde tu n'échangerai cette vue sur Paris.
Gangsta can be poetry.
K.E.B
Publié par Khalid El Bahji à 07:23:25 dans Les feuillets de Khalid El Bahji | Commentaires (2) | Permaliens
22h05. Le générique de l'émission « Mots Croisés » est déjà lancé lorsque j'arrive devant le poste. Au moment de m'assoire sur le canapé et d'assister à ce que j'appelle de la « mise sous perfu' collective », une petite voix me dit de prendre quand même une feuille et un stylo près de moi « au cas où ». Au départ, je ne comptais pas du tout écrire d'article et je suivais l'émission tranquillement, jusqu'à ce qu'Yves Calvi se mette à ouvrir son claque-merde.
Je savais que l'émission allait me mettre les nerf en boule, à la simple vue de quelques têtes, quelques noms. Autour de la question des Révolutions Arabes qui font dresser les poils de la majorité des chefs d'Etats du Maghreb et du Moyen Orient (Israël compris), étaient invités : Pierre LELLOUCHE (Secrétaire d'Etat chargé du commerce extérieur), Hubert VEDRINE (Ancien ministre des Affaires Etrangères), Alain FINKIELKRAUT (Philosophe), Mathieu GUIDERE (Professeur de veille stratégique à l'université de Genève, spécialiste des groupes islamistes), Prince Moulay HICHAM (Membre du Conseil consultatif Human Right Watch, cousin du Roi du Maroc) et, en duplex du Caire : Alaa AL ASWANI (Auteur de « L'immeuble de Yacoubian » aux Editions Actes Sud).
Ca commence fort. A peine l'émission démarrée qu'Yves Calvi embraye sur le danger des « barbus » et des « islamistes ». Rien de mieux pour conditionner le téléspectateur lambda. Le débat n'est pas lancé que le canon est déjà orienté. L'objectif est clair : revenir sur ces « troubles » et n'en parler que sous le spectre de l'obscure menace musulmane au Maghreb dont l'épiderme n'a cessé de durcir sous les balles des hommes de Ben Ali et continue de s'épaissir sous les coups de matraques des milices de Moubarak. Il faut faire peur. Aux non-musulmans, surtout. Ne pas alimenter un quelconque élan de sympathie envers ces ex esclaves de l'empire colonial britannique. La technique est vieille comme le monde. Il faut de suite enlever toute la poésie, toute la part magnifique (bien que ponctués de violences inouïes du pouvoir Egyptien sur les civils) que recouvrent ces soulèvements populaires. Pour tout vous dire, je ne m'attendais pas à plus de loyauté de la part d'un Calvi nous ayant habitué à la prise de position la plus racoleuse et à l'attitude la plus putassière.
Tout au long de l'émission (qui a tout de même duré plus d'une heure et demie), pas une seule seconde ne sera abandonnée la question de l'islam et des Frères Musulmans. Yves Calvi, Alain Finkielkraut, Pierre Lellouche, un à un et de bon cœur, y sont allé de leur slogan quant au « danger d'une prise de pouvoir des islamistes Frères Muz' », sans éviter d'accuser ceux qui ne les condamnent pas (comme eux) d'antisémites potentiels et de marteler qu'Israël, seule « démocratie » (qui bombarde des civils au phosphore) du Moyen-Orient, est en danger. Rien n'a été laissé. Du mensonge le plus grotesque, à la réécriture de l'Histoire la plus loufoque. J'en ai même pouffé de rire à certains moments, c'est dire ! A titre d'exemple, Pierre Lellouche a osé la comparaison entre le mouvement des Frères Musulmans des années 20 à 40 et le FIS et FLN Algérien des années 90. Ce qui est une énormité sans nom, puisque l'Algérie n'est pas l'Egypte et que les colons n'étaient pas les même (il n'y a pas de bons et mauvais colons), que les voisins n'étaient pas les mêmes, que la situation mondiale n'était pas la même. Tout sépare l'Algérie et l'Egypte dans une telle comparaison. L'époque, le contexte, la géographie, les influences extérieures. Le seul point commun échappant à ces dimensions est la volonté de se débarrasser du colonialisme le plus puant qui ait existé sur cette planète, point. Mr Lellouche, vous devriez avoir honte.
L'emission continue. Yves Calvi, outre le fait qu'il soit un impoli notoire ne laissant le temps ni à l'écrivain Alaa Al Aswany, ni à Moulay Hicham le temps de développer leurs idées, il ne cesse de revenir à la charge avec des termes précis comme « la charia », « islamiste », « musulmans radicaux » et même de convoquer le fantôme de Tariq Ramadan afin de réveiller le souvenir du « double discours » congénital dont sont frappés les musulmans lorsqu'ils s'adressent à l'Occident. Mais le pire, pour moi, arrive lorsque ce balourd aux allures de pochards de camping dit que « certains processus démocratiques ont, par le passé, amené un certain Hitler au pouvoir ». Ce qu'il venait de faire là était diabolique et terriblement grave. Je vous explique. Cela va très vite dans la tête d'un téléspectateur. En disant cette horreur, voilà ce qui se passe dans les esprits les plus simplistes : Hitler = Juifs = Holocauste = culpabilité éternelle, donc, Egypte = Islam = haine d'Israël = Holocauste = « Plus jamais ça » = Il ne faut pas que les « barbus » prennent le pouvoir ! T'es vraiment un enfoiré, Yves. Il y a les bonnes démocraties et les mauvaises, en somme. Les mauvaises étant celles que l'Occident n'aura pas choisit. Non, mais, un peu de sérieux, de qui se moque t-on ? Assez des manipulations. Assez de tous vos mensonges.
Vient le tour de Moulay Hicham, surnommé à tort « le Prince Rouge » (car en réalité plutôt peu tendre envers la monarchie marocaine). L'homme a la quarantaine, les cheveux grisonnants, l'allure classe. Assez rare pour le soulever. Le PAF nous ayant tellement habitué à mettre en lumière des cas soc' beni oui-oui. Bref, d'entrée, l'homme rappelle que les Tunisiens et les Egyptiens ne sont pas les simples bergers que l'on croît et qui ne connaissent rien d'autre que leurs troupeaux de chèvres. Il insiste longuement sur le fait que les Tunisiens, les Egyptiens et les Maghrébins en général ne vivaient pas en circuit fermé mais de manière ulra ouverte sur le monde et qu'ils avaient été les seuls maîtres de leur destin. L'élément qui en est le plus probant est le rôle d'internet et des réseaux sociaux sur lesquels la contestation s'est allumée comme une traînée de poudre.
Honnêtement, je ne connaissais pas très bien le personnage, je pensais qu'il allait, comme la plupart des Arabes invités sur un plateau télé français, se coucher lamentablement, mais je dois avouer que j'ai été agréablement surpris. Très surpris, même. Moulay Hicham leur a tenu tête de manière très habile devant un Pierre Lellouche plus condescendant que jamais et un Finky abasourdi. L'image qu'a donné Moulay Hicham est, je trouve, une image qui redore un peu le blason Arabe (si je ne m'en tiens, évidemment, qu'à son intervention d'hier). Il a d'ailleurs aussi dit une chose très importante et qui est la suivante : « Il faudra désormais compter avec l'opinion Arabe. Fini les « ententes » faites dans les couloirs d'Oslo, fini les pactes d'autorité avec les dictatures, dans un but de « stabilité ». Qu'aujourd'hui, quel que soit le gouvernement qui se formera en Egypte, il ne sera pas le supplétif de l'AIPAC (équivalent du Crif au USA), qu'il ne restera pas silencieux sur le blocus de Gaza, sur l'étranglement des palestiniens et sur les persécutions du Hamas ». Je ne peux qu'applaudir.
Alaa Al Aswani, lui aussi, n'a pas hésité à mettre quelques punchlines et gifles verbales à Lellouche (il s'en est mangé de tous les côtés). Rappellant (menaçant, presque) à la France que si elle continuait à soutenir des dictatures, elle s'exposerait à de gros problèmes sur son territoire. Ce coup de pression de la part de l'écrivain égyptien était jouissif. J'ai encore une fois pu constater, là, que les intellectuels et politiciens médiatiques Français avaient depuis belle lurette perdu l'habitude de se faire humilier. Al Aswani a été digne et a clairement refusé de se soumettre à la direction que prenait la discussion. C'est-à-dire, faire croire aux téléspectateurs que les Frères Musulmans représentaient un danger pour l'Egypte et le monde, alors que c'est totalement faux. Que c'est un mensonge qui est propagé à leur encontre depuis des décennies. Que c'est une spécialité française que de balader son peuple avec des bêtises.
Evidemment, je ne reviendrai pas sur les interventions de Finky. Toujours aussi pleurnicheuse au sujet d'Israël (plus personne n'y croît) dont « il ne faut pas faire le souffre douleur du marasme Arabe ». Je ne parlerai pas du culot dont il a fait preuve en disant à Al Aswany que « les accusations de racisme, il y en a assez ! », lui, l'un des maîtres de l'accusation d'antisémitisme envers celui ou celle qui émettrait quelques critiques sur l'Etat Hébreu. Sans parler aussi du fait qu'il ait sous entendu que si l'Europe ne gardait pas un œil sur l'Egypte, elle irait droit à la catastrophe du fait du conflit millénaire entre l'islam et les juifs. Balaise, quand même ! Vraiment balaise !
