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Stratégie de base du poker | 28 mai 2008

Une amie qui ne joue pas au poker, m'a récemment demandé quelles étaient les connaissances les plus importantes pour gagner à ce jeu. Pensant que les mathématiques avaient une grande importance, elle se demandait comment je pouvais avoir de bons résultats sans une grande connaissance en statistiques.

La réponse me vînt rapidement : les attributs les plus importants pour gagner au poker sont (1) Le choix des mains ; (2) Le choix de la partie; et (3) Ne pas être « on tilt » (ou « cagoulé »).

Stratégie de base du poker : les connaissances nécessaires

Beaucoup de livres ont décrit le choix des mains. Pour une bonne vue générale, je suggère « Holdem for Advanced Players » de David Sklansky et Mason Malmuth (Leur livre sur « The basics of Holdem » est aussi excellent). Sklansky et Malmuth proposent des conseils pour de nombreuses mains à deux cartes, regroupant les mains par leur force relative. Un débutant ne peut pas se tromper en jouant de grosses paires fermées et en évitant de relancer hors position avec de petites paires, un As avec un « kicker » faible, et ainsi de suite. Mais les conseils s'arrêtent là et dès qu'un joueur gagne de l'expérience, il ou elle va développer son propre style de jeu. Cela peut inclure des relances avec des mains variées, de positions différentes, cela va dépendre de l'image à la table, des tendances des adversaires, de la texture de la partie et bien d'autres choses encore.

Ce qui nous amène à la connaissance numéro 2 : le choix de la partie.

Si vous jouez chez vous, ou dans un petit club, vous n'avez peut-être pas la chance de choisir parmi une grande variété de tables. Il se peut qu'il y ait une seule table pour la partie et la limite que vous voulez jouer. Mais si vous êtes dans un casino ou un cercle, la variété des parties est grande. Online, elle est énorme. Avant de vous asseoir pour jouer, que ce soit online ou dans un casino, je vous recommande fortement d'observer plusieurs tables. Je passe souvent les premiers instants dans les deux cas à ne faire que ça. Si je m'assieds tout de suite au casino, dés que je sais quel genre de partie se déroule à ma table, je jetterai un œil aux autres parties à la même limite. Je regarde plusieurs choses : la taille relative des tapis, si les joueurs sont détendus et s'ils s'amusent ou bien s'ils sont silencieux et sérieux, et si oui ou non il y a beaucoup de relances avant le flop.

Le choix de sa table : lobservez les tapis des joueurs

Particulièrement en no-limit, je recherche une table où les tapis des joueurs ne sont pas équivalents. Je pense que lorsque les joueurs en no-limit ont à peu près la même quantité de jetons, c'est une indication qu'il n'y a pas eu beaucoup d'action. Tout le monde garde ses jetons, ne jouant pas beaucoup de mains. D'un autre côté, si quelques joueurs ont beaucoup de jetons, et d'autres ont de petits tapis, ça suggère que les petits tapis se sont fait écrasés, ou qu'ils se sont cavés pour moins que le maximum ce qui donne un avantage à leurs adversaires.

Table sérré, ou table de "pêcheurs"?

J'aime les tables où beaucoup de joueurs vont à la pêche, de cette façon, je peux le faire aussi. Ainsi, je peux étendre ma sélection de mains à des « poubelles » comme 7-5 dépareillés, parce que lorsque je tire une suite, je suis invisible. Mais je dois me méfier pour miser ou suivre avec ce genre de main si je ne tire que la paire haute. La sélection des mains est importante non seulement avant le flop, mais surtout après le flop. Si j'ai A-3 de même couleur, je vais plutôt faire parole et même me coucher, si un As sort au flop et quelqu'un mise. Je cherche une couleur, une suite ou deux paires avec une main pareille.

