Ché pas parler. Longtemps j'ai cherché à rendre l'existence de mes images légitime. gimy the message mother fucker!! Pas parce que je ne savais pas quoi dire. Mais parce que ce ne sont que des images. Qu' est ce t'en dis? Toi! Combien parlent ta langue? Longtemps c'est ce qui m'a bloqué. là. Aujourd'hui ça n'a plus d'importance. Je sacralise plus, l'image est une sorte de kidnaping de l'histoire d'un "ça à existé", probable, complètement sorti de son contexte.
Si je fais ça c'est que je sais rien faire d'autre, dans un ensemble de qualité discutable. Tu les trouveras dans le Thème PHOTO.
Les textes d'ici sont des projections d'images mentales ou de sincères réalités.
Si t'as envie de me dire un truc c'est possible ici: jake-barnes@voila.fr
PRECISION: L'argentique me coute la peau du cul. De temps à autre je meuble les longues periodes sans tirage possible par des mots mis les uns à la suite des uns.
Sinon, pour les mordus de pensées théoriques à la mord moi le noeud, en voici une qui t'expliquera des choses..
" Je trace d'abord sur la surface à peindre, un quadrilatère de la grandeur que je veux, fait d'angles droits, et qui pour moi est une fenêtre ouverte par laquelle on puisse regarder l'histoire, et là je détermine la place que je veux donner aux hommes dans ma peinture"
Léon Battista Alberti.
Depuis le 04-04-2008 :
31430 visiteurs
Depuis le début du mois :
387 visiteurs
Billets :
138 billets
EN VRAC SUR CETTE PAGE
<< Bronzette sur sortie d'égouts | Ta valeur n'atteint pas le nombre des années, juste l'augmentation du smic au premier juillet. | 1-800 Suicide >>
toujours le cul collé au velours rougeaud délavé d'un hôtel à la vitrine vaguement bourgeoise du centre vil. Ma gueule d'abolie qui fait ouioui quand ma turbine le gerbe. ce gros tas puant de gratitude simplement commerciale. Je me traine jusqu'au turbin de merde pour mille balle par mois. Je fait le constat que je suis ici comme j'aurai pu être ailleurs étant donné que mon savoir faire ne peut prétendre à aucune prétentions salariales. Parce que sans doute il est prétencieux d'estimer fournir un effort valant plus que 8.71 brut de l'heure. Tout les ans au 1er juillet, on revoit la valeur de l'effort. On augmente vaguement le chiffre après la virgule. Ca tombe bien parce que tous les autres chiffres après les virgules n'attendent jamais juillet pour augmenter.
Je suis employé. Je suis l'énergie renouvelable du patronat. Je suis son vin à 15 euros, ses vacances au soleil, ses diners au resto, ses vêtements jolis, je suis sa bagnole, son essence, je suis l'orgasme de sa femme et celui de ses putains, la bonne éducation de ses gosses, ses projets d'investissements.
Je suis l'aboli qui tient un poste dans sa philosophie. Je n'ai aucune compensation pour la déchirure qui me pousse a sans le sucer accepter honteusement d'appartenir à son oeuvre. A implicitement la construire, la nourrir et la développer. Je fais le taf. Parce que pour 8.71 de l'heure, je suis la matière première qui court les rue. parce qu'à boulot de merde salaire égal. Parce que n'importe quel abruti peut tenir l'emploi. Rien ne me retient ici. Devant la vitrine, la nuit. J'occupe un emplacement et je fais les gestes que ma fonction m'impose. c'est pas le quartier rouge ici, mais c'est pareil. La tenue n'est pas légère, elle est conforme. Le maquillage n'est pas vulgaire. Simplement il est.
T'es toujours la merde d'un autre qui s'arrange bien pour te faire sentir que la puanteur vient de toi. Au début j'ai pas compris et j'me lavais tous les jours, mettais des effluves artificielles et d'l'aparât de supermarché, à la hauteur de mes moyens, juste pour paraître un peu moins... Un peu plus... Et puis j'ai pensé que 1000 balle par mois c'était pas cher payé pour faire la pute et j'ai laissé tombé. Alors soit! je suis la bouse dans la bouche, la contagion potentielle dans l'regard fuyant du, comme il aime à se définir, client, qui finalement cautionne le salaire minima d'une énergie renouvelable qu'il préfèrerait esquiver lorsqu'il rejoint la chambre au verni luxueux sur philosophie frelatée, celle là même dans laquelle il aime à se prélasser. Sans doute que devoir brièvement cotoyer des gens de mon rang social gêne un peu l'image qu'il tient pour estime de lui même.
Ma force. C'est que j'en ai rien a foutre. On m'a écarté les fesses et imposé dans l'fondement les fondamentaux de processus aliénants voilà déjà bien longtemps. Aujourd'hui les petits agissements prétentieux, vénaux, snobinards, de merdeux à l'estime démesurée, de bites molles dans leur boxeurs en croco, d'enculeurs de mouches, d'intellectuels pédants et de pauvres top-hype-mode déguisés en riches cons méprisants ne me perturbent plus. Je n'ai plus aucune prétentions et ils sont à leur tour devenu mon énergie renouvelable. Car pour 8.71 de l'heure, n'importe quel abruti peut faire n'importe quel taf. A condition de ne croire en rien d'autre qu'en la qualité de sa propre substance, avec humilité.
Publié par Jake Barnes à 03:42:21 dans TEXTES | Commentaires (1) | Permaliens