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~*~ Par delà Le Crépuscule ~*~

* Les chants de la Nuit *

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~*~ Entre Ombre et Lumière éclatante, Phantasmagorie Funèbre et Onirisme Melancolique...Le Sanctuaire de Drya Rose ~*~

* L'enchantement d'un Instant et les Etoiles au Fond des Prunelles *

* Innocence et Illusions *

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...Hors des sentiers battus, vers un Ailleurs Imaginaire...

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* Les racines * | 17 août 2008

Que tout s'écroule avec d'avantage de violence et qu'un déluge de pierres et d'eau s'abatte avec fracas sur nos esprits insouciants ;
Nos souvenirs s'envoleront et nos tombeaux seront poussière, jusqu'à ce que plus rien de nos guerres ne subsiste.
Les trésors flamboyants seront engloutis par l'océan rougeâtre et déchainé de nos passions destructrices, et cette fin, sera un commencement.
La nature va se révolter, une dernière fois : et son cri, telle une brume, recouvrira le ciel.
Mais les nuages dévoileront la lune et les étoiles brilleront plus fort, et de la poussière et de la cendre, la vie rejaillira.
La Renaissance de l'Espoir :viendra le temps où les jardins refleuriront enfin, et où les arbres détrôneront les immondes tours de verres, sinistres ruines d'une époque maudite révolue.

Puis, les racines s'enfouiront profondément, jusqu'au coeur même de la vie, et les mélodies harmonieuses des sources se feront de nouveau entendre, à l'image du chant mélancolique et muet des coeurs disparus et oubliés qui pourtant, battent encore, quelque part dans l'inconnu.
Seuls certains en conserveront la mémoire, ces silencieux gardiens d'une lumière invisible, êtres éthérés flottant sur les sentiers oubliés, mais accessibles à qui veut bien les emprunter.

Les légendes traverseront les siècles et perdureront toujours, à l'image de la gloire non ternis des nobles rois de Jadis : et sur une page écornée d'un vieux grimoire usée, celui ou celle qui le voudra pourra lire sur la reliure : l'Espoir est pareil aux branches des arbres : profondément enfoui, vivant et éternel...




* Drya Rose *

Publié par Lunalys à 09:08:33 dans ~ Les Mémoires ~ | Commentaires (0) |

~* Dors ~* | 10 juillet 2008

*


Ma douce enfant, ne te réveille pas, garde tes prunelles closes et n'entend pas la clameur infernale du dehors...
Ici, tu ne crains plus rien, ici le néant n'existe pas, et seule la beauté et la douceur t'entourent de leurs tendres étreintes.


Ignore ces bruits, ignore ces cris et ces voix inconnues, reste sourde à l'horreur, reste aveugle à la souffrance, et rendors toi, car demain, oui, demain est encore loin...tout peut attendre.
La nuit te bercera et le sommeil sera ton refuge, ton salut, ton voyage....


Le temps n'est plus, le nôtre est révolu et la seule réalité qui soit est celle de tes songes.
Alors ma douce enfant, ferme tes yeux et enivre toi de tes cieux oniriques....
Lorsque tu dors, tu es dans les bras des Anges...


*


* Drya Rose *


Publié par Lunalys à 19:15:45 dans ~ Les Mémoires ~ | Commentaires (0) |

* L'Ours * | 15 mars 2008

L'ours était là, trônant piteusement sur le lit.
Recouvert de poussière, décousu par endroit, cela faisait longtemps que le petit garçon ne le touchait plus.
Des robots automatisés et vernis avaient désormais remplacés les peluches amicales et douces, il n'y avait plus de berceuses, mais les bruits des lasers de combats des nouveaux jouets.
L'enfant passait des heures à s'amuser, imaginant se défendre contre un quelconque personnage malfaisant qu'il avait vu dans un dessin animé manichéen dont il se gavait chaque jour à la même heure.
Pendant ce temps là, l'ourson le regardait tristement.
Le petit garçon ne le voyait pas, trop occupé qu'il était... puis après tout, qui aurait pu croire qu'un ours en peluche puisse avoir des sentiments ? Certainement pas l'enfant.
Et pourtant.
La peluche attendait patiemmennt chaque jour que celui ci vienne, espérant sans cesse qu'il aurait droit aux caresses d'autrefois, aux petits mots sucrés et aux confidences enfantines dont il était le gardien.
En vain, la déception devenait de plus en plus cruelle chaque jour, sans pour autant que l'espoir s'amenuise.
Au travers de ses deux grandes billes marrons grâce auxquelles il voyait le monde, il ne reconnaissait rien de l'univers rassurant qu'il avait connu auparavant, et duquel il avait fait parti.
Une éternité de cela peut être...qui sait, l'ours n'avait pas de montre et ne cherchait pas à savoir ce qu'était le temps.
Tout ce qu'il voulait, c'était un peu de chaleur, un peu d'innocence et d'attention.
Un regard de l'enfant lui aurait tellement fait plaisir, et réchauffé son coeur de coton qui battait.
Parce que son coeur battait toujours, même si personne ne l'entendait, même si personne ne voulait l'entendre.
Boum, boum, boum, attendre que l'autre pose les yeux sur lui, attendre, encore et toujours un geste.
Les robots étaient froids et inanimés sans leur pile, et l'ours ne les aimait pas.
Il leur trouvait l'air sournois avec leurs yeux clignotants, comme si ils arboraient tous un regard narquois, rappelant sans cesse au pauvre petit chiffon qu'il appartenait à un passé révolu.
L'expression sur la petite face de l'ours se fit de plus en plus mélancolique, de plus en plus triste.
Ses coutures se mirent à craquer en même temps que chaque jour se brisait son coeur dont le garçon niait l'existence.
Sa fourrure perdit de sa couleur et blanchit de plus en plus, jusqu'à être aussi pâle qu'un matin gris d'hiver.
Un même matin gris, l'ours s'arracha les deux billes qui lui servaient d'yeux, et se coucha sur le lit, pour s'endormir et ne se réveiller que bien plus tard, lorsque son cauchemar aurait fini et qu'il se réveillerait aussi neuf et pimpant qu'avant, dans les bras du petit garçon.
Mais il ne se réveilla jamais.
En revanche, l'enfant lui, délaissa ses robots, lassé, et décida de remettre les billes, qu'il avait trouvé par terre un matin ( comment cela se faisait il ? )  sur l'ours qu'il avait tant aimé et qu'il avait si injustement abandonné à la poussière.
Il serra la peluche contre lui, chantant et la serrant très très fort, mais aucune chaleur ne lui revenait, la fourrure n'était plus aussi douce qu'avant, et il trouva son ourson étonnamment inexpressif.
Sans le savoir, son amical ami de fourrure était mort.
Le petit garçon eut beau lui dire qu'il l'aimait beaucoup, qu'il ne l'avait jamais vraiment oublié, l'ours n'était plus le même, il n'y avait qu'un petit tas de coton et des petits poils à peine colorés, là où auparavant,il y avait eu un petit être d'amour et de candeur.
Lorsque l'enfant s'en rendit compte, il cessa d'être un enfant, car il est des choses, telle que l'innocence et la candeur, qui dès qu'elles s'envolent, ne redeviennent jamais vraiment comme avant.



*Comme le petit coeur de l'Ours, l'innocence de l'enfant ne reviendra jamais, mais il se souviendra toujours de son ami tant regretté...*


