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Blues bop love | 09 mars 2008

Le blues bop love à Lùla
Echante Chesterfield valley
Blues bop love for Lùla
Lùla blues bop anyway

Sur une aire de roc
De Chesterfield valley
Coule l'encre tendre
Saveur milk and honey.
Blues bop for Lùla
Un blues bop love
Enchante en cet instant
Chesterfield valley.
Cavaliers imaginaires
A l'assaut désordonné
Des coteaux étonnés
De Chesterfield valley.

Sous un drap de brumes
Et de rêves colorés bleus
Lùla libère un blues bop.
Dans la gamme du dos,
L'air du blues bop love
S'éprend de rocs errants
De Chesterfield valley.
Sous un drap de rêves
Lùla jazz' avec un type
Au teint cuivre et or,
Au gré d'un slow blues
De Chesterfield valley.

Et s'écoulent les heures
Sur fond de blues bop love
Puis passent les hommes
Dans Chesterfield valley.
Lùla blues bop anyway
Au coeur de rêves drapés
A la recherche passionnée
D'hommes de Chesterfield
Et Lùla blues un type
de quadrature de blues bop
Derrière un roc blanc
De Chesterfield valley.


Publié par GUELTAN à 20:48:05 dans LE BATEAU SANS AMARRE | Commentaires (0) |

Les bateaux morts | 09 mars 2008

Pourquoi tous ces bateaux sont-ils morts
Amarrés aux ports d'îles rondes sans vie
Pourquoi tous ces bateaux sont-ils morts
Sous les cieux étoilés des tombes de pluie

La mer


L'écume fine des vagues surfile de blanc
Les horizons bleus pris dans la tourmente
Qu'embrassent les cieux chargés de vents
Et les eaux se dressent en femmes sirènes
Puis se retournent puissantes et rondes
En brodant de ci de là des points de croix

Un voile blanc s'évapore aux lumières diurnes
Couvrant l'îlot d'une robe légère et diaphane
Laissant là le drap en guise de linceul quand
La mer lourde de sel lance sans relâche son cri
D'amour aux hommes qu'elle épouse en vagues
Caressantes et douces avant le naufrage soudain

Au large, un tournoi de cormorans s'ébranle
Dans un vacarme d'enfer d'ailes et de pleurs
Je lance des fleurs à l'infinie beauté de l'eau
Et au souvenir encore brûlant des trépassés
Combien sont-ils, à jamais ensevelis ici bas
Dans les fosses marines aux lèvres de corail

La mer féconde la terre d'une fière semence
J'aperçois la frêle silhouette d'un trois mâts
Où se berce dans les bras d'une mer à l'infinie
Un petit enfant de sable et de pierres enlacés
Puis se cache amusé sous un lit bleu de deuil
A jamais disparaît sans la moindre cérémonie

Et le long de la jetée de vieux hommes silencieux
Versent à l'horizon un regard de sel et de larmes
Puis s'en vont rêver d'îles imaginaires et lointaines
Ni les sirènes ni les dieux d'un Ave ou d'un Pater
Ne troublent le silence sacré de la pieuse ville d'Ys
Quand un marin à jamais s'en va par dessus bord


Pourquoi tous ces bateaux sont-ils morts
Amarrés aux ports d'îles rondes sans vie
Pourquoi tous ces bateaux sont-ils morts
Sous les cieux étoilés des tombes de pluie

Publié par GUELTAN à 20:40:59 dans VERTIGES | Commentaires (0) |

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