Khénifra
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Contexte Historique
1415 Les Portugais prennent Ceuta (côte marocaine)
1433 Le cap Bojador, face aux Canaries, est doublé par Gil Eannes
1440 Henri le Navigateur établit un fort portugais sur le Rio de Oro
1441 Capture de dix indigènes près du cap Bojador par Antam Goncalves, navigateur portugais : date considérée comme le début de la traite des esclaves
1444 Denis Dias double le cap Vert
1494 Traité de Tordesillas dédiant, sur la route des Indes, l'Afrique au Portugal
1514 Occupation espagnole d'Alger (1514-1516)
1517 Invasion ottomane de l'Egypte
1519 Premier tour du monde commencé par Ferdinand Magellan et achevé par Sébastien del Cano (1519-1522)
1520 Les comptoirs pour la traite des esclaves prennent nettement le pas sur les autres activités marchandes
1550 Publication de La description de l'Afrique, par Léon l'Africain
1551 Conquête de Tripoli par les Ottomans
1552 Fondation des comptoirs du Bastion-de-France (Bône, La Calle, Bastion-de-France, le Cap rose) par la Compagnie du Corail de Marseille sur la côte est algérienne
1574 Conquête ottomane de Tunis sur les Espagnols
1619 Premiers esclaves africains vendus à Jamestown en Virginie
1635 Richelieu répartit le commerce de la côte d'Afrique entre plusieurs compagnies à privilège
1660 Fondation de la Royal Society de Londres
1669 Formation de premières troupes d'infanterie de marine à l'initiative de Colbert
1703 Fondation de la congrégation du Saint-Esprit (les spiritains), évangélisateurs en Afrique noire
1735 Parution des Mémoires du chevalier d'Arvieux, envoyé du roi à la Porte
1741 Fondation de la Compagnie royale d'Afrique qui détient le monopole du commerce avec les Barbaresques (1741-1791)
1746 Publication de l'Histoire générale des voyages, ou Nouvelle Collection de toutes les relations de voyages par mer et par terre qui ont été publiées jusqu'à présent dans les différentes langues, par l'abbé Prévost en 80 volumes (1746-1789)
1780 Publication de l'Abrégé de l'histoire générale des voyages en 23 volumes, par La Harpe
1787 Publication du Voyage en Syrie et en Egypte, par Volney
1794 Abolition de l'esclavage par la Convention
1798 Napoléon débarque en Egypte
1802 Paix d'Amiens : l'Egypte est rendue à l'Empire ottoman
1806 Les Anglais s'emparent des établissements hollandais et français
1807 La traite des Noirs est prohibée par le Parlement britannique
1809 Parution de la première édition de la Description de l'Egypte en 12 volumes (édition Jomard)
1814 Parution des Voyages d'Ali Bey el Abbassi en Afrique.
1820 Découverte de la quinine par Pelletier et Caventou
1821 Fondation de la Société de Géographie de France
1824 Fondation à Paris de la Société des Missions évangéliques
1827 Incident du coup d'éventail du dey d'Alger, au consul de France
1829 Parution des Lettres écrites d'Egypte et de Nubie, par Champollion
1830 Débarquement français en Algérie et capitulation d'Alger
1831 Fondation de la Légion étrangère
1833 Poursuite de la conquête de l'Algérie : occupation de Bône, de Bougie et de Mostaganem
Abolition de l'esclavage dans les colonies anglaises
1834 Traité Desmichels : Abd el-Kader reconnu souverain indépendant de la province d'Oran
Création d'un gouvernement général des possessions françaises dans le nord de l'Afrique
1836 Poursuite de la conquête de l'Algérie: prise de Tlemcen, de Medea, échec de Clauzel devant Constantine
1838 Abolition de l'esclavage dans l'empire britannique
1839 Reprise de la lutte contre Abd el-Kader : massacre de la Mitidja
1840 Traité de Londres réglant sans la France le différend turco-égyptien : Mehemet Ali abandonne la Syrie et ses conquêtes mais l'Egypte et le Soudan lui sont acquis
Bugeaud gouverneur de l'Algérie (1840-1847)
Protectorat français sur l'Oued-Noun (Maroc)
1841 Parution de l'Histoire de l'Afrique sous la dynastie des Aghlabites, texte arabe d'Ibn-Khaldoun traduit par Noël Desvergers ; De la colonisation de l'Algérie, de Prosper Enfantin
1844 Bugeaud bat les Marocains alliés à Abd el-Kader à l'Isly
1845 Publication des Français en Algérie, souvenirs d'un voyage fait en 1841, par Louis Veuillot
1846 Essai de collectivisme agraire à Saint-Denis du Sig (Algérie) : concession d'inspiration à la fois saint-simonienne et fouriériste (1846-1853)
1848 Abolition de l'esclavage dans les colonies françaises
1849 Soumission de l'Aurès
1852 Randon gouverneur général de l'Algérie (1852-1858)
Soumission des oasis du sud algérien
1854 Faidherbe nommé gouverneur du Sénégal (1854-1865)
Parution du Nil, Egypte et Nubie, par Maxime du Camp
1856 Fondation à Lyon de la Société des Missions africaines
1857 Soumission de la Kabylie par le général Randon
1858 Création d'un ministère de l'Algérie et des Colonies (1858-1860)
1860 Voyage de Napoléon III en Algérie
Création des Bataillons d'Afrique
Début de publication de la revue "Le tour du monde" (1860-1914)
1862 Chemin de fer Alger-Blida
H. Duvergier explore le Tassili, le Fezzan et le Hoggar (1862-1865)
1863 Fin de la traite européenne des esclaves (fin de la guerre de Sécession)
1864 Mac-Mahon gouverneur général de l'Algérie
1865 Fondation de la Société générale algérienne à l'initiative de Napoléon III et du saint-simonien Talabot
1866 Alger devient archevêché catholique
1867 Charles Lavigerie archevêque d'Alger (1867-1892)
1868 Fondation de l'ordre des Pères blancs
1869 Ouverture du canal de Suez
1870 Décrets Crémieux : administration civile de l'Algérie et naturalisation automatique des Israélites
Chemin de fer Philippeville-Constantine
1874 Fondation à Bordeaux de la Société de géographie commerciale
Le régime de l'indigénat est expérimenté en Algérie (1874-1928) puis progressivement étendu à l'ensemble des colonies
Projet de mer saharienne du Français Roudaire (1874-1876)
Publication de De la colonisation chez les peuples modernes, de Paul Leroy-Beaulieu
1876 Fondation de la Société de géographie de Marseille. Ouverture de la Conférence de géographie de Bruxelles (Allemagne, Autriche-Hongrie, France, Italie, Russie), visant à l'échange d'informations géographiques entre puissances coloniales ; déclarations officielles sur la mission civilisatrice de la colonisation (lutte contre la traite des esclaves ...)