Les tables fun, un bon moyen de s'amuser

J'aime aussi les tables où les joueurs semblent s'amuser. A la base, je recherche toujours ce que je pense être une table fun. Online, cela peut se voir par le chat des joueurs. Si les joueurs discutent de l'endroit où ils vivent, ou ce qu'il s'est passé à la main précédente, cela suggère qu'ils sont détendus. Je ne veux surtout pas jouer contre une table entière de joueurs sérieux et serrés qui ne jouent que pour gagner. Un ou deux joueurs sérieux, ça suffit. En fait, ils peuvent aussi apporter un certain équilibre à la table, parce que s'il y a trop d'action sauvage, cela peut être aussi démotivant. En général, je ne m'aventure pas avec des joueurs qui semblent être des professionnels, sauf si j'ai une très bonne main avant le flop. Je ne m'attends de toutes façons pas à gagner beaucoup d'argent de ces personnes, et je ne veux certainement pas perdre face à eux.

Changer de table au cas ou elle en vous convient pas

J'ai développé ma connaissance de la sélection du jeu assez rapidement. J'ai un bon instinct pour savoir quelle table est la meilleure pour moi. Je me trompe parfois, mais il y a une solution simple : changer ! Je n'hésiterai pas à changer si je pense que je ne suis pas dans la bonne partie. Je vais changer du limit au no-limit, et du Hold'em au Stud, tout dépend comment me parait le jeu.

En ce qui concerne la connaissance numéro trois, ne pas se mettre « on tilt », c'est probablement la plus importante qu'un joueur puisse avoir.

Sans elle, aucune main judicieuse ni sélection intelligente de jeu peut aider. Le joueur qui évite de se retrouver « on tilt » est le joueur qui gagnera le plus d'argent au long terme. Pensez-y : vous tirez deux paires, embuscade à tapis avec la meilleure main, et vous êtes suivi par quelqu'un qui a une paire et qui fait une suite sur les deux dernières cartes. Ca vous coûte presque tous vos jetons. Si vous faites une recave, et que vous êtes « on tilt », vous risquez de perdre aussi la recave. Mais si vous faites une recave et que vous jouez bien, sans laisser vos émotions prendre le meilleur de vous-même, vous finirez par gagner. Ne vous souciez pas de reprendre vos jetons à la même personne qui vous a fait perdre. Il y a huit autres joueurs à la table.

Gardez à l'esprit que ce que vous voulez, c'est que quelqu'un suive avec un tirage délicat contre votre main forte, parce que par définition, les côtes sont contre ces tirages. C'est là que les statistiques interviennent. C'est vrai, je n'ai pas une base solide en calculs mathématiques des côtes. Mais je sais que si j'ai une chance sur quatre de faire ma main, il vaut mieux que j'ai quatre ou cinq joueurs pour rendre le pot attrayant. Et si mon adversaire ne semble pas le savoir, alors il me tarde d'être en face à face la fois prochaine.

Je ne sais pas pourquoi les joueurs se plaignent d'être cruellement battus. Bien sûr, cela peut vous agacer, car c'est un choc de perdre avec une main forte. Mais si vous n'étiez jamais suivi par des joueurs avec des mains faibles, vous ne gagneriez jamais. Lorsque je garde ça à l'esprit, cela m'empêche de mal réagir face à un mauvais coup. Cela m'évite de me retrouver « on tilt ».

 

Publié par flairset à 10:26:01 dans Jouer au poker en ligne | Commentaires (0) |

Position réelle et position relative au Texas Hold'em | 28 mai 2008

Les joueurs de poker savent qu'au Texas Hold'em, presque tout n'est qu'histoire de position. Jouer serré en position haute et s'engager avec des mains plus marginales en position tardive. Un jour Doyle Brunson a même dit : « donnez-moi le bouton à chaque main et je gagnerai sans même avoir à regarder mes cartes. » Cela ne fait donc aucun doute que la position est un paramètre essentiel. Seulement il faudrait ajouter que la position change. Effectivement, votre ‘position réelle' est établie par le bouton, mais l'action pre-flop établie souvent une ‘position relative' qui au final peut bouleverser l'hypothétique avantage de la position réelle des autres joueurs. Bien que ce cas de figure arrive plus souvent en Limit qu'en No Limit, certains ajustements en No Limit selon des situations précises peuvent s'avérer significativement profitables.