* Drya Rose *

Publié par Lunalys à 21:01:21 dans ~ Les Mémoires ~ | Commentaires (0) |

L'Ecrivain Raté(e) | 03 mars 2008


Un tourbillon de pages blanches et de l'encre sur les murs.
Le vertige immaculé, ou le saut de l'ange au travers d'un néant jamais teinté.
Comme autant d'arabesques inachevées, un esprit labyrinthique et brouillon, et des ailes désarticulées.
Des jardins en perdition, et des fleurs au parfums entêtants, étranges fragrances indéfinissables, comme toutes ces lianes gracieuses mais perfides.
Des mers bleutées, aux vagues sinueuses littéraires, des marées de mots et des torrents de mystère.
Elle en a remplie des pages, elle en a griffonné des songes, et donné naissance à des créatures chimériques.
Les cahiers ont brûlés désormais, et leurs couvertures poussièreuses ne subsistent que dans la mémoire.
Les couleurs sont trop soulignées, l'obscurité s'épaissit et la compréhension s'est envolée.
C'est ainsi qu'un jour, la lucidité frappa, comme la mort, comme l'Amour.
Elle réalisa que tout n'était qu'illusions, élucubrations,divagations inspirées et destructurations.
Cela n'avait jamais été et ne serait probablement jamais.
Une certitude cependant s'était ancrée aux chevilles, réalité mortifiante, une flèche de plus.
Les textes n'existaient pas, mais les mots si.
Et la persistance des heures.
Un écrivain raté.


* Drya Rose...*

Publié par Lunalys à 22:00:57 dans ~ Les Mémoires ~ | Commentaires (0) |

~ Rêver à Nouveau ~ | 02 mars 2008





Comme je souhaiterais Rêver à nouveau...


J'ai songé, et fait renaitre mes tendres réminiscences sans jamais pouvoir en retrouver la douceur.
Maintes fois, je me suis accrochée au mince et fragile filin lunaire, diaphane espérance, afin de pouvoir y grimper à nouveau...Autrefois, l'astre d'argent me berçait de ses mélodies mélancoliques et languissantes.
*
Je la chérissais comme l'on peut chérir une mère, une amante même...elle seule, céleste entremetteuse, pouvait m'envoler vers mon triste ange aux ailes ternies et au coeur hyalin.
Son pauvre petit organe fissuré, exhalant les méphitiques relents d'une souffrance sourde, portant les trop nombreuses traces des mains effilées de nymphe envoûtantes dont les étreintes l'avait meurtri.
Mon coeur saigne aussi à présent, car j'entend au loin son chant plaintif, résonnant sans cesse dans mon corps, martyrisé par son absence....mes veines semblent empoisonnées, mon sang même asphyxié, mon esprit en lambeau.
*
Les miroirs ne reflètent plus rien, ai-je donc un jour existé ? Suis je vraiment encore ici ? Ce visage que j'apercevais autrefois, fut il vraiment le mien ?
Je crois que le triste ange a absorbé mon reflet, pour mieux l'enfermer dans ses prunelles émeraudes.
Qu'importe la beauté des pierres précieuses, car aucune n'égale l'éclat de ses yeux.
Un éclat, une luminescence incroyable, émanant de sa personne, telle une aura divine, mais d'une autre nature...
*
Divine ? Non. Quoi donc alors ? Qui peut il donc être ? Qu'est il ?
Peut être que lui aussi est une chimère, après tout.
Que l'on ne me réveille jamais, je l'ai solipsisé à tout jamais, me complaisant dans la douceur de ses improbables étreintes qui me laissèrent d'invisibles, mais indélébiles traces que moi seule peut voir.
Son Image est désormais evanescente ; mais elle n'a rien perdu de sa puissance.
Tel un fantôme, il erre dans mes pensées, dans mon coeur.
*
Chaos ! Il a pris possession de mon âme désormais, l'envoûtement de sa présence se renforce chaque jour et je me perd, oui, je me perd dans ses propres songes...partage-t-il les miens ?
Ressent il seulement mon coeur battre comme je sens battre le sien, brûle-t-il de la même fièvre que moi ?
Sublime douleur ! Contre mille de vos plaisirs, je n'échangerais pas cette délicieuse souffrance...

Le Sommeil est désormais mon seul refuge, mais que ne puis je rêver à nouveau...


* Drya Rose *

Publié par Lunalys à 17:38:13 dans ~ Les Mémoires ~ | Commentaires (0) |

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