1878 Condominium franco-anglais sur l'Egypte
1880 Extension de la vigne en Algérie
1881 Traité du Bardo : la France établit son protectorat sur la Tunisie (1881-1956)
Massacre de la mission Flatters chargée du repérage du tracé du chemin de fer transsaharien
Des Voyages et découvertes de Paul Soleillet dans le Sahara et dans le Soudan en vue d'un projet d'un chemin de fer transsaharien
1882 Occupation anglaise de l'Egypte
1883 Charles de Foucault parcourt le Maroc (1883-1884) Livre: Reconnaissance au Maroc
1886 Création du corps des administrateurs coloniaux
1889 Création en France de l'Ecole coloniale
1891 Jules Cambon gouverneur général de l'Algérie (1891-1897)
1894 Création en France du ministère des Colonies
1898 Mise en place des Délégations financières algériennes (1898-1942)
1899 Fondation de l'Office colonial, destiné aux candidats à l'Outremer
1902 Formation des Territoires du Sud (Sahara algérien)
Mission Coppolani en Mauritanie, annexion des sultanat des Trarza et des Brakna, et fondation de Nouakchott
1903 Fondation de Colomb-Béchar (Algérie)
1904 Protocole d'accord franco-espagnol sur le Maroc
La Mauritanie territoire civil de l'AOF
1905 Visite de Guillaume II au Maroc dite Coup de Tanger ; il prononce un discours dénonçant les visées de la France
Charles de Foucault ermite à Tamanrasset
1906 Création de l'Institut colonial de Marseille
Conférence d'Algésiras : le Maroc est placé sous contrôle international (France, Grande-Bretagne, Allemagne et Italie) mais la prépondérance de la France est reconnue
1907 debut de la campagne du Maroc
1907 Occupation d'Oujda et de Casablanca (Maroc) par les troupes françaises, malgré les protestations allemandes et anglaises
Gouraud achève la pacification de la Mauritanie (1907-1909)
1908 Fondation culturelle et artistique de la Villa Abd el Tif (Algérie)
Gouraud conquiert l'Adrar mauritanien
1911 Envoi de la canonnière Panther devant Agadir "pour assurer la sécurité des colons allemands" et défendre leurs intérêts économiques, après l'échec de l'accord de 1909
Règlement du différend franco-allemand : l'Allemagne reconnaît les droits français sur le Maroc en échange du bassin de la Sanga, affluent du Congo
1912 Traité de Fès : Lyautey nommé résident général (1912-1925) du nouveau protectorat du Maroc (1912-1956)
Mission Nieger en vue d'un chemin de fer transsaharien
1920 Création de l'institut colonial français et de son organe : "La chronique coloniale"
Reprise des campagnes française au Maroc (1920-1934), guerre du Rif (1920-1926)
Création de la colonie de Mauritanie
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Province de KhénifraLa Province de Khénifra est l'une des 4 provinces marocaines de la région de Meknès-Tafilalet créée selon le dahir de 1997 .Elle est considérée comme la perle des montagnes marocaines aux couleurs rougeâtres et surtout capitale des lacs et des rivières.
Région Meknès-Tafilalet
Lat: 32° 55'48 N, Long: 5° 39'36 W
Superficie : 12 320 km²
Division administrative
La province de Khénifra a été crée en 1973, elle relève de la région Meknès-Tafilalet. Provinces limitrophes : Khémisset, Ifrane, Beni Mellal, Province de Khouribga, Errachidia, Boulmane.
La province de Khénifra est divisée administrativement en 3 municipalités, 3 cercles et 12 caïdats. Elle compte 38 communes dont 3 urbaines (Khénifra, M'rirt et Midelt) et 35 rurales.Les sous régions sont : Aguelmous (54050 [2]), Ait Ishak (54100), Boumia (54150), Khenifra-Amalou (54004), Khénifra Principal (54000), Mibladen (54373), Midelt (54350), M'rirt (54450), Taakit (54374), Ouaoumana (54102) [1], Tighassaline (54003).
Géographie
Province de Khénifra au cœur du Moyen Atlas
1 Étage colliéen (800 m)
2 Étage subatlassien (montagnard de 800 m à 1600 m)
3 Étage, atlassien (de 1660 m à 2800 m)
Trois régions naturelles bien distinctes caractérisent cette province :
1. Le Dir au centre, la Méseta : Socle hercynien rigide qui forme le substratum des plateaux centraux de l'Espagne et du Maroc occidental. Les massifs anciens du Limousin, de l'Ardenne et la Méseta ibérique, les plateaux calcaires du Quercy ou des Grands Causses ont conservé de vastes étendues planes (Géogr. gén., 1966, p. 410 (Encyclopédie de la Pléiade).Caractéristique de la Méseta ou Messeta :
Un socle paléozoïque (les mésetas) depuis le Cambrien jusqu'au Carbonifère, constitué essentiellement par des terrains sédimentaires avec une intense activité volcanique bimodale au Viséen. Ce socle a été structuré par l'orogenèse( L'orogenèse est le terme scientifique désignant les mécanismes de formation des montagnes) hercynienne responsable aussi de la mise en place de nombreuses intrusions de granitoïdes : (source) Onnym.Une couverture, formée des terrains essentiellement carbonatés, mésozoïques et cénozoïques comportant deux unités structurales :
À l'Ouest, la causse : Vaste et haut plateau calcaire du Moyen Atlas et du Haut Atlas, aride et creusé de profondes vallées, offrant de maigres pâturages à moutons.2. Le Dir Atlassien : Qui a l'avantage de renfermer d'importantes ressources en eau et d'offrir des sols relativement riches ; donc, propices à l'agriculture.
