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Le dépoussiérage sous photoshop | 28 avril 2008

L'une des étapes incontournables d'un scan de film est le dépoussiérage. Photoshop propose une fonction de dépoussiérage qui à première vue semble efficace quand on regarde à l'agrandissement normal (8.33%) de photoshop, mais qui s'avère en réalité très mauvaise dès que l'on augmente l'agrandissement à 100% et la luminosité de l'image (voir ci-dessus).

Le problème est absolument identique si l'on utilise les différentes fonctions de clonage que fournit photoshop. Elles ne résistent pas longtemps à un examen attentif sous forte luminosité et fort agrandissement qui révèle toujours une modification de la structure aléatoire du grain d'une image numérique (qu'elle soit scannée ou issue d'un capteur d'appareil photo) comme dans la photo ci-dessus.

La seule solution que j'ai trouvée et qui ne révèle pas que l'image a été améliorée consiste à réaliser un deuxième (ou plus) scan à l'envers de la même image de façon à toujours disposer sur l'un des scans d'une zone sur laquelle il n'y a pas de poussière. Ensuite il suffit de réassembler ces zones sur l'image finale. C'est long, laborieux mais absolument indétectable à l'oeil, même sous fort agrandissement et forte luminosité.

D'ailleurs, je conseille de toujours travailler une image avec une luminosité maximale pour les modifications à réaliser sur les tons foncés ou gris et au contraire sous une luminosité minimale sur les tons clairs ou blancs. L'utilisation de calques de réglage facilite la passage d'une luminosité à une autre. Par ailleurs un facteur de grandissement de 100% est un minimum pour réaliser des dépoussiérages, puisqu'en dessous de ce facteur, un certain nombre de poussières restent absolument invisibles.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié par Dupangel à 23:46:10 dans Technique | Commentaires (0) |

Densitométrie | 28 avril 2008

On dit qu'une image vaut mieux qu'un long discours, c'est pourquoi j'ai choisi de fournir la courbe de densité de la
TriX 400 avec le révélateur TMAX qui montre bien l'effet des temps de développement sur la courbe.

La partie gauche de la courbe correspond à des expositions de -4EV qui doivent être traduits par des tons gris foncés (presque noir) alors que la partie droite de la courbe correspond à une exposition de +1EV qui doit être traduit par des tons gris très clairs (presque blanc). Il est à noter que l'échelle de densité va de 0 à 5. Par contre, je ne ne sais pas quel est le niveau de densité à partir duquel l'oeil n'est plus capable de faire la différence entre un gris très clair et un blanc ou un gris très foncé et un noir.


On remarque bien grâce à cette courbe que le temps de développement ne modifie pratiquement pas les tons foncés alors que cela éclaircit beaucoup les tons clairs. La pente des courbes de densité augmente avec le temps de développement. Le gamma mesurant cette pente augmente avec le temps de développement. Autrement dit le contraste augmente avec le temps de développement.


Il faut remarquer que chaque courbe est valable pour un film, un révélateur, une température et un temps d'exposition donnés. Si l'on change la température ou le révélateur, la courbe sera différente.

Publié par Dupangel à 11:59:35 dans Technique | Commentaires (0) |