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Île | 16 octobre 2008

- Imagine les berges de la rivière
Parfois emportées par les eaux fortes brunes
Et ouvre l'écluse à ce flot de pierres
Puis laisse le chanter au clair de la lune.

De toujours, je connais le bruit de la terre
Le souffle du vent dans le sable des dunes
Le vol léger des hérons, le sel des éthers
Et les cormorans qui guettent la lagune.

C'est mon pays, lumière pâle d'un cierge
- Souviens-toi pour toujours de cette île vierge
Vagabonde, perdue dans les épais brouillards.

Là, les enfants s'égarent dans les champs de fleurs
Font une ronde et prennent la main des vieillards
Puis face à la mer, regardent les femmes en pleurs.

Publié par GUELTAN à 22:09:57 dans ERRANCES | Commentaires (0) |

Algances | 16 octobre 2008

Algancès
Algances, ville imaginaire
Bleue dans les soupentes
Et jaune face au soleil
Algances, ville d'ailleurs
Absente sur les cartes
Isolée en limbes célestes
Algances, noyau de terre
Fille d'un bel arc-en-ciel
Et d'une fière amaryllis
Algances, royaume de cœur
Percée par la glaive assassine
Des foudres et des ténèbres
Rose sur damier noir et rouge
 
Algances, petite sœur d'Alcyon
Ou akène de la rose à peine éclose
Virevoltante troubadour ou trouvère
Aérienne au son d'une mandoline

 

Publié par GUELTAN à 22:06:34 dans LE BATEAU SANS AMARRE | Commentaires (0) |

Une porte ouverte | 16 octobre 2008

A la couleur de tes yeux j'éclaire les routes
vers des cathédrales d'étoiles scintillantes
ou bien des voûtes Altesses sans royaume.
Elles se croisent et s'emmêlent à l'infini,
aquarelles et tissages de toiles et voiles
gonflées tout autour des éthers de la terre.

Et main dans la main, faisons une ronde,
sur les sentiers et les chemins vagabonds.
Chacun, être singulier puis soudain pluriel,
d'un bout à l'autre de la terre, une ronde,
un chant d'adieu aux armes, aux bombes,
une porte ouverte à l'infini des couleurs.

Parfois, elle tourne la sphère, à l'envers.
Toi, l'enfant des rues, la femme réprimée,
le vieillard scrutant les horizons des ports
vers des nefs marines aux vents mauvais.
Dansons la farandole d'une harpe éolienne
et ensemble, partageons les mots et le miel.

Sur les routes de soie ou pistes désertiques,
nous parcourons le monde en une ronde,
vers des capitales ou des villages oubliés,
d'abris, d'îles en dérive d'exils salvateurs.
Je suis toi, l'autre coté du miroir des images
Et quand tu es l'aube, je suis le crépuscule.

Peuples de peaux des grands froids polaires,
nomades des oasis et dunes des sables chauds,
je vois rire les fous, sourire les amants secrets.
Tu es l'autre berge de la rivière, amont ou aval
et d'une onde agile, ton parfum exalte le monde.
Ensemble, pétrissons le pain lunaire.

Publié par GUELTAN à 22:03:15 dans ERRANCES | Commentaires (0) |

Dérives des continents | 16 octobre 2008

Le vent vagabond poursuit ses folies
Et pousse les sentinelles vers les frontières
La terre explose en Asie comme en Océanie
Archipels en lente dérive loin de la terre mère
Miettes de terre semées par le poucet de mer

Publié par GUELTAN à 21:41:32 dans LE BATEAU SANS AMARRE | Commentaires (0) |

Pierres | 06 juillet 2008

Des pierres lourdes
rondes
s'enroulent
se déroulent
éclatent
fragments
irisés
flammes de pierres
rougies
braises ardentes
abrasives
feux de pierres
liquides

Publié par GUELTAN à 10:47:25 dans VERTIGES | Commentaires (0) |

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