Debout
Assis
Il
est là le pantin
Petite
tête hésitante
Mille
ficelles l'attirent
Vers
un fantôme blotti
Sur
les cercles de la terre
Debout
Assis
Marionnette
inerte et muette
En
attente du mouvement
Qui
s'agite aux coups du vent
Mots
naïfs pour les enfants
Virant
soudain en verbes malins
Rires
sans sourire
Cris
à la vue de l'intrus
Ici
se dévoile le monde
Petits
théâtres enfantins
Où
l'acteur devient sujet
Debout
Assis
Sur
la pointe des pieds
La
vie frappe à la porte
Et
dans l'attente de la clé
Guignol
tourne le dos
Encore
un peu et il s'en va
Demain
il sera déjà loin
Debout
Peut
être assis
A
cheval sur les arcs en ciel
Théâtre
animé
Dans
un décor artificiel
Loin
plus loin que le soleil
Guignol
voyage
Publié par GUELTAN à 15:23:56 dans LE BATEAU SANS AMARRE | Commentaires (0) | Permaliens
Dans mon bateau livre, sirènes
mugissantes
Je vais n'importe où,
Brésil de carnaval
Ou Japon chuchotant après
Hiroshima.
Je vois le jet des vapeurs folles
du steamer
Et ouïs les cornes de brumes
aux matins
Calédonia, me dit-elle, tu
te rappelles !
Je vogue sur les vagues rondes et
alertes
Blotti dans un rêve en
bleu, tout en bleu
Dans la salle sombre des machines
hurlantes.
La caresse de ta main sur ma peau
morte
Le Titanic longtemps agonise puis
se tait
Une porte qui grince et t'annonce
enfin.
Le Chadburn's télégraph
vocifère encore
Mais déjà plus
personne ne l'écoute et
Les corps chaloupent au son d'une
harpe.
Je quitte les comptoirs
mouvementés du sud
Enivré par le parfum des
coriandres verts
Calédonia, me dit-elle, tu
te rappelles !
Des mandarines rondes comme des
bombes
Terre blessée en silence
dans l'univers
Ballons de mes rêves, je me
souviens.
Publié par GUELTAN à 20:02:27 dans ERRANCES | Commentaires (0) | Permaliens
Ouvre les yeux sur le masque
Écoute et parle à l'abstrait
Et sent la chaleur de la terre
Quand elle monte fécondée.
Tire un trait à l'infini
Et pousse la petite porte
Ouvre l'univers à l'envi
Sur un envol d'espoirs.
Marche sur les chemins
Hisse les mots de misère
Largue les rides de ton visage
Et ferme les yeux à la mort.
Écoute les secrets de ton corps
Et tresse tes cheveux en filins d'or
Hisse ton âme au mât invisible
Puis vois la pénombre s'éclaircir.
Publié par GUELTAN à 18:56:15 dans ERRANCES | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par GUELTAN à 21:21:20 dans VERTIGES | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par GUELTAN à 21:19:39 dans LE BATEAU SANS AMARRE | Commentaires (0) | Permaliens
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