Prenons l'exemple suivant : Joueur 3 limp UTG. Tout le monde se couche jusqu'au Joueur 6 qui relance. Le bouton et la grosse blind suivent. L'action revient à J3 qui décide de suivre. Ce dernier clos le premier tour d'enchères et se retrouve en bonne position au flop. Le bouton a en théorie la ‘position réelle'. Tout le monde check, J6 effectue logiquement un continuation bet, le bouton se retrouve UTG et J3 parle en dernier. Cet exemple devrait vous aider à visualiser la situation contre un joueur super agressif.

Ce type d'exemple arrive souvent au Hold'em. Les joueurs entrent dans un pot sur une relance, puis suivent post-flop, expliquant ainsi le décalage créé. La grosse blind quant à elle tend à assumer le rôle relatif du bouton. Bien sûr, s'il y a sur-relance, le décalage peut devenir alors encore plus imprévisible.

Comment tirer profit de cette ‘position relative' ? Parfois nous pouvons suivre une relance avec des cartes pour le moins discutables. Avec de bonnes mains nous pouvons aussi attirer plusieurs joueurs par des mises supplémentaires, à cause de la côte du pot. Cela nous offre aussi l'occasion d'une inattendue confrontation avec un joueur large et agressif. La logique voudrait que l'on s'assoie toujours à la gauche du maniac. A cet instant il est possible de le sur-relancer pour l'isoler. Assis à sa droite les profits peuvent également être même plus rentables, car vous pouvez le piéger par un check-raise ou une sur-relance, entraînant toujours d'autres joueurs. Cette stratégie est à utiliser avec précaution afin de ne pas gaspiller votre argent. Patience et discipline doivent être vos credos, mais encore une fois tout dépend de la situation.

La prochaine fois que vous sélectionnerez un siège avec une ‘position relative' vis-à-vis d'un joueur large et agressif, vous aurez sûrement envie d'avoir un maximum d'action.

Publié par flairset à 10:24:32 dans Jouer au poker en ligne | Commentaires (0) |

Le vol des blinds au poker | 28 mai 2008

A mesure que votre jeu se développe avec le temps, une qualité essentielle que vous devrez approfondir est la capacité de jouer sans regarder vos cartes. La première étape est le vol de blinds. Dans cet article il sera traité des diverses caractéristiques de cette stratégie qui ont besoin d'être étudiées avant la mise en pratique.

Qu'est-ce qu'un vol de blinds ? Vous êtes en position tardive, vous relancez avec deux cartes et tout le monde se couche. Félicitations, vous avez réussi à voler les blinds. Le concept a l'air très simple. Bien évidemment c'est un petit peu plus compliqué. Laissez-moi vous démontrer les paramètres impliqués pour ce type d'action.

Premièrement, il faut analyser le profil de vos adversaires, en particulier la grosse blind. En micro limites, beaucoup sont inconscients de cette tactique. Peu importe, de toute façon ils suivent à partir du moment où ils ont quelque chose de ‘valable'. Devriez-vous essayer de voler leurs blinds ? Cela dépend de la gamme de mains qu'ils jugent ‘valables', et de la façon dont ils jouent post-flop. Si vous avez affaire à un calling station (large passif), je vous déconseille toute tentative. Patientez jusqu'à recevoir une vraie main puis relancez. Il va sûrement continuer de vous suivre au flop même s'il a raté le tableau. La plupart du temps cela vous sera profitable, votre ‘continuation bet' vous rapportera des bénéfices.

Désormais imaginez un autre genre d'adversaire. Ce n'est pas un expert mais il se débrouille plutôt bien. Il a dû lire un ouvrage ou deux et possède quelques notions sur la valeur des mains. Admettons qu'il soit serré passif, plus communément appelé faible serré, alors vous avez ici un excellent candidat. La majeure partie du temps il se couchera en position de blinds, mais également au flop lorsqu'il ratera le tableau, à moins qu'il trouve une top paire ou mieux. Vous n'aurez donc aucun mal à remporter le coup.

