Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

~*~ Par delà Le Crépuscule ~*~

* Les chants de la Nuit *

Présentation

~*~ Entre Ombre et Lumière éclatante, Phantasmagorie Funèbre et Onirisme Melancolique...Le Sanctuaire de Drya Rose ~*~

* L'enchantement d'un Instant et les Etoiles au Fond des Prunelles *

* Innocence et Illusions *

-x-  Un univers Différent -x-

...Hors des sentiers battus, vers un Ailleurs Imaginaire...

Blogroll

Compteur

Depuis le 28-02-2008 :
7371 visiteurs
Depuis le début du mois :
218 visiteurs
Billets :
37 billets

~Il y a Longtemps...~ | 29 février 2008




Il y a longtemps, te souviens tu ?


Je peux encore respirer ces parfums et entendre ton coeur battre à l'ombre des peupliers de notre jeunesse....celle d'avant.
D'avant toi, d'avant moi, d'avant nous , d'avant tout.
Avant cette vie, nous avions été...après celle ci, serons nous ?
Les murmures étaient autrefois les mélodies de ce lieu, parmi les ombres du passé sans cesse mouvantes, indélébiles empruntes de ce que nous fûmes.
Peut être pourrions nous y lire quelques présages quand à notre avenir...chaque mystère trouve sa solution dans les secrets du coeur, dans ses recoins encore inexplorés, nombreux dans une âme...


Il y a longtemps, te souviens tu ?


Ces rires joyeux et les caresses de ce doux soleil qui nous bercaient chaudement dans un écrin de lumière...le vol lointain des oiseaux que nous observions dans le ciel couchant, où les étranges dessins des nuages nous faisaient voir d'étranges chimères qui étaient si chers à nos coeurs.

Je me souviens des mots, des gestes et de ton visage.
Ce visage qui s'est ancré en moi Jadis, pour ne jamais s'en aller...la persistance de la mémoire irait elle avec celle du coeur ?
Il me semble que tout s'est figé depuis et que l'histoire se répète, inlassablement, à différentes saisons, dans différents lieux et à de différents siècles...


Il y a longtemps, te souviens tu ?


Est-il possible que nous ayons parcouru ces chemins tout deux ?
A-t-on trouvé une voie dans le temps, avons nous vraiment défiés ces horloges, crois tu que nous pouvons déjouer le destin une fois de plus ?
Après tout, qu'est ce que nos siècles à côté de ceux qui viennent...qu'est ce que nos vies ?
Qu'est ce que nos amours, si elles doivent se mourir en même temps que nous ?
Peut être est ce qui nous a retenu ici depuis tant d'années...




Car il y a longtemps, je me souviens encore...


* Drya Rose *

 


Publié par Lunalys à 18:49:06 dans ~ Phantasmagorie ~ | Commentaires (0) |

~* Les Larmes des Anges ~* | 29 février 2008

Jadis, le firmament était bleu, d'un bleu aussi profond que l'océan.... des étoiles scintillantes éclairaient son immensité.
C'était, je crois, l'un des plus beaux spectacles qu'il nous fut donné de voir...peut être l'un des derniers.


L'aube se levait toujours, éclatante et chaleureuse, porteuse des espoirs et des chants célestes.
Depuis combien de temps l'humanité toute entière n'a plus levé les yeux pour contempler ces miracles de la nature qui nous étaient offerts ?
Pourrons nous un jour à nouveau oser plonger nos yeux dans l'immensité du ciel ?
Le firmament s'est peu à peu teinté de pourpre.
Les rivières sanguinolentes ont asphyxiés la terre et l'espoir lorsqu'elles se sont écoulées, tels des démons liquides furieux sur les terres vierges.


Beaucoup d'étoiles se sont éteintes...en même temps que des vies.
Pour beaucoup de coeurs, l'aube ne s'est plus jamais levé.
Le crépuscule de l'espérance est devenu le seul rayon lumineux filtrant au travers des corps meurtris et des âmes tourmentés qui ne peuvent plus voir le jour dans leurs yeux ruisselants de larmes.


J'ai vu les champs de l'innocence ravagés, salis et détruits à tout jamais : piétinés par la cruauté et la barbarie des bêtes à forme humaines.
Les chants divins ne sont plus que des mélopées mélancoliques...
Les prières se sont perdues dans les brumes, qui sait si elles se sont envolées ?
Ce beau jardin d'Eden que nous avions n'est désormais qu'un doux souvenir, qu'une illusion en laquelle plus personne ne croit.


