Ché pas parler. Longtemps j'ai cherché à rendre l'existence de mes images légitime. gimy the message mother fucker!! Pas parce que je ne savais pas quoi dire. Mais parce que ce ne sont que des images. Qu' est ce t'en dis? Toi! Combien parlent ta langue? Longtemps c'est ce qui m'a bloqué. là. Aujourd'hui ça n'a plus d'importance. Je sacralise plus, l'image est une sorte de kidnaping de l'histoire d'un "ça à existé", probable, complètement sorti de son contexte.
Si je fais ça c'est que je sais rien faire d'autre, dans un ensemble de qualité discutable. Tu les trouveras dans le Thème PHOTO.
Les textes d'ici sont des projections d'images mentales ou de sincères réalités.
Si t'as envie de me dire un truc c'est possible ici: jake-barnes@voila.fr
PRECISION: L'argentique me coute la peau du cul. De temps à autre je meuble les longues periodes sans tirage possible par des mots mis les uns à la suite des uns.
Sinon, pour les mordus de pensées théoriques à la mord moi le noeud, en voici une qui t'expliquera des choses..
" Je trace d'abord sur la surface à peindre, un quadrilatère de la grandeur que je veux, fait d'angles droits, et qui pour moi est une fenêtre ouverte par laquelle on puisse regarder l'histoire, et là je détermine la place que je veux donner aux hommes dans ma peinture"
Léon Battista Alberti.
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Sois honnête que j'me dis. J'ai pas assez de fric pour combattre les gros larfeuils, pas assez de hargne pour mordre au molet, pas assez de convictions a défendre pour lancer des ébats d'opinions, pas assez de volonté pour chercher à te convaincre de quoi que ce soit, pas assez d'intérêt portés pour me lancer dans une cause à défendre, pas d'idéaux à faire briller ou à t'éblouire, pas assez de mémoire pour anticiper l'histoire, pas de désir de défendre une cause plus qu'une autre, qu'ils se battent entre eux, ces guerres là, las, ne sont pas mon combat. Je laisse aux autres le soin de mettre en surcit ce qui ne pourra de toutes façons pas être sauvé. Je déserte. Je ne m'indigne plus de la soupe lyophilisée qu'on me sert à la tv, je ne me sens pas plus concerné par le réchauffement climatique, par la faim dans le monde, je me moque de l'exploitation des gosses que ce soit par des pays riches ou par des pédophyles, je me cire le cul en écoutant pas parler sarko afin de juste anticiper l'moment ou j'me prendrai une bastos dans l'anus. Je ne crois pas à l'objectivité des médias qui n'est que le point de vue et les propos colportés d'un journaleux servant le propos de la petite ligne éditoriale qu'il représente. Je chie sur la une d'une liberté de presse qui si elle était vraiment libre ne vendrait pas ses sujets au plus montrant. Je ne sais pas grand chose, mais ce que je sais je le sais. je ne l'ai pas ingurgité à la cantine du savoir... je suis juste allée demander.
je me moque du pouvoir d'achat, je me moque que tout augmente sauf mon salaire, je me tamponne de l'augmentation de l'essence, du pain, des fruits et légumes, des durées de cotisations pour la retraite (40 ans pour toucher 40% de mon salaire), je me moque des 20 millions de rançon pris dans les caisses vides de l'état pris dans les poches vides des pantalons en solde, des 20 millions de rançon filés pour libérer bétancourt. Je me moque des J-o et du sport et des médailles, je me moque des présidents des ministres et de leurs sbires, je me moque de ceux qui les élisent et de ceux qui ne votent pas pour eux, je me moque des guerriers français morts aux combats et des paras d'l'afghanistan et d'leur famille, je me moque des affamés qui tirent la langue jusqu'à chez moi comme je me moque des gros gras gaspillants, je me moque de savoir combien de co2 ma bagnole rejette, je me moque de pas trier mes déchets, je me moque des riches et me fout des pauvres, je me moque du chomage, je me moque du travail quel qu'il soit, je me moque des grêlons qui détruisent l'jardin, je me moque de la branlée prise par une petite bande de bites molles de nazis anxieux, je me moque des médias qui fabriquent des freaks en quinze secondes et qui les plombes aussitôt de trois p'tites balles dans le dos, je me moque... ces discours là ne m'intéressent pas. Ils ne sont que colportés. Je suis une authentique française toute en individualité du tout-autour-de-ma-gueule. J'écris pour me rappeler que je suis encore vivante. quelque part. Physiquement capable d'aligner. même dan'l'noir. c'est pareil quand j'parle toute seule. c'est juste pour m'entendre.
Publié par Jake Barnes à 02:26:45 dans TEXTES | Commentaires (0) | Permaliens