Même un joueur serré agressif est un bon candidat. Il jouera en moyenne 20% de ses mains, ce qui signifie que si vous relancez les chances qu'il vous suive ne sont que de 20%, donc 80% du temps restant vous gagnerez les blinds. Bien sûr, cela dépend également de votre position car il y a d'autres joueurs, mais quoiqu'il en soit vos tentatives auront du succès. Plus le pourcentage de mains avec lesquelles un joueur sera susceptible d'entrer dans un coup sera élevé, plus le vol de blinds va échouer. De ce fait, plus un joueur sera agressif post flop et moins vous devrez espérer en tirer profit.

Les meilleures cibles contre qui voler les blinds sont les joueurs serrés passifs, comme les pires sont les larges agressifs. Les raisons sont clairement évidentes, comme cités précédemment.

Un autre facteur à prendre en compte est votre image à la table. Plus vous aurez une image serrée, plus vos relances seront respectées. Il est plus simple de voler les blinds avec une image serré que large. S'il vous arrive d'être semi-large agressif ou large agressif, je n'ai pas réellement besoin de vous encourager à voler les blinds. En étant serré vous laisserez plus d'argent sur la table. On témoignera plus de respect à vos relances car on vous cataloguera comme quelqu'un ne jouant que les bonnes mains de départ. Par conséquent on n'imaginera pas que vous puissiez attaquer avec des poubelles. Je devrais tout de même rectifier ce dernier principe. Admettons que vous soyez serré agressif, pouvez-vous voler sans crainte ? Non, parce qu'au-delà de l'image que vous avez à la table, vous avez besoin de considérer votre récente image. Qu'elle est-elle ? Dans combien de pots avez-vous récemment été impliqué ? Combien de fois avez-vous relancé ? Combien de mains avez-vous montré ? Si vous avez relancé sur vos deux dernières mains et remporter le pot post-flop, votre image récente n'est pas favorable à un vol de blinds. A l'inverse, si cela fait quelques temps que vous ne vous êtes pas engagé dans un coup, alors votre image est propice à un vol.

 

 A présent observons la mécanique. Vous êtes au cutoff avec un bon candidat en grosse blind et deux joueurs serrés entre vous. A combien devriez-vous relancer ? Vous devriez relancer du montant auquel vous relancez habituellement dans cette position. Un vol de blind ne doit pas différer de vos relances standards. Si vos relances varient suivant la qualité de vos mains, les bons observateurs remarqueront ce détail et vous donneront de l'action quand vous n'en voudrez pas. Conservez un bon credo, tout le monde se couchera et vous ramasserez tranquillement le pot.

Néanmoins Il se peut que la grosse blind ait quelque chose, puis décide de suivre votre relance. Que faire ? Ne baissez pas les bras. Au flop effectuez votre ‘continuation bet' habituel. Tout comme votre relance preflop, la mise de votre ‘continuation bet' ne doit pas laisser transparaître la force de votre main. La plupart du temps vous devriez remporter le coup. Occasionnellement vous rencontrerez de la résistance. Si on vous ‘check-raise' couchez-vous, excepté bien sûr en cas de jeu solide au flop. En toute similitude, si la grosse blind mise au lieu de checker et que le tableau n'est pas en votre faveur, alors couchez-vous sans hésitation. Un vol de pot doit se dérouler avec le minimum de résistance. Au moindre doute, abandonnez.

Autre configuration : la grosse blind check puis suit votre ‘continuation bet' au flop. Vous devrez mettre en œuvre vos capacités à lire la main de votre vis-à-vis. Quel sorte d'adversaire affrontez-vous ? Quel genre de mains peut-il bien avoir avec un ‘check-call' au flop ? Après cette étape, dressez la liste des cartes qui seraient à même de le faire coucher au turn. Si l'une de ces dernières tombe, misez. S'il y a possibilité de couleur, quinte...misez !

Voici un exemple : vous relancez de quatre fois la grosse blind et seule la grosse blind (ici joueur serré passif) suit. Le flop est J♠-8-4♠. La grosse blind check, vous misez six grosses blinds et êtes encore suivi. Dés l'action preflop il vous faut envisager un panel de mains avec lesquelles il aurait pu vous suivre. ‘Preflop' signifie paires fermées, A-K ou A-Q. Selon les joueurs, on peut rajouter connecteurs assortis, mais négligeons cette option pour mon exemple. Il suit donc encore votre mise au flop. Cela laisse envisager quelles mains ? On élimine la probabilité de A-K et A-Q. A mon avis il n'a pas suivi avec une petite paire qui ne s'est pas transformée en brelan, donc on peut écarter l'hypothèse de 2-2 ou 3-3. Paire de cinq à paire de sept n'a pas non plus l'air crédible. Le joueur faible serré suivrait au minimum avec 9-9 ou 10-10. En supposant un tel scénario, il se coucherait aisément au turn. Si un As ou un pique arrive ce sera la même chose, tout comme n'importe quelle carte supérieure à sa paire. Le joueur faible serré va chercher une excuse pour se coucher et vous devriez continuer à lui mettre la pression. Combien devriez-vous miser ? Votre mise standard, comme les fois précédentes, de manière à ce que tout paraisse normal. Si cette fois il vous suit à nouveau, méfiez-vous, car un serré passif qui paye deux grosses mises cache forcément un gros jeu.

Que faire dans le cas où nous avons un adversaire différent tel qu'un semi-large passif ? La liste des mains potentielles preflop va alors s'élargir, incluant des As assortis ou dépareillés, des connecteurs assortis et des figures. Vous misez au flop et la grosse blind vous suit. Le flop est à tirage dangereux et vous savez qu'il sera très difficile de faire coucher un mauvais joueur si ce dernier est à tirage. Il se peut que vous battiez n'importe quelle paire, mais l'éventail de mains de la grosse blind est si large que plane une forte incertitude. Dans cette situation je n'engagerais pas beaucoup de jetons au turn parce-que le tableau est trop dangereux.

Si on changeait le flop pour le rendre moins effrayant : J-7-2♠. Vous misez et la grosse blind suit. Il n'y a aucun tirage donc sa sélection de mains a dû être plus stricte. En plus des paires fermées, vous êtes peut-être face à A-J, K-J, Q-J, J-10, A-7, 8-7, 7-6 et A-2. Imaginons-le sur 8-7 ou 7-6, une autre carte ouvrant un tirage ou un As l'inviterait à se coucher. Evidemment il pourrait également posséder une double paire, mais je ne tablerais pas trop là-dessus. Contre un tel adversaire je n'hésite pas à miser, et je n'hésiterai pas non plus à me coucher s'il relance.

Il a été  oublié de mentionner un facteur supplémentaire qui est la valeur de votre main. Au fond ce n'est pas si important lors d'un vol de blinds. En fait, vous ne devriez pas réellement avoir à vous inquiéter de ce que vous possédez jusqu'à ce que votre mise au flop soit suivie ou relancée. Si tel est le cas analysez la situation et jouez en conséquence. Le Hold'em renferme des plaisirs équivalents à ceux de remporter des gros pots avec des mains comme J-2. Vous bluffez et montrez vos cartes, mais gardez à l'esprit que tout le monde à la table sera témoin de votre jeu. Sans doute vous avaient-ils perçu comme étant un joueur serré. Cependant ils risquent rapidement de réviser leur opinion. Les gens se souviennent de ce qu'ils voient. Personnellement je n'essayerais plus de voler quelconque blind avant quelques tours maintenant. Soyez patient, attendez de bonnes cartes et tirez profit d'un poker basique.