Le paradis terrestre n'était qu'à portée de mains : il est désormais poussière.
Maudite poussière infernale étouffant la pureté et la bonté qui sommeille chez tant d'êtres.
Il ne faut plus fuir : les portes de l'enfer sont ouvertes et doivent être scellées.
Tous, nous sommes responsables, ce n'est pas aux morts qu'il faut demander de réparer leurs fautes.


C'est ! à nous d e le faire à leur place...c'est à nous que revient la tâche d'en terminer avec nos griefs  et de tirer des leçons des erreurs anciennement commises...alors peut être qu'une ère nouvelle, sous le signe de l'espoir, poindra un jour dans la lumière d'une étoile , dans l'immensité d'un firmament limpide, sa chaleur guérissant les maux de la terre et pansant les cicatrices des suppliciés...


Ainsi, les plumes noires des anges déchus redeviendront blanches et la paix ne sera plus un océan de mots oubliés.
Encore aujourd'hui, la pluie tombe et nous pouvons le regretter : nous avons fait pleurer les anges.



* Drya Rose *

Publié par Lunalys à 18:41:32 dans ~ Idéaux et Humanisme ~ | Commentaires (0) |

~* Mon Amour, Ma Jumelle ~* | 29 février 2008


Ma soeur, ma jumelle et mon contraire...
Toi que j'aime et que je chéris à la folie !
Je suis et demeure le paradis de ton enfer
Lorsque tu étreins la mort et que je célébre la vie.


Toi, ma soeur, si pâle et tellement fragile !
Prudemment cachée sous tes volants immaculés
Tu peux tenter de réprimer ta sensualité gracile
Mais non ta vertu que je ne peux que louer !


Moi qui dissimule tant de mes sourires coupables
Que j'aime à te regarder sourire aux anges !
Moi qui ne sais qu'hurler à la face du diable
Je suis l'Esclave de ton ombre, prêtresse de l'étrange


Nous sommes nées du même ventre, du même sang
Le fruit d'une union pure et amoureuse
Te souviens tu de cela, il y a déjà longtemps,
Lorsque nous promîmes nos extases monstrueuses ?


L'une restera désormais aussi sombre que la nuit
Hurlant ses cantiques oubliés à la lune,
Son coeur hanté à jamais par la mélancolie
Peignant, et dansant pour aller quérir fortune

Voici la cadette, apportant joie et lumière à son passage,
Elle parle de tout, de rien mais surtout du beau temps,
Le soleil radieux éclaire son doux visage
et Emplit son coeur d'amour et de rires d'enfants.


Toutes deux, nous sommes de parfaits contraires
Et à notre façon les plus tendres et les plus belles ;
Nous demeurons , dans la richesse, dans la misère
Moi ou Toi, Toi et Moi...mon amour, ma jumelle.


* Drya Rose *

 

 

Publié par Lunalys à 18:27:23 dans ~ Phantasmagorie ~ | Commentaires (0) |

-(-* Les Derniers Enfants du Siècle Perdu -(-* | 29 février 2008

Main dans la main, ils cheminaient, Frère et Soeur, Inséparables.

Ils n'avaient personne d'autre, mais ils se suffisaient à eux même...car nul être n'aurait pu les comprendre.

Ce n'était encore que deux enfants, mais ils ne se souvenaient plus vraiment des jeux qui seyaient à leurs âges...ils ne voyaient plus que l'horizon, et ces blessures qu'ils voulaient à tout prix refermer, fruits de la mystérieuse maladie qui les avait frappés tout deux, un soir d'été.

Le remède ? Rester ensemble et s'en aller, qu'importe la destination pourvu que les routes soient de bonnes gardiennes et que les étoiles continuent de chanter la nuit...

Ils s'étendaient dans l'herbe, bercés par le manteau rassurant de l'obscurité, les ombres amicales venant parfois les taquiner, les entrainant dans des parties de cache cache auxquelles ils jouaient avec plaisir, retrouvant l'espace d'un instant l'insouciance des jours heureux.

Ils écoutaient ce qu'avait à leur dire la Lune : elle se montrait loquace avec eux, leur contant de merveilleuses histoires du passé et du temps présent, dont l'éclat se reflétait dans les yeux des deux bambins, charmés.

Ils s'endormaient ainsi, enlacés et heureux; jusqu'à ce que l'aube ne les tire de leur sommeil si léger...

Eux face au monde.

Qu'importait le nombre, ils était dotés d'un courage de tout les diables, prêts à défier les enfers et les cieux pour rester à jamais côte à côte, sans personne pour les blesser, sans personne pour les juger.

