Maîtresse LdyEos
DOULEUR - PLAISIR


* Mon donjon/Le Havre
- Géographie du donjon
- Mes disponibilités
- Mystère
- Ce que je t'offre
- Mon temps et le tiens
- Fantasmes
- soumis - soumises
- Mes jouets
- Mes pratiques
- Ma Check List BDSM
- Ton tribut
- À propos de LdyÉos
- D'où viens mon nom "Éos"
- Mon collier
- Épilation à la cire
- Manucure - Pédicure
- Porte-Folio
Mise à jour: 19-12-09
-
-
-
-
Depuis le 16-03-2008 :
444456 visiteurs
Depuis le début du mois :
20978 visiteurs
Billets :
447 billets
REGLES ENTRE DOMINANT(E) ET DOMINE(E)
Voici une trouvaille que nous retrouvons sur plusieurs sites et blog dont je ne fais pas exception. Cette trouvaille beaucoup de gens la connaissent dans notre monde, ce monde de D/s. Dans notre monde il y a des règles, des règles pour lesquelles nous nous devons de respecter chacun dans nos rôles et nous nous y conformons dans le respect.
Le respect est une des bases de ce mode de vie. Alors, je n'en dirais pas plus, je vous laisse prendre lecture pour ceux qui ne connaissent pas encore ce texte et pour les autres, relire fait toujours du bien...
Alors, bonne lecture à vous tous.
*****************
REGLES ENTRE DOMINANT(E) ET DOMINE(E)
La Personne Dominante se doit d'être imaginative de telle manière que son/sa soumise soie fière et se sente l'objet de toutes les convoitises. Le (La) Maître(sse) se doit de façonner son/sa soumis(e) de telle manière que sa chair et son esprit soient imprégnés des principes à la base de la relation d'échange de pouvoir. Il(Elle) se devra de prendre tout égard de telle manière que son/sa soumis(e) prenne un réel plaisir, notamment aussi en lui annonçant avec soin certaines séances. Il(Elle) se devra de le(la) surprendre par exemple en préparant avec soin et classe une séance de domination ceci toujours dans un esprit de la soumission.
Le (La) Maître(esse) se devra d'être ferme mais ne devra nullement être injuste. Le (La) Maître(esse) se devra de motiver son/sa soumis(e) par des encouragements, offrandes, voire des remerciements pour l'amener à l'excellence de leurs rapports. La punition ne devra être que l'ultime recours, privilégiant l'éducation à la correction. Pour arriver à une certaine excellence, le(la) Maître(esse) se devra d'observer et être à l'écoute de son/sa soumis(e) de telle manière à connaître tous les aspects et fantasmes de sa personnalité. Il ne devra en aucun cas le (la) priver de sa personnalité, mais l'aider à se dépasser sur le plan de la soumission.
Le (La) Maître(esse) se devra de faire tout ce qui est possible pour permettre qu'ensemble avec son/sa soumis(e) le chemin de la soumission débouche sur un monde sans interdit, si ce n'est celles des règles déjà établies au départ. De ce fait ensemble le (la) Maître(esse) ainsi que son/sa soumis(e) n'auront que soif de découvrir les plaisirs cachés voire inconnu du monde de la soumission. Le (La) Maître(esse) est conscient qu'il ne peut y avoir aucune symbiose si son/sa soumis(e) ne réalise pas tout de suite qu'il/elle consiste pour lui à être le plus précieux des objets et de ce fait à droit aux égards de son statut.
Les droits de la personne soumise
En définitive, si la personne soumise a un certain nombre de devoirs, comme il a été dit plus haut, elle possède en contrepartie deux droits :
Celui de cesser toutes relations avec son Maître(esse), si Celui(Celle-ci) ne répond pas (ou plus) à ses attentes et besoins, ou pour toutes raisons sérieuses, et de le faire savoir dans une lettre dans laquelle elle pourra argumenter son inconfort et/ou les griefs.
Celui de choisir son Maître(sse). Elle se doit d'être convaincue de la pertinence de son choix, et avoir la ferme conviction que le (la) Maître(esse) répondra à ses besoins de soumission en Lui apportant les préceptes de la soumission dans un souci de bien-être mutuels, Lui assurera la protection et la sécurité que requièrent le don de sa soumission.
Il ne peut pas y avoir de domination réelle, si le (la) Maître(esse) et la personne soumise ne conçoivent pas comme bases de leur relation les éléments suivants :
Le Respect
La Franchise
La Bienséance
La Sincérité
Le Respect de l'autre
La Complicité
Publié par Maitresse LdyEos à 16:33:41 dans Mes trouvailles | Commentaires (0) | Permaliens
Subspace :
Ce texte qui n'est pas de moi, de ma création, mais si bien expliqué que j'ai voulu l'inclure sur mon blog. C'est avec plaisir que j'avais demandé l'autorisation de le faire pour mon site il y a déjà quelques temps et que j'ai eu cet accord, alors utilisant toujours cet accord, je vous partage ma trouvaille.
Bonne lecture,
****************
Subspace ou le cocktail d'endorphines
Le subspace est un état intensif physique et psychique atteint par la personne soumise pendant ses interactions avec son dominant.
Cette interaction va au delà des plaisirs physiques et psychologiques habituellement éprouvés. Pendant cet état, le sub expérimente une surdose chimique d'endorphines. La quantité d'endorphines secrétées intensifie la circulation sanguine généralement.
Le but de la plupart des subs est à la sensation protégée, voulue et contrôlée, de sorte qu'ils puissent tomber dans le subspace.
Le sub devient doux, affectueux et tendre, et très heureux. Cela prend habituellement du temps et de l'expérience pour que le sub puisse s'abandonner au dom et atteindre le subspace. Le point important pour atteindre le subspace est la confiance entre le dom et le sub.
Les sensations que les subs ressentent sont purement le plaisir, donc n'importe quelle douleur infligée (c.-à-d. des flagellations, des coups, l'électricité, etc.) est alors transféré à leur cerveau comme du plaisir.
C'est pour cette raison même que la confiance est primordiale.
Pendant cet état de subspace de différents niveaux, le sub peut ou ne peut pas pouvoir dire son veto ou même ne pouvoir articuler des mots. Le sub sera dans un état de transe, incapable de distinguer le danger.
