Ché pas parler. Longtemps j'ai cherché à rendre l'existence de mes images légitime. gimy the message mother fucker!! Pas parce que je ne savais pas quoi dire. Mais parce que ce ne sont que des images. Qu' est ce t'en dis? Toi! Combien parlent ta langue? Longtemps c'est ce qui m'a bloqué. là. Aujourd'hui ça n'a plus d'importance. Je sacralise plus, l'image est une sorte de kidnaping de l'histoire d'un "ça à existé", probable, complètement sorti de son contexte.
Si je fais ça c'est que je sais rien faire d'autre, dans un ensemble de qualité discutable. Tu les trouveras dans le Thème PHOTO.
Les textes d'ici sont des projections d'images mentales ou de sincères réalités.
Si t'as envie de me dire un truc c'est possible ici: jake-barnes@voila.fr
PRECISION: L'argentique me coute la peau du cul. De temps à autre je meuble les longues periodes sans tirage possible par des mots mis les uns à la suite des uns.
Sinon, pour les mordus de pensées théoriques à la mord moi le noeud, en voici une qui t'expliquera des choses..
" Je trace d'abord sur la surface à peindre, un quadrilatère de la grandeur que je veux, fait d'angles droits, et qui pour moi est une fenêtre ouverte par laquelle on puisse regarder l'histoire, et là je détermine la place que je veux donner aux hommes dans ma peinture"
Léon Battista Alberti.
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être dans "la précarité" oblige à déterminer ce qui est essentiel et à se batre comme un diable pour tenter de le garder ou de ne pas le garder. Je ne suis pas dans l'accumulation. Je ne travaille pas pour ressentir le droit d'obtenir. Ce mode de vie me convient parfaitement. Ne rien posséder et pourtant aimer. le/la prendre. Se coincer la gueule dans ce paradoxe à la con alors qu'il y aurait tellement mieux a faire. Sans doute. Vivre en appartement au seuil de la pauvreté, parce que la pauvreté en rance, elle dort sur le seuil de ton appart' elle. Mais en Rance on à un seuil nous. je dis pas ça par pitié pour les pays qu'on à raclé les gisemsements et les hommes. J'dis ça parce que même quand la tv ferme sa gueule c'est l'écho de la masse moyenne geingnante qui fait les news par la fenêtre. C'est drôle ça. Les mecs qui tapent la manche on les voit jamais aux manifs. Merde. La précarité. c'est quoi? c'est quand tu en as marre d'achetter du "Look Cola" au Liddle du coin?, c'est quand tu as que 250 euros pour faire le mois? bah js'ais pas. j'ai eu ça ma gueule. J'ai trainé mon gosier vers les réduits à banque alimentaire. Aec ton petit ticket de rationnement tu vas aec tes sacs plastocs qui valent plus chers que ta carcasse. tu prends ce que les bénévoles de la bonne action, les gauchos poulet frite et les cathos de droite te filent avec un sourire de compassion. et tu te demandes ce que tu fous là. moi je me suis demandé ça. J'ai pensé que c'était facile d'être là. que la démarche était easy easy. Un quart d'heure chez l'assistante sociale, dix minutes au CCAS et hop. Mais voilà. J'aimais pas ça. faire la queue aec des ravagés, comme le point d'eau d'une meute marginale et se trouver à poil l'orgueil à l'air et les doigts de pieds échapés de ta godasse à trou pour mendier au buffet d'la bonne action deux paquet de pâtes une boite de concentré de tomate et du corned beaf... j'ai jamais voulu goûter le corned beaf. Et je ne me suis plus rendue à la banque alimentaire. La précarité? Bah en europe y'a dans les ex pays communistes comme la slovaquie des gens qui sont vieux et qui vendent des petites fleurs en bouquet l'hiver à 20 couronnes sk (1euro = 35 couronnes) ou des champignons tout le reste de l'année pour se faire un peu de flouz... Ils ont le moral les viocs là bas. Le moral, mais ni les guiboles solides, ni la culture manifestante. Et voilà que les restes du communisme sont bien là et que l'entraide sociale est culturelle. Chez nous on gueule en groupe pour le droit au "tout pour ma tronche". là bas la retraite c'est pas deux cent cinquante euros par mois. 250 euros c'est un salaire moyen là bas. en Europe de merde de l'espace shengein. La précarité? c'est quoi? C'est taper la manche dans un pays froid plutôt qu'au soleil? c'est avoir un seuil pour pioncer plutôt qu'un carton? C'est avoir l'alcool si cher dans des bars qui ferment à une heure alors qu'en europe existentent des non-stop bars aec la bierre à cinquante centime la pinte. C'est être pauvre dans un pays riche? c'est être pauvre dans un pays de riches? c'est ne pas être riche? et alors? tant mieux non?
L'autre jour me suis embrouillé aec un type à qui je d'mandais une tige. l'autre me dit que je le baratine juste pour du tabac. Oui. c'est vrai. Et alors gros con, t'as peur que je te vole ton cancer? putain. être les premiers à ouvrir notre gueule et sortir les crocs à la moindre sollicitation une fois qu'on a réussi à se faire un siège confort aec ses acquis de merde.
Barnes.
Publié dans: Apres nous l'déluge
Publié par Jake Barnes à 01:02:06 dans TEXTES | Commentaires (0) | Permaliens