La partie centrale de la province, qui correspond administrativement au cercle d'El Kbab, n'est autre qu'une partie du Dir du Moyen Atlas. C'est une région montagneuse couverte de forêts où l'oued Srou, affluent de l'Oum Er-Rebiâ, et l'Oued Chbouka prennent leurs sources.
Le bassin versant de la haute Moulouya correspond administrativement au cercle de Midelt, limité au Sud par le Haut Atlas culminant au jbel Ayachi (3757 m), et Moâsker (3277 m), et au nord par la causse Atlassienne (plateau calcaire, souvent ondulé, à surface sèche et couverte de pierrailles du Moyen Atlas). Ce bassin est riche par la diversité de ses paysages.La majeure partie du cercle de Khénifra s'étend à l'Ouest de l'Oum Er-Rebia avec une légère avancée sur le Moyen Atlas grossièrement limitée par l'Oued Srou et la ligne de crêtes joignant ce dernier aux sources de l'Oum Er-Rebia.
3. La méseta Atlassienne correspond à la partie ouest de Khénifra. La forêt de cèdres d'Ajdir Ezayane à 30 km de Khénifra est considérée parmi les plus grandes cédraie du monde (on y trouve des cèdres âgés de plus de deux millénaires). La forêt d'Ajdir constitue une richesse inestimable par la quantité et qualité de son bois. De nombreuses cascades, ainsi que des lacs d'une beauté exceptionnelle, comme le lac Aguelmame Aziza, le lac Aguelmame Sidi Ali, le lac Tiglmamine, Aguelmame N'Miaami, Aguelmame Ouidir, Aguelmame Abakhane près d'Elkbab, Aguelmame Ait Ichou entre Elkbab et Boumia, le lac de Ouiouane à 34 km de M'Rirt sur la route de Ain Leuh, ce lac artificiel alimenté par les sources avoisinantes. Altitude de 1600 m, ayant une superficie de 20 ha (riche en végétation aquatique, les poissons y sont abondants). La réalisation d'un barrage hydroélectrique Tanafnit El Borj d'une puissance installée de 2 x 9 MW.La réalisation de ce projet aura un impact économique au niveau de la création d'emplois et l'amélioration de l'infrastructure routière se qui donnera un souffle au tourisme de montagne.
Le fleuve Oum Errabiaa prend naissance à 40 km de Khénifra. Son débit avoisine celui du fleuve français la Seine avec 114 m³/s. La région de Khénifra constitue un château d'eau pour une partie du Maroc en particulier du côté de la méseta allant de Tadla vers Abda-Doukala.Population
La population est en majorité berbère, la langue parlée est le Tamazight, la démographie de la province se répartie comme suit :
Population urbaine : 273 000.Population rurale : 250 000.
Population totale : 523 000.
Le climat
Le climat de cette région est continental ce qui influe sur les amplitudes thermiques saisonnières, voire même journalières. À un hiver rigoureux succède un été chaud. La pluviométrie varie selon les régions entre 400 et 700 mm/an en moyenne.Les précipitations, en hiver sous forme de neige, sont abondantes sur le plateau de Bekrite, le col du Zad et le Haut Atlas. La combinaison de la température et de la pluviométrie est de nature à créer des conditions favorables à des ceintures de végétation : ainsi, on verra se succéder en fonction de l'altitude, des forêts de Kharroubier ou Caroubier, chênes verts, et cèdres (cedrus atlantica), genévriers, tetraclinis-articulata ou Thuya (Elaaraar).
Faune et Flore
La flore et la faune marocaine sont d'une richesse exceptionnelle.
Sur le plan ornithologique, les montagnes du Haut et du Moyen Atlas et au Sahara, constituent un refuge de prédilection fuyant l'Europe pour s'y installer car les facteurs de pression à savoir la dynamiques des populations et la pollution agissent sur le comportement des oiseaux etc... La liste des oiseaux menacés établie par la Commission Européenne pour la protection de la nature , le Maroc n'est pas épargné par ce phénomène, la liste des oiseaux marocains menacés d'extinction et aussi alarmante si l'on tient compte de la liste des oiseaux présents au Maroc présenté par Mr Lahcen Chillasse. Liste qui nous fait entrer dans un monde paradisiaque ; en outre le patrimoine des animaux sauvages est aussi menacé .Elle a permis, d'une part, de créer une vingtaine d'amodiations de droit de chasse (les espèces les plus fréquentes sont : le sanglier , la perdrix gambra , le lièvre, la palombe, le chacal et le renard, le loup), et d'autre part, dans le souci de sauvegarder le mouflon qui constitue une espèce rare et particulière à la région montagneuse du Haut Atlas, une réserve a été créée au niveau de la région de Tounfite, sur une étendue de 20 805 ha à prédominance de cèdres et de genévriers.
Il est à noter que le dernier lion de l'Atlas a été abattu en 1922, près de Taddert (versant nord de Tizi n'Tichka), en 1942 selon J. Minet. Il était un trophée fort recherché et victime d'un braconnage intensif, alors qu'il s'était déjà éteint en Tunisie et en Algérie quelques années auparavant. Comme la panthère, éradiquée au fil des siècles par les Romains (pour leurs gladiateurs), les sultans marocains qui entretenaient des relations diplomatiques remontant au VIIIe siècle avec les rois de France afin d'enrichir leurs zoos d'animaux exotiques, les derniers lions de l'Atlas furent exterminés par les colons français, il reste seulement quelques spécimens qui vivent au zoo de Témara, et en France (Montpellier). Il y en a encore un représenté par le lion sculpté d'Ifrane qui nous fait penser au moins qu'il existait un jour des lions au Moyen Atlas, immortalisé à Ifrane par cette sculpture énigmatique.Selon le témoignage de Mr Francis Boulbes:
" Dernière panthère tuée dans la région d'Immouzer Marmoucha d'Almis en 1974, naturalisée à Meknès (où je l'ai vue). Le lynx caracal est sans doute encore présent. En tous cas, quelqu'un que je connais bien en a tué un vers Missour dans les années 1980, et j'en ai moi-même vu un voici 4 ou 5 ans vers Almis du Guigou (Province de Boulemane). J'ai eu l'occasion de l'observer longuement (debout au milieu d'un champ sous la lumière des phares) je connais la faune et je suis sûr que c'était un lynx (Y a-t-il d'autres lynx que le caracal au Maroc ?)".Il est à signaler aussi que notre fameux singe de barbarie Magot qui fait plaisir aux visiteurs dans la régions d'Ifrane et d'Azrou a besoin des protecteurs et non de donneurs de cacahouètes... Le comportement de ces Magots ne peut être qu'un signe de déséquilibre du biotope, sans oublier le corbeau freux victime des superstitions fait partie des oiseaux menacés . La menace sur la biodiversité ne peut être résolu avec des colloques dans les hôtels luxueux mais par des réflexions subtiles et opérationnelles.