La confiance est un ingrédient principal dans la réalisation du subspace, la communication entre le dom et le sub est importante et doit être précise. S'ils sont cependant incapables de communiquer, la confiance devient le facteur principal.
La méthode la plus souvent utilisée est celle du fouet progressif, pour permettre à l'endorphine de transformer la douleur en plaisir.
L'intensité des coups sera alors augmentée progressivement pour garder le seuil de plaisir. La progression des coups s'obtient par la diversité des instruments utilisés en partant de martinet doux à fort, battoir (paddle) doux à fort, pour terminer optionnellement avec une cravache ordinaire, une canne ou une cravache à fil.
Il y a quelques niveaux de base de subspace.
TOP SPACE
Le sub est en plein contrôle de lui-même et agit comme bon lui plait.
MARGINALLY DOWN SPACE
Cet espace se produit quand le dom dirige l'attention du sub.
Ceci peut se produire aussi délicatement qu'un regard, un contact léger, un petit bruit ou n'importe quelle combinaison de ces derniers. Le sub est en continuelle attention, souvent par le regard ou l'audition de la prochaine commande venant du dom.
Si l'interaction entre dom et sub est recherchée, il est préférable de rester dans cet espace.
Aux deux prochains niveaux de subspace, le sub est incapable de transmission, étourdi et incapable d'articuler le plus simple des mots.
BLONDE SPACE
Dans cet état, le Q.I. du sub tend à diminuer progressivement, mais revient à la normale à la fin de la séance. Il se sent devenir plus lent mentalement.
À ce moment le sub ne peut pas distinguer le danger, incapable d'utiliser un veto car il lui est devenu incompréhensible. Encore, une autre raison pour laquelle la confiance du dom est essentielle.
Le sub ne peut pas penser pour lui-même, incapable de décider s'il en a assez, s'il est temps d'arrêter. C'est dans cette situation que le dom devra utiliser son jugement.
PRIMAL SPACE
Parfois les doms et les subs pénètrent dans cet état ou le sub perd sa nature soumise. Tandis qu'à ce niveau, la volonté du sub tend à reprendre son comportement normal. La volonté du sub diminuant beaucoup sa nature docile, celui-ci devient primitif comme un animal, dangereux, puissant.
La parole ne vient plus par des mots compréhensibles mais par grognements comme des tonalités et des bruits. Le sub se connecte sur le langage primitif du corps, devenant un prédateur, se soumettant à peine. Si le sub sent la faiblesse, tout comme un félin en panique, il essaie de se libérer du dom. Dans cet état, il est préférable pour la sécurité du dom de ligoter le sub.
Les subs peuvent connaître un degré variable de ces niveaux tout en éprouvant le subspace, mais ils seront tous d'accord pour dire que c'est une sensation merveilleuse, de flotter et de se trouver dans un plaisir constant. Le subspace tend à intensifier les sens. En raison de ce plaisir, les subs seront à la recherche d'un état plus profond, suppliant souvent leurs doms de les envoyer plus loin.
Publié par Maitresse LdyEos à 22:55:19 dans Mes trouvailles | Commentaires (0) | Permaliens
L'esclavage :
Une nouvelle trouvaille, ainsi qu'une autorisation pour prendre ce texte et le partager avec vous tous. Ce texte original est de provenance du "Site Officiel ELISE SUTTON en FRANCE" L'ESCLAVAGE IL FAUT Y PENSER AVANT.
Je dois dire que j'ai beaucoup de plaisir à lire Élise Sutton, c'est une femme très particulière qui a une façon a elle de voir la soumission ainsi que l'obéissance d'un soumis. Comment voir à son éducation et comment faire pour lui faire atteindre "Nos" limites que nous désirons. Comment faire en sorte qu'il soit dépendant de nous en tout temps.
Mais ce texte selon moi valait là peine d'être partagé particulièrement pour ceux qui disent si facilement "je voudrais être Votre esclave". Être esclave c'est plus que de simple mot, c'est un mode de vie, c'est là vie. Alors, dans ce texte que vous lirez qui a été écrit justement par un esclave et qui nous partage c'est quoi l'engagement d'un vrai esclave pour ceux qui ne le savent pas.
Alors, bonne lecture à vous,
**********************
L'ESCLAVAGE IL FAUT Y PENSER AVANT
DESCRIPTION DE LA CONDITION D'ESCLAVE
Je me suis décidé à écrire cet article car j'ai vu tant de soumis qui attendaient de ce style de vie que ce soit une vie de rêve. Je ne veux pas ruiner les espoirs de quiconque ou les détourner de cette activité, je veux simplement décrire la réalité de la condition d'esclave.
Etre un esclave peut être, comme pour moi, une vie merveilleuse. Cela correspond à tout ce que je désirais. C'est même bien plus que je n'avais jamais espéré, et si quelqu'un m'avait expliqué auparavant ce qu'il en était vraiment, la transition eut été plus facile. Je parle dans cet article de l'esclavage permanent, 24h sur 24 et 7 jours sur 7. Il s'agit bien sûr de mon point de vue et de mon expérience réelle.
Il y a quelques petites choses que vous devez découvrir seuls. Une des questions importantes est : Voulez-vous ce type de relation 24/7 ? Peut-être ne le désirez-vous que pendant des séances ? Peut-être voulez-vous seulement des jeux de rôle ? Il y a bien des façons de vivre cette activité, et vous devez déterminer ce qui est bien ou non pour vous. Mais rappelez-vous que je parle d'esclavage, non de soumission.
Vous devez apprendre à être honnête avec vous-même. Déterminez ce que vous voulez vraiment. Quand vous saurez, soyez honnête avec tous ceux avec qui vous en parlerez. Ne soyez pas d'accord avec quelque chose sur le long terme que vous ne voudriez ou ne pourriez pas accomplir. Posez-vous les vraies questions.
Le reste de cet article vous donnera les différentes informations pour fonder votre réflexion sur la réalité, et non pas sur le rêve de quelqu'un, sur la façon dont cela devrait être.
Etes vous prêt à donner 100% de contrôle sur votre vie à quelqu'un ? Les esclaves 24/7 font cela.
- Les jeux de rôle vous font rentrer dans ce type de relation pendant temps déterminé par vous et la maîtresse. Quand la scène est achevée, tout redevient normal.... Ce n'est pas cela l'esclavage...
