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Roz Quénibenn | 10 mars 2008

Roz Quénibenn s'en va par les chemins
Des hortensias rouges à la main
Roz Quénibenn s'en vient à ma main
Roz, rose rozenn Quénibenn



Elle est peut être à la pointe de Cosmeur
Ou bien encore cachée derrière les hortensias roses
Elle joue avec mon cœur bien trop frêle

Je lui cueillerai des fleurs parfumées à Roz
Des hortensias rouges ou des hortensias blancs
La houle l'emporte vers les îles dorées qui s'égrènent au large

Elle s'exile souvent dans les ajoncs voilés du matin
Montagne blanche encore assoupie dans le ventre du vent
Je la retrouve souvent dans les plis ronds des collines

Elle ouvre ses yeux de granit irisés et lumineux
Elle cueille quelques varechs séchés au bord de l'eau
Puis se confond à la corolle d'une fleur de pommier

Parfois, elle se fond dans l'émeraude des eaux
Ou même dans le blanc des plages de sable
Ses longs cheveux s'évaporent dans une dentelle

Elle pleure souvent dans les rides des vagues
Chasse des perles de sel égarées au fond des yeux
Et soudain laisse flâner un sourire d'ange ou démon.

Publié par GUELTAN à 21:18:06 dans ERRANCES | Commentaires (0) |

Un fil (version 1) | 09 mars 2008

J'ai tendu un fil,
arc d'étincelles
entre lune et soleil,
Nuit mêlée de jour.
J'y ai accroché la terre,
des larmes ont coulé
le long de rivières,
et de gorges,en abondance.
Maintenant,tout est sec,
désséché puis poussière.
Le magma soudain stérile
accouche d'une tombe.
Eclipse de mon port,
J'attache un fil.

Adieu terre.

Publié par GUELTAN à 21:03:34 dans ERRANCES | Commentaires (0) |

Anamnèse | 09 mars 2008

Jaurès s'effondre et la guerre éclate.
Les hommes garances, Joffre à la guerre.
Gallieni presse les taxis automates,
Nivelle plie au chemin, Verdun vaut l'enfer.

Cendras laisse un bras dans la casemate,
Péguy et les autres vers le cimeti-ère.
Dans les champs de Jean la moisson se dilate,
Foch à Saint-Gond, des vies dans les tourbi-ères.

Les hommes vont vers la Marne et se battent,
Proust écrit toujours, le Goncourt il espère,
Le rude Clemenceau que le tigre flatte.

Les mères silencieuses et volontaires,
Mata Hari, divine puis scélérate !
A Paris, la môme Piaf met pied à terre.

Publié par GUELTAN à 20:59:15 dans ERRANCES | Commentaires (0) |

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