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Le premier jour de ma Vie, ce fut Toi | 24 février 2008

 

Le premier jour de ma vie. Ce fut déjà toi.

Parce que le premier jour de ma vie , ce fut déjà toi qui étais là devant moi. Parce que ma mère travaillait pour tes parents dans leur boutique, qu'il lui arrivait même de s'occuper de toi quand ta mère devait s'absenter, et que tu te souviens de tout ça.

Parce que le jour où ma mère m'a mise au monde, les premières personnes qui sont venues la voir, me voir à mon berceau fut ta mère accompagné de toi, et oui déjà. Tu avais 12 ans, moi, mon deuxième ou troisième jour ...tu es le premier qui a posé ton regard sur moi. Le premier à qui j'ai souri.

Est-ce pour cela que chaque fois que je vois ton regard, je ressens cette chose indescriptible qui me fait te reconnaitre à chaque fois ?

Est-ce pour cela, que cela doit faire de toi cette personne si unique, pas comme les autres, qui fait de notre histoire et de notre rencontre quelque chose de pas ordinaire ?

Est-ce que cela doit faire de "Toi" la personne de ma vie pour autant ?

C'est quand même drôle la vie, vous trouvez pas ?

En tout cas pour moi c'est une rencontre troublante ...

Publié par Lye à 22:33:30 dans C'est Toi | Commentaires (2) |

Dimanche matin | 24 février 2008

 

La dernière fois que nous nous sommes entrevus et que nous avons parlé, tu n'as pas dit grand chose. C'est vrai que tu es quelqu'un de très introverti et pas très bavard. Je pense que tu étais très surpris de ma visite, des questions que je t'ai posées, et des choses très directes que moi je t'ai dit. Que je n'arrivais pas à t'oublier. Que je pensais que se serait comme les autres fois avec les autres hommes que j'ai connu, que je tournerai la page comme je l'ai fait très souvent et trop facilement peut être avec certains d'ailleurs. Mais avec toi c'est pas pareil, je n'y arrives pas . Que je t'aimais toujours et que je voulais que tu le saches.

Ce jour là, tu m'a avoué juste avant que je reparte que la première chose à laquelle tu pensais le matin en te réveillant étais "moi" et que chaque soir avant de t'endormir la dernière chose que tu avais à l'esprit était encore "moi". Et que c'étais comme ça chaque jour. Que tu comprenais pas pourquoi c'était comme ça. Que tu n'avais jamais ressenti ça pour quelqu'un.

Tu m'as avoué aussi autre chose, que chaque dimanche matin, tu venais au café à côté de chez moi, discrètement en garant ta voiture sur le coin de la rue. Que je ne le savais pas mais que tu étais là près de moi et que tu as toujours été là, bien souvent sans que je m'en m'aperçois. Tu m'as dit que cela pourrait peut être paraître con de faire ça, que ça ne servait à rien, que ça ne faisait pas avancer la situation pour autant mais que c'était plus fort que toi, il fallait que tu te rapproches de moi. Que tu étais là à boire ton café devant l'oeil intrigué du cafetier qui te trouvait bien silencieux et que tu ne lui répondais rien, car tu savourais ce moment tu m'as dit : "Je suis là devant mon café, je sais que je suis là tout près de toi que tu es tout près de moi et je suis bien ! c'est con mais c'est comme ça".

Tu es vraiment un homme étrange. Cela m'a fait plaisir que tu m'avoues cela. Mais je ne comprends pas. Moi ça me fait souffrir quand je fais la même chose que je passe près de chez toi ou de ton travail. Que tu sois là mais que tu n'es pas avec moi et que tu n'es pas à moi. C'est pire.

Tu m'as aussi avoué que depuis notre séparation, les moments les plus dures pour toi étaient le week-end. La semaine le travail te prenait beaucoup ce qui t'empêcher de trop penser à tout ça. Mais que le week-end c'était difficile à vivre, que tu ne pouvais pas sortir comme tu le voulais, coinçé avec tes enfants et ta femme, que même regarder la télé ne t'empêcher pas de penser à moi. Alors tu m'a dis que tu prenais de ton travail chez toi, pour t'occuper la tête, que tu t'isolais dans la cuisine avec tes devis, que ta famille te laissait tranquille quand tu travaillais mais que c'était difficile, qu'un jour tu craquerai et que c'est ce que tu espérais...

Alors ce matin, j'ai pensé à toi dans mon bain, et toi devant ton café...