Par exemple : Aimez-vous la musique classique ? Peut-être aimez-vous le Rock ? Pensez-y ! La Maîtresse à laquelle vous appartiendrez peut n'aimer qu'un type de musique, que vous n'aimez pas. Etes-vous prêt à n'écouter que sa musique ?
Ce type de sacrifice peut s'appliquer à bien d'autres domaines. Pour ma part j'aime le rock, et ma maîtresse aime les vielles chansons. J'entends rarement mes chansons. Elle me permet parfois d'écouter ma musique quand j'ai bien fait mes devoirs et tâches ménagères.
Notez que j'ai écrit « Elle me permet ». Une chose aussi simple qu'écouter la radio est une récompense. Le droit à ces petits plaisirs n'est pas acquis.
Voilà une liste de libertés que vous pourriez très bien perdre totalement ou un peu, en fonction des volontés de votre Maîtresse, et de son choix de vous amener plus ou moins loin dans l'esclavage :
Ces limitations peuvent s'appliquer à de très nombreux domaines de votre vie comme :
1/ La TV, le choix de vos programmes.
2/ Le choix de la nourriture.
3/ Le choix de vos amis.
4/ Le choix de vos loisirs.
5/ Le choix des films, des livres.
6/ Le choix de vos habits.
En fait ces restrictions s'appliquent à tout et n'importe où !
Etes-vous prêt à accepter ses choix ? Si elle vous demande de porter quelque chose de très spécial dans un super marché, le ferez-vous sans hésiter ? Je suis heureux que ma maîtresse me laisse choisir mes vêtements la plupart du temps. Mais quand elle en décide autrement je dois me changer immédiatement. Croyez-moi, elle exerce ce droit. J'ai appris à toujours lui demander ce qu'elle désire que je porte si nous allons dans un endroit un peu spécial. Si Elle le veut, vous n'aurez plus le droit de porter des vêtements du tout. Ce sera son choix à ELLE, pas le votre
7/ Etes-vous prêt à avoir la coupe de cheveux qui lui plaît ? Tout cela lui appartient quand vous portez son collier, comme tout ce qui vous appartenait avant. Vous n'avez plus rien à vous.
A partir du moment où vous lui appartenez, tout sera à Elle. Cela ne sera plus « à vous », De la voiture à « vos vêtements », ou votre compte en banque, votre temps libre... etc...., mais à « Elle », et elle vous les prêtera ou les utilisera en fonction de ses désirs.
Souvenez-vous que vous avez abandonné tous vos droits et fait ce choix de vous-même.
8/ Vous avez un fauteuil préféré, ou une certaine façon de vous asseoir ? Votre Maîtresse décidera si vous vous asseyez dessus ou à terre. La plupart des esclaves ont un coussin sur le sol où ils n'ont pas besoin de demander pour s'asseoir, mais peu d'autre chose.
9/ Même votre façon de marcher est en son pouvoir potentiel. Si elle désire que vous marchiez à 4 pattes...
10/ Elle pourra décider que vos yeux soient levés ou baissés.
11/ Vous aurez à demander la permission pour entrer dans le lit... Elle pourra vous envoyer ailleurs, ou vous faire dormir à terre.
12/ Vous devrez même obtenir la permission de manger à table avec votre Maîtresse. Attendez-vous à ne manger que ce qu'elle voudra bien vous donner.
13/ Vous risquez même de ne plus avoir de loisir, de temps pour vous, car vous aurez à demander pour tout.
14/ Elle pourra vous interdire de parler sans son aval, et de toute façon toujours de manière très humble et respectueuse.
15/ Vous n'aurez plus forcement l'autorisation de sortir sans qu'elle vous l'accorde.
16/ Utiliser le téléphone peut aussi être limité par ses soins.
17/ Et cela peut aller jusqu'à l'autorisation d'aller aux toilettes.
18/ Et ne rêvez pas de sexe, car il est fort probable que vous serez souvent frustré, et que jamais vous ne pourrez plus choisir où, quand, et comment se passeront vos relations intimes. Encore serez-vous heureux d'en avoir parfois. Tous les esclaves n'ont plus forcement cela. En avoir avec sa Maîtresse est une très grande récompense et un domaine sur lequel les dominatrices jouent beaucoup. Tant d'esclaves aujourd'hui portent des cages de chasteté... La frustration pendant des semaines est souvent leur lot. Et en ce domaine, vous pourriez très bien vous voir imposer des piercings ou des tatouages... Vous n'aurez pas la liberté de refuser. Pensez-y avant de vouloir devenir esclave.
Et cela SANS POSE, car ce n'est pas un jeu que d'être esclave, mais une vie de chaque jour.
VOULEZ-VOUS VRAIMENT DEVENIR UN ESCLAVE SACHANT TOUT CELA ?...
Une journée d'un esclave est totalement différente :
Si votre journée de travail a été dure. Vous rentrez à la maison et vous n'avez envie que de vous de prendre un bon bain et d'aller au lit assez tôt. Vous ne pourrez pas. Que vous soyez fatigué, malade, ou juste de mauvaise humeur, ce n'est pas une excuse pour ne pas faire vos tâches.
Vous devrez toujours faire vos tâches ménagères, car une Maîtresse peut ne pas avoir envie d'en faire, et de toute façon, vous serez là pour cela.
Vous devrez donc encore les faire, préparer son repas à Elle, faire la vaisselle, le ménage, les courses, le repassage, s'occuper de son bain, du courrier, des enfants peut-être .... et vous n'irez au lit que lorsqu'Elle vous le dira. Aller au lit se fait généralement à heure fixe, même si vous n'avez pas envie d'y aller. Il n'y aura plus de « je suis trop fatigué » ou «je ne me sens pas bien », plus rien de ce style. A moins que votre maîtresse ne vous ait relevé de vos tâches et devoirs, vous devrez satisfaire à ses besoins quels qu'ils soient.
- Il est de votre ressort d'informer votre maîtresse sur votre état physique. Vous devrez prendre soin de ses biens. Votre personne étant le bien le plus précieux qu'elle possède, aussi longtemps que vous informez votre maîtresse de votre état, elle fera en sorte que vos tâches soient en adéquation avec vos capacités du moment.
- Nombreux sont ceux qui viennent à ce style de vie pour être utilisés sexuellement. Ils ne considèrent jamais les autres aspects. Un esclave est au service TOTAL de votre Maîtresse. Il doit être disponible et prêt pour Elle TOUT le temps. Les excuses ne fonctionnent pas dans une relation D/s. Afin de lui procurer du plaisir à Elle, vous devez lui montrer le vôtre, rester souriant et disponible, heureux de lui appartenir et la servir.
- Vous devez ne poser aucune question. Parfois vous aurez le droit de parler à un niveau d'égalité, mais en demandant l'autorisation. Si Elle vous donne la permission, vous pourrez alors lui poser vos questions. Mais toujours d'une façon humble, qui ne remet pas en cause son autorité, mais qui peut en même temps satisfaire à votre curiosité.
Pensez y.... sérieusement. ELLE sera votre seul horizon !
Les esclaves le deviennent volontairement, c'est un choix, VOTRE CHOIX ! Vous êtes celui qui décide de donner TOUS pouvoirs à votre Maîtresse. Faites cela non pas parce que vous y êtes forcé, mais parce que vous en avez BESOIN. Bien sûr pendant cette vie d'esclave, vous serez contraint, mais jamais dans un domaine qui ira à l'encontre de qui vous êtes. Votre maîtresse doit ressentir qu'obéir à ses ordres vous aide à progresser pour devenir meilleur, ou vous permet de vous défaire de vos défauts ou inhibitions.
Comment cela vous fait-il réagir ? Vous reconnaissez-vous et pensez-vous que c'est cela votre vie ? Ou bien cela vous inquiète-t-il ? Vous sentez vous touché dans votre fierté ... ?
- Une Maîtresse n'a pas besoin d'un portier comme esclave, ni n'a besoin de s'entendre dire ce qu'elle devrait faire. Apprendre quand et comment dire les choses, deviendra très important dans votre relation. Si vous ne dites pas à votre maîtresse ce qui vous gêne, vous n'avez pas le droit de remettre quoi que ce soit en cause. Quelle que soit son omnipotence et son talent, elle ne peut lire dans les esprits. A moins que vous lui disiez, elle ne pourra pas toujours savoir. La clé réside dans la façon de lui parler.
- Votre autodiscipline est très importante dans la relation. Avez-vous tendance à repousser les choses au dernier moment ? Vous ne pourrez plus le faire quand vous appartiendrez. Il y aura des devoirs et des tâches qu'elle vous assignera, qui devront être réalisées dans le temps qu'elle aura défini. Les volontés et besoins de votre maîtresse passeront toujours avant les vôtres. L'autodiscipline ressemble au self contrôle. Votre capacité à obéir sera très importante. En tant qu'esclave, vous aurez besoin de vous contrôler suffisamment pour rester dans les frontières fixées par votre maîtresse.
Si elle dit que vous n'avez pas le droit de faire quelque chose, alors simplement vous ne pouvez pas. Dans une relation Maîtresse Esclave, ce que vous ne savez pas PEUT vous blesser. Elle doit tout savoir de vous et vous ne devez rien lui cacher. Même un mensonge par omission peut détruire la confiance indispensable pour établir réellement ce type de relation. Vous devez vous abandonner sans condition.
- Concernant vos désirs et besoins à vous, connaissez-vous la différence entre les deux ? Si non, je vous recommande de bien les identifier avant de choisir de devenir esclave. Parfois les deux sont difficiles à distinguer, mais il est essentiel de le faire. Votre maîtresse s'assurera que vos besoins sont pris en compte, mais pour vos désirs, car c'est Elle qui choisira de les accorder ou pas, en fonction de ses propres décisions. Les besoins sont les nécessités de la vie pour rester mentalement et physiquement sain. Ils nous permettent de grandir émotionnellement et spirituellement. Si vous pouvez survivre sans quelque chose, alors ce n'est pas un besoin, mais un désir. Les désirs sont habituellement utilisés comme des récompenses pour un bon comportement.
- Pour être un esclave, il y a de nombreuses choses que vous devez apprendre à accepter. Votre premier objectif est de déceler le plaisir de votre maîtresse (physiquement et mentalement) quel que soit le domaine dans lequel ce plaisir s'épanouit. Vous devrez donc apprendre à la connaître parfaitement. Trouvez ce qui lui plaît et déplaît. Je ne parle pas uniquement du plaisir sexuel, vous apprendrez que le sexe n'est qu'une petite partie de votre relation.
- Vous devez apprendre à anticiper tous ses besoins et désirs, intellectuels, physiques, émotionnels. Cela peut inclure la nourriture favorite, les vêtements, le toucher... pensez aux 5 sens. N'oubliez jamais que vous êtes un objet de son environnement, l'objet le plus plaisant soit, mais que vous lui appartenez comme le reste et qu'elle fait donc de vous ce que bon lui semble.
Vous n'aurez pas forcement besoin de toujours tout demander mais devrez apprendre à tout faire comme elle le veut. Si son verre est vide, vous devez discrètement le remplir, et s'il elle ne le remarque pas ou ne vous en félicite pas, c'est normal. Si Elle est souriante et heureuse, vous devez vous contenter de sa satisfaction. Rappelez-vous toujours que vous faites les choses pour elle, non pour vous. Votre bonheur doit venir de la satisfaction de bien la servir et de la voir heureuse.
CONCLUSION :
Comme je le disais en début d'article, je ne cherche pas à vous effrayer pour vous dégoûter du monde de la D&s. Mon but est que vous soyez sûr que vous entrez dans ce style de vie en toute connaissance de cause. Le chemin ne sera pas facile. Vous devrez réapprendre ce que vous pensiez acquis, même le simple fait de vous asseoir sur un chaise. Ce sont des gestes auxquels on ne pense même plus, jusqu'à ce qu'on ait une maîtresse. Etre un esclave est une vie merveilleuse : une vie d'attention, de vibration et de don de soi-même.
Cela dit, il vous restera des choix. La plupart des maîtresses veulent des esclaves intelligents, ayant le sens de l'humour et une volonté propre. Les Maîtresses n'éprouvent pas de plaisir à posséder un simple portier qui ne marche que sur ordre. Cela les ennuie vite. Etre vous-même est le meilleur conseil que je puisse vous donner.