Ils ne se nourrissaient que d'Amour et de tendresse fraternelle, qu'aurait il fallu de plus ?

Errant dans leur solitude qui n'en était pas vraiment une, les enfants étaient heureux finalement, chaque jour étant une découverte, un émerveillement sans cesse renouvelé face aux trésors qu'offrait la nature à leurs prunelles pures et innocentes.

Qu'importait les autres, ils n'avaient jamais compris ce qu'était l'innocence, ni ce qu'était l'aura puissante qui émanait de ses deux petits êtres : les deux petits êtres en question n'avaient jamais compris les autres.

Ils étaient les derniers, perdus, les enfants du siècle....


* Drya Rose *

Publié par Lunalys à 18:22:24 dans ~ L'enchantement ~ | Commentaires (0) |

* Le Flûtiste * | 29 février 2008



Tous les soirs à la tombée de la nuit, je me souviens qu'il venait jouer de sa flûte
pour la joie des petits et des grands.
Ses mélodies guillerettes apportaient la gaieté dans tout le village.
Ce vieillard à l'allure débonnaire dégageait une indicible douceur et ces yeux brillaient d'un éclat surpenant, vif.
Je revois encore son air tranquille lorsqu'il installait son petit tabouret pour jouer.
A ce moment là, son tendre sourire illuminait radieusement son visage et de grandes pattes d'oies marquaient le coin de ses petits yeux noirs et rieurs.
*
Tout doucement , il se mettait à jouer avec virtuosité...dès les premieres notes, les enfants accouraient et s'asseyaient à ses pieds, émerveillés par ce vieil homme, enchanteur à sa manière.
L'on pouvait voir briller des étoiles dans les yeux des bambins écoutant religieusement le musicien.
Toute l'innocence et la magie de l'enfance semblait renaître de ses notes.
Penchée à ma fenêtre, je me laissais emporter chaque soir par la magie de sa musique, ainsi que tout le village.
Cet homme était un peu notre marchand de sable.
Notre enchanteur.
*
Qu'il neige ou qu'il vente, il était toujours présent et jouait encore et encore jusqu'à ce qu'il ai assez pour se payer à manger...même si la majorité du temps il restait bien plus tard pour faire plaisir aux enfants et leur raconter quelques histoires qu'il inventait lui même.
Néanmoins, l'hiver suivant fut tres rude et nous ne vîmes plus le musicien.
Quelques jours passèrent avant que l'on ne le retrouve.
*
Celui-ci était mort de Froid, glacé dans son sommeil,désormais éternel.
Un grand silence s'abattit sur le village et les rues furent désertées la nuit, comme si le vieillard avait emporté dans sa mort le peu de magie présente dans les petites chaumières.
Il ne demeurait que le souvenir latent, et le vide béant...
Nous l'enterrâmes avec une grande tristesse et je crois bien que jamais de larmes ne coulèrent autant à l'unisson que ce triste jour.
*
Nous fûmes fort surpris de l'expression de l'homme cependant: il semblait dormir d'un sommeil paisible...quant à moi, j'aurais juré qu'il souriait.
Le paysage immaculé était magnifique et curieusement, l'air était tres doux pour ce mois de janvier.Quelques jours plus tard cependant, je fus réveillée par quelque chose d'inhabituel...
Je rêvais encore de cet homme jouant de joyeuses mélodies pour enchanter les petits et enchainer sur des berceuses pour faciliter leur sommeil...lorsqu'un bruit familier au loin me réveilla.
Ces mélodies connues de lui seul.
*
Le même son de cette flûte...était ce possible ?
Lorsque je mis le nez à la fenêtre, il n'y avait personne...si ce n'est une silhouette se profilant au loin, dont je ne devinais que trop bien les contours pour avoir un doute quelconque.
Je tentai d'y regarder de plus près, mais je n'aperçus rien.
Une parole qu'un jour il avait dite me revint alors en tête :<< La véritable éternité, c'est le souvenir...je ne souhaite même pas que l'on se souvienne de moi, mais juste de mes mélodies.>>
Mais qui donc aurait pu l'oublier, lui et sa musique ?
*
Cela fait bientot un an qu'il a disparu, mais il m'arrive encore de me réveiller la nuit, le son d'une douce mélodie d'adieu parvenant jusqu'à ma fenêtre ou je crois voir encore parfois, la longue chevelure argenté et le doux sourire de ce vieil homme.


* Drya Rose *

Publié par Lunalys à 18:15:21 dans ~ L'enchantement ~ | Commentaires (0) |

1| 2| 3| >>

Février

DiLuMaMeJeVeSa
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
242526272829 
  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03