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L'un des avantages considérable du numérique sur l'argentique est le fractionnement des prises de vue.
Sur un film 24x36 de 36 poses on attend presque toujours la fin du film pour réaliser le développement ce qui pour la plupart des photographes peut prendre plusieurs jours voire plusieurs semaines.
En numérique au contraire, on s'affranchit de cette contrainte puisque l'on peut ne faire qu'une photo et la développer immédiatement sur son ordinateur, ce qui apporte une souplesse incroyable.
Le nombre de vues d'une pellicule et surtout la contrainte du développement identique pour toute la pellicule et donc pour toutes les prises de vue d'une même pellicule a comme conséquence que plus le film contient de poses et moins l'on doit travailler son exposition (c'est-à-dire sortir de l'exposition moyenne donnée par la cellule).
En conséquence, si l'on ne peut pas rattraper l'exposition au développement, cela signifie que tous les efforts doivent porter sur le tirage ou sur le bracketing lors des prises de vue.
Quand par contre, le nombre de prises de vue par film diminue, on gagne une latitude beaucoup plus grande en ce qui concerne l'exposition et le développement.
Par exemple pour le plan film, puisque la prise de vue est unique, tout est absolument permis.
Publié par Dupangel à 20:48:45 dans Réflexions | Commentaires (0) | Permaliens
Je viens de m'acheter un spotmètre digital de chez Pentax pour approfondir mon travail sur le Zone System d'Ansel Adams. Cet appareil va venir compléter mon eos 5D qui offre déjà une mesure et un résultat immédiatement visible mais sur lequel je n'ai finalement que peu de contrôle et que j'utilise comme un carnet de brouillon pour mes photos avec mes appareils argentiques.
L'un des aspects intéressants (outre l'aspect purement didactique) du Zone system qui consiste essentiellement à mesurer l'exposition précise des différentes zones de la photo pour déterminer l'exposition générale à employer en fonction de la courbe de densité de la pellicule, est non pas, de reproduire le fonctionnement d'une cellule d'un appareil photo moderne, mais de déterminer à quel moment de la journée telle photo est susceptible d'exploiter au mieux la sensibilité de la pellicule ou du capteur.
J'explique:
Sur une photo prise lors d'une journée ensoleillée, il y a fort à parier que le niveau de contraste entre les zones sombres et les zones claires va dépasser le niveau traditionnel de 7 EV communément admis pour les pellicules noir et blanc et de 5 EV pour un tirage papier, autrement dit quelle que soit l'exposition moyenne envisagée, il y aura perte de détails soit dans les zones sombres, soit dans les zones claires. Cette perte de détails est parfois l'effet recherché notamment en architecture où l'on cherche souvent à renforcer le coté graphique des lignes, mais dans le cas général, on privilégie le détail.
Cette perte de détails n'est pas inéluctable puisqu'en effet, la nuit la même scène voit son contraste très fortement se réduire, ce qui signifie qu'entre midi en plein soleil et la nuit, il existe une plage horaire durant laquelle le contraste est optimal par rapport à la pellicule ou au capteur.
C'est là que l'on en vient à regretter le polaroid qui permettait d'avoir un tirage instantané d'une scène et que l'on pouvait annoter immédiatement. J'en suis désormais réduit à réaliser un croquis de la scène sur un petit carnet qui m'accompagne partout et sur lequel je note mes mesures d'exposition au fil de la journée.
Un des autres avantages du spotmètre est qu'il va me permettre de mesurer précisément la plage de sensibilité du capteur de mon eos 5D et ainsi déterminer si cette plage est plus importante ou pas que les 7 EV de la pellicule noir et blanc.
En utilisant le zone system sur différentes scènes, je me suis rendu compte que je n'avais aucune chance de faire apparaître la photo telle que je l'imaginais dans mon esprit, voire qu'elle n'avait aucune chance d'être belle sans une dose massive de retravail sous photoshop alors que la scène elle-même était plaisante.
Publié par Dupangel à 19:56:11 dans Technique | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Dupangel à 11:57:22 dans Infos | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Dupangel à 23:49:53 dans Appareils photos | Commentaires (0) | Permaliens
Mes premiers tests avec la Delta 3200 révèlent qu'elle manque de contraste et qu'il est probablement difficile de l'utiliser dans des scènes d'intérieur pas suffisamment contrastées. En tout cas mon eos 5D fait vraiment beaucoup mieux. C'est clairement une pellicule qu'il ne faut pas sous-exposer.
Par contre dehors, cela donne quelque chose avec un look rétro rigolo un peu comme ces vieilles cartes postales du début du 20ème siècle, renforçant le coté anachronique.
Peut-être que le développement peut changer cette impression de manque de contraste ?
Publié par Dupangel à 22:53:10 dans Tests pellicule | Commentaires (0) | Permaliens
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