Devenir esclave est un rêve qui vous comblera, surtout si vous savez à quoi vous attendre. Si vous le devenez, vous vous apercevrez que vous ne faisiez avant que traverser la vie. Des parts de vous qui auparavant ne s'accomplissaient pas vont s'épanouir. En abandonnant ma volonté et mon contrôle, j'ai trouvé ma propre nature, et elle s'est épanouie.
J'espère qu'après avoir lu cet article, vous pourrez faire un choix réfléchi. N'oubliez jamais qu'une des données les plus importante pour vivre ainsi est l'honnêteté. Avec vous-même déjà. Mais vous verrez que ce n'est pas si facile que cela. Quand vous aurez appris à l'être totalement, vous vous serez en paix et capable d'entrer en servitude avec un esprit clair, sachant où vous êtes et où vous voulez être.
Quand vous acceptez de porter le « collier » ou de signer le « contrat », vous abandonnez tous vos droits. Vos amies, votre vie, rien ne sera plus à vous.
Etre un esclave signifie abandonner bien plus de choses que si vous étiez simplement soumis. Esclave n'est pas juste un mot ; C'EST UNE FACON DE VIVRE, une action choisie sans retour.
Soyez heureux mes amis, et je souhaite que vous aimiez ce style de vie autant que j'ai appris à l'aimer.
Un esclave heureux.
Publié par Maitresse LdyEos à 02:17:19 dans Mes trouvailles | Commentaires (2) | Permaliens
Le collier :
Nouvelle trouvaille qui exprime très simplement dans des mots vrais, des mots sans définition qui n'en finisse plus, mais simplement expliqué, la définition générale de ce qu'est le "collier", ce mot magique, le "collier".
Pourquoi magique en ce qui me concerne, simple pourtant, j'ai porté un jour un collier, le plus magnifique qui soit, celui que m'avait offert mon Maître. Je ne pourrais jamais oublier ce que ce symbole, ce lien, ce bijou avait pour moi, ce qu'il représentait pour moi, car il était tout. Simplement tout pour celui qui me l'avait offert.
Maintenant, je ne porte plus ce collier, mais dans mon coeur il aura pour toujours sa place, sa place de choix.
Aujourd'hui je sais ce que c'est que d'offrir à mon tour un collier à un soumis, mon soumis. La sensation, le bonheur, le pincement au coeur, le bonheur au fond des tripes lorsqu'il porte notre appartenance.
Alors, je vous partage maintenant cette belle trouvaille que j'ai faite sur Internet et que j'aime beaucoup.
Bonne lecture...
*******************************
Le collier :
L'alliance est dans le monde vanille l'objet symbolique du lien qui unit les deux époux. Le nom donné à ce simple anneau de métal précieux est en lui-même significatif. Dans la relation BDSM, la notion d'appartenance, qui est au premier plan, est signifiée par un collier portant un anneau, symbole du lien qui attache la soumise à son Maître.
Le collier est le signe de cette relation, à la fois le signifiant et signifié, il ne doit donc pas être pris à la légère, ce n'est pas qu'une simple parure décorative. Pour le Maître offrir son collier c'est reconnaître la soumise comme sienne, mais c'est aussi affirmer les devoirs qu'il a envers elle. Recevoir le collier de son Maître, c'est pour la soumise l'acceptation de son appartenance, mais c'est aussi l'affirmation de sa soumission.
Certains choisiront de passer un collier au cou de la soumise dès l'acceptation par celle-ci de la relation. Par ce geste ils affirment symboliquement leur « prise de pouvoir » alors que les liens sont encore faibles. Le collier apparaît alors comme le signifiant de la relation, il agit presque comme une amulette, garant de la fidélité de chacun à ses engagements. Déjà signifiant, il n'est pas encore signifié : tout reste à construire, il en sera le fil conducteur affin d'en devenir le signe.
A l'opposé d'autres préféreront offrir, dans un premier temps un autre objet symbolique, souvent une « bague d'O ». Celle-ci a une signification proche de la bague de fiançailles, la mise en route d'une dynamique, la promesse d'un avenir à construire ensemble. Le Maître ne passera le collier au cou de sa soumise que lorsqu'il estimera que les liens sont déjà forts, celui-ci pouvant alors prendre toute sa valeur de signe à la fois signifiant et signifié.
Signe fort de la relation le Maître, sera tenté de choisir un collier fortement connoté, mais quasiment impossible à porter dans la majorité des situations de la vie quotidienne, alors même que la soumise désirera sentir en permanence la présence réconfortante du collier à son cou.
Certains préféreront opter pour la permanence et choisiront un collier acheté dans une bijouterie classique mais qui à leurs yeux aura une forte valeur symbolique, d'autant que certaines collections proposent des modèles aux limites du BDSM.
D'autres opteront pour un collier acheté dans un magasin spécialisé ou sur Internet a la symbolique évidente que la soumise ne portera qu'en privé ou lors de sorties dans des soirées BDSM.
Rien n'interdit de combiner ces deux stratégies et d'offrir un collier très fortement connoté qui sera le collier « secret » que la soumise ne portera qu'à l'intérieur du couple lors des temps fort de la relation et un collier plus symbolique qui sera le collier « public » possible à porter en toutes circonstances. Il est alors possible de décidé que le changement de collier se ferra sur l'initiative du Maître qui l'utilisera alors comme annonce d'un temps fort.
Quel que soit le type de collier choisi, quel que soit le moment choisi pour le passer au cou de la soumise c'est un des temps les plus fort de la relation, on peu même considérer que cela en est le « T0 », l'instant où tout commence. C'est un moment qui restera gravé tant dans la mémoire de la soumise que dans celle du Maître, à vous d'en imaginer le cérémonial pour en faire un moment magique.
D'autres opteront pour un collier acheté dans un magasin spécialisé ou sur Internet a la symbolique évidente que la soumise ne portera qu'en privé ou lors de sorties dans des soirées BDSM.
Rien n'interdit de combiner ces deux stratégies et d'offrir un collier très fortement connoté qui sera le collier « secret » que la soumise ne portera qu'à l'intérieur du couple lors des temps fort de la relation et un collier plus symbolique qui sera le collier « public » possible à porter en toutes circonstances. Il est alors possible de décidé que le changement de collier se ferra sur l'initiative du Maître qui l'utilisera alors comme annonce d'un temps fort.
