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La fée des aurores | 16 octobre 2008

Aurélia tu danses et danses encore

Aux rythmes endiablés d'un tam tam

Aurélia tu danses et danses encore puis

Disparais cachée par des doigts magiciens

Ton corps s'allonge et se cambre en signes

Derrière le voile les ombres se dessinent et

Des gestes diaboliques enfantent cette nuit

Des silhouettes fragiles d'eau et d'argile et

Naissent dans mon imaginaire des femmes

Aux silhouettes fragiles d'eau et d'argile

Aurélia je navigue sur un flot de vagues

Ou sur un nuage de lait de miel et de lune

Et voilée d'une fumée blanche enivrante

Je t'ai vu disparaître ma fée des Aurores

Je pleure et mes larmes écrivent ton nom

Dès l'aurore s'efface le rêve encore brouillard

Le regard bleu rivé sur le jour naissant à l'est

Et le songe rangé au ponant d'une nuit d'été

Pourtant j'entends toujours l'écho envoûtant

Du tam-tam du pays derrière les océanes fées.


Publié par GUELTAN à 22:53:48 dans ERRANCES | Commentaires (0) |

Île | 16 octobre 2008

- Imagine les berges de la rivière
Parfois emportées par les eaux fortes brunes
Et ouvre l'écluse à ce flot de pierres
Puis laisse le chanter au clair de la lune.

De toujours, je connais le bruit de la terre
Le souffle du vent dans le sable des dunes
Le vol léger des hérons, le sel des éthers
Et les cormorans qui guettent la lagune.

C'est mon pays, lumière pâle d'un cierge
- Souviens-toi pour toujours de cette île vierge
Vagabonde, perdue dans les épais brouillards.

Là, les enfants s'égarent dans les champs de fleurs
Font une ronde et prennent la main des vieillards
Puis face à la mer, regardent les femmes en pleurs.

Publié par GUELTAN à 22:09:57 dans ERRANCES | Commentaires (0) |

Une porte ouverte | 16 octobre 2008

A la couleur de tes yeux j'éclaire les routes
vers des cathédrales d'étoiles scintillantes
ou bien des voûtes Altesses sans royaume.
Elles se croisent et s'emmêlent à l'infini,
aquarelles et tissages de toiles et voiles
gonflées tout autour des éthers de la terre.

Et main dans la main, faisons une ronde,
sur les sentiers et les chemins vagabonds.
Chacun, être singulier puis soudain pluriel,
d'un bout à l'autre de la terre, une ronde,
un chant d'adieu aux armes, aux bombes,
une porte ouverte à l'infini des couleurs.

Parfois, elle tourne la sphère, à l'envers.
Toi, l'enfant des rues, la femme réprimée,
le vieillard scrutant les horizons des ports
vers des nefs marines aux vents mauvais.
Dansons la farandole d'une harpe éolienne
et ensemble, partageons les mots et le miel.

Sur les routes de soie ou pistes désertiques,
nous parcourons le monde en une ronde,
vers des capitales ou des villages oubliés,
d'abris, d'îles en dérive d'exils salvateurs.
Je suis toi, l'autre coté du miroir des images
Et quand tu es l'aube, je suis le crépuscule.

Peuples de peaux des grands froids polaires,
nomades des oasis et dunes des sables chauds,
je vois rire les fous, sourire les amants secrets.
Tu es l'autre berge de la rivière, amont ou aval
et d'une onde agile, ton parfum exalte le monde.
Ensemble, pétrissons le pain lunaire.

Publié par GUELTAN à 22:03:15 dans ERRANCES | Commentaires (0) |

Troubadour | 19 mars 2008

Dans mon bateau livre, sirènes mugissantes
Je vais n'importe où, Brésil de carnaval
Ou Japon chuchotant après Hiroshima.

Je vois le jet des vapeurs folles du steamer
Et ouïs les cornes de brumes aux matins
Calédonia, me dit-elle, tu te rappelles !

Je vogue sur les vagues rondes et alertes
Blotti dans un rêve en bleu, tout en bleu
Dans la salle sombre des machines hurlantes.

La caresse de ta main sur ma peau morte
Le Titanic longtemps agonise puis se tait
Une porte qui grince et t'annonce enfin.

Le Chadburn's télégraph vocifère encore
Mais déjà plus personne ne l'écoute et
Les corps chaloupent au son d'une harpe.

Je quitte les comptoirs mouvementés du sud
Enivré par le parfum des coriandres verts
Calédonia, me dit-elle, tu te rappelles !

Des mandarines rondes comme des bombes
Terre blessée en silence dans l'univers
Ballons de mes rêves, je me souviens.

Publié par GUELTAN à 20:02:27 dans ERRANCES | Commentaires (0) |

Le masque | 14 mars 2008

Ouvre les yeux sur le masque
Écoute et parle à l'abstrait
Et sent la chaleur de la terre
Quand elle monte fécondée.

Tire un trait à l'infini
Et pousse la petite porte
Ouvre l'univers à l'envi
Sur un envol d'espoirs.

Marche sur les chemins
Hisse les mots de misère
Largue les rides de ton visage
Et ferme les yeux à la mort.

Écoute les secrets de ton corps
Et tresse tes cheveux en filins d'or
Hisse ton âme au mât invisible
Puis vois la pénombre s'éclaircir.

 

Publié par GUELTAN à 18:56:15 dans ERRANCES | Commentaires (0) |

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