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~*~ Par delà Le Crépuscule ~*~

* Les chants de la Nuit *

Présentation

~*~ Entre Ombre et Lumière éclatante, Phantasmagorie Funèbre et Onirisme Melancolique...Le Sanctuaire de Drya Rose ~*~

* L'enchantement d'un Instant et les Etoiles au Fond des Prunelles *

* Innocence et Illusions *

-x-  Un univers Différent -x-

...Hors des sentiers battus, vers un Ailleurs Imaginaire...

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~* L'éternelle Amante, Passion Funèbre ~* | 22 avril 2008

Ô que la lune est belle ce soir...le ciel permettrait il que la nuit devienne mon paradis, puisque le jour m'est interdit ?
Cela fait une éternité que j'attend...pour qui, pour quoi donc ?
Mes souvenirs se brouillent et se confondent avec mes phantasmagories...mes nuits se ressemblent tellement que la confusion s'étend entre ce qui est et ce que je souhaite...depuis combien de temps ai je perdu la notion des heures qui passent ?
Tout me semble fade dans ces paysages monochromes dont je perçois pourtant la brillance...les couleurs sont visibles pour les autres êtres, mais mes prunelles ne sont remplies que de nuance de gris...
*

l'éternité parait toujours attrayante, sauf lorsqu'on réalise que l'on doit la passer dans la solitude...sans l'Amour, qu'est ce que ce monde ?
Mon bel amant, mon pantin sanglant, où es tu donc ?
J'ai lancé bien des fois ton nom à la lune et l'ai fait s'envoler jusqu'à la cîme des arbres...pourquoi ne viens tu plus me chercher ?
Je t'appelle encore dans mes cauchemards et te danse en vain dans mes ballets muets, sans que tu répondes.
M'entends tu seulement ?
Tes ailes noires pourront elles encore m'enlacer, ou les aurais je trop froissées de mes étreintes...?
*

Je suis perdue désormais, prisonnière d'un magnifique château desespérément isolé...à quoi me sers donc ce luxe sans toi ?
Que peut me faire la beauté de la nuit et l'enchantement des siècles si tu ne peux les partager avec moi ?
Mes sens se troublent et se perdent dans le parfum ennivrant des gardénias, des roses et du jasmin...mêlé à l'odeur du sang, cette senteur extatique.
Piètre consolation de mes siècles, que de voir ma peau éternellement blanche et fraîche de par la magie de ces sombres flots....doux flots rougeoyants qui coulent entre mes mains trop frêles pour les crimes qu'elles commettent...mais tu n'es pas là pour me toucher hélas !!
*

Mon corps, ma peau et mon visage sont ceux d'une si jeune fille, mais mon coeur est aussi encrassé que le donjon du château que j'hante depuis des lustres...le sang a coulé depuis la dernière fois que j'ai vu la lumière du jour, juste avant d'être une non-morte au coeur qui ressent mais qui ne bat plus.
Le remord m'étrenne à chacune de mes transes violentes et passionnées, mais la soif est toujours plus forte...et dussé-je faire couler des rivières sanguinolentes des éternités durant, je t'attendrais jusqu'à ce que consummes enfin ce coeur poussiéreux !!
*

Et pour ce soir, je m'aventurerais encore hors des enceintes de mon tendre édifice inquiétant et maudit, traversant l'allée des statues de marbre blancs, vierges et angelots bénis pleurant des larmes de sang sur mon passage, pauvre hère que je suis, morte Amoureuse, Passionnée Morbide, Ta romance Funèbre, Princesse du crépuscule, Eternelle Vampire !!