Quel que soit le type de collier choisi, quel que soit le moment choisi pour le passer au cou de la soumise c'est un des temps les plus fort de la relation, on peu même considérer que cela en est le « T0 », l'instant où tout commence. C'est un moment qui restera gravé tant dans la mémoire de la soumise que dans celle du Maître, à vous d'en imaginer le cérémonial pour en faire un moment magique.
Publié par Maitresse LdyEos à 02:06:38 dans Mes trouvailles | Commentaires (0) | Permaliens
La séance :
Une belle trouvaille de nouveau que j'ai plaisir à vous partager. Tellement plaisant de lire et de pouvoir dire que "oui" c'est vrai que cela "est" et le ressenti est le suivant.
Alors, de pouvoir dire qu'un tel où tel texte n'est pas de moi, mais qui exprime très bien ce que j'aimerais être en mesure de dire, mais que finalement quelqu'un a su très bien exprimer avec des mots ma pensée, je préfère de beaucoup utiliser son écrit et faire un lien vers cette personne pour vous permettes de la connaître, car elle a beaucoup à dire, que de copier où ré écrire encore et encore la même chose où presque.
Donc, bonne lecture à vous tous,
*********************************
L'avant séance :
Aucun directeur de troupe ne propulserait sur scène des acteurs qui ne se seraient jamais rencontrés en leur demandant d'improviser une pièce de théâtre, il sait qu'ils courraient au fiasco. Alors, avant de monter en scène, même pour une courte séance, il est impératif de s'accorder le temps de se découvrir.
Il est certes fondamental de préciser les envies et les limites (réelles ou du moins énoncées) de chacun pour cette séance. Il est important de connaître le parcours de l'autre, des listes de pratiques traînent sur Internet, elles n'ont d'intérêt que d'être un prétexte au dialogue non un substitut à ce dernier. Il est de la plus élémentaire prudence de s'enquérir des blocages et des problèmes de santé dont pourrait souffrir la soumise. Il est sage de convenir d'un safeword, voir d'un code de couleurs.
Cela ne suffit pas, entre deux quasi-inconnus, l'avant séance doit surtout permettre de voir si le feeling passe et si la confiance réciproque s'établit. Sans ces deux éléments, la séance sera au mieux insipide. N'essayez pas de bâtir un scénario précis, vous ne pouvez pas encore prédire les réactions de votre partenaire avec suffisamment de précision pour cela. Soyez réalistes et contentez-vous de définir un cadre, ce sera au Maître de savoir naviguer au mieux à l'intérieur de celui-ci, un exercice pas forcément évident qui nécessite écoute et expérience, mais qui est toujours stimulant pour l'esprit.
Les acteurs se connaissent bien ! Parfait, quel sera le programme ce soir, improvisation libre ? Scénario complexe ayant nécessité une préparation minutieuse voire l'intervention d'autres acteurs ? Qui sera l'initiateur ? Le Maître ou la soumise ? Oui la soumise peut tout à fait prendre l'initiative, ceux qui en douteraient encore peuvent lire le très beau texte écrit sur ce sujet par l'ami Khayyâm. La préparation d'une séance, aussi simple soit-elle, est un moment passionnant. C'est chercher à anticiper les réactions de l'autre, c'est être le scénariste de ces moments de plaisir qu'on lui offrira, bref c'est l'avoir en esprit à ses côtés dans une dynamique de construction.
En premier lieu il faudra se faire analyste s'interroger sur le but de la séance, Cela semble être une évidence, mais beaucoup semblent l'oublier. Veut-on s'offrir et lui offrir un moment agréable à deux ? Veut-on faire passer un message à son/sa partenaire ? Veut-on explorer de nouvelles sensations (physiques ou mentales) voire faire passer un blocage ? Veut-on faire franchir une étape dans la relation ou marquer ce passage par une cérémonie ? Il peut y avoir milles raisons d'organiser une séance, mais celles-ci doivent être analysées, si l'on veut pouvoir bâtir un scénario cohérent, seul moyen d'atteindre son objectif.
Il faudra ensuite se faire scénariste de la séance. Cela demande de l'imagination certes mais surtout un grand sens de la mesure. Il faudra savoir mettre entre parenthèse ses fantasmes ou du moins les adapter au mieux aux conditions réelles et aux envies de l'autre. L'arrivée d'O à Roissy fait fantasmer plus d'un Maître, plus d'une soumise mais lorsque l'on habite un modeste F2 et que l'on a aucun ami possédant Rolls-Royce avec chauffeur, rien ne sert de rêver à une super production hollywoodienne. Il y a de nombreuses façons d'en recréer l'ambiance et les émotions avec des moyens bien plus modestes (en voici un exemple). Inutile de vouloir faire rejouer la scène du bal masqué vue dans « eyes wide shut » à une soumise dont la pudeur lui rendrait insupportable la nudité en public, par contre pourquoi ne pas en réutiliser la bande son (Jocelyn Pook album Flood) qui fait un fond sonore parfait en ouverture de séance.
Tout scénariste te le dira : une pièce un film, c'est une construction qui s'articule autour de « nœuds dramatiques majeurs », moments clef de l'action, véritables caps, qui tout en faisant monter l'intensité dramatique, guident vers le dénouement. Que tu veuilles établir le canevas pour une séance assez simple ou écrire le scénario d'une séance complexe, il faudra dans un premier temps définir les temps forts de la séance (les noeuds dramatiques majeurs du scénariste) et en établir l'ordre afin que la progression soit cohérente. Ensuite seulement, il faudra réfléchir aux temps plus calmes, qui permettront de glisser d'un temps fort à l'autre sans heurts. Sans ces respirations entre les temps forts, la séance apparaîtrait chaotique et tu passeras pour un stakhanoviste du SM.
