Roz Quénibenn s’en va par les chemins
Des hortensias rouges à la main
Roz Quénibenn s’en vient à ma main
Roz, rose rozenn Quénibenn
Elle est peut être à la pointe de Cosmeur
Ou bien encore cachée derrière les hortensias roses
Elle joue avec mon cœur bien trop frêle
Je lui cueillerai des fleurs parfumées à Roz
Des hortensias rouges ou des hortensias blancs
La houle l’emporte vers les îles dorées qui s’égrènent au large
Elle s’exile souvent dans les ajoncs voilés du matin
Montagne blanche encore assoupie dans le ventre du vent
Je la retrouve souvent dans les plis ronds des collines
Elle ouvre ses yeux de granit irisés et lumineux
Elle cueille quelques varechs séchés au bord de l’eau
Puis se confond à la corolle d’une fleur de pommier
Parfois, elle se fond dans l’émeraude des eaux
Ou même dans le blanc des plages de sable
Ses longs cheveux s’évaporent dans une dentelle
Elle pleure souvent dans les rides des vagues
Chasse des perles de sel égarées au fond des yeux
Et soudain laisse flâner un sourire d'ange ou démon.
Publié par GUELTAN à 21:23:31 dans LE BATEAU SANS AMARRE | Commentaires (0) | Permaliens
Printemps
Les bourgeons éclosent au frêle soleil
Et dès l'aurore jaillissent mille fleurs
D'un vol incessant d'abeilles en fureur
Coule l'hydromel aux saveurs de miels
C'est ainsi que les printemps naissent
Des couleurs vives sur ma palette grise
Qu'une main habile tout en délicatesse
Dépose sur la toile tendue par la brise
Le petit vent malin balance ma main
Courbe la ligne des pluies magiques
Les nuages libres se détachent un à un
S'évaporent dans un arc-en-ciel féerique.
Et toujours ces sifflements et ces pleurs
Symphonie fantastique en ut libertaire
Écrite sur une octave altière imaginaire
Musique aérienne en signes charmeurs.
Publié par GUELTAN à 22:30:21 dans LE BATEAU SANS AMARRE | Commentaires (0) | Permaliens
Dessine moi d'un regard
toile tendue sur l'écran
petit, si petit le trait
en bleu, vers à l'envers
ondes vagues abondes
le messager S aime S
Publié par GUELTAN à 23:13:23 dans LE BATEAU SANS AMARRE | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par GUELTAN à 23:19:47 dans LE BATEAU SANS AMARRE | Commentaires (0) | Permaliens
Algances, ville d'ailleursAbsente sur les cartesIsolée en limbes célestesAlgances, ville imaginaireBleue dans les soupentesEt jaune face au soleilAlgancès
Algances, noyau de terreFille d'un bel arc-en-cielEt d'une fière amaryllisAlgances, royaume de cœurPercée par la glaive assassineDes foudres et des ténèbresRose sur damier noir et rouge Algances, petite sœur d'AlcyonOu akène de la rose à peine écloseVirevoltante troubadour ou trouvèreAérienne au son d'une mandoline
Publié par GUELTAN à 22:06:34 dans LE BATEAU SANS AMARRE | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaires