Roz Quénibenn s’en va par les chemins
Des hortensias rouges à la main
Roz Quénibenn s’en vient à ma main
Roz, rose rozenn Quénibenn
Elle est peut être à la pointe de Cosmeur
Ou bien encore cachée derrière les hortensias roses
Elle joue avec mon cœur bien trop frêle
Je lui cueillerai des fleurs parfumées à Roz
Des hortensias rouges ou des hortensias blancs
La houle l’emporte vers les îles dorées qui s’égrènent au large
Elle s’exile souvent dans les ajoncs voilés du matin
Montagne blanche encore assoupie dans le ventre du vent
Je la retrouve souvent dans les plis ronds des collines
Elle ouvre ses yeux de granit irisés et lumineux
Elle cueille quelques varechs séchés au bord de l’eau
Puis se confond à la corolle d’une fleur de pommier
Parfois, elle se fond dans l’émeraude des eaux
Ou même dans le blanc des plages de sable
Ses longs cheveux s’évaporent dans une dentelle
Elle pleure souvent dans les rides des vagues
Chasse des perles de sel égarées au fond des yeux
Et soudain laisse flâner un sourire d'ange ou démon.
Publié par GUELTAN à 21:23:31 dans LE BATEAU SANS AMARRE | Commentaires (0) | Permaliens
Des pierres lourdes
rondes
s'enroulent
se déroulent
éclatent
fragments
irisés
flammes de pierres
rougies
braises ardentes
abrasives
feux de pierres
liquides
Publié par GUELTAN à 21:21:33 dans ERRANCES | Commentaires (0) | Permaliens
Jaurès s’effondre et la guerre éclate.
Les hommes garances, Joffre à la guerre.
Gallieni presse les taxis automates,
Nivelle plie au chemin, Verdun vaut l’enfer.
Cendras laisse un bras dans la casemate,
Péguy et les autres vers le cimeti-ère.
Dans les champs de Jean la moisson se dilate,
Foch à Saint-Gond, des vies dans les tourbi-ères.
Les hommes vont vers la Marne et se battent,
Proust écrit toujours, le Goncourt il espère,
Le rude Clemenceau que le tigre flatte.
Les mères silencieuses et volontaires,
Mata Hari, divine puis scélérate !
A Paris, la môme Piaf met pied à terre.
Cendrars, par Amedeo Modigliani (1917).
![]()
Publié par GUELTAN à 22:21:43 dans VERTIGES | Commentaires (0) | Permaliens
L'enfant sussure des mots
aux oreilles d'un cheval mort
Le manège tourne doucement

Publié par GUELTAN à 21:49:13 dans VOIX LIBRES | Commentaires (0) | Permaliens

|
Ciel haut |
|
ciel baS |
|
Ciel fou |
|
ciel sagE |
|
Ciel neuf |
|
ciel usE |
|
Ciel monochrome |
|
ciel polychromE |
|
Ciel spirituel |
|
ciel diaboliquE |
|
Ciel d’amour |
|
ciel de hainE |
|
Ciel d’enfants |
|
cieux de vieuX |
|
Ciel fécond |
|
ciel stérilE |
|
Ciel guerrier |
|
ciel pacifiquE |
|
Ciel refuge |
|
ciel ouverT |
|
Ciel bleu |
|
ciel rougE |
|
Ciel solaire |
|
ciel lunairE |
|
Ciel lourd |
|
ciel chétiF |
|
Ciel étoilé |
|
ciel déserT |
|
Ciel d’homme |
|
ciel de femmE |
|
Ciel calme |
|
ciel tempêtE |
|
Ciel pluriel |
|
ciel singulieR |
|
Ciel du berger |
|
ciel de fleurS |
Ciel de mort |
|
ciel de viE |
|
Ciel de vie |
|
ciel de poésiE |

Publié par GUELTAN à 22:45:15 dans ERRANCES | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaires