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Figures | 16 octobre 2008

Allongé
Debout
Vertical

La terre tourne
Le corps s'incline
Tangente

Allongé
Couché
Horizontal

Angle droit
Hypoténuse
Carré incertain

Théorème encore
Cosinus au rapport
Sinus au front

Publié par GUELTAN à 22:37:35 dans VERTIGES | Commentaires (0) |

Horizons celtes | 16 octobre 2008

Ici la terre épouse les cieux gris de Mars

Et Brocéliande enivre le voyageur enchanté
Partout les fêtes de nuit, partout l'Ankou
Les embruns chargés de pêches pénibles
Les pierres géantes qui crèvent la voilure
Les musiques à l'écoute du vent d'océan
Et ces passerelles sur une Aulne initiatique


Latitude Celtie Celtique Celtitude

Le vent pousse sans relâche les balancelles
Des enfants aux yeux lumières émeraudes
Ici un navire s'échappe dans la tempête
Les voiles tentent dans la tourmente
La manumission d'une terre interpolée
L'eau pardonne les péchés des hommes
Qui sont tombés loin de leur champ de pain
Un corsaire ouvre ses portes souveraines
Aux aurores vagabondes d'un jour secret
 
Altitude Celtie Celtique Celtitude


Le vent pousse sans vague les balancelles
Des enfants de Kérouac et de Milig Ar Scanv
Ici vit un pays d'allégories sans verbiage
Où le paludier sans relâche tire le blanc
Et les mégalithes se souviennent du passé
Pardon à votre Dieu et vos vêpres encore
Font vivre aux souvenirs les rythmes d'antan
Et la goëtie cachée des femmes vengeresses
D'un esprit malin cherche l'infortune âme


Attitude Celtie Celtique Celtitude

Le vent pousse sans partage les balancelles
Des enfants d'Irlande et d'Ouessant la belle
Ici, l'eau s'épuise sur les rochers séculaires
Ile de Sein ou bien Portsall, telle une Vénus
Encore éprise de ses grands bateaux ivres
Eau d'Amoco, parfum de nitrates gagnants
Rivières vermiculaires gonflant sans raison
L'Image surprenante d'une virago travestie
Chevauchant les derniers setiers ensemencés
 
Habitude Celtie Celtique Celtitude


Le vent pousse sans partage les balancelles
Des enfants migrants au pays derrière l'océan
Ici, les fleurs parfument de secrets arômes
Un vaste pays aux couleurs kaléidoscopiques
Qui s'échappe derrière les vals sans retour
Il tombe sur Brest l'ondée de grosse jalousie
Pure cette terre asiate du templier moderne
Et brille sur Roazhon la parisienne l'auréole
Citadine d'une capitale à la verte Bretagne


Granitoïde Celtie Celtique Celtitude

Le vent pousse sans truquage les balancelles
Des enfants de Kérouze et de Kernascleden
Ici, les femmes crient la douleur sans faconde
Prient pour le mari pêcheur parti vers l'Islande
Sur les chemins de dunes demandent le pardon
Qu'une vierge bigoudène dédie à Saint Corentin
Atlante marine en désespoir du vacuum humain
Fixant les horizons à la crête des poétiques vagues
Et doucement elles se bercent en pleurs silencieux
 
Atlantide Celtie Celtique Celtitude


Le vent pousse sans truquage les balancelles
Des enfants en partance vers l'orpheline destinée
Ici, le ciel ferme l'horizon sur le fil au couchant
Et garde en sa mémoire les visages des enfants
A l'aurore ont pris le chemin du val sans retour
Je n'oublie pas cette atmosphère humide et grise
Qui accompagne par-delà les floraisons d'avril
Le pas lent des vieux chuchotant à un inconnu
La prière à la vierge Marie et un juron à Dieu


Humide Celtie Celtique Celtitude

Le vent pousse sans bruitage les balancelles
Des enfants aux cheveux rouges d'Irlande
Ici, c'est déjà un ailleurs pour l'autre inconnu
Ignorant les flots d'hiver emportant le marin
Ou encore hautain à l'encontre d'un terrien
Les paysages aux mille facettes éblouissent
Et envoûtent le voyageur en quête d'images
De lutins à la recherche d'un Gulliver local
Ou d'une harpe éolienne éprise d'un silence
 