Le scénario est rédigé, tu brûles d'impatience de le réaliser ... moteur ... action.. STOP ! Toute séance même la plus simple est un moment hors du temps que tu offre a ta partenaire alors il est temps de t'improviser chef décorateur. Certes tu ne transformeras pas ton F2 en donjon médiéval, mais par pitié jette-moi ce vieux carton de pizza qui finit de moisir sur la table basse, ça ne la fera pas rêver de t'imaginer avalant ta pizza devant le match de foot d'hier. Et enlève-moi ce jogging, il est confortable, je sais, mais là tu as l'air d'un beauf, un peu de respect pour celle qui se sera faite belle pour toi. Pas besoin d'être dress code, un pantalon et chemise propres feront l'affaire. L'appartement est propre et tu ressembles à quelque chose, à toi de créer un peu de magie maintenant. As-tu pensé à tamiser les lumières ? Pourquoi ne pas jouer avec des bougies pour créer une ambiance mystérieuse ? Quelle musique vas-tu mettre ? Il n'est pas de grand film sans une bande son impeccable, à toi de prévoir un fond sonore adapté en fonction des temps de la séance, pourquoi ne pas graver un CD avec tous les morceaux que tu prévois cela te déchargera du rôle de DJ. Un peu d'encens peut être ? Ou un discret parfum d'ambiance ? L'odorat a aussi un rôle à jouer, il serait dommage de s'en priver.
Voilà fin prêt ? Un peu de trac ? C'est normal, seuls les inconscients peuvent débuter une séance sans une pointe de trac, même les Sociétaires de la Comédie Française en ont au moment de monter sur scène. Un petit verre pour te donner du cœur à l'ouvrage ? Hors de question. Dans quelques minutes, vous allez approcher des limites, les tiennes, celles de ta partenaire, vous aurez besoin d'avoir vos sens en éveil, alors que tu sois soumise ou Maître hors de question d'absorber quoi que ce soit qui modifie tes perceptions, physiques ou mentales, c'est à jeun que vous devez aborder la séance. C'est une règle de sécurité absolue. Finalement le trac n'est-il pas un des piments de la chose et ce qui pousse à se dépasser? Alors pas de panique, il disparaîtra dans l'action, il est temps d'y aller.
Les trois coups sont frappés le rideau s'ouvre ...
*********************************
La séance elle-même :
Mais quels vont être ces trois coups qui marqueront le passage du quotidien à ce temps hors du temps qu'est la séance ? Les trois coups que frappe la soumise qui vient se livrer a toi sur la porte de ton appartement ? C'est une bonne idée lors d'un scénario élaboré à l'avance. Plus complexe est la situation où quotidien et temps BDSM cohabitent au sein du couple. Dans la page sur le tu/vous j'avais évoqué la possibilité d'utiliser ces marqueurs linguistiques comme balises temporelles, d'autres solutions existent comme un changement de ton, de façon de s'adresser à la soumise. Mettre un bandeau sur les yeux de la soumise est aussi une des solutions, d'autant que cela lui facilite le passage dans son monde intérieur. Là est le point crucial. Peu importe la forme, l'important est que, comme au théâtre où, lorsque les trois coups sont frappés, les acteurs oublient leurs tracas quotidiens pour devenir leur personnage, chacun fasse abstraction de tout pour être la soumise et le Maître. Que tu sois préoccupé par ton pantalon en cuir trop serré, ou ta déclaration d'impôts ; qu'elle se focalise sur sa coiffure ou de sa voiture mal garée et la magie n'opérera pas. Que l'un de vous ne soit pas là pour donner les bonnes répliques à l'autre et c'est toute la séance qui partira de travers. Pour que la séance soit effectivement ce temps hors du temps qu'elle doit être, il faut que chacun arrive à s'extraire des contingences du quotidien et ne se laisse pas parasiter par des problèmes annexes même les plus triviaux ; que ce soit la faim, le froid, ce que vont entendre les voisins ou je ne sais quoi d'autre. C'est une des difficultés des séances en soirée publique que d'arriver mentalement à s'isoler, faute d'y parvenir la séance perdra grandement en intensité.
Dans l'introduction de ce site, j'annonce une règle intangible : « sûr, sain, consensuel ». S'il est bien une situation où tu dois constamment la garder à l'esprit c'est bien la séance. Ce que tu comptes faire durant la séance tu dois savoir le faire parfaitement et en maîtriser toutes les finesses. Elle a envie que tu lui fasses une suspension, alors que tu as peu d'expérience en shibari et ne connais rien aux suspensions et bien apprends et après tu pourras lui offrir ce plaisir. Sinon estime-toi heureux si elle ne conserve qu'un souvenir exécrable de votre séance et n'en garde aucune blessure. Pense sécurité avant de penser plaisir. Tu as envie d'épater la galerie en soirée avec ton nouveau fouet tout juste acheté sur e-bay, serais-tu devenu un bouffon ? En tout cas, c'est pour cela que tu passeras aux yeux de tes pairs. Ce que tu fais, fais le pour toi, pour elle, non pour frimer devant les copains.
N'écoute pas ceux qui pour masquer leur fainéantise et leurs propres incompétences te font le plan : « la technique ne sert à rien c'est même un frein aux sensations ». C'est vrai que la technique n'est surtout pas le but en soi, le but ce sont les sensations que tu offres à ta soumise le plaisir que vous prenez ensemble. Quelles sensations aura ta victime, si à chaque coup de fouet elle se crispe se demandant quels ravages tu vas encore commettre? Quel plaisir prendras-tu si tu es empêtré dans des écheveaux de cordes ? Le plaisir ne sera au rendez-vous qu'une fois la technique maîtrisée, alors là, tu pourras te concentrer sur l'essentiel. C'est lorsque tes mains seront devenues le fouet, la corde, que ton cerveau enfin libéré des contingences matérielles, pourra entrer en osmose avec celui de ta complice. Et oui cela demande des efforts auxquels tu ne peux te dérober. Pour maîtriser à fond certaines techniques tu vas devoir apprendre (tu trouveras quelques informations utiles à la rubrique sac de voyage), t'entraîner, y consacrer du temps. C'est trop pour toi ? Et elle combien de temps exiges-tu qu'elle consacre à suivre tes règles à appliquer tes consignes ? Si tu n'es pas capable de t'investir au moins autant qu'elle c'est que tu n'es qu'un gamin capricieux, assurément pas un Maître, retourne donc jouer dans ton bac à sable tu y seras moins délétère.
Progressivement ta partenaire va s'abandonner entre tes mains et peut être entrer dans sa bulle, le fameux « subspace ». C'est à toi de garder tous tes sens en éveil prêts à détecter tout problème. Certes vous avez convenu d'un safeword, mais aura-elle la lucidité, le courage de le prononcer ? A toi de savoir interpréter ses réactions, ce que les spécialistes appellent les « messages non verbaux », afin d'adapter ton jeu à celles-ci. N'hésite pas à lui caresser les mains, pas uniquement lorsque tu veux vérifier que tes liens ne sont pas trop serrés, mais pour voir comment elle répond à ta caresse, y sens-tu de la peur, de l'hésitation ou au contraire un doux abandon ? Écartes une de ses paupières, qu'y vois-tu de l'angoisse ou au contraire as tu la récompense d'y voir du plaisir ? Profite d'une respiration dans la séance pour lui demander comment elle se sent, si tu sais choisir le bon moment cela ne cassera pas la magie.