Certaines espèces animales sont déjà absentes du paysage forestier marocain depuis fort longtemps, notamment les grands mammifères ou les animaux de grande taille (lion, bubale, Addax, le lynx caracal disparu il y a 100 ans oryx, guépard, panthère (Panthera pardus) , gazelle dama, autruche, pintade sauvage, l'Ibis chauve , l'hyène tacheté etc...), la liste est longue. Un désastre écologique sera irréversible, si le gouvernement et les O.N.G. (Organisations non gouvernementale) ne mettent pas en place un programme de préservation de ce patrimoine national. L'enseignement de la philosophie environnementale dans nos écoles est un impératif qui doit s'imposer en tant que discipline à part entière, comme le disait Anatol Lieven : « Le plus grand danger pour la planète est pratiquement ignoré par nos médias. Non seulement il n'est pas très à la mode, mais en plus il se situe trop loin dans le temps ».Michel R. Tarrier, dans son essai de philosophie environnementale, expose une vision sombre, apocalyptique face au climat et les conséquences désastreuses qui affecteront notre système écologique .
La forêt de Khénifra, par la diversité de sa richesse (hydrologique, faunique et floristique) mérite une attention très particulière, donc une prise de conscience vis-à-vis de ce patrimoine qui risque un jour de disparaître. Un programme de sensibilisation des populations doit s'imposer afin de mettre fin à l'exploitation irrationnelle de la forêt.
La forêt du Moyen Atlas et particulièrement dans la région de Khénifra occupe une place privilégiée en biodiversité de sa faune et sa flore.Le Moyen Atlas apparaît comme une chaîne montagneuse non peuplée par l'homme. En effet, à l'exception de Taza au Nord et Khénifra au Sud, seuls de petits centres urbains se sont installés à la périphérie du massif.
Ce massif est exceptionnel par la diversité de sa faune, l'exubérance de sa flore, et la beauté de ses roches et de ses sites géologiques. De par sa situation et les caractéristiques physiques de son milieu, la région du Moyen Atlas recèle de richesses importantes en ressources naturelles renouvelables : aquatiques, édaphiques, floristiques, faunistiques, forestières. En effet, elle constitue un milieu humide (château d'eau du Maroc) favorable à l'afflux des oiseaux venant de continent européen vue la situation géographique du Maroc qui constitue un passage migratoire des oiseaux (couloir de Gibraltar).Les sols y sont les plus évolués, les plus diversifiés et les plus riches, mais aussi, localement, parmi les plus érodés ; la flore et la faune y sont très riches, et elles comportent un grand nombre d'espèces endémiques, rares ou très remarquables ; la végétation y est très diversifiée ; les "phytocénoses" y sont luxuriantes et offrent les plus importantes potentialités forestières du Maroc ; excepté ceux des zones arides et sahariennes, tous les types d'écosystèmes naturels marocains y sont représentés.
Cependant, de nombreuses espèces végétales et animales ont disparues de cette région ; d'autres y sont menacées de disparition ou sont devenues très rares ; les écosystèmes naturels, en particulier les forestiers parmi eux, subissent une forte pression anthropozoogène ; certains ont été anéantis, d'autres sont en dysfonctionnement outre la dynamique des populations qui s'ajoute comme facteur négatif pour l'écosystème, nous sommes donc confrontés à une problématique environnementale comme nous l'explique Xavier Heude.Les Cédraies de l'Atlas
Le cèdre de l'Atlas mérite beaucoup d'attention d'où la nécessité de descriptions de certaines caractéristiques.
La cédraie dans tous ses états par Michèle Tarrier .Taille : 50 m
Port : plus érigé élancé que chez le cèdre du Liban, surtout lorsqu'il est jeune.
Branches : plus courtes que chez le cèdre du Liban et ascendantes.
Écorce : gris foncé claire qui se craquelle en vieillissant.
Aiguilles : vert glauque (bleuté)
Cônes : 6 cm de long, avec souvent un petit creux au centre.
Le cèdre de l'Atlas (Cedrus atlantica) est l'essence forestière noble du Maroc, appréciée pour ses valeurs économique et biogéographique. Les cédraies, d'une superficie totale de 131 800 ha, occupent une place de choix dans le paysage forestier marocain. Elles se présentent toujours en futaie, généralement à cortège floristique riche et très hétérogène, pouvant être dominé par des espèces herbacées, des arbustes ou des arbres : Quercus rotundifolia, Quercus faginea, Juniperus thurifera, Ilex aquifolium, Cytisus battandieri, Cistus laurifolius, Daphne laureola, Crataegus laciniata, Ribes uva-crispa, Berberis hispanica, Bupleurum spinosum.
Dans les cédraies du Moyen Atlas ont été recensées plus de 260 espèces d'arthropodes et 30 espèces d'oiseaux nicheurs, soit l'une des plus fortes proportions d'espèces d'oiseaux sédentaires de toutes les forêts marocaines.Ces cédraies sont malheureusement gravement menacées par un nombre de ravageurs, dont la redoutable processionnaire (Thaumetopoeapit yocampa), la tordeuse du cèdre (Acleris undulana) diverses espèces de scolytes (Blastophagus piniperda, Scolytus numidicus), outre la désertification et l'exploitation abusive de ce noble arbre qui risque un jour de disparaître du paysage atlassien.
Personnalités œuvrant pour la sauvegarde de la nature
Jean Delacre : Personnalité ayant contribué à nous faire prendre conscience de la perte de biodiversité dans les Atlas grâce à son instinct de naturaliste dévoué à la Nature du Maroc.