Ah, oui, j'oubliais, ceux qui ont suivi l'émission ont pu assister, tout à la fin, à cette question ultra-vicelarde que Calvi à posé à Moulay Hicham : « Moulay Hicham, est ce que vous appelez, aujourd'hui, les marocains à renverser votre cousin, le roi Mohamed VI ? » et celui-ci de lui de lui répondre « Attendez, vôtre émission s'appelle « Mots Croisés » ou bien « La Roulette Russe » !? » Dans les gencives. Il ne lui a pas donné ce qu'il attendait. Vraiment, Je trouve que Moulay Hicham a fait preuve d'une grande maîtrise et de clarté dans ses interventions. Encore Bravo à lui et à Alaa Al Aswany.
Ce qui s'est passé sur ce plateau est un tournant dans l'attitude qu'adopteront à l'avenir les Français avec les Arabes ou les musulmans en général, dans la vision que les Arabes auront désormais d'eux-mêmes et dans ce qu'ils peuvent apporter au monde. Cette émission d'hier est pour moi l'un des premiers symptômes directs, en France, annonçant que le vent risque de bientôt tourner.
Les Arabes et les musulmans retrouvent peu à peu leur dignité. Le souvenir de l'Irak est encore là, le présent des palestiniens, plus que jamais, la culpabilité virtuelle du 11 septembre, bientôt débarrassée, incha Allah.
Nous ne laisserons plus jamais marcher dessus.
Que Dieu porte secours aux oppressés du monde.
Amine.
Khalid El Bahji.
Publié par Khalid El Bahji à 15:52:51 dans Les feuillets de Khalid El Bahji | Commentaires (3) | Permaliens
En attendant mon premier roman, je partage avec vous l'atmosphère d'écriture de celui-ci en images, l'ambiance d'un récit sombre, violent et sauvage. Et, n'en déplaise aux détracteurs, il n'est pas arrogant pour moi d'avancer que la morsure de mon style est redoutée par les concurrents du genre comme la peste noire. Car il est fort probable qu'elle mette un terme à leur abjecte et lucrative escroquerie. Celle d'une littérature dite nouvelle, jeune et énergique, sans dire qu'elle est aussi nauséabonde que les règles qui la régissent, les mécanismes qui la sous-tendent. Quelle abominable affaire que la littérature contemporaine ! Celle qui maquille les rayons de supermarché et transforme vos vies en cercueils, après avoir lentement fait crever d'envie. Vous mourrez de soif et ils brandissent une jarre pleine pour vous l'interdire. La faim d'espoir vous fait suffoquer et ils se pavanent dans vos écrans, vous laissant vous débattre seul au pas d'une porte qu'ils ont prit soin de fermer à double tour et d'en faire fondre la clé. Ils vous vendent le poison, la mort et le chagrin qui l'accompagne. Je suis venu le leur faire payer. provoquer le plus de dégats possible, le plus de victimes. A nôtre tour d'éprouver combien la razzia est joussive, combien voir mourir l'injuste est exquis. Ce qu'ils vous servent venant des banlieues n'est pas plus réjouissant, détrompez vous. Mon espoir y fût un temps placé afin d'y voir naître un maquis littéraire, mais non, un humain reste un humain. Les artistes y sont pléthore et les plus visibles d'entre eux médiatiquement, les plus aimés de la classe bourgeoise et paternaliste, sont les plus obéissants, les plus dociles, ceux qui accourent, langue pendue et pelage coiffé, chercher la baballe en échange d'une couverture et d'une gamelle. Ils ne vivent pas de leur art, mais de leur servilité. Les échines s'y courbent aisément, les élus s'y couchent devant la machine à rendre prince même le plus médiocre d'entre nous. Oui, je dis nous, car ces banlieues, ces villes comme des ombre menacantes, pleines de femmes dignes et d'hommes braves, j'en suis et ma furie n'aura d'égal que le mépris qui les couvre, car j'y ai planté trop d'amour pour les voir piétinées. Ne vous laissez plus piller.
Suivez moi. Soutenez moi. Où que vous soyez. Aiguisez vos incisives et apprêtez vous aussi à mordre au sang la main qui vous couvre la vue. La vôtre, celle de vos fils et vos filles.
Que la Littérature française repose en paix.
Que nos ennemis soient réduits à néant jusqu'au dernier.
Khalid El Bahji.
Publié par Khalid El Bahji à 23:12:29 dans Les feuillets de Khalid El Bahji | Commentaires (5) | Permaliens
Khalid El Bahji. Dresseur d'ours, cracheur de feu, tireur à l'arc à dos de bécane Suzuki. Ecrivain français. Couteau suisse avec un beretta sous le veston et une tête pas homologuée.
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