"Seigneur,
ne leur pardonnez pas
car ils savent ce qu'ils font"
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Envahis moi tout l'espace, peu à peu, rempli moi de toi et que rien ne s'échappe. Je fermerais bien tout à clef, je verrouillerais les portails immenses. Si tu regardes les oiseaux guêpes, les poissons solubles, alors toi aussi tu te noieras dans la mare au diable. Et alors toi l'exsangue, si tu le veux bien, je te ramènerais à la vie. Je te tricoterais demain avec des pattes d'araignées.
Moi plein de toi, moi plaint de toi, j'en verrais le bout, et je serrais libre comme l'air.
Voire plus...
Publié par ornithorique à 19:50:14 dans ornithorique | Commentaires (0) | Permaliens
- mets mon ange tu sais, allons
- il y a peut-être un pont
- que deviens-tu ?
- on y va ?
- pourquoi ?
- parce qu'il le faut
- encore ?
- encore.
- tu joue là ?
- jusqu'au bout
Tu es prêt ?
Publié par ornithorique à 10:47:52 dans ornithorique | Commentaires (0) | Permaliens
Ce soir moi aussi j'ai envie d'écrire un scénario, à t'attendre.
La scène se déroule dans une gare d'une grande ville, ça pourrait être n'importe quelle grande ville, il ne fait pas froid dans la lumière des néons, c'est la nuit. La gare est déserte, à part un garçon sans valise les mains dans les poches, il peut avoir un peu plus ou un peu moins de vingt ans, on ne voit pas son visage. A l'autre bout du quai, un autre garçon qui le regarde en silence, dans ses yeux on voit le monde entier qui est passé et qui a laissé quelque chose d'arraché dedans.
L'autre garçon lève la tête, il est plus jeune, il à l'air de sortir d'un film de Larry Clark, quelque chose de la poésie sur son visage.
Lui :
J'ai froid
Lui :
Ca fait deux siècles que je t'attends
Lui :
Le train n'avait que 15 minutes de retard
Lui :
Tu trembles
Lui :
J'ai froid
Lui :
Approche toi plus prêt
Lui :
Serre moi.
Lui :
Hiroshima ... mon amour.
Et alors ça fait comme un miroir quand ils se rapprochent jusqu'à se confondre l'un dans un ombre, et le monde entier sait que les fleurs les insectes reviendront encore plus colorés, plus beaux qu'avant recouvrir les cadavres.
Pendant que j'écrivais ce texte :
IamX : Spit it out
Noir Désir : Ecorchés
Daisybox : Mon héroïne
Publié par ornithorique à 23:08:11 dans ornithorique | Commentaires (0) | Permaliens
tu ne m'a pas dis à qui je devais m'adresser. pot pourri. ça manque de poésie.
plus de lettres à mâcher, à hacher, à tacher.
où. bout de clous. est-il le sauveur. ou.
mécanique du corps. corps pourri. sans draps, sans plis.
le loup m'a croqué. les épines sur la tête.
l'édifice au fond le trou. le vampire m'a mordu.
pourrit dur.
ça flotte. ça pleut. c'est mou.se .
on essaye de s'élever comme pour s'aider
c'est mur. c'est dur. ces mûres.
la fumée sur l'eau. au large du diable.
pot pourri.
Publié par ornithorique à 11:09:59 dans ornithorique | Commentaires (0) | Permaliens
Et on a serré les vis à l'intérieur de moi, et j'ai bien tout senti jusque dans mes os, la douleur c'est que j'étais en vie, la douleur dans ma chair c'est que j'étais encore en vie.
Allez vas y serre plus fort mon amour les vis dans les bras (maigres, maigres).
Regarde bien j'ai tremblé plus fort que toi, et j'ai les muscles à vif et tu ne vois pas que mes os partout qui sortent c'est juste comment je suis dedans, c'est l'obscène à l'extérieur de l'intérieur. C'est l'autopsie, c'est la crucifixion, c'est le sang qui coule partout, c'est j'ai mal à la tête et le ciel qui ne s'ouvre jamais, et il sera écarlate de me voir gémir mais il ne comprendra pas ce que ça fait, rien de rien, c'est l'option pas discutable, c'est mes cotes qu'on compte les lattes d'un sommier qui craque doucement au rythme des Stones, au rythme de moi qui respire trop fort et qui manque d'air.
Et ils diront que je suis malade, que je suis un putain de cadavre mais moi putain je suis pas mort, moi putain je suis plus en vie qu'ils ne le seront jamais, je ressens partout la vie en moi, le soleil qui me brûle les yeux, le goût de la peau. Si je sens aussi bien les vis c'est que j'ai les nerfs qui hurlent.
Regarde bien j'ai tremblé plus fort que toi.
Je ne suis pas maigre, je suis écorché vif.
Publié par ornithorique à 23:18:58 dans ornithorique | Commentaires (0) | Permaliens
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