Ulric Adom
ulric.adom@wanadoo.fr
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Je ne résiste pas... En avance de phase, certes, en espérant que je n'aurai pas à manger mon chapeau demain matin... Mais, non, je le sens bien...
Alors voila le message envoyé à "W" par Michael Moore hier:
"I know it's gotta be rough for you right now. Hey, we've all been there.
"You're fired" are two horrible words when put together in that order. Bin Laden surfacing this weekend to remind the American people of your total and complete failure to capture him was a cruel trick or treat. But there he was. 3,000 people were killed and he's laughing in your face. Why did you stop our Special Forces from going after him? Why did you forget about bin Laden on the DAY AFTER 9/11 and tell your terrorism czar to concentrate on Iraq instead?
There he was, OBL, all tan and rested and on videotape (hey, did you get the feeling that he had a bootleg of my movie? Are there DVD players in those caves in Afghanistan?)
Speaking of my movie can I ask you a personal question before we part ways for good on Tuesday? Why did you and your friends fund SIX documentaries trashing me -- but only ONE film against Kerry? C'mon, he was the candidate, not me. What a waste of your time and resources! Sure, I know what your pollsters told you, that the film had convinced some people to vote you out. I just want you to know that that was not my original intent. Funny things happen at the movies. Hope you get to see a few at the multiplex in Waco. It's a great way to relax."
so... Bye Bye!
http://www.michaelmoore.com/words/message/index.php?messageDate=2004-11-01
Publié par uadom à 15:31:23 dans Reflexions contemporaines (on the spot thoughts) | Commentaires (2) | Permaliens
C'est une belle photo...
Et une note d'espoir, en prenant position, à la manière des journaux américains: il faut que Kerry l'emporte.
Qu'on le veuille ou non, le choix du président américain impacte le reste du monde: il suffit de comparer les années Clinton, porteuses d'espoir au Proche-Orient, en Afrique, en Irelande du Nord, même en Corée, aux années Bush, porteuses de guerres et de divisions.
L'Amérique ne va pas changer du jour au lendemain, du fait de l'élection d'un autre président, mais c'est bien une vision du monde radicalement différente qui peut s'imposer.
Quant à l'Afrique, l'impact sera peut-être encore moindre, mais on peut espérer une reprise de la politique amorcée sous Clinton: appui sur des pôles régionaux de stabilité (cela risque néanmoins d'être difficile en Afrique de l'Ouest...), promotion d'une approche équilibrée du commerce en ouvrant l'accès au marché US, soutien renforcé à la lutte contre le sida et aux initiatives privées de recherche (sur le palu par exemple)...
Donc, tout simplement, à défaut de pouvoir voter, croisons les doigts, prions, et disons... Oui à Kerry, Oui à l'Amérique, Non à Bush.
Publié par uadom à 15:11:14 dans Reflexions contemporaines (on the spot thoughts) | Commentaires (0) | Permaliens
JB Aristide, ex chef d'Etat d'Haiti, refait parler de lui, depuis sa résidence sud-africaine, et cela nous met, nous, Africains, très mals à l'aise.
Car que dit-il?
http://www.lemonde.fr/txt/article/0,1-0@2-3222,36-382947,0.html
i) "Je suis un élu et ceux qui m'ont élu réclament mon retour"
Premier coin dans notre mauvaise conscience, nourrie de coups d'Etats et autres "restaurations démocratiques": Elu, il l'était bel et bien, et son mandat n'était pas arrivé à échéance... Eut égard à notre histoire récente (Côte d'Ivoire par exemple), peut-on légitimer un coup de force, fût-il soutenu par la France et les Etats-Unis, au motif qu'une fois élu, Aristide a fait étalage de son impéritie et de ses tendances despotiques?
Vaste débat, mais que l'Union Africaine a tranché justement, selon moi: arrivé par les urnes, ce sont les urnes qui devaient le faire partir, au besoin sous strict contrôle international.
ii) "Nous sommes de la diaspora africaine, souligne Aristide. La révolution haïtienne est le seul soulèvement d'esclaves qui a débouché sur un succès. Voilà une source de grandes valeurs qui nourrit encore nos contemporains, dont le président Mbeki et moi-même. Aujourd'hui, on parle de renaissance africaine, elle ne saurait exclure les petits-fils de l'Afrique."
Là, le piège s'est définitivement refermé, et qui aide à comprendre l'attitude adoptée par l'Afrique du Sud, et plus particulièrement par Thabo Mbeki, à l'égard d'Aristide: Ces Haïtiens, ce sont les descendants des esclaves ou captifs des royaumes africains du 17ème siècle, vendus aux négriers contre de la miroiterie. Eux ont eu le courage de se révolter... Pouvions nous aujourd'hui rejeter ceux-là même qui ont fait notre fierté, certes il y a bien longtemps?
Aristide peut donc continuer à surfer en toute quiétude sur notre mauvaise conscience d'Africains, et prétendre que son peuple l'attend, victime de la revanche inassouvie des négriers...
Publié par uadom à 15:47:02 dans Reflexions contemporaines (on the spot thoughts) | Commentaires (0) | Permaliens
Vu à Londres ce WE...
i) Les galeries Africaines du British Museum: belles, notamment les bronzes du Bénin. Mais situées... au sous-sol. Quand est-ce que l'Afrique quittera enfin le sous-sol?
Cela me rappelle une intervention de feu Balla Keita, ministre de l'éducation de Côte d'Ivoire pendant les années 80. Intervenant au Lycée Sainte-Marie, il fustigeait les étudiants partant au Burkina Faso poursuivre leurs études... Son argument? "Le développement est comme un gratte-ciel: pendant que certains (US, France...) sont en haut, d'autres, comme la Côte d'ivoire, seraient au 3ème, pendant que le Burkina, lui, n'aurait pas quitté le parking."
15 ans après? Les galeries Africaines sont encore au sous-sol...
ii) Mohamed Camara (photo), à la Tate modern gallery:
http://www.tate.org.uk/modern/exhibitions/untitled/camara/
Des photos de chambres (titre: Chambres maliennes), dans ce qui semble être une cour commune au Mali. On peut accrocher ou ne pas accrocher (sur le thème "moi aussi, je fais des photos comme ça!"), mais saluons un fait: Mohamed Camara a 19 ans (né en 1985!), et il est exposé à l'entrée de la Tate modern, Londres, face au Millenium bridge et à la cathédrale St-Paul...
So long pour les photographes du Dimanche...
Publié par uadom à 12:07:29 dans Vu (Seen) | Commentaires (1) | Permaliens
Un nouveau lien pour suivre l'évolution des estimations sur le nombre de grands électeurs glanés par chacun des candidats:
http://www.cookpolitical.com/races/presidential/current.php
Pas de belle carte, mais des infos en provenance directe des stratégistes des 2 partis.
Et un commentaire en ajout, qui atténue un peu ma 1ère analyse sur la nécessité de suivre précisément les sondages état par état (collège électoral) et non au niveau global:
"To be honest, we think that trying to figure out who is going to win by closely examining the electoral vote is a bit of a fool's errand, that if the popular vote margin is more than one percent, the popular and electoral votes will go the same way, and if the margin is less than one percent, enough states will be so close that it would be impossible to ascertain which ones are more likely to go Red or Blue. After all, what poll could have told you that Florida would go for Bush in 2000 (Bush margin: 537 votes) or that New Mexico would go for Gore (margin 366 votes)."
CQFD...
Publié par uadom à 16:29:09 dans Reflexions contemporaines (on the spot thoughts) | Commentaires (0) | Permaliens