Une passion dévorante pour la photo naturaliste doublée d'une grande expérience du terrain firent de Jean Delacre, l'ami de toujours, le complice de plusieurs expéditions marocaines de Michel Tarrier : initiateurs de la Maison de l'Écologie et des Écosystèmes du Maroc. Le souhait du premier auteur d'appliquer le millénaire précepte qu'« une image vaut cinq mille mots » (Confucius) trouva en les compétences du second auteur, matière à espérer de ce site une qualité illustratrice rigoureuse. En Belgique, son pays d'origine, Jean Delacre s'est de tout temps impliqué dans des actions visant à la conservation du capital naturel pour lequel il a œuvré pour la réhabilitation de l'habitat d'Euphydryas aurinia, ce qui lui valu la reconnaissance des autorités de tutelle et le Prix Interbrew pour l'Environnement 2004. Co-auteur de Carnets de voyages naturalistes au Maroc avec Michel Tarrier.
Michel Tarrier est entomologiste depuis son enfance. De 1992 à ce jour, en collaboration avec l'Institut scientifique de Rabat (Université Mohammed V), il totalise 2 000 jours de terrain et d'observations au Maroc, avec un million de kilomètres de routes et de pistes parcourues, des milliers de photos, la publication d'une cinquantaine d'articles sur les Lépidoptères et les écosystèmes de ce pays et la gestion d'une banque de données et d'une cartographie complète des Rhopalocères et des Zygaeninae de quelques 5 000 références vérifiées et actualisées, Jean Delacre cosignataire pour la MEEM (Maison de l'Écologie et des Écosystèmes du Maroc) Mohammed Drihem pour l'Association des Amis du Val d'Ifrane.
Auteurs de "Carnets de voyages naturalistes au Maroc" (à paraître)
Infrastructure routièreLa province de Khénifra dispose d'un réseau routier de 1623 km, dont 74,5 revêtu, réparti sur des routes nationales (213 km), régionales (379 km) et provinciales (1030 km),
Malgré ce dispositif routier modeste la province de Khénifra compte un ensemble de contrées difficiles d'accès ( anfgou , Agoudim.....), en raison de la topographie de la région.
Une politique de restructuration des moyens de communications s'avère nécessaire afin de décongestionner l'immobilisme économique que connaît la région depuis la colonisation, la région offre des potentialités inestimables jusqu'à lors non exploitées.
Publié par hadrajsaid à 09:48:25 dans Province de Khénifra | Commentaires (0) | Permaliens
Monument aux morts Elhri 20 kms de Khénifra
La bataille d'Elhri 13 novembre 1914
1 Introduction
L'europe embrasée par la guerre, les autorités coloniales se trouvent devant le problème de conquerir le Maroc soumis au protectorat depuis 1912, pour compenser la supériorité du Reich, la France voyait dans le Maroc un pays contributeur mais n'est pas totalement soumis à la France, la grande partie du pays mène une lutte acharnée contre l'occupant, le gouvernement de Paris décide d'envoyer toutes les troupes stationnées au Maroc sur les ports Atlantiques ce qui impliquerait l'abandon des postes avancés répartis dans le territoire Marocain et garder les axes stratégique: Kénitra-Meknes-Fes -Oujda, Boudnib, Casablanca-Tadla, cette décision du gouvernement de Paris ,pourrait mettre en péril les troupes restantes au Maroc et fragiliser la présence française au Maroc. L'inquiétude de Lyautey l'oblige à s'exprimer ainsi:« Si nous commençons à évacuer, nous sommes fichus, si nous lâchons la moindre partie du front (...) ce sera la boule de neige », avec 20 bataillons il continuera sa conquette du Maroc dans une situation quasi périlleuse. Lyautey s'engage à mener une guerre sainte contre les redoutables tibus berbères (Zayanes, Ichikirne, Ait Atta, les Marmouchas, les Ait Allahms, Aït Sadden etc, sensibilisés par la propagande de Constantinople (alliance Turco-Germanique) qui prêcha la guerre contres les Iroumines (chrétiens). Cependant l'aide aux rebelles par les service secrets Allemands et Espagnols ne tarda pas à prendre effet par l'approvisionnement en armes.
Sous la conduite du Maréchal Lyautey devenu résident général, après l'établissement du protectorat français sur le Maroc, l'armée française lutte contre les tribus berbères, dans le cadre de la pacification du Maroc. Le colonel Charles Mangin est un des principaux acteurs de cette guerre coloniale. Il mène l'offensive contre les tribus rebelle du Moyen Atlas, il cherche à s'emparer des plateaux du Tadla et de Beni Mellal, qu'il considère comme une ressource importante en nourriture pour les colons et contraindre les tribus Zayanes à se réfugier dans les montagnes, pour les empêcher d'intervenir dans la lutte, stratégie qui consiste à isoler le contingent des Zayanes du théâtre des opérations militaires. Avec l'avancée des troupes venant de Taza et Boudnib (Tafilalet)l'étau se resserre sur les Zayanes et la prise de Khénifra devient de plus en plus éminente.
L'offensive est appuyée par l'artillerie du 1er régiment d'artillerie de montagne, débarquée à Casablanca le 13 septembre 1913, semble irrésistible. L'armée française déploie toute la panoplie des nouvelles armes à sa disposition: mitrailleuse, artillerie, aviation ...
Les bastions de la rébellion tombent les unes après les autres : Médiouna, le 27 septembre ; Oued Zem le 14 novembre, Tadla, Beni Mellal. Elkssiba tombe aussi le 8 avril 1914, devant les forces du colonel Gueydon de Dives, malgré les attaques de Mouha ou Said et Mouha ou Hammou Zayani. La défaite des rebelles, avec 400 morts, le 10 juin devant Khénifra, puis la prise de la ville le 13, semble avoir marqué la défaite de la rébellion. Les tribus Zayanes, bien qu'engagées n'ont pu empêcher, Mangin d'atteindre ses objectifs, et la prise de Tadla, et de Boujaad, les laissent isolées au sein de leurs montagnes. "Notre offensive a vivement impressionné les tribus de la montagne" déclare le colonel Mangin et il félicite les hommes du 1er régiment d'artillerie de montagne, par ce télégramme : " N° 139 - Bravo! Toute ma satisfaction :
Primo - pour la vigueur du coup et le brillant succès;
Secundo - pour ne pas vous être laissé entraîner et avoir compris qu'il fallait rejeter MOHA ou HAMMOU dans le pays Zayane sans y pénétrer;
Tertio - pour avoir repris à dechra BRAKSA une position vous permettant aussi bien de vérifier et provoquer soumission que vous porter sur tout autre objectif qu'il y aurait à briser.