Publié par flairset à 10:23:47 dans Jouer au poker en ligne | Commentaires (0) |

La relance de défense au poker : le Blocking Bet | 28 mai 2008

Aujourd'hui j'aimerais discuter d'une stratégie qui est trop peu utilisée par les joueurs de Texas Hold'em No Limit. Beaucoup l'utilise et la comprenne, mais pour ceux qui ne le font pas, c'est-à-dire la majorité, son efficacité est intéressante. Qu'est-ce que le ‘blocking bet' ? En général c'est une mise effectuée sur la river afin de bloquer une éventuelle plus grosse mise faite par un adversaire. Le blocking bet est donc utilisé hors de position, quand vous n'êtes pas le dernier à parler. Cette tactique vous fait économiser de l'argent, car vous perdez moins que ce que vous auriez pu. Par-exemple, si vous misez un quart du pot sur la river et que votre adversaire se contente de payer avec la meilleure main, vous épargner vos jetons. Admettons que vous ayez checké, il aurait pu miser la moitié du pot, vous auriez suivi et perdu bien plus. Le principe est d'aller jusqu'à l'abattage pour peu cher. On l'utilise également pour décourager un bluff. Le check est signe de faiblesse, induisant ainsi le bluff. Miser indique une certaine force, et vos adversaires se risqueront moins à relancer malgré leur bon jeu.

Bien évidemment il est moins censé de faire un blocking bet avec une forte main. Dans ce cas vous miseriez pour obtenir un value bet. Le blocking bet est davantage propice avec une top paire moyen kicker. Par-exemple vous êtes à une table $1 / $2 No Limit Texas Hold'em avec 10-J♠ en grosse blind contre un seul joueur. Le tableau est 10♠-7-6-2♠-2♣, vous détenez la top paire mais ce n'est probablement pas suffisant. Le turn et la river sont rassurants, et même si votre vis-à-vis avait 7♣-6♣ vous seriez devant. Néanmoins, pas de quoi s'emballer avec J♠ comme kicker. Il se pourrait que vous soyez face à une quinte flopée, mais la paire de 2 pourrait effrayer votre adversaire. De plus, si vous misez, il y a peu de chances que ce dernier relance étant donné qu'il n'a potentiellement plus la meilleure main.

Le pot est de $44, vous avez misé au flop et au turn. Le fait d'envoyer $10 à la river est jugé de blocking bet. Il se peut qu'un joueur avec K♠-10 conclut qu'il possède la meilleure main si vous aviez checké, et par conséquent aurait eu tout le loisir d'avancer $15 ou $20 dans le but d'effectuer un value bet. Un check induit un bluff suite à une quinte ou couleur manquée. Vous checkez et il mise $30, la décision devient alors très difficile. Il faut du courage (ou être un peu fou) pour relancer avec une quinte / couleur ratée ou simplement une paire. Ici votre mise bloque votre adversaire, elle l'empêche d'exploiter une quelconque faiblesse.

 

Cette action peut aussi vous faire gagner de l'argent si l'on vous paye avec une main plus faible qui se serait couchée face à une mise plus conséquente. Dans notre exemple, une main comme 7♣-8 irait volontiers payer $10 pour un pot de $44. Ce n'est pas forcément un bon call de sa part, mais quoiqu'il en soit la stratégie a fonctionné. 10-9 aurait à coup sûr payé par frustration, ayant manquée 17 outs.

Une situation où le blocking bet est très utile c'est quand une carte effrayante tombe à la river. Une carte effrayante pourrait-être aussi une carte complétant une couleur ou une quinte. Exemple, vous avez K-K, vous relancez preflop, misez sur un flop Q-x-x puis sur un turn anodin. Désormais tombe un As sur la river. Si vous checkez, un adversaire astucieux va bluffer. Vous indiquez clairement que vous n'êtes pas heureux de voir cet As. Chekcer incite au bluff, tandis qu'une mise le décourage.

Si vous misez à la river et que l'on vous relance, vous savez clairement contre quel genre de main vous êtes. Votre adversaire a une paire d'As, une double paire ou a sous-joué un brelan. Couchez-vous avec la conscience tranquille.

Considérons à présent le cas où une couleur est formée à la river. Vous avez K-J au cut off. Sur un flop J-9-3 vous misez, le bouton relance et vous suivez. Le turn est le 4♣, check des deux côtés. La river est le 2. Après un check au turn, vous pouvez vous permettre de checker, mais une nouvelle fois cela indique une faiblesse, et si votre adversaire a Q-J et qu'il mise la moitié du pot, vous voilà face à une décision contraignante. Vous pouvez alors évitez de vous retrouver piéger en faisant un blocking bet. Plus il sera petit, et plus vous aurez des chances de vous faire payer par Q-J ou J-10, surtout par des joueurs passifs qui se seraient contenter de checker derrière vous.

