Ché pas parler. Longtemps j'ai cherché à rendre l'existence de mes images légitime. gimy the message mother fucker!! Pas parce que je ne savais pas quoi dire. Mais parce que ce ne sont que des images. Qu' est ce t'en dis? Toi! Combien parlent ta langue? Longtemps c'est ce qui m'a bloqué. là. Aujourd'hui ça n'a plus d'importance. Je sacralise plus, l'image est une sorte de kidnaping de l'histoire d'un "ça à existé", probable, complètement sorti de son contexte.
Si je fais ça c'est que je sais rien faire d'autre, dans un ensemble de qualité discutable. Tu les trouveras dans le Thème PHOTO.
Les textes d'ici sont des projections d'images mentales ou de sincères réalités.
Si t'as envie de me dire un truc c'est possible ici: jake-barnes@voila.fr
PRECISION: L'argentique me coute la peau du cul. De temps à autre je meuble les longues periodes sans tirage possible par des mots mis les uns à la suite des uns.
Sinon, pour les mordus de pensées théoriques à la mord moi le noeud, en voici une qui t'expliquera des choses..
" Je trace d'abord sur la surface à peindre, un quadrilatère de la grandeur que je veux, fait d'angles droits, et qui pour moi est une fenêtre ouverte par laquelle on puisse regarder l'histoire, et là je détermine la place que je veux donner aux hommes dans ma peinture"
Léon Battista Alberti.
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<< dis, tu t'écoutes quand tu parles? | - Pat Garett et Billy the Kid - Film de Sam Peckinpah- | J'ai craché sur l'miroir et c'est mon glaviot qu'jai pri dans la face. >>
l'EXCELLENT FILM DE SAM PEKICKINPAH VISIBLE MARDI 15 JUILLET A 21H00 SUR ARTE ET EN REDIF LE 21/07/08 A 00H40 SUR LA MM CHAINE. VOILA. MAINTENANT VOUS SAVEZ TOUT. POUR LE RESTE VISIONNER ET/OU LIRE LA SUITE.
Pat Garrett et Billy le Kid
(Pat Garrett and Billy the Kid)
Réalisé par Sam Peckinpah
Avec James Coburn, Kris Kristofferson, Bob Dylan, Richard Jaeckel, Kathy Jurado,Jason Robards, R.G. Armstrong, Luke Askew, John Beck, Jack Elam, Emilio Fernandez, L.Q. Jones, Slim Pickens, Charles Martin Smith, Harry Dean Stanton, Chill Wills
Scénario : Rudolph Wurlitzer
Musique : Bob Dylan
Photographie : John Coquillon
Montage : Roger Spottiswoode, Tony Zarraga
Une production MGM
USA - 122mn (1988) / 115mn (2005) - Mars 1973
EXTRAIT DU COMMENTAIRE:
"[...] L'équipe au complet, Peckinpah prévoit de tourner au Nouveau Mexique où l'action du récit se déroule. Cependant, la MGM lui impose la ville de Durango sur l'autre rive du Rio Grande. Dès les premiers jours, des tempêtes de poussière balaient le plateau avant qu'une épidémie de grippe ne frappe une grande partie des hommes (dont Peckinpah) et qu'un objectif de caméra défaillant fasse perdre plus d'une semaine de tournage !! De plus en plus désabusé par la tournure des évènements, Peckinpah se réfugie dans l'alcool et boit plus que de raison. Son monteur, Roger Spottiswoode, dira plus tard de lui : « Sur Straw Dogs il a commencé à boire beaucoup, sur Junior Bonner il buvait énormément. Pendant Guet-apens il était constamment bourré.