Acide Celtie Celtique Celtitude


Le vent pousse sans ambages les balancelles
Des enfants accrochés au bastingage de mer
Ici, c'est d'hier que demain jaillira la lumière
Et insoumis à la douceur facile, tels les pères
Dans ce pays où virevoltent inlassablement
Gwen ha du la partition jouée par Viviane
Amour de fiers marins assoiffés d'hydromels
Dont les mains rageuses caressent ici ou là
Les cuisses des femmes et puis s'endorment

Publié par GUELTAN à 22:12:23 dans VOIX LIBRES | Commentaires (0) |

Île | 16 octobre 2008

- Imagine les berges de la rivière
Parfois emportées par les eaux fortes brunes
Et ouvre l'écluse à ce flot de pierres
Puis laisse le chanter au clair de la lune.

De toujours, je connais le bruit de la terre
Le souffle du vent dans le sable des dunes
Le vol léger des hérons, le sel des éthers
Et les cormorans qui guettent la lagune.

C'est mon pays, lumière pâle d'un cierge
- Souviens-toi pour toujours de cette île vierge
Vagabonde, perdue dans les épais brouillards.

Là, les enfants s'égarent dans les champs de fleurs
Font une ronde et prennent la main des vieillards
Puis face à la mer, regardent les femmes en pleurs.

Publié par GUELTAN à 22:09:57 dans ERRANCES | Commentaires (0) |

Algances | 16 octobre 2008

Algancès
Algances, ville imaginaire
Bleue dans les soupentes
Et jaune face au soleil
Algances, ville d'ailleurs
Absente sur les cartes
Isolée en limbes célestes
Algances, noyau de terre
Fille d'un bel arc-en-ciel
Et d'une fière amaryllis
Algances, royaume de cœur
Percée par la glaive assassine
Des foudres et des ténèbres
Rose sur damier noir et rouge
 
Algances, petite sœur d'Alcyon
Ou akène de la rose à peine éclose
Virevoltante troubadour ou trouvère
Aérienne au son d'une mandoline

 

Publié par GUELTAN à 22:06:34 dans LE BATEAU SANS AMARRE | Commentaires (0) |

Une porte ouverte | 16 octobre 2008

A la couleur de tes yeux j'éclaire les routes
vers des cathédrales d'étoiles scintillantes
ou bien des voûtes Altesses sans royaume.
Elles se croisent et s'emmêlent à l'infini,
aquarelles et tissages de toiles et voiles
gonflées tout autour des éthers de la terre.

Et main dans la main, faisons une ronde,
sur les sentiers et les chemins vagabonds.
Chacun, être singulier puis soudain pluriel,
d'un bout à l'autre de la terre, une ronde,
un chant d'adieu aux armes, aux bombes,
une porte ouverte à l'infini des couleurs.

Parfois, elle tourne la sphère, à l'envers.
Toi, l'enfant des rues, la femme réprimée,
le vieillard scrutant les horizons des ports
vers des nefs marines aux vents mauvais.
Dansons la farandole d'une harpe éolienne
et ensemble, partageons les mots et le miel.

Sur les routes de soie ou pistes désertiques,
nous parcourons le monde en une ronde,
vers des capitales ou des villages oubliés,
d'abris, d'îles en dérive d'exils salvateurs.
Je suis toi, l'autre coté du miroir des images
Et quand tu es l'aube, je suis le crépuscule.

Peuples de peaux des grands froids polaires,
nomades des oasis et dunes des sables chauds,
je vois rire les fous, sourire les amants secrets.
Tu es l'autre berge de la rivière, amont ou aval
et d'une onde agile, ton parfum exalte le monde.
Ensemble, pétrissons le pain lunaire.

Publié par GUELTAN à 22:03:15 dans ERRANCES | Commentaires (0) |

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