Prenons un dernier exemple. Vous trouvez J-5 en grosse blind. Vous flopez un tirage couleur et un joueur en position intermédiaire ayant limpé preflop mise la moitié du pot. Vous payez, tout comme le bouton. Tout le monde check au turn et la river vous donne la couleur. Vous détenez une très bonne mais pas excellente. A moins que l'un de vos adversaires ait la couleur max, il est peu probable que votre mise soit relancée. Selon le type de joueur une petite mise serait suivie par une main faible comme une top paire. Comme dit dans les exemples précédents, vous voulez avoir un abattage pour peu cher. Si le bouton détient K-Q et que tout le monde check jusqu'à son tour de parole, une mise de plus d'un quart du pot va assurément tomber. En revanche, un blocking bet pourra effrayer le bouton, il pensera que vous avez la couleur max et se contentera juste de payer.

Maintenant que nous avons dressé plusieurs situations, j'aimerais introduire une dernière variable. Au vu de tous les différents styles de joueurs qui existent, vous devez utiliser le blocking bet avec précaution. Le meilleur client est le calling station. Peu importe votre mise et ses cartes, il suivra, alors n'hésitez pas à rentabiliser votre main.

Il y a des similitudes à faire un blocking bet contre un joueur passif. Il ne vous bluffera que très rarement à la river, ou alors pour obtenir un faible value bet. Si vous pensez qu'il y a une réelle chance que vous soyez battu alors checkez. Il vous laissera savoir la force de sa main.

Par-contre ne gâchez pas votre blocking bet face à joueur faible serré. Ce joueur est aussi effrayé que vous de la couleur sur la river. En revanche le constat est simple : il n'attaquera qu'avec la couleur, donc checkez au préalable, ou bluffer si vous êtes réellement sûr de votre analyse.

A l'opposé des avantages il y a l'inconvénient du client large agressif qui exploitera vos faiblesse sur la cinquième et dernière carte. Checkez et il bluffera. Si vous avez une très bonne main et qu'il est un habitué du check-raise mais avec des cartes vulnérables, une mise ne l'incitera pas à vous piéger.

Pour terminer, disons que l'adversaire basic, soit serré agressif, est également un bon candidat. Si vous checkez il saura que vous êtes peu réjoui de cette dernière carte, et son value bet n'en sera que plus important. Encore une fois, le blocking bet vous fera perdre moins d'argent que prévu. Que ce soit contre un joueur large agressif contre lequel vous devrez prendre vos précautions, ou un joueur serré agressif rusé qui tentera de vous sortir du coup, restez vigilant et tâchez d'appliquer les principes que nous venons de voir ensemble. Bonne chance !

Publié par flairset à 10:20:27 dans Jouer au poker en ligne | Commentaires (0) |

Les tournois de poker | 23 avril 2008

 
Tournois
 
Le jeu de poker sous forme de tournois gagne constamment en popularité. Dans un tournoi de poker, tous les joueurs commencent avec le même nombre de jetons puis le jeu se déroule jusqu'à ce que tous les joueurs aient perdu tous leurs jetons. Sauf un – le gagnant.

Votre classement dans le tournoi

Votre place d'arrivée dans un tournoi est déterminée par le nombre de joueurs restant en jeu lorsque vous perdez votre dernier jeton. S'il reste cinq joueurs vous finissez sixième, et ainsi de suite.

Partage du pot

Le vainqueur ne gagne habituellement pas tout dans un tournoi de poker. Au lieu de cela, le montant du pot est divisé entre les joueurs les mieux placés qui finissent tous "dans l'argent". Le gagnant reçoit cependant une part importante du gâteau, donc gagner un tournoi est toujours intéressant. Très intéressant en fait.

Hausse des blinds et pots

Pour s'assurer qu'un tournoi touche à sa fin dans un temps raisonnable, les blinds et les pots sont augmentés à intervalles fixes. De cette façon, vous trouverez après un certain temps que les blinds et les pots sont vraiment chers si vous n'avez pas réussi à faire grossir votre tas de jetons.

