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Manège | 28 avril 2009

L'enfant sussure des mots

aux oreilles d'un cheval mort

Le manège tourne doucement

Publié par GUELTAN à 21:49:13 dans VOIX LIBRES | Commentaires (0) |

Horizons celtes | 16 octobre 2008

Ici la terre épouse les cieux gris de Mars

Et Brocéliande enivre le voyageur enchanté
Partout les fêtes de nuit, partout l'Ankou
Les embruns chargés de pêches pénibles
Les pierres géantes qui crèvent la voilure
Les musiques à l'écoute du vent d'océan
Et ces passerelles sur une Aulne initiatique


Latitude Celtie Celtique Celtitude

Le vent pousse sans relâche les balancelles
Des enfants aux yeux lumières émeraudes
Ici un navire s'échappe dans la tempête
Les voiles tentent dans la tourmente
La manumission d'une terre interpolée
L'eau pardonne les péchés des hommes
Qui sont tombés loin de leur champ de pain
Un corsaire ouvre ses portes souveraines
Aux aurores vagabondes d'un jour secret
 
Altitude Celtie Celtique Celtitude


Le vent pousse sans vague les balancelles
Des enfants de Kérouac et de Milig Ar Scanv
Ici vit un pays d'allégories sans verbiage
Où le paludier sans relâche tire le blanc
Et les mégalithes se souviennent du passé
Pardon à votre Dieu et vos vêpres encore
Font vivre aux souvenirs les rythmes d'antan
Et la goëtie cachée des femmes vengeresses
D'un esprit malin cherche l'infortune âme


Attitude Celtie Celtique Celtitude

Le vent pousse sans partage les balancelles
Des enfants d'Irlande et d'Ouessant la belle
Ici, l'eau s'épuise sur les rochers séculaires
Ile de Sein ou bien Portsall, telle une Vénus
Encore éprise de ses grands bateaux ivres
Eau d'Amoco, parfum de nitrates gagnants
Rivières vermiculaires gonflant sans raison
L'Image surprenante d'une virago travestie
Chevauchant les derniers setiers ensemencés
 
Habitude Celtie Celtique Celtitude


Le vent pousse sans partage les balancelles
Des enfants migrants au pays derrière l'océan
Ici, les fleurs parfument de secrets arômes
Un vaste pays aux couleurs kaléidoscopiques
Qui s'échappe derrière les vals sans retour
Il tombe sur Brest l'ondée de grosse jalousie
Pure cette terre asiate du templier moderne
Et brille sur Roazhon la parisienne l'auréole
Citadine d'une capitale à la verte Bretagne


Granitoïde Celtie Celtique Celtitude

Le vent pousse sans truquage les balancelles
Des enfants de Kérouze et de Kernascleden
Ici, les femmes crient la douleur sans faconde
Prient pour le mari pêcheur parti vers l'Islande
Sur les chemins de dunes demandent le pardon
Qu'une vierge bigoudène dédie à Saint Corentin
Atlante marine en désespoir du vacuum humain
Fixant les horizons à la crête des poétiques vagues
Et doucement elles se bercent en pleurs silencieux
 
Atlantide Celtie Celtique Celtitude


Le vent pousse sans truquage les balancelles
Des enfants en partance vers l'orpheline destinée
Ici, le ciel ferme l'horizon sur le fil au couchant
Et garde en sa mémoire les visages des enfants
A l'aurore ont pris le chemin du val sans retour
Je n'oublie pas cette atmosphère humide et grise
Qui accompagne par-delà les floraisons d'avril
Le pas lent des vieux chuchotant à un inconnu
La prière à la vierge Marie et un juron à Dieu


Humide Celtie Celtique Celtitude

Le vent pousse sans bruitage les balancelles
Des enfants aux cheveux rouges d'Irlande
Ici, c'est déjà un ailleurs pour l'autre inconnu
Ignorant les flots d'hiver emportant le marin
Ou encore hautain à l'encontre d'un terrien
Les paysages aux mille facettes éblouissent
Et envoûtent le voyageur en quête d'images
De lutins à la recherche d'un Gulliver local
Ou d'une harpe éolienne éprise d'un silence
 
Acide Celtie Celtique Celtitude


Le vent pousse sans ambages les balancelles
Des enfants accrochés au bastingage de mer
Ici, c'est d'hier que demain jaillira la lumière
Et insoumis à la douceur facile, tels les pères
Dans ce pays où virevoltent inlassablement
Gwen ha du la partition jouée par Viviane
Amour de fiers marins assoiffés d'hydromels
Dont les mains rageuses caressent ici ou là
Les cuisses des femmes et puis s'endorment

Publié par GUELTAN à 22:12:23 dans VOIX LIBRES | Commentaires (0) |

Je lave la terre | 09 mars 2008

 

Tous les matins, je lave la terre
Dans l'évier.
Je brosse, râpe et lime les aspérités,
Je nettoie le sang rouge mêlé d'ocre,
Je lave les cerveaux crasseux ou pâles
Trépanés ou bien défoncés.
Je laisse tremper tous les péchés, à cœur.
Je rince et laisse sécher les âmes épurées.

Tous les matins, je lave la terre
Dans l'évier
Dans les eaux fumantes et grasses
Les peaux se mélangent et déteignent.
Je retire les balles perdues des corps,
Corps étrangers blottis au cœur.
Je lave les vies que la mort entreprend,
Enfants, adultes ou vieillards égorgés.

Tous les matins, je lave la terre
Dans l'évier.
J'essuie les traces de malheurs,
Quelquefois un sourire sur des lèvres
Encore tièdes, rondes et belles,
Une fleur rose cachée dans une main.
Je lave le vomi des peuples torturés,
La cruauté des seigneurs ou des vassaux.

Quand tout est fini, je prends l'éponge
Je rince et je rince, par routine parfois,
Là haut, de peur que la bête ne revienne,
Je lance les scories et les poussières,
Dans les vents qui balayent l'univers
De sifflements, d'éclairs et de lumières

Publié par GUELTAN à 22:01:56 dans VOIX LIBRES | Commentaires (0) |

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