Mes félicitations aux vaillants troupiers qui ont fourni un tel effort" (Extrait du "Journal des marches et opérations de la 2e batterie du 1er Régiment d'Artillerie de Montagne pour la période du 6 septembre 1912 au 16 octobre 1913" écrit par CH. Mangin à Kasba Tadla,le 13 juin 1913).
Cependant la campagne est marquée par de nombreuses exactions des troupes coloniales : prises d'otage, marches forcées, distribution de pains de sucre piégés. Mangin s'y distingue et gagne le surnom de boucher. Un médecin-capitaine français écrira de la résistance dans le Moyen-Atlas qu' " elle atteint les limites de l'invraisemblance ".
2 La bataille d'Elhri
Elhri est un petit village marocain, situé au sud et à 20 Km de Khénifra où campaient les troupes de Mouha ou Hammou Zayani, après la prise de Khénifra en juin 1914 par F. Berger, contingent de cavaliers estimées à environ mille. Ce village entra dans l'histoire du fait de l'affrontement qui s'y déroula le 13 novembre 1914 à l'aube. Cette bataille est souvent surnommée, le Dien Bien Phu marocain, au regard de la pugnacité des tribus berbères Zayane et Ichkinrn et des pertes infligées aux assaillants. Mais cette bataille n'a pas eu les éloges qu'elle méritait de la part des histographes marocains, seul un monument aux morts est érigé pour rappeler la défaite d'Elhri. Cette bataille entre dans la cadre de la campagne du Maroc(1907-1914),après avoir neutralisé tous les foyers insurrectionnels allant de Casablanca jusq'à Oued Zem,de Meknes en passant par les Beni Mtir et Ait Mguid. Les chefs rebelles deviennent des Caids sur leur tribu ,la strategie optée par la France peut donc contenir les Zayanes et leur allié.
3 Déroulement
La bataille d'Elhri commence par une attaque imprudente du colonel Laverdure, contre le campement de Mouha ou Hammou Zayani. À la tête d'une colonne de 43 officiers et 1230 hommes, venus de Khénifra, ils attaquent le campement rebelle à l'aube. Surpris et désorganisés, ces derniers n'opposent qu'une faible résistance. Alors que les troupes coloniales se livrent au pillage, Mouha ou Hammou zayani échappe de peu à la capture en se faisant passer pour un serviteur noir, grâce à sa femme berbère zayania Itto.
La contre-attaque immédiate des tribus : Ichkirn (El Kbab), Ait Ihand de (Krouchen), Ait Soukhmane et Ait Hdidou, surprend à son tour les français. Les berbères attaquent avec fougue. Le bilan pour les français sera lourd, d'après le communiqué de Lyautey, ils y laissent 33 officiers morts, dont le colonel Laverdure, ainsi que 650 soldats tués et 176 blessés. Lyautey et Gay Martinet (professeur d'histoire à l'école de la marine française), déclareront qu'il s'agit des pertes les plus catastrophiques, subies par les français en Afrique du nord.
Cependant, malgré cette victoire, les Zayanis n'ont pu repousser l'assaillant, déjà aux confins de leur territoire. Suite à cette défaite, les français révisent leur politique de colonisation contre les Zayanes, et profitent, en plus de l'inégalité de l'armement, de l'anarchie Siba qui règne entre les tribus du fait des luttes intestines, pour finir de soumettre celles-ci.
4 La résistance Amazigh à travers la poésie
Bien que les manuels d'histoire ne donne pas une place importante à la résistance face à la colonisation au début du XXe siècle, la tradition orale, et particulièrement la poésie, offre un témoignage sur cette lutte farouche des tribus berbères contre l'invasion des français. Les vers poétiques sélectionnés du poète Amliaz, narrent de la résistance berbère dans le Moyen et le Haut Atlas face à l'avancée des troupes françaises, à travers, les lieux cités. L'authenticité des faits exprimés et véhiculés par cette poésie de résistance est confirmée par les rapports et écrits des militaires français. Le poète cite à la fois le nom des villes, villages et bourgades soumises et le nom des officiers coloniaux qui ont participé aux différentes batailles.
Après la prise des villes côtières atlantiques, le colonisateur avance comme en témoigne ce vers qui nous renseigne sur la prise des grandes villes du Maroc central :
A nall i FAS, ad as allegh i MEKNAS, a y AGURAY A SFRU, a TABADUT han irumin zlan agh
Pleurons Fès, Meknès, Agouray
Sefrou, Tabadout, les chrétiens nous ont ruinés.
La plaine du Saiss est ainsi « soumise » et la machine de guerre française s'attaque à la montagne. Comme en témoignent ces vers :
Berci yserreh awal, iggufey is isdaâ KHNIFRA is al itteddu g ayt ttaât
La prise de Khénifra par Berger se confirme ,
Tant les résistants ne sont pas de vrais guerriers.
La même désolation est traduite dans ce vers qui réfère à la soumission d'Elhri(le 20 juin 1920), petite bourgade située à une dizaine de kilomètres de Khénifra.
Uran t tzemmurin ass a gan t amm unna Yemmuten, a LEHRI tsiwel digun tawuct
Tu es, à présent, sans force et comme mort
Ô Lehri, la chouette fait entendre son cri lugubre.
La progression des troupes coloniales se fait par étapes. Après Elhri et Khénifra, le colonisateur escalade la montagne. Parti de Khénifra, il prend Alemsid Haut Atlas, puis Aghbala et ses environs. Et après la bataille de Tazizawt, il réussit à accéder au col devant lui offrir un passage vers le sud Est. Il s'agit du col de Bab n Wayyad, frontière naturelle séparant la confédération des Ait Sokhmane d'Aghbal et la confédération des Ait Yafelman: Ait Hdiddou.
Immut Buâzza, may ttabaâm a yimnayen S ixf ULEMSID ibbi wuzzal tassa nnes
Bouâzza est mort, cavaliers, inutile de
Charger vers Almsid, le fer a percé ses entrailles.
Ar ittru WEGHBALA allig isru IKWSAL ar ittru BUWATTAS, a TIZI n TURIRT
Aghbal pleur et fait pleurer Ikousal
Et Bouwatta, ô Tizi n Tewrirt
A TUNFIYT ttughen Saligan wessaght afella nnem ad d iâdel I sselk ad d iddu ghurrem
O Tounfiyt, les sénagalais s'activent,
Pour te relier au Chrétien par téléphone
Inna m BAB n WAYYAD a tizi n taqqat Han arumy ibedda d a nebdu g imyamazn
Bab n Wayyad te dit, ô col
Le colon est là et les combats s'annoncent.
Les attaques françaises se déroulent aussi sur la frontière maroco-algérienne. C'est ce que ce vers nous révèle sur la prise du village de Boubnib au Sud Est.
Ha BUDNIB ijjmeâd ddunit lla ttemmenzaghn inselmen d irumin afella nnun Boudnib,
centre d'intérêt du monde Théâtre
d'affrontement entre chrétiens et musulmans.
Ainsi, la poésie reste une source d'informations inestimables sur la résistance à la colonisation durant les premières décennies du XXe siècle.
La mémoire collective garde toujours vivace cette poésie. Une poésie qui assume plusieurs fonctions : témoigner pour les générations futures et exprimer la déroute d'une population qui a subi leu feu de l'artillerie et de l'aviation françaises. Texte:(Moha Moukhlis).
Bibliographie
Abes, M, Les izayanes d'Oulmès, Archives Berbères, 1915.
Amarir, O, La poésie marocaine amazighe, 1975
Aspignon, R, Étude sur les coutumes des tribus zayanes, éd. Moynier,1946, Casa.
Basset, A, La littérature Berbère, La Pléiade, 1955.
Ben Daoud, O i, Notes sur le pays zayan, archives berbères, 1917.
Berger, F, Moha Ouhammou le zayani, éd. Atlas, 1929.
Bernie, G, Moha Ohammou, guerrier berbère, éd. Gautey, Casa, 1945.
Chafik, M, Trente trois siècle de l'histoire des imazighen, Boukili éd. 2000(3e éd.).
Chafik, M, La poésie amazighe et la résistance armée dans le Moyen Atlas et l'Est du Haut Atlas, revue de l'Académie du Royaume,no4,1987.
Camps, G, Berbères aux marges de l'histoire, éd. Espérides, 1980
Guennoun, S, La montagne berbère, OU LES AIT Oumalou,éd.Oumnia,Rabat, 1933
Guennoun, S, La voix des monts, Mœurs de guerres berbères, éd. Oumnia, Rabat, 1934.
Guillaume, A, (Général), Les berbères marocains et la pacification de l'Atlas Central( 1912-1933), Julliard, 1946
Rapport de Chrles Mangin fait à Casbah Tadla, le 13 juin 1913
Rapport du capitaine MONDIELLE, commandant la 5e compagnie du 3eme zouave sur le combat de KSIBA le 10 juin 1913
Rapport du Capitaine CHANSON, commandantRégiment d'artillerie de Montagne
2ème batterie
Kasbah TADLA, le 12 juin 1913.
Publié par hadrajsaid à 00:44:07 dans Bataille d'Elhri 1914 | Commentaires (0) | Permaliens
Zygènes: BIO-INDICATEUR
Parc national d'Ifrane
Le parc national d'Ifrane est un parc naturel marocain, l'un des représentatifs par la richesse de son écosystème et de ses paysages.Il constitue un pôle touristique de prédilection pour les randonneurs et les pêcheurs qui pratiquent ce sport dans une ambiance sereine.
Situé au cœur du Moyen Atlas en plein causse karstique, représentatif de la beauté paradisiaque du Moyen Atlas, le parc national d'Ifrane s'étend sur plus de 500 km². Il abrite notamment la plus grande forêt de cèdres du Maroc. Il englobe un ensemble de gîtes à caractère biodiversitaire d'une rareté remarquable (parc de Tizguite, Val d'Ifrane : les sources Vittel, Lac Daït Aoua, Daït Hachlaf, Daït Ifrah,Daït Iffer et d'autres), outre la station ski à Michlifen.
Ce patrimoine est malheureusement soumis à diverses pressions relatives à certains facteurs connus chez les rares spécialistes en la matière à savoir :
le Surpâturage ;
La dynamique de la population locale et citadine ;
La surexploitation de la forêt.
La vulnérabilité à la disparition de patrimoine est imminente, si l'on se refère à ce document de Michel Tarrier et Jean Delacre connaisseurs de cette contrée, son sort deviendra comme celui du fameux lion de l'Atlas dont le dernier spécimen calcifié en est témoin des dégâts causés par schizophrènie de l'homme moderne.
On compte 1500 parcs nationaux repartis dans le monde, le Maroc en dispose d'une dizaine. Outre les réserves naturelles et zones humides, tous ont les mêmes missions à accomplir qui s'inscrivent dans le cadre suivant :Protéger la nature ;
soutenir les activités traditionnelles et gérer la fréquentation du public.
Chaque pays adopte sa conception en matière de création de parc nationaux selon les besoins de l'environnement et de la population directement concernée dont le but principal escompté est d'incarner l'équilibre entre l'homme et son environnement, et profiter directement aux populations locales. Cependant il y a un schéma à suivre :
3 Parc national d'Ifrane
3.1 Présentation du parc
3.2 Données sur le milieu naturel
3.3 Données socio-économiques
La population
Les activités et les services
Les activités agricoles et pastorales
Les activités agricoles et pastorales
Les activités de loisir et le tourisme
Les sites et les monuments
4 Biodiversité
Évaluation de la biodiversité en vue de l'élaboration d'un nouveau plan directeur du Parc National d'Ifrane. par Michel Tarrier [5], mise en page par Jean Delacre .
4.1 Faunistique
Macaques (importantes populations), loutre, cerf de Berbérie réintroduit au début des années 1990, certains rapaces très rares, serval, panthère, lynx, ...
4.2 Floristiques
Cèdre de l'Atlas, chêne du Portugal, chêne vert, pin maritime.....
5.1 Bibliographie [
Oiseaux du Maroc : Prion Birdwatchers' Guide to Morocco de Patrick Bergier, Fedora Bergier
Carnets de voyages naturalistes - La Cédraie par Michel R Tarrier et Jean Delacre
5.2 Références
Publié par hadrajsaid à 00:24:15 dans Parcs Nationaux du Moyen Atlas | Commentaires (0) | Permaliens
Aguelmame Azegza
أكلمام أزيزة
Aguelmame Azegza (أكلمام أزيزة), qui signifie « le lac vert » en berbère, est un lac naturel situé à 30 km de la ville Khénifra au Maroc. D'origine karstique, à une altitude 1474 m, enclavé et occupant une zone dépressive d'une profondeur de 26 m, il est entouré de reliefs calcaires, couvert d'une forêt à prédominance de cèdres et de chênes, sa situation en pleine cédraie Moyen Atlasique lui confère une beauté merveilleuse, sa superficie d'environ 62ha.
Le lac a connu une baisse alarmante de son niveau suite au manque de précipitations. Son emplacement en pleine cédraie d'Ajdir Ezayane lui donne une priorité privilégiée à faire du lac et sa région un site éco-touristique de premier choix.
Ce lac est classé patrimoine national : Site de l'Aguelmane Azigza, du plateau d'Ajdir et des Tignelmamines.1 Notes et références
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TiguelmamineTiglmamine ou Tiguelmamine, diminutif du mot berbère "Aguelmame" qui signifie « petit lac », est situé à 40 kilomètres de Khénifra au cœur du Moyen Atlas, au Maroc, à 1630m d'altitude. Le site est classé patrimoine national :
Tignelmamine N'ait Maï et Aït Boumzil (arrêté du 28 mars 1950 portant classement B.ON° 1957 du 28 avril 1950 P.480).
Le lac est habité par les tribus Zayanes des Ait Boumzil et d'Ait Maii.
1Coordonnées :
Latitude : 32° 55' N
Longitude : 05° 20' W
Altitude : 1630-1650m
Références des cartes : 1/100.000 -
Province administrative : Province de Khénifra
Centre administratif proche :
District forestier :
Région biogéographique : n° - Moyen Atlas central
2 Superficie et limites
2.1 Superficie proposée
2.2 Limites proposées
Tout Le lac et sa bordure (une ceinture de 50 à 800 m, large à l'est étroit à l'ouest).
3 Statut
3.1 Système foncier
Domaine public
3.2 Usages
parcours.
3.3 DiversSite RAMSAR.
4 Bioclimats et milieu phisyque
4.1 Caractéristiques bioclimatiques
Supraméditerranéen subhumide à hiver froid.
4.2 Caractéristiques physiques
Cet étang naturel se trouve au milieu d'une vaste dépression à fond plat, couverte de basaltes et de dépôts fins. Une large pelouse s'étend sur la plaine située au Sud et à l'Est du lac.
Profondeur : 20m
C'est un étang eutrophe.
La température de l'eau :
5 Qualités bioécologigues
5.1 Flore et végétation
La flore aquatique est très envahissante (Chara sp., Cladophora sp., Damasonium alisma, Myriophyllum spicatum, Potamogeton sp., Ranunculus sp. gpe aquatilis, ) ; elle forme un tapis continu vers les bords et au niveau de certains hauts fonds. D'autres plantes rares ou à distribution localisée existent dans l'étang (Glyceria fluitans, Junchus bufonius, J. inflexus, J. articulatus, Persicaria lapathifolia, Scirpus lacustris, Veronica beccabunga).
5.2 Faune et population animales
Faune invertébrée très abondante (surtout les vers, les insectes et les crustacés...), et bien diversifiée, mais sans espèce particulière sur le plan biogéographique.
Deux espèces de poissons ont été introduites avant le classement du site dans la liste "RAMSAR" : la tanche, le gardon et le brochet, ce dernier étant encore entretenu (par déversement d'alevins).
Comme herpétofaune, citons la couleuvre vipérine (sujet de grande taille collecté) et la forte abondance de grenouilles.
Les oiseaux donnent à cet étang un certain intérêt qui encourage à le maintenir comme site RAMSAR. Les dernières visites y ont montré au moins dix espèces estivantes : le Colvert(<200), le Casarca (<30), la Foulque macroule (>500), la Foulque à crête (>4), le Grèbe castagneux[5] (>70) et le Grèbe à cou noir[6] (2-4 indi.) sont nicheurs, alors que certains échassiers (Cigogne blanche, Echasse, Héron cendré... y trouvent une nourriture abondante. Signalons enfin la présence cet été de l'Ibis chauve (un individu se nourrissant sur le bord, puis sur un îlot).
C'est pratiquement le site moyen-atlasique le plus important pour l'hivernage d'oiseaux d'eau, malgré l'effectif relativement faible qu'il héberge (comparé aux autres sites RAMSAR du Maroc). 26 espèces y ont été notées et l'effectif maximum absolu enregistré est de 4700 oiseaux, essentiellement des ansériformes, avec des pics de 3000 siffleurs, 900 milouins, 400 casarcas et 300 chipeaux, sans oublier le colvert, le souchet, le morillon, le pilet... Les deux espèces de foulques y sont régulières, totalisant plus du millier, dont quelque 10-20 foulques à crête. Parmi les grèbes, le castagneux et le G. à cou noir enregistrent 40-60 individus chacun. Les échassiers sont relativement peu abondants, bien que plusieurs espèces ont été observées.
5.3 Écosystèmes et milieux
Étang de montagne n'ayant aucun équivalent au Maroc.
Pelouse de montagne.
Source :
6 NB
Je remercie l'équipe du fameux site oiseaux.net sa pour collaboration en particulier : Didier Collin, Nicole Bouglouan *, André Boussard *
Classement patrimoine national suite à l'arrêté du 29 juillet 1949 portant classement B.O N° 1919 du 5 août 1949 P.988***********************************************************************************************************
Aguelmame Abekhane
Lac de montagne d'origine karstique de forme ovale, long de quelque
Le lac est peu accessible par les visiteurs et subit de ce fait peu d'impact, comparativement aux autres lacs. Cependant, son avifaune n'est pas à l'abri des chasseurs qui profitent de son éloignement du poste de garde forestier pour faire des ravages dans le gibier aquatique.
Coordonnées
32°
Altitude
Superficie : 45
Profondeur : 16
Publié par hadrajsaid à 15:05:08 dans Lacs du Moyen Atlas | Commentaires (0) | Permaliens
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