Aurélia tu danses et danses encore
Aux rythmes endiablés d'un tam tam
Aurélia tu danses et danses encore puis
Disparais cachée par des doigts magiciens
Ton corps s'allonge et se cambre en signes
Derrière le voile les ombres se dessinent et
Des gestes diaboliques enfantent cette nuit
Des silhouettes fragiles d'eau et d'argile et
Naissent dans mon imaginaire des femmes
Aux silhouettes fragiles d'eau et d'argile
Aurélia je navigue sur un flot de vagues
Ou sur un nuage de lait de miel et de lune
Et voilée d'une fumée blanche enivrante
Je t'ai vu disparaître ma fée des Aurores
Je pleure et mes larmes écrivent ton nom
Dès l'aurore s'efface le rêve encore brouillard
Le regard bleu rivé sur le jour naissant à l'est
Et le songe rangé au ponant d'une nuit d'été
Pourtant j'entends toujours l'écho envoûtant
Du tam-tam du pays derrière les océanes fées.
Publié par GUELTAN à 22:53:48 dans ERRANCES | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par GUELTAN à 22:09:57 dans ERRANCES | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par GUELTAN à 22:03:15 dans ERRANCES | Commentaires (0) | Permaliens
Dans mon bateau livre, sirènes
mugissantes
Je vais n'importe où,
Brésil de carnaval
Ou Japon chuchotant après
Hiroshima.
Je vois le jet des vapeurs folles
du steamer
Et ouïs les cornes de brumes
aux matins
Calédonia, me dit-elle, tu
te rappelles !
Je vogue sur les vagues rondes et
alertes
Blotti dans un rêve en
bleu, tout en bleu
Dans la salle sombre des machines
hurlantes.
La caresse de ta main sur ma peau
morte
Le Titanic longtemps agonise puis
se tait
Une porte qui grince et t'annonce
enfin.
Le Chadburn's télégraph
vocifère encore
Mais déjà plus
personne ne l'écoute et
Les corps chaloupent au son d'une
harpe.
Je quitte les comptoirs
mouvementés du sud
Enivré par le parfum des
coriandres verts
Calédonia, me dit-elle, tu
te rappelles !
Des mandarines rondes comme des
bombes
Terre blessée en silence
dans l'univers
Ballons de mes rêves, je me
souviens.
Publié par GUELTAN à 20:02:27 dans ERRANCES | Commentaires (0) | Permaliens
Ouvre les yeux sur le masque
Écoute et parle à l'abstrait
Et sent la chaleur de la terre
Quand elle monte fécondée.
Tire un trait à l'infini
Et pousse la petite porte
Ouvre l'univers à l'envi
Sur un envol d'espoirs.
Marche sur les chemins
Hisse les mots de misère
Largue les rides de ton visage
Et ferme les yeux à la mort.
Écoute les secrets de ton corps
Et tresse tes cheveux en filins d'or
Hisse ton âme au mât invisible
Puis vois la pénombre s'éclaircir.
Publié par GUELTAN à 18:56:15 dans ERRANCES | Commentaires (0) | Permaliens
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