Enfin, lors du tournage de Pat Garrett et Billy The Kid, il était tellement imbibé d'alcool qu'il ne maîtrisait plus rien. » Peckinpah achève son tournage en mars 73. Il a 21 jours de retard, n'est toujours pas remis de la violente grippe dont il a cru ne jamais sortir et compare la MGM à un monstre qu'il faut détruire coûte que coûte. C'est dans ces conditions qu'il aborde le montage du film prévu à Los Angeles. Dans son bureau, "Bloody Sam" refuse de communiquer avec le studio et monte son film. La rumeur commence à courir qu'il est constamment ivre et incapable de travailler. Jay Cocks (critique du Times) lui rend alors visite en compagnie de Pauline Kael et Martin Scorsese. Ils retrouvent un homme épuisé et visionnent son dernier montage. Sous le choc, Scorsese déclare : « On a vu un prémontage et c'était brillant. Pour moi c'était aussi important que La Horde sauvage. » Mais Peckinpah perd tout espoir quand il apprend que James Aubrey s'est emparé d'une copie des rushes afin de monter une version courte destinée à la sortie cinéma. Fou de rage, Bloody Sam décide d'organiser l'assassinat de James Aubrey !! Il contacte son ami Emilio Fernandez pour recruter deux tueurs mexicains quand John Bryson s'interpose et finit par le raisonner...
Aubrey, que l'on surnomme le "Cobra Souriant", sort le film le 4 juillet sur les écrans américains au même moment que L'Exorciste de William Friedkin. Les critiques ne sont guères enthousiastes et les salles ne se remplissent pas. Après l'échec de The Ballad of Cable Hogue et malgré le succès de Guet-apens (dont Peckinpah n'avait que faire), les mauvais résultats de Pat Garrett et Billy the Kid retentissent comme un affront supplémentaire pour le cinéaste qui s'était pourtant investi corps et âme dans ce projet...
En choisissant comme titre à son western Pat Garrett et Billy the Kid, Sam Peckinpah impose d'emblée deux personnalités dont l'affrontement s'inscrira au cœur du film. Mais contrairement au cinéaste lambda des années 70 qui aurait transformé ce récit en longue cavale meurtrière, Peckinpah décide d'en faire un film sur l'amitié. Une amitié qui va devoir faire face aux affres d'une époque en plein changement. A l'instar de Coups de Feu dans la Sierra, Peckinpah met ici en scène deux anciens amis dont la vision du monde diffère. Comme le clame Dylan dans une de ses plus célèbres ballades, les temps changent. Et tandis que Pat tente de s'adapter, Billy veut rester ancré dans une époque synonyme de libertés et de grands espaces. A ce titre, l'une des premières scènes du film montre Pat partager un verre avec Billy. Leur dialogue résume à lui seul cette rupture :
Billy : Shérif Pat Garrett vendu aux électeurs de Santa Fe, ça fait quoi ??
Pat : Je me dis que les temps changent
Billy : Le temps peut-être mais pas moi
Voilà, tout est dit.Pat et Billy évoluent désormais dans des sphères que tout oppose. Billy refuse d'abandonner un monde de liberté où la loyauté est commune à tous, où les prairies ne sont pas défigurées par des clôtures et où le temps n'a pas de prise. Anarchiste avant l'heure, Billy n'a que faire des lois et des hommes qui les appliquent. Il incarne une forme de jeunesse éternelle et rebelle, la peur de la mort ne le touche pas. Ce dernier point est essentiel car c'est là que repose la rupture avec Pat... Pat Garrett est un archétype du héros "Peckinpien". A l'instar de Steve Judd dans Coups de feu dans la Sierra ou Cable Hogue, il s'inquiète du temps qui passe et vit avec cette angoisse de l'avenir. Pat tente bien d'échapper au vieillissement, mais rien n'y fait : ni une orgie avec six prostituées, ni une séance chez le barbier auquel il demande de le transformer en « homme neuf ». Pour faire face à cette obsession du temps, Pat tente coûte que coûte de s'intégrer à cette nouvelle époque. Le hors-la-loi vend donc son âme, devient shérif, et n'hésite pas à accomplir sa tâche, si cruelle soit-elle ! Il tue Billy et lorsqu'il croise son propre reflet dans un miroir, le détruit d'un coup de revolver. Le symbole est fort et annonce sa propre mort, celle que Peckinpah avait filmée dans le flash-forward du début. La boucle est bouclée ![...]
Publié par Jake Barnes à 00:16:22 dans Projection | Commentaires (0) | Permaliens