Tu la sens se crisper, n'insiste pas. Même si vous étiez d'accord, tout ce que tu risque c'est de la bloquer, voire de déclencher le fameux safeword. Reviens à des choses plus calmes, laisse-lui le temps de se ressaisir. Tu essayeras à nouveau un peu plus tard. Si cela ne passe toujours pas et bien n'insiste pas, adapte-toi. Le scénario n'est qu'un fil conducteur certainement pas quelque chose d'immuable. Certes elle avait accepté cela lors de vos discussions et là au pied du mur elle cale, avait-elle présumé de ses forces ou simplement n'est-elle pas en forme. Elle en a le droit c'est un être humain non un robot ou un fantasme, comme toi elle a des jours avec et des jours sans, à toi de les respecter comme tu veux qu'on respecte les tiens. D'ailleurs qui sait si elle ne cale pas simplement car tu n'as pas su la conduire correctement vers ce moment ? C'est peut être toi qui n'es pas en forme après tout. L'important est de ne pas se focaliser sur ce blocage de savoir glisser en douceur dessus. Il sera tout aussi important d'en discuter ouvertement une fois la séance terminée.
Tout s'enchaîne à merveille du coup tu as envie de dépasser les limites acceptées. C'est un jeu dangereux, certes tout peut se passer pour le mieux, mais cela peut rompre le charme et entraîner une réaction de rejet de sa part. Si elle peut s'abandonner à toi c'est qu'elle est en confiance, en dépassant les limites du consensus tu la trahis. Ne rêve pas, même si, dans le feu de l'action, elle ne dit rien, elle le notera dans un coin de son esprit et les fois suivantes son abandon sera moins profond une part d'elle étant sur ses gardes. Tu as quand même envie de transgresser vos accords alors demande lui si elle s'y sent prête. Pas besoin d'arrêter la séance juste une petite question glissée au creux de l'oreille à laquelle elle te répondra peut-être d'un oui tremblant d'envie
Même les meilleures choses ont une fin, il va être temps que vous redescendiez sur terre. Hormis le cas de l'atterrissage en catastrophe provoqué par l'explosion du safeword de la soumise, la fin de séance ne se fait pas sur un coup de tête. Comme pour un film si la fin est ratée c'est au final l'ensemble de la séance qui paraîtra terne. Libre a toi de choisir de finir la séance par un bouquet final, apothéose, orgasme libératoire, ou au contraire, d'entamer une descente progressive vers la réalité tout en douceur, apaisement des deux amants comblés. A toi de choisir le dernier acte en conséquence pour conduire ta partenaire de façon fluide vers cette fin. Pour que le bouquet final soit vraiment une explosion des sens il faut que le dernier acte ait été le plus intense le plus fort, le fouet est parfaitement adapté a ce type de final par la progression en intensité qu'il offre et par une fin « cut » qu'il permet. À l'opposé les cordes et leur lent dénouement permettent une fin progressive où les caresses peuvent progressivement prendre leur place amorçant la phase suivante.
*********************************
L'après séance :
La séance est finie chacun remballe ses affaires et part vaquer à ses occupations ... Pitié, vous n'êtes pas chez le dentiste ! Même les supporters de foot ont plus de sens commun et ne se séparent pas sans une troisième mi-temps.
Se séparer juste après la séance, serait la terminer en queue de poisson en laissant un sentiment d'inachevé, ce serait aussi passer à côté d'un moment de tendresse intense. Durant la séance la soumise s'est livrée sans retenue à son Maître, lui offrant sa vulnérabilité, son désir. En retour il lui a offert sa force, son plaisir. Un flot d'énergie physique mais aussi mentale a transité de l'un a l'autre, c'est l'échange de pouvoir érotique de certains et bien plus encore, tout cela ne peut s'effacer d'un claquement de doigts d'un claquement de porte. « Et la tendresse bordel ! ».
Tu es déçu, la séance ne s'est pas passée conformément à tes rêves, pire, dans un moment de panique, elle a hurlé son safeword, tu n'as qu'une envie : la voir partir. Tu est un Maître pas un gamin capricieux, alors, reprends toi. Certes tu es déçu et une petite voix au fond de toi, te susurre à l'oreille, que c'est toi le Maître et donc le responsable si les choses se sont mal passé. C'était à toi d'être à l'écoute et d'éviter les pièges, bref ton ego est égratigné, mais cela passera et n'est rien à côté de ce que vit ta soumise. Pour elle ces moments sont très durs car elle ressent cet échec comme une faute grave dont elle est seule responsable, elle n'a pas été à la hauteur pense-t-elle. Elle doute, d'elle, de toi, de vous, de ses choix. Il a suffit de quelques secondes, d'un mot, pour que tout s'effondre. C'est à toi de la rassurer, de dédramatiser la situation de trouver les mots les gestes qui sauront la remettre sur les rails. Ne rêve pas, la cicatrice ne se refermera pas en cinq minutes, il faudra d'autres discussions à froid avant d'aborder la prochaine séance et encore, cela devra être très progressif, très doux.
Tu es aux anges tout s'est merveilleusement déroulé, n'aie pas peur de te monter doux, tendre, attentif, ce n'est pas déchoir. Au contraire même c'est le privilège des forts de pouvoir descendre de leur piédestal, ce sont les faibles qui sont contraints de garder leur masque de peur de se découvrir. C'est le moment d'utiliser la serviette que tu avais prévue si elle est en sueur, de lui mettre quelque chose de chaud sur les épaules si elle a froid. C'est le moment de discuter, de tout de rien, de choses légères de choses importantes, laisser vous aller. Mais surtout serre la fort contre toi juste pour garder cette proximité. Vous êtes amants, alors ... je me retire sur la pointe des pieds et vous laisse à vos caresses.
Publié par Maitresse LdyEos à 13:39:30 dans Mes trouvailles | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaires à lire