Types de tournois

Les tournois de poker existent en différentes variantes. Souvent, dix personnes s'assoient autour d'une table pour jouer un tournoi. D'autres tournois rassemblent des centaines, voire des milliers de joueurs. Mais vous pouvez aussi joueur un tournoi contre seulement un joueur!

Tournois "Sit and Go"

Un tournoi sit-and-go (S&G) commence aussitôt qu'assez de joueurs se sont inscrits. Un tournoi S&G est habituellement constitué de neuf ou dix joueurs autour d'une seule table mais ils existe aussi des S&Gs avec deux ou trois tables.

Tournois multi-tables

Un tournoi multi-table (MTT) commence à un moment décidé à l'avance. Il peut être ouvert à des centaines, voire des milliers de joueurs.

Tournois face à face

Dans les tournois face à face, deux joueurs s'assoient avec le même nombre de jetons et jouent jusqu'à ce que l'un deux aient tous les jetons. Les blinds ou les pots sont augmentés pendant le tournoi.

Les satellites

Un satellite est un tournoi où le premier prix n'est pas de l'argent mais un siège à un autre tournoi. L'idée est de pouvoir participer à un tournoi cher en gagnant un tournoi moins cher.

Si par exemple dix joueurs s'assoient et jouent un tournoi à 10$, le gagnant pourra gagner un siège à un tournoi de 100$.

Dans les grands satellites, il peut y avoir plusieurs places à se disputer.

Re-buys et add-ons

La particularité des tournois est que vous ne pouvez pas prendre votre portefeuille et acheter plus de jetons comme dans un "cash game" normal (une partie typique de poker qui n'est pas un tournoi et où les joueurs peuvent entrer ou retirer leur gain à leur guise). Quand vous n'avez plus d'argent, vous êtes hors du tournoi.

Certains tournois vous autorisent cependant à acheter plus de jetons – faire un "re-buy" – mais seulement pendant une "période re-buy" au début du tournoi. En fonction des règles du tournoi, vous pourrez faire un nombre limité ou illimité de "re-buys". Quand la "période re-buy" se termine, vous pouvez faire un dernier "re-buy", appelé un "add-on".

Après la "période re-buy", le tournoi se poursuit comme un tournoi normal où les joueurs sont mis dehors quand ils ont perdu leurs derniers jetons.

Les "re-buys" et "add-ons" sont ajoutés au montant du pot.

Un tournoi sans "re-buys" ou "add-ons" est appelé un "freeze-out".

Conseils de jeu pour les tournois

Evitez les situations à 50/50

Dans un "cash game", si vous mettez tout votre argent dans le pot avec une main qui n'est pas tout à fait favorite, vous gagnerez à la longue même si vous perdez un pot de temps en temps. Mais si vous perdez une situation à 50/50 dans un tournoi, vous serez hors du tournoi. C'est pourquoi il est préférable d'avoir un peu plus de patience lors d'un tournoi et d'attendre des mains plus fortes.

D'un autre côté, vos adversaires seront plus prudents eux-aussi, ce dont vous pouvez profiter.

Jouer sur la bulle

La bulle est la place proche de celles payées mais qui ne l'est pas. Si les dix meilleures places sont payées, la place onze est la bulle.

Etre le meilleur joueur non payé dans un tournoi est d'une certaine façon le pire résultat qu'on puisse faire. Vous avez investi beaucoup de temps sans recevoir aucune récompense.

Jouer sur la bulle peut donc être assez différent. Si vous avez un petit tas de jetons, pourquoi risqueriez-vous de les perdre quand vous pouvez entrer "dans l'argent" en attendant seulement qu'un autre joueur perde? Si, d'un autre côté, vous avez beaucoup de jetons et que ceux qui en ont peu attendent que vous perdiez, vous pouvez récolter quelques pots faciles.

Publié par flairset à 01:36:48 dans Jouer au poker en ligne | Commentaires (0) |

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