Printemps
Les bourgeons éclosent au frêle soleil
Et dès l'aurore jaillissent mille fleurs
D'un vol incessant d'abeilles en fureur
Coule l'hydromel aux saveurs de miels
C'est ainsi que les printemps naissent
Des couleurs vives sur ma palette grise
Qu'une main habile tout en délicatesse
Dépose sur la toile tendue par la brise
Le petit vent malin balance ma main
Courbe la ligne des pluies magiques
Les nuages libres se détachent un à un
S'évaporent dans un arc-en-ciel féerique.
Et toujours ces sifflements et ces pleurs
Symphonie fantastique en ut libertaire
Écrite sur une octave altière imaginaire
Musique aérienne en signes charmeurs.
Publié par GUELTAN à 22:30:21 dans LE BATEAU SANS AMARRE | Commentaires (0) | Permaliens
Parfois, tu es Paname ou nue, tu es trottoir,
Tu t'amuses sur scène, vers l'île Saint-Louis
Puis repentie face à Notre Dame, la divine,
Tu plies les genoux et tu pries Saint-Michel.
Le jour, la nuit, des vies trop étourdissantes,
Qui s'enfoncent sous terre, des longs couloirs,
Bouches saturées ou bien à peine fermées,
Des cris, des joies et puis le marché aux fleurs.
Ville des lumières, Grand Palais, Beaubourg,
Carlton, des hôtels et courtisans sans âme,
Les Beauvau et Matignon déguisés en Elysée
Parcs et cimetières en ballade, divas et Opéras.
Des tours Eiffel et même Montparnasse, fières,
Hautaines souvent, voire blafardes quelquefois,
Observatoires célestes des vies et des trépas,
Etoile, muse des peintres et des troubadours.
Très populaires la place du Tertre, Montmartre
Et son petit funiculaire, station métro Abbesses.
Philosophes, snobs, illettrés et chiens, parallèles,
Flânant, les boulevards et Saint-Germain-des-Prés.
Au nord, la Goutte d'or et le marché aux Puces,
Fusion de vies et de peuples, image cosmopolite.
Monopoly permanent, Gare Saint-Lazare, j'achète,
Fin de semaine, billets aller retour pour Deauville.
Publié par GUELTAN à 22:07:17 dans ERRANCES | Commentaires (0) | Permaliens
Dessine moi d'un regard
toile tendue sur l'écran
petit, si petit le trait
en bleu, vers à l'envers
ondes vagues abondes
le messager S aime S
Publié par GUELTAN à 23:13:23 dans LE BATEAU SANS AMARRE | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par GUELTAN à 21:03:26 dans VERTIGES | Commentaires (0) | Permaliens
Donner
Donne, donnons, donner
Pour un geste, il est sourire
Une main qui se signe
Un regard qui séduit
Une voix qui réchauffe.
Donne, donnons, donner
Un mot simple qui se conjugue
A tous vents et temps de l'espoir.
Six petites lettres trop chétives
Quatre consonnes et deux voyelles.
Donne, donnons, donner
Donner, six lettres en forme de don
Qui s'aiment et se tiennent la main
Même quand il n'y a rien, plus rien
Qu'un peu de tendresse et d'amitié.
Donne, donnons, donner
Un simple mot, même sans vouloir dire
Un signe de la main ou un regard
Et une vie qui s'annonce petit à petit
Un mot dans une petite voix magique.
Donne, donnons, donner
Un petit bout de pain à l'enfant nu
En errance dans des rues du Caire,
Et un peu de chaleur au vieillard
Qui s'éteint pour une autre demeure.
Publié par GUELTAN à 23:30:58 dans ERRANCES | Commentaires (0) | Permaliens
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