Publié par Lye à 10:05:19 dans C'est Toi | Commentaires (6) |

Hier | 23 février 2008

 

Je t'ai vue hier. Je n'ai pas pû m'empêcher de passer par chez toi avant d'aller au bureau au début de l'après-midi. Je t'ai vu, tu rentrais en courant avec ton gamin. C'est vrai qu'il a encore l'air d'un gamin à 13 ans. Mais c'est vrai aussi que tu disais que tu voulais vivre avec moi , que tes garçons étaient grands et majeurs, que tu avais beaucoup d'argent, et que tu savais que tu pouvais partir, qu'ils ne manqueraient de rien et ta femme non plus. Le jour où tu m'a annoncé tes volontés, je me souviens t'avoir fait la morale, toi et ton argent comme s'il ne fallait que ça pour que tout le monde soit heureux. Pfft ! Je me souviens t'avoir dis, et qu'est-ce que tu feras devant les larmes et les pleurs et la souffrance de tes proches ? si ton fils se jette sur toi en pleurant et qu'il te supplie de ne pas le quitter ? Tu m'as répondu qu'il etait grand, que s'il le souhaitait, il aurait la possibilité de choisir s'il veut rester avec sa mère ou partir avec nous et qu' il viendrait alors vivre avec nous si je le voulais bien. J'ai répondu que bien entendu il n'y aurait jamais aucun problème de ce côté là.

Quand je t'ai vu hier avec lui, j'ai senti tout cet amour qui vous unissait, j'ai compris à quel point maintenant tu avais compris ce que je te disais. A quel point si tu partais, tu ferais un carnage dans le coeur de tout le monde. A quel point aujourd'hui, tu ne te sens pas la force. A quel point aujourd'hui, je me sens si loin de toi et mon amour si petit à côté de ta famille.

Je sais que pourtant dès que tu refermeras la porte de chez toi pour monter dans ta voiture et partir travailler. C'est dans ma rue que tu passeras. Ou que tu te gareras discrètement non loin de mon travail pour me voir passer et que je ne saurais même pas que tu es là, tout près de moi, dans le même état que moi...

Publié par Lye à 11:31:32 dans C'est Toi | Commentaires (4) |

Jeu de l'Oie | 22 février 2008

 

L'Amour, quand je regarde mon parcours et le parcours de chacun, cela me fait penser à ça : "le Jeu de l'Oie".

On lance les dès, on avance, tout seul, puis à deux.

On pense qu'on arrivera à gagner cette partie cette fois-ci, et qu'on atteindra le bout du chemin, là où il y a un grand soleil qui brille...et pouf, on se retrouve à la case départ, ou pire en prison, pour des mois, des années, prisonniers de ses rêves, de ses souvenirs et de son absence....

Avec un peu de chance, on aura le droit de rejouer la partie...mais moi j'ai plus envie de jouer...ça fait trop mal, un jour je ne m'en remettrai plus...

Publié par Lye à 15:10:27 dans la Vie | Commentaires (6) |

N'importe nawak | 21 février 2008

 

Ya pas à dire. Depuis lui, je fais vraiment n'importe quoi. Je ne me reconnais plus. D'ailleurs, plus personne de mon entourage ne me reconnais. Moi toujours calme et patiente, d'une attitude zen pas possible, tout et un rien m'énerve. Moi ayant toujours été une fille trés réfléchi et trés équilibré, ayant toujours maîtrisé psychologiquement toutes les situations les plus boulversantes de mon existence, me voilà complètement boulversée, ayant perdue tous mes repères. Incapable de maîtriser mes émotions. Vraiment ce n'est pas moi, je n'ai jamais été comme ça. Je sais que c'est n'est pas compliqué d'analyser les circonstances d'une situation et d'en tirer les conclusions, et de prendre les décisions qui s'imposent. C'est toujours ce que j'ai sû faire le mieux dans ma vie, maîtriser , me maîtriser.

Là j'ai bien analyser cette putain de situation, il y a plus de 6 mois maintenant, tiré les conclusions, prises les décisions qui s'imposaient, même si pour moi cela n'a pas été facile. Car c'est toujours difficile de quitter une personne alors qu'on l'aime et qu'on espérait vivre avec elle.
Et pourtant je l'ai fait , je me suis donné un temps d'observations pour voir la prise de conscience de son côté à lui.
Je me suis faite à cette raison, qu'il n'était pas prêt, lui qu'il le croyait, il était en train de chier dans son froc, oui, je n'aurais jamais imaginé que cela se passe comme ça, lui qui se disait prêt.

Et pourtant je suis toujours là, avec son image, son prénom, son existence en tête, sept mois après.
J'ai beau me dire que de toute façon c'est mieux comme ça,
la destruction d'une famille n'a rien de glorifiant,
qu'on ne bâtit pas l'amour en détruisant l'amour.
J'ai beau savoir que je m'en culpabiliserai.
J'ai beau me dire et me répéter que de toute façon, lui et moi nous étions si différents,
que cela n'aurait probablement pas marcher au quotidien
et que cela aurait été une véritable catastrophe.
Toujours cette possibilité qui me revient.
Ce rêve que je n'arrive pas à briser en miettes certain jour et qui tourne à l'obsession.

Alors que ce soir, je n'ai plus aucun espoir,
aucune volonté d'ailleurs,
que j'ai regardé s'il passerait dans ma rue ce soir, comme il le fait très souvent...mais rien...un néant, un vide que même ma tristesse n'est plus là pour combler.

Publié par Lye à 20:32:58 dans C'est Toi | Commentaires (4) |

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