Ché pas parler. Longtemps j'ai cherché à rendre l'existence de mes images légitime. gimy the message mother fucker!! Pas parce que je ne savais pas quoi dire. Mais parce que ce ne sont que des images. Qu' est ce t'en dis? Toi! Combien parlent ta langue? Longtemps c'est ce qui m'a bloqué. là. Aujourd'hui ça n'a plus d'importance. Je sacralise plus, l'image est une sorte de kidnaping de l'histoire d'un "ça à existé", probable, complètement sorti de son contexte.
Si je fais ça c'est que je sais rien faire d'autre, dans un ensemble de qualité discutable. Tu les trouveras dans le Thème PHOTO.
Les textes d'ici sont des projections d'images mentales ou de sincères réalités.
Si t'as envie de me dire un truc c'est possible ici: jake-barnes@voila.fr
PRECISION: L'argentique me coute la peau du cul. De temps à autre je meuble les longues periodes sans tirage possible par des mots mis les uns à la suite des uns.
Sinon, pour les mordus de pensées théoriques à la mord moi le noeud, en voici une qui t'expliquera des choses..
" Je trace d'abord sur la surface à peindre, un quadrilatère de la grandeur que je veux, fait d'angles droits, et qui pour moi est une fenêtre ouverte par laquelle on puisse regarder l'histoire, et là je détermine la place que je veux donner aux hommes dans ma peinture"
Léon Battista Alberti.
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Poser des nasses la nuit sans s'faire goler dans les cours d'eau de première catégorie. C'est pas hors la loi. C'est naturel.
Ramasser une demie douzaine de cèpes, quelques girolles et un ou deux lépiottes en forêt, les jetter dans une poele aec du beurre salé. Un lièvre pri dans un collet préparé en civet, une pêche de moules cuisinées au vin blanc, une dizaine d'huitres avalées sur l'cailloux, deux seaux de palourdes à farcir et quelques étrilles à plonger vivantes dans l'eau bouillante avec un bouquet garni.
Ramasser les escargots quand il pleut et les faire dégorger pendant quelques jours en leur filant pas à bouffer. ca leur purge le boyeau.
Pêcher la grenouille avec un appat rouge. Couper les cuisses.
Vider la poiscaille de rivière sur place. Lui trancher la tête. L'écailler en lui tenant la nageoire quodale. Lui ouvrir le ventre en remontant du trou d'balle aux ouïes. plonger la main à l'intérieur et arracher la tripe. Jetter les viscères à la flotte pour faire venir les carnassiers.
Manger une crevette vivante. La tenir fermement entre les doigts. La regarder avec la promesse d'être bref ; sectionner la queue aec les dents.
Faire griller les châtaignes à la braise. Faire sécher les noix noisettes et amandes.
Faire des conserves de légume pendant l'été. épiller et blanchir les haricots, écosser les petits pois, farcir les tomates, préparer les bocaux de ratatouille, ramasser les pommes de terre, stériliser des litres de soupe, faire les confitures.
Choisir une vieille poule. Lui coller un coup derrière la tronche et la saigner en lui coupant l'artère de la gorge. La grand mère lui mettait les ciseaux au fond du bec pour trancher de l'intérieur. La retourner et la la laisser se vider de son sang. Sur la fin elle peut se débatre un peu mais pas d'inquiètudes. Soit ce sont les nerfs, soit elle s'est réveillée, mais de toutes façons c'est trop tard pour elle. La plonger dans l'eau bouillante. La plumer. Lui ouvrir le ventre. La vider en gardant le foie, le gésier, le coeur, pour en faire des patés plus tard.
Choisir un mouton. L'attraper. L'attacher par les pattes. Le mettre sur le flanc. L'assomer le retourner et procéder à la même opération. Toucher les abbats du doigt pour voir. Trouver ça chaud et mou. Trouver que le sang est noir. Trouver que l'odeur est forte. Trouver que l'oeil est résigné. Trouver ça étrange avec curiosité.
Deux pigeons flingués en vol par une salve de vingt deux Long Riffle. Débusquer,viser la bête vivante et la plomber. C'est pas cruel. C'est humain.
Publié dans : ma cuisine
Publié par Jake Barnes à 03:14:11 dans TEXTES | Commentaires (0) | Permaliens