Ché pas parler. Longtemps j'ai cherché à rendre l'existence de mes images légitime. gimy the message mother fucker!! Pas parce que je ne savais pas quoi dire. Mais parce que ce ne sont que des images. Qu' est ce t'en dis? Toi! Combien parlent ta langue? Longtemps c'est ce qui m'a bloqué. là. Aujourd'hui ça n'a plus d'importance. Je sacralise plus, l'image est une sorte de kidnaping de l'histoire d'un "ça à existé", probable, complètement sorti de son contexte.
Si je fais ça c'est que je sais rien faire d'autre, dans un ensemble de qualité discutable. Tu les trouveras dans le Thème PHOTO.
Les textes d'ici sont des projections d'images mentales ou de sincères réalités.
Si t'as envie de me dire un truc c'est possible ici: jake-barnes@voila.fr
PRECISION: L'argentique me coute la peau du cul. De temps à autre je meuble les longues periodes sans tirage possible par des mots mis les uns à la suite des uns.
Sinon, pour les mordus de pensées théoriques à la mord moi le noeud, en voici une qui t'expliquera des choses..
" Je trace d'abord sur la surface à peindre, un quadrilatère de la grandeur que je veux, fait d'angles droits, et qui pour moi est une fenêtre ouverte par laquelle on puisse regarder l'histoire, et là je détermine la place que je veux donner aux hommes dans ma peinture"
Léon Battista Alberti.
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Bon sinon, pour vous faire un petit topo, ce type est un cinéaste Autrichien travaillant sur l'image filmique avec la technique dite du "found footage" (mot conceptuel) c'est a dire une forme de "recyclage" (mot contextuel) de bandes vidéos déjà impressionnées par un autre film, il reprend soit le son soit l'image soit même les séquences entières. Cette technique est née d'une interrogation sur l'image numérique qui n'est qu'un ensemble de pixels, sur l'idée qu'on ne peut plus rien inventer et sur celle du vide ou de la caricature obtenue d'une séquence du quotidien lorsqu'elle est etirée (met ton pied sur la pédale distorsion) et/ou répétée (loop) de façon a dénaturer la volonté première de la scène (vies de familles dans la version première hollywoodienne classique) et de montrer de façon brute et tres rythmé des images, sortes d'unicellulaires extraits, faisant apparaitre de façon tres claire des messages cahés de sexe et de violence.
" Je travaille avec des scènes de longs métrages du cinéma populaire. Alors, pour mon travail, l'image elle-même est très importante : elle montre non pas seulement certains endroits, acteurs et actions, mais aussi les rêves, les espoirs et les tabous de l'époque et de la société qui l'ont créée. "
" Le cinéma d'Hollywood est un cinéma de l'exclusion, de la réduction et du refus : un cinéma répressif. Il y toujours quelque chose derrière ce qui est représenté, qui n'est pas montré. C'est exactement cela qu'il est intéressant de prendre en considération "
Martin Arnold
(interview en rosbeef dispo ici)
Il est aussi intéressant de s'arreter sur le travail du son, lui même découpé en autant de séquences plus ou moins courtes qui ne peuvent pourtant fonctionner seules, créant un rythme machine qui n'est pas sans rappeller le courrant de musique minimaliste ou répétitive qui a démaré aux états unis dans les années 60 dans des villes comme New york ou plus largement sur la côte ouest... des séquences rythmiques ispirées à Arnolds par les approches musicales entre autres de John Zorn (je te laisse faire la recherche) puisées dans sa généreuse discographie qui mérite qu'on s'y attarde, mais qui par ailleurs, n'est pas nécéssairement la plus évidente en ce qui concerne la musique séquencielle. Cette dernière permettant de se concentrer réellement sur l'action mise en exsergue par la possibilité d'un visionnage attentif provoqué par l'étirement de la séquence.
A La lecture d'un film d'Arnold on est face à une atmosphère oppressante emplie d'une tension poussée à son paroxisme créant d'un coup sous l'envers d'un film en apparence anodin une forme clônée monstrueuse s'étirant parfois sur plusieurs minutes.
les films de Martin Arnold sont un élément de réponse sur la question du renouvellement des standards du cinéma, autant de manière formelle que théorique... pas un truc a se mater en boucle toute la nuit chez soi à moins de vouloir la finir de façon cauchemardesque avec la sensation de rester québlo.
En visionnage:
- Passage à l'acte - extrait 11mn47 sur 12 mn initiales- 1993
fin du film - Alone- Life Wastes Andy Hardy - extrait 1mn39 sur 15 mn initiales- 1998
- Piece touchée - extrait 5mn47 sur 16 minutes initiales - 1989 -
Publié par Jake Barnes à 17:52:33 dans PHOTOS | Commentaires (0) | Permaliens