* Drya Rose *

Publié par Lunalys à 20:37:56 dans ~ Phantasmagorie ~ | Commentaires (0) |

~* Danse Avec Les Loups ~* | 22 avril 2008

Eveillée par la brillance blafârde de la pleine lune,elle emergea doucement d'entre les voiles diaphanes des beautés surnaturelles.
Le froid était glacial et dardait amoureusement ses lanières satinées sur l'incarnat délicat de sa peau trop blanche, déposant comme autant de baisers des rougeurs et des gerçures sur son corps nymphescent.
Levant ses yeux vers le ciel, elle sourit : cette nuit serait la sienne, elle savait qu'ils l'attendaient.
Elle noua soigneusement sa capeline de velours rouge sang autour de son cou fragile et s'elança furtivement dans la nuit, féline, foulant de ses pieds les feuilles d'automne.
Le vent redoubla de violence, et avec un cri de satisfaction mêlé d'impatience, elle se mit à courir de plus en plus vite, écoutant avec déléctation les battements de son coeur qui battait à tout rompre et le hurlement du blizzard, retentissant tel un glas carnivalesque dans l'obscurité de la nuit.
Se ruant dans la clairière, elle s'arrêta soudainement, aux abois, les muscles de son corps tendus.
Ils arrivaient. Elle ne le savait que trop bien. Et elle s'en réjouissait.
Elle lança alors vers le ciel à demi caché par la cîme des arbres,un hurlement inhumain et terrible, effroyable cantique proféré par une voix d'ordinaire si cristalline, si pure.
Elle,dont la gorgre frêle et tendre semblait à cet instant monstrueuse.
Les quelques oiseaux de nuit s'envolèrent, pris de panique, faisant bruisser à l'unisson les feuilles des immenses arbres dont les branches se découpaient étrangement sur la voûte céleste.
Elle émit un grognement de joie puis s'enfonca profondément dans la forêt, évitant instinctivement les obstacles, guidée par un instinct ancestral et quelque chose d'autre, quelque chose d'indéfinissable, quelque chose d'innommé.
Son chaperon s'accrochait aux branches et aux épines des buissons, se déchirant chaque fois d'avantage, laissant le vent mordre plus profondément sa chair meutrie et dénudée.
Bientôt, le rouge de son sang se mêla au rouge de sa capeline, mais peu lui importait.
Elle n'était plus femme, elle était louve, extraordinairement libre et envoûtée, étrangère à elle même.
Elle s'arrêta brusquement, en plein milieu de la profonde forêt, en territoire sauvage et reculé...et vit plusieurs yeux brillants et languides approcher.
Une masse noire et compacte fondit sur elle et la caressa doucement, dans une symphonie sauvage de grognements et d'hurlements.
La meute l'accueillait ainsi, comme à chaque fois...
Elle plongea la main dans l'épaisseur des fourrures sombres et parsemées, fixant les silhouettes canines onduler autour d'elle, se mirant dans le regard enjôleur des loups.
Ce regard ressemblait curieusement au sien...non...ce regard était le sien.
Elle était des leurs, elle l'avait toujours su, et elle faisait maintenant partie de leur famille.
S'agenouillant parmi eux, elle les laissa déchirer les derniers lambeaux de son vêtement flamboyant.
Le chaperon rouge n'était plus.

La délicate et mortelle créature dansa avec les loups toutes les nuits qui suivirent celle ci...et à chaque pleine lune, certains jurent entendre parfois un son terrible et effroyable précédant l'appel des loups...écoutez donc : ils chantent...




* Drya Rose *

Publié par Lunalys à 15:20:50 dans ~ Phantasmagorie ~ | Commentaires (0) |

~~ Le Somnambule ~~ | 15 mars 2008




Le somnambule se promène


Ravi et Inconscient


Sur le fil imaginaire d'un toit qui n'existe pas,


Qu'importe, il existera quand même si il le dessine,


Et il chantera la nuit et les étoiles,


Et les étoiles et la nuit le chanteront.


La neige immaculée sera foulée de ses pas


Où il tracera le chemin vers des mers infinies,


Océans de lumière aux vagues rayonnantes.


Les mélodies spectrales résonnent aux oreilles d'un sourd


Qui rêve qu'il n'est pas aveugle


Et de ce somnambule qui rêve d'un rêve.


Qu'importe demain car les fantaisies sont éternelles,


Et la nuit est bien assez longue pour qui la désire.

Laissez les nuages aux somnambules


Laissez les somnambules aux nuages


Et que le rêve reste aux fantaisies


Ce que la phantasmagorie est à l'enchantement.



* Drya Rose *




Publié par Lunalys à 21:44:33 dans ~ Phantasmagorie ~ | Commentaires (0) |

~* Mon Alice Au Pays Des Cauchemards *~ [ Ou tout du moins, quelque chose qui y ressemble. Et Alors ? ] | 15 mars 2008

Ma petite Alice
Pourquoi semble tu aussi triste ?
Tu sais, la vie passe et tu passes avec elle
Alors ris, danse et chante tant que tu peux
Tu ne pourras pas toujours tu sais.
Les horloges tournent, regarde
Et toi, idiote,
Tu t'es pris les pieds dans les volants de ta robe
Elle est jolie n'est ce pas ? J'aime tes rubans.
Laisse moi te les prendre, tu n'en auras pas besoin
Là où tu vas, là où tu vas,
Tu n'auras besoin de rien
Il n'y a que du néant et des fautes de synthaxe.
Retourne dans ton monde étrange Alice
Le petit Lapin a pris de l'avance sur toi
Et toi, petite
Tic tac, tic tac,
Tu es toujours là ?
Et, toi, ma chérie,
Tu es inconsciente, les tasses de thé sont fendues.
Perdue , perdue, tu es perdue
Ne prend pas ce chemin ci, ne vas pas par là
Ne va nulle part, et tu t'en iras partout
Le monde est rond, le monde est grand,
Peut être que le monde est mort.
Les pages des livres sont blanches...
Comme c'est étrange, l'encre coule à l'envers
Et ta plume est un peu tordue.
C'est un conte de fée un peu craquelé
Un peu cruel, ce n'est pas vraiment un conte
Cela n'en a jamais été un
Mais autant le croire n'est ce pas ?
Allez, mon Alice au pays des Cauchemards
Chevauche tes monstres et parle à tes familiers fous
Ils savent bien t'écouter eux,
Quant à moi, quant à moi
Je n'ai jamais existé que dans ta tête
Je n'existe plus, je n'existe pas !!
Il n'y a que toi et moi, nous, eux, elles
Toi, moi , moi, toi
Chuchote avec moi, tu n'es bonne qu'à cela
Notre folie est maitresse
Dans ce château de cartes griffonnées...
Je cours de partout et je te tiens la main
Les fleurs ont fânées,
Ma robe est déchirée, mes cheveux sont trop longs
Mais ils ne sont pas encore blonds.
Blanc , Rouge et Noir.
Teint, Lèvres et Chevelure
Dis moi, ici nos voix ont elles la même couleur ?
Un jour, ton prince viendra peut être. Ou non.
Et moi, je me marierais avec le Chat de Chester.




[ C'est officiel, je débloque xD . ]




* Drya Rose * avec une case en moins =D

Publié par Lunalys à 20:54:24 dans ~ Phantasmagorie ~ | Commentaires (0) |

~ Danse Macabre ~ | 02 mars 2008



Les sanglots de l'hiver se firent entendre,
Tel le glas funèbre sonnant la disparition
D'un être qui fut tellement doux et tendre
Que la nature même s'orna de floraisons.


Le ciel venait d'envoler un trop bel angelot
Pour que la mère terre ne puisse le pleurer.
 Des reflets miroitants parèrent le ruisseau
Où la divine enfant venait jadis se baigner.


Les oiseaux ne purent même plus chanter ;
Les ailes brisées sous le poids du silence
Glacées par le froid du néant, et l'éternité
Amenée par la mort et sa douce fragrance


Le bel ange macabre ayant emporté l'enfant,
Qui autrefois, venait danser dans ces bois
Elle, si douce, abandonnée piteusement
La petite fille du peuple, petite fille de joie


Subjugué par sa beauté, il s'en enamoura
Il valsa avec elle, et cela pour toujours
Ainsi, à jamais, cette passion la consumma
Gracieuse mortelle et Nymphe de l'Amour !



* Drya Rose *

Publié par Lunalys à 17:43:59 dans ~ Phantasmagorie ~